Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2070132099
Éditeur : Gallimard (2011)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Prison de la Santé, 1913. Les survivants de la bande à Bonnot attendent leur jugement. Ils ont vingt ans et voulaient vivre sans entraves. Communautés, insoumission, végétarisme et fausse monnaie, ils ont pris les chemins de traverse ... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une citation Ajouter une critique

Critiques, analyses et avis (2)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par IreneAdler, le 09 février 2012

    IreneAdler
    La bande à Bonnot vue à travers le regard du plus jeune, André Soudy. Enfant malheureux et miséreux, exploité par ses patrons succéssifs, tuberculeux, il rejoint la bande. Il est vite dépassé par ce qui se trame, mais préfère être en rebellion qu'en esclavage. Malade, il ne pourra fuir longtemps, ni résister comme ses camarades. Il sera exécuté.
    Un livre qui m'a malgré tout beaucoup touché, surtout une fois fait le calcul ce l'âge de Soudy : il était plus jeune que moi au moment de son exécution. Pécherot ne le victimise pas, mais essaie de comprendre comment il a pu en arriver à rejoindre Bonnot.
    Une lecture glaçante tout de même : j'y ai retrouvé des traits de notre société actuelle ; on comprend mieux pourquoi tant de jeunes basculent dans la violence.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par yv1, le 16 mai 2011

    yv1
    La construction de ce roman est étonnante : des parties racontant les faits, d'autres les interrogatoires de Soudy, d'autres sa jeunesse, toutes mises en parallèle. Il n'est pas toujours aisé de se retrouver entre elles et entre tous les protagonistes au moins au début. Une fois bien lancé dans la lecture, ça va mieux, même si la profusion des personnages peut perturber encore jusqu'à la fin.
    L'écriture est plutôt rapide, des phrases courtes, des mots du peuple -P. Pécherot disait dans une interviouve que ce n'était pas de l'argot, mais plutôt des mots qu'il avait entendu dans sa jeunesse et qui pouvaient d'ailleurs être totalement anachroniques.
    Le livre de Pécherot est donc un mélange, "un puzzle" disait son interviouveur. Très intéressant par la période qu'il raconte, par la bande qu'il décrit, leurs croyances et leurs méfaits
    Cependant, je suis partagé et franchement j'ai du mal à dire vraiment ce que je pense de ce livre : j'ai bien aimé, notamment l'écriture de P. Pécherot, mais me reste une réticence que je ne réussis pas à bien définir. Peut-être la construction volontairement labyrinthique L'autre hypothèse serait que l'auteur nous amène à éprouver une certaine sympathie pour ces hommes, ces anarchistes que rien n'arrêtait. Mais malgré tout, ils furent quand même des malfrats aux mains pleines de sang - sauf Soudy qui bien qu'on l'appelât L'homme à la carabine, n'a jamais tiré sur personne. le malaise ou ma part d'incompréhension ou ma réticence, appelez-ça comme vous voulez, vient sans doute de cette situation.
    Globalement, je peux adjoindre à ce roman, sans hésiter l'adjectif "bon", avec une petite pointe de regret de ne pouvoir le qualifier de très bon, probablement parce que je suis passé un petit peu à côté.

    Lien : http://lyvres.over-blog.com
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par LaPecosa, le 27 octobre 2012

    Au bout de son fil accroché au veston, le monocle se balance comme un pendule. Bonnot a repris son arme:
    "- Ecris! Ecris, nom de Dieu: "Nous brûlerons nos dernières cartouches sur les roussins et s'ils n'osent pas venir, nous saurons bien les trouver!" Voilà, signé: Jules Bonnot. Je veux lire ça dans la prochaine édition.

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par yv1, le 16 mai 2011

    Prenez le tram à l'Opéra, passé la porte des Lilas, il vous mènera jusqu'à Romainville. Après les fortifications, vous longerez les carrières de gypse. Les cratères et le blanc crayeux comme une Voie lactée évoquent un décor de Méliès mais vous n'êtes pas sur la Lune, vous arrivez place Carnot. Descendez, à présent. Vous êtes rue de Bagnolet. Suivez-la. C'est une rue tranquille, avec ses maisonnettes et de petits immeubles. Le n°16 jouxte les établissements Renaud, meubles neufs et d'occasion. On y voit un pavillon à étages, d'assez belle allure. Poussez la grille, entrez dans le jardin. Il ressemble à ceux qu'on dit de curé mais vous n'y rencontrerez nul ecclésiastique. Quoique strictement végétariens, ceux qui vivent ici en font leur ordinaire. (p.41)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par yv1, le 16 mai 2011

    - Ils ont retrouvé la bagnole. Tout de même, on avait encore jamais vu ça. Le hold-up en auto, c'est de l'inédit. Je sais même pas si en Amérique ils y ont pensé. Pourtant, ils en ont des gangsters en Amérique. Et des autos aussi. Eh bien, le premier hold-up à moteur, il a eu lieu chez nous. A Paris. Rue Ordener. C'est historique... (p.82)

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

> voir toutes (5)

Videos de Patrick Pécherot

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Patrick Pécherot

"L'homme à la carabine" de Patrick Pécherot (Eric Libiot de l'Express)








Sur Amazon
à partir de :
16,29 € (neuf)
6,49 € (occasion)

   

Faire découvrir L'homme à la carabine par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (23)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz