“Je n'étais pas là pour lui raconter que mon client avait un alibi en béton, ni que nous détenions la preuve qu'un témoin mentait. J'étais là pour salir les morts.”
De nombreuses et excellentes critiques outre-Atlantique augmentent l'attente à l'ouverture du premier roman de Justin Peacock, A cure for a night, édité en 2008 et traduit pour les éditions Sonatine par
Johan-Frédérik Hel Guedj, fin connaisseur de l'œuvre de
John Grisham, sous le titre
Verdict en 2010.
Si les premières pages me déçoivent par leur lenteur et leur confusion, Justin Peacock accélère le rythme avec facilité passant de la description détaillée des procédures pénales à des dialogues percutants et nerveux. Je me laisse entraîner par cette capacité à allonger les phrases, les mots, les descriptions et à la demande de remonter les vitesses de son style dynamique. Étonnant.
Le scénario, bien que prévisible, est bien travaillé et se laisse découvrir par étape avec intérêt. Je dirai même avec curiosité. Cette curiosité du lecteur qui connaissant les coupables attend de savoir comment l'écrivain va lui présenter la chose. Et le moins que l'on puisse dire est que l'on est pas déçu. L'imagination est au rendez-vous.
Juriste ayant exercé auprès d'un juge fédéral, Justin Peacock tire de sa vie quotidienne les personnages hauts en couleurs de son premier roman. La comparaison facile avec
John Grisham semble acceptée par beaucoup.
John Peacock nous fait entrer dans un univers plus réaliste que celui de
John Grisham. Différence d'époque peut-être,
John Peacock nous plonge dans les arcanes des procédures, nous peints des personnages complexes, questionne la société sur sa justice en restant dans son rôle de romancier.
Méfiant par habitude des machins américains, le style très intéressant, les thèmes bien traités, le scénario travaillé et le suspens présent au service d'une réalité d'une précision parfois digne d'un documentaire, met Justin Peacock au rang des grands romanciers américains.
Si le premier ouvrage a été très bien accueilli, que dire du deuxième paru cet été aux USA sous le titre Blind's man alley chez son éditeur Doubleday. Louanges unanimes de tous bords.
Cette lecture a été rendu possible grâce à un partenariat Blog-a-book
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