ISBN : 2081221411
Éditeur : Flammarion (2011)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
En mai 1888, Marie Bartête, à l'âge de vingt ans, embarque sur le Ville de Saint-Nazaire.
Elle ne le sait pas encore, mais elle ne reverra plus jamais sa terre de France. On l'envoie au bagne, en Guyane. Bien sûr, elle a été arrêtée plusieurs fois pour de petits ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par yv1, le 10 mai 2011

    yv1
    Bernadette Pécassou-Camebrac raconte donc l'histoire de La dernière bagnarde, celle qui a rencontré Albert Londres, en 1923, le fameux journaliste qui dans ses articles mettra la lumière sur le scandale du bagne et concourra à le faire fermer officiellement en 1938, mais plus réellement en 1946 !
    Marie, Louise, Jeanne, Anne, toutes embarquent contraintes et forcées. Certaines pensent avoir une vraie chance en Guyanne : on leur a dit qu'elles se marieraient et qu'elles auraient un lopin de terre. Elles déchanteront très vite. L'auteure décrit les conditions de vie lamentables, honteuses et scandaleuses, quand bien même elles auraient été des meurtrières, mais encore plus difficilement soutenables lorsqu'on sait que ce ne sont que de pauvres filles perdues.
    Un jeune médecin, idéaliste, plein d'espoir arrive à Saint Laurent du Maroni et le compare très vite à l'enfer, souvenir de ses lectures de Dante. L'image est inévitable, présente dès l'arrivée des femmes.
    Il y a beaucoup de littérature sur le bagne des hommes, très peu sur celui des femmes. Bernadette Pécassou-Camebrac lève le voile sur ce qu'elles ont vécu. Néanmoins, j'ai une petite réserve : je ne m'attendais pas à ce genre de littérature, je pensais que l'auteure irait beaucoup plus loin dans les descriptions de la vie quotidienne, dans les relations qu'ont ou que n'ont pas tous les intervenants entre eux : les bagnards, les médecins, les bagnardes, les soeurs, ... Mais, après une discussion fort intéressante avec l'auteure, je me rends compte que son travail de recherche a été colossal : il n'existe quasiment rien sur les femmes du bagne, juste des informations factuelles (sur les raisons de leur envoi Au bagne, les dates, ...), rien réellement sur leur vie à Saint Laurent du Maroni.
    Je me dois également de vous faire part de deux autres réserves : d'abord sur le côté romanesque du livre, sur les différents personnages parfois un peu caricaturaux, mais là-bas, dans ces conditions extrêmes, les caractères sont forcément exacerbés et ce que je peux prendre pour des stéréotypes est probablement un aspect de la personnalité de chaque personnage qu'il développe pour survivre.
    Ensuite, je pense que B. Pécassou-Camebrac aurait pu aller plus loin dans certains thèmes qu'elle aborde trop légèrement à mon goût, comme la prostitution et l'homosexualité mais lors de notre discussion, nous sommes tombés d'accord pour dire que j'avais probablement des attentes plus journalistiques que romancées, et qu'elle-même ne voulait pas tomber dans un misérabilisme de mauvais aloi.
    Voyez donc, à chacune de mes réserves, je trouve -grâce aux arguments de l'auteure, comme quoi la discussion a du bon- un contre-argument pour dire du bien de ce livre. Il faut lire ce livre comme un témoignage. Un témoignage en faveur de ces femmes sacrifiées par la France et sa troisième République et très largement oubliées. En ce sens, Bernadette Pécassou-Camebrac leur rend un bel hommage. Un beau travail de documentation et d'écriture qui réhabilite des femmes qui n'avait rien fait pour mériter un tel sort. Marie Bartête avait juste voler pour manger !

    Lien : http://lyvres.over-blog.com/#
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    • Livres 4.00/5
    Par ides60, le 01 décembre 2011

    ides60
    Ils ont été nombreux ces pauvres gens a être embarqués pour six semaines de traversée pour accoster dans un pays plein de vermine, au climat étrange, où rien n'était prévu pour eux et où il allait finir leur vie sans que personne ne s'inquiète de leur état et de leur devenir. C'était à l'époque la réponse apportée à l'augmentation de l'insécurité dans les villes. On vous déportait et advienne de vous ce que le Diable voudra, car vous n'intéressez personne et tout le monde se fiche de votre existence.
    Marie est La dernière bagnarde à travers l'existence de laquelle l'auteur nous rappelle qu'il y a eu aussi des bagnes pour femmes même si ce n'est pas souvent évoqué et qu'arriver là-bas, c'était tomber au pire des endroits. Victimes de la misère, corvéables à merci pour toutes les basses besognes, proies faciles des vauriens, victimes de viols, de coups, souffrant de tous les maux, elles ont tout connu sauf une petite existence calme et heureuse. Magnifique roman, très bien écrit, facile d'abord et instructif.
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    • Livres 5.00/5
    Par chris26, le 11 mai 2011

    chris26
    La vie de Femmes envoyées au bagne, arbitrairement, pour un simple délit!
    La documentation est simple mais suffisante pour nous relater les conditions misérables d'emprisonnement de ces femmes tout aussi misérables!
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    • Livres 2.00/5
    Par Guillaume33, le 18 février 2012

    Guillaume33
    interressant d'un point de vue historique, mais écriture quelque peu embrouillée.
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Critiques presse (1)


  • LeFigaro , le 14 juin 2011
    Du voyage à fond de cale d'une cinquantaine de prisonnières totalement perdues à la vie incroyablement dure de ces proscrites encadrées par quelques religieuses courageuses, l'auteur nous plonge dans un univers où l'espoir agonise.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Vidéo de Bernadette Pécassou-Camebrac

La dernière bagnarde de Bernadette Pécassou-Camebrac .
Elle avait 19 ans, elle croyait à la vie. On lui a promis un nouveau destin. En 1888, Marie Bartête embarque pour Cayenne. Elle sera La dernière bagnarde.S'appuyant sur des personnages authentiques et de nombreuses recherches, Bernadette Pecassou Camebrac présente « La dernière bagnarde ». L'histoire de ces femmes reléguées par la République et envoyées en enfer.Après « La belle chocolaière », « Villa Belza » et « La passagère du France », le nouveau roman de BPC, « La dernière bagnarde » est publié chez Flammarion.BPC est sur WTC.http://www.web-tv-culture.com/la-derniere-bagnarde-de-bernadette-pecassou-camebrac-259.html








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