> Johan-Frédérik Hel-Guedj (Traducteur)

ISBN : 235584044X
Éditeur : Sonatine Editions (2010)


Note moyenne : 3.59/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres

Joel Deveraux est à l'orée d'une brillante carrière dans un cabinet réputé d'avocats d'affaires new-yorkais. Mais celle-ci est brisée net par une sinistre histoire de drogue, et Joel se retrouve du jour au lendemain avocat commis... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 28 janvier 2011

    Onclepaul
    S'il n'avait pas subi un accident de parcours, Joel Deveraux aurait pu connaître une brillante carrière dans un cabinet huppé d'avocats de New-York. Seulement Beth, une de ses collègues, qui est en même temps sa maîtresse, est retrouvée dans les toilettes, morte d'une overdose. Et comme c'est lui qui usait parfois de ce genre de substance et qui lui en fournissait, il s'est vu contraint de démissionner et sa licence a été suspendue pendant six mois. Il a rebondi en entrant comme avocat commis d'office dans une officine spécialisée dans ce genre d'affaires. Il est en charge de la défense de petits délinquants, s'occupant des audiences préliminaires, rien de bien exaltant, mais il faut bien vivre et c'est le seul moyen pour lui d'exercer encore sa profession. Pourtant au bout d'un an de ce régime il se voit confier une affaire sérieuse en devenant le second de Myra, ce que la jeune femme n'apprécie guère, habituée à travailler seule. Il ne s'agit plus de défendre de petites frappes, qui souvent en sont à leur premier coup, raté, et de conseiller le plaider coupable.
    Leur client noir, Lorenzo Tate, plus connu sous le sobriquet de Strawberry dans le quartier de Gardens à Brooklyn, est accusé d'assassinat envers un jeune juif blanc, tandis qu'un autre jeune noir Devin Wallace, probablement celui qui était visé, est grièvement blessé. Rien ne plaide en sa faveur. D'abord les témoins Yolanda Miller en tête, qui de nuit à parfaitement vu Lorenzo s'enfuir, un pistolet à la main, le reconnaissant à une tache de naissance située au dessus de l'œil. Pour Myra « Qu'une chose soit vraie ou non, c'est sans rapport avec le but que nous recherchons. La seule chose qui compte, c'est de savoir si c'est convaincant ou non. » Alors en compagnie de Joel, elle s'attèle à rechercher tous les témoins, à comparer leurs déclarations, d'autant que Lorenzo nie avoir tiré et que ses propos ont l'air d'être convaincant. Lorenzo possède un casier judiciaire vierge, même s'il avoue trafiquer de l'herbe qu'il produit lui-même.
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    • Livres 3.00/5
    Par bibliomanu, le 02 mars 2011

    bibliomanu
    Depuis que j'ai découvert Gianrico Carofiglio et ses romans judiciaires j'ai régulièrement des bouffées d'envie de lire des histoires se déroulant dans un tribunal. J'ai bien lu un ou deux Grisham il y a bien longtemps sans être vraiment séduit . Aussi quand un nouveau nom apparaît, j'essaie de le lire. Pour voir.
    Et là, c'est quand même assez bien fait. Parce qu'avec cette histoire d'avocat déchu, contraint de devenir avocat d'office après une sordide histoire de drogue qui a coûté la vie à une de ses collègues avec qui il entretenait une relation, Justin Peacock dresse un portrait assez crédible de la justice américaine dans son mode de fonctionnement. J'ai hésité à dire réaliste, mais je ne suis pas spécialiste, alors...
    En tout cas l'opposition très marquée qu'il dresse entre un avocat commis d'office et de cabinet est assez intéressante. L'argent et l'ambition sont bien sûr au centre de celle-ci et Justin Peacock ne manque pas de souligner que le travail, lui reste identique. Qu'il ne s'envisage pas uniquement en terme de carriérisme. (Un petit retour sur le Coupable idéal de Jean-Xavier de Lestrade pour illustrer ceci ne peut d'ailleurs pas faire de mal). Mais l'auteur ne s'arrête pas non plus à cette seule vision. Il revient aussi à plusieurs reprises sur la notion de vérité, précisant que celle-ci n'est pas forcément capitale dans l'instruction d'un dossier, l'objectif étant parfois de lui substituer une version convaincante à même d'innocenter un prévenu. Avec ce que cela implique de problème de conscience.
    Verdict se lit avec un plaisir certain, on y trouve son comptant d'objections rejetées ou retenues, les apartés avec le juge, les ajournements... des éléments attendus, connus, et qui ont l'avantage d'être mis en scène autour d'un narrateur avocat, dont les préoccupations, qu'elles soient d'ordre professionnelles ou personnelles, toutes empreintes de doutes et d'une certaine forme de fragilité, ne laissent jamais indifférent ni insensible.

    Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
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    • Livres 5.00/5
    Par fleurdusoleil, le 11 décembre 2010

    fleurdusoleil
    Regardez la couverture de ce livre. Une vue en plongée,des personnes entrant dans l'enceinte d'un tribunal. Vous sentez cette force, ces piliers qui soutienne un système omnipotent, cette puissance dévastatrice qui se dégage de ce bâtiment !
    Verdict, un mot lourd de conséquence en justice. Il est la finalité de la vie de plusieurs personnes : l'accusé, la victime ( lorsqu'elle est toujours en vie), et la famille de la victime.
    Ce premier roman de Justin Peacock est une petite porte sur le système judiciaire américain avec ses acquis et ses failles. Il nous ouvre un monde où la vérité, le mensonge, l'omission, la pression ont des fonctions différentes de notre quotidien. Les avocats sont là pour servir leur client au mieux.
    Dans cette histoire sortie de l'imagination d'un avocat, la fiction se mêle parfaitement à la réalité. Peacock se sert de ses notions juridiques et de ses connaissances dans le milieu, sans nous écraser de termes techniques lourds et quasi incompréhensibles, pour coller au plus près du quotidien de ces hommes de loi.

    Dans ce drame, pas de héros, pas de gentil,pas méchant, juste des pièces d'un rouage bien huilé. Joel Deveraux et Myra Goldstein sont les avocats commis d'office de Lorenzo Tate, dealer notoire accusé de meurtre, Seth Lipton, la victime... Tous les personnages sont des pièces sur un grand échiquier. L'accusation ( l'équipe blanche ) et la Défense ( l'équipe noire ). Chacun déplace ses pions avec méthode et réflexion, rien n'est laissé au hasard, tous ont un rôle à jouer pour influencer sur le Verdict.
    Je confirme donc, Verdict est bien le thriller de l'année, pour son originalité, pour son écriture magnifique et intelligente, pour sa justesse et sa véracité. Et pour ce merveilleux moment de lecture.
    Un vrai coup de coeur.

    Je remercie chaleureusement BLOG-O-BOOK et SONATINE pour ce partenariat.

    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.com/2010/12/verdict-justin-peacock.h..
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    • Livres 3.00/5
    Par Pchabannes, le 21 novembre 2010

    Pchabannes
    “Je n'étais pas là pour lui raconter que mon client avait un alibi en béton, ni que nous détenions la preuve qu'un témoin mentait. J'étais là pour salir les morts.”
    De nombreuses et excellentes critiques outre-Atlantique augmentent l'attente à l'ouverture du premier roman de Justin Peacock, A cure for a night, édité en 2008 et traduit pour les éditions Sonatine par Johan-Frédérik Hel Guedj, fin connaisseur de l'œuvre de John Grisham, sous le titre Verdict en 2010.
    Si les premières pages me déçoivent par leur lenteur et leur confusion, Justin Peacock accélère le rythme avec facilité passant de la description détaillée des procédures pénales à des dialogues percutants et nerveux. Je me laisse entraîner par cette capacité à allonger les phrases, les mots, les descriptions et à la demande de remonter les vitesses de son style dynamique. Étonnant.
    Le scénario, bien que prévisible, est bien travaillé et se laisse découvrir par étape avec intérêt. Je dirai même avec curiosité. Cette curiosité du lecteur qui connaissant les coupables attend de savoir comment l'écrivain va lui présenter la chose. Et le moins que l'on puisse dire est que l'on est pas déçu. L'imagination est au rendez-vous.
    Juriste ayant exercé auprès d'un juge fédéral, Justin Peacock tire de sa vie quotidienne les personnages hauts en couleurs de son premier roman. La comparaison facile avec John Grisham semble acceptée par beaucoup. John Peacock nous fait entrer dans un univers plus réaliste que celui de John Grisham. Différence d'époque peut-être, John Peacock nous plonge dans les arcanes des procédures, nous peints des personnages complexes, questionne la société sur sa justice en restant dans son rôle de romancier.
    Méfiant par habitude des machins américains, le style très intéressant, les thèmes bien traités, le scénario travaillé et le suspens présent au service d'une réalité d'une précision parfois digne d'un documentaire, met Justin Peacock au rang des grands romanciers américains.
    Si le premier ouvrage a été très bien accueilli, que dire du deuxième paru cet été aux USA sous le titre Blind's man alley chez son éditeur Doubleday. Louanges unanimes de tous bords.
    Cette lecture a été rendu possible grâce à un partenariat Blog-a-book


    Lien : http://quidhodieagisti.kazeo.com/Lectures-diverses-critiques-et-comm..
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    • Livres 4.00/5
    Par maevedefrance, le 29 mars 2011

    maevedefrance
    Ce roman policier est intéressant dans la mesure où les deux héros, Joël et Myra, ne sont pas des flics mais des avocats commis d'office. Ils ont un client à défendre, qui n'est pas un ange. Mais peu importe, leur rôle consiste à le défendre du mieux possible et pas forcément en sachant si ce qu'il dit est vrai ou non. Car l'accusé, Lorenzo Tate a en fait deux chefs d'inculpations aux fesses : l'homicide involontaire d'un étudiant blanc, Seth Lipton et la tentative de meurtre sur Devin Wallace, un autre dealer black.
    Le lecteur est projeté dans le monde des avocats commis d'office, ceux qui défendent les bas-fonds de New-York pour une rémunération tout aussi misérable. Joël et Myra ne restent pas cloîtrés toute la journée dans leur bureau, comme les avocats des affaires, plus aptes à gagner de l'argent sans trop rien faire. Ils enquêtent, presque comme les policiers, qui ici, ne semblent pas tout à fait faire leur boulot ni dire non plus tout à fait la vérite.
    Le procès est retranscrit avec minutie et crédibilité. Les rebondissements ne sont pas absents et les personnages de ce roman sont attachants, même l'accusé ! La fin réserve d'ailleurs une belle surprise qui ouvre bien des questions.
    Bref, un très bon roman policier judiciaire, le premier écrit par Justin Peacock, lui-même avocat. On pourrait bien entendre reparler de lui.


    Lien : http://millelectures.canalblog.com
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Citations et extraits

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  • Par Pchabannes, le 21 novembre 2010

     “Parfois, à te regarder boire des cosmos, je me dis que c’est encore ce qu’il y a de plus féminin, chez toi.
     Possible. C’est ce qui a fait fuir mon dernier mec. Pas les cosmos, le fait que je ne me voyais pas déménager en banlieue et pondre une nichée de petits braillards. Nous étions ensemble depuis plus d’un an quand j’ai compris qu’il percevait mon métier comme une sorte de passage dans ma vie.
     Il n’avait pas l’air de très bien te connaître
     Je pense qu’il n’avait tout simplement pas assez d’imagination pour entrevoir les composantes de ma personnalité qui lui échappaient.”
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  • Par fleurdusoleil, le 06 décembre 2010

    Un procès criminel, c'est une forme de sauvetage de la vérité, mais l'avocat de la défense ne fait pas partie de l'équipe de sauvetage.
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  • Par MissAlfie, le 18 mai 2011

    Pour la première fois, je voyais Chris clairement pour ce qu'il était : un individu qui n'était pas différent de moi, à ceci près que, chez lui, la chance avait tournée, encore plus que chez moi. Il était ce à quoi j'avais échappé de justesse. L'aversion primaire qu'il m'inspirait avait toujours eu ses origines dans nos similitudes, évidemment, mais à cet instant je compris que mon dédain était une forme de haine de soi, une manière de me juger pour des défauts identiques.
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  • Par Pchabannes, le 21 novembre 2010

    “Je n’étais pas là pour lui raconter que mon client avait un alibi en béton, ni que nous détenions la preuve qu’un témoin mentait. J’étais là pour salir les morts.”
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  • Par MissAlfie, le 18 mai 2011

    On doit partir en guerre, mais cela reste toujours la bataille de quelqu'un d'autre. Qu'on perde ou qu'on gagne, on survivra toujours pour livrer d'autres combats. On est dans la guerre, mais c'est pas la nôtre.
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