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Critiques sur Gormenghast (3)


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    • Livres 5.00/5
    Par sentinelle le 04/01/2010


    Deuxième volet de la trilogie de Gormenghast, j'ai mis du temps à lire la suite du premier volet, un an très exactement. C'est que l'accès à l'univers baroque, sombre et déjanté de l'auteur demande des conditions de lecture particulières en ce qui me concerne, aimant me fondre dans les murailles du château de Gormenghast les froides et sombres soirées d'hiver, histoire de me mettre dans l'ambiance adéquate. J'ai toutefois mis du temps avant de replonger dans cet univers singulier, ayant dû attendre de dépasser les 150 premières pages avant de me sentir à nouveau happée par l'atmosphère oppressante et étouffante du château.

    Ce deuxième volet, intitulé « Gormenghast », porte légitimement le nom du château tant sa construction labyrinthique, ses dimensions - tellement énormes qu'elles nous semblent infinies-, sa décrépitude couplée à sa majesté ancestrale, son ombre même sur le village occupent une place prépondérante dans ce récit. Les personnages ne sont pourtant pas en reste : aussi grotesques que singulièrement originaux, ils suscitent autant notre intérêt que le château en lui-même.

    L'histoire est pourtant simple : la vie de Gormenghast s'organise depuis toujours selon des rites ancestraux qu'accomplit le maître des rites, garantissant la sécurité du peuple ainsi que la famille du grand seigneur occupant les lieux. Mais une lourde menace plane dans ses murs et aux alentours : des meurtres et des disparitions inexplicables se multiplient, l'intrigant Finelame est proche de s'emparer du pouvoir, la folie guette ses habitants et des bouleversements inimaginables approchent à grands pas. Ajoutons à cela que le jeune Titus, le soixante-dix-septième comte d'Enfer, ne supporte plus de vivre au rythme des rites ancestraux et ne rêve que de liberté et d'évasion. En dépit de toutes ces menaces, il n'est pas dit que Gormenghast périra tant la lutte contre les forces du mal s'organisent et se mettent en place…

    Malgré cette apparente simplicité, l'imagination de l'auteur arrive à construire un univers à nul autre pareil, si original que l'ensemble ne peut que paraître sublime au final.

    Ce deuxième volet est par ailleurs souvent très sombre et très angoissant - beaucoup de personnages principaux meurent, certains dans des conditions atroces et dramatiques – mais l'horreur côtoie également des passages totalement hilarants et burlesques à souhait (les approches entreprenantes de Irma Salprune et de Belaubois m'ont fait pleurer de rire). Mervyn Peake m'a à nouveau complètement bluffée par l'originalité de son univers, si particulier et si attachant à la fois.


    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-gormenghast-de-mer..

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Alienor le 23/01/2009


    Deuxième volet de la « trilogie de Gormenghast », ce roman est la suite de « Titus d'enfer ».
    Titus a maintenant sept ans. C'est un petit garçon mélancolique qui parle peu ; les obligations qui incombent à son rang lui semblant déjà très pesantes. Il n'y a qu'à l'école qu'il soit traité comme les autres enfants par ses professeurs, car pour tout le monde il est loin d'être un petit garçon ordinaire.
    Il n'éprouve de sentiments que pour Nanny Glu, qui l'a élevé, et pour sa sœur aînée Fuschia. C'est d'ailleurs l'un des éléments clé du roman, cet amour qui va se révéler et grandir dans le cœur du frère et de la sœur.
    Fuschia est le seul véritable attachement de Titus pour Gormenghast. Rien d'autre ne le retient vraiment, et certainement pas le sens du devoir. Et c'est pourtant lui, Titus, devenu adulte, qui délivrera le château de Gormenghast du mal qui s'y tapissait depuis sa naissance !

    Ce sont ces années, de l'enfance à l'âge adulte, que nous suivons, à travers les péripéties du docteur Salprune et de sa sœur Irma, du fidèle serviteur Craclosse banni depuis des années et qui connaîtra un retour en grâce. A travers aussi la présence de « la créature », qui rôde et effraie la population. Sauf Titus bien sûr, littéralement fasciné par elle. Il la suivra dans la forêt lors d'un terrible orage, et le face à face qui en résultera renforce le caractère fantastique de ce livre.
    Toutes ces personnes et ces aventures ont un rôle à jouer dans l'évolution du personnage du jeune comte, dans son cheminent vers l'homme qu'il veut devenir.

    Ce deuxième roman est beaucoup plus sombre et tragique que le précédent, ce qui le rend encore plus fort et plus beau. Beaucoup de drames vont survenir, donnant lieu à des scènes magnifiques remarquablement écrites. Les personnages vont évidemment s'en ressentir et évoluer vers plus de noirceur, plus de profondeur. le Docteur Salprune notamment, qui va perdre le sourire qui jusqu'ici ne le quittait jamais. Plus fort encore, la Comtesse d'Enfer, apparemment incapable d'aimer, va pour la première fois sentir vibrer son cœur pour son fils et non plus uniquement pour ses chats et ses oiseaux.
    Le roman s'achève sur la décision de Titus quant au chemin qu'il va suivre, et on a alors plus qu'une envie : commencer immédiatement la lecture du troisième et dernier volet !


    Lien : http://tassedethe.unblog.fr

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par wictoria le 27/09/2008


    lire ici :
    http://monbiblioblog.blogspot.com/2007/06/titus-denfer.html

    critique de qualité ? (1 votes positifs)






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