Cyril Pedrosa a beau être un écolo convaincu, il est conscient de ses propres contradictions, de ses limites, du décalage de son mode de vie avec une société qui est loin d'être convertie au développement durable et à la protection de l'environnement. Il s'amuse à le souligner avec beaucoup d'humour et d'auto-critique dans le second volume de la série Autobio.
Il nous parle entre autres :
- du sac issu du commerce équitable venu du Pérou qu'il s'est offert avec fierté mais qui s'avère vite non étanche, qui ne ferme pas, n'est pas très solide et n'est lavable qu'à la main
- des courses dans une coopérative bio qui lui donnent l'impression d'entrer dans une autre dimension ...un peu, dit-il, comme lorsqu'on passe la frontière pour aller dans un pays voisin.
- des fameux paniers bio des AMAP grâce auxquels il n'a jamais autant mangé de blettes, de fenouil voire de légumes poilus inconnus jusqu'à présent et qui ne s'épluchent que difficilement (c'est criant de vérité pour l'avoir vécu !)
Pour résumer, on rit beaucoup devant cette auto dérision assumée et ce trait toujours juste, t même si parfois, la barque semble un peu chargéesuis demandée s'il ne forçait pas un peu le trait (dans l'une des bulles, on voit sa femme se baigner dans une grande bassine avec ses deux enfants au milieu du salon).
Ce serait chouette que les catholiques, les pro-allaitement, les militants UMP, j'en passe et d'autres... sachent montrer autant d'auto-dérision dans une BD ...