ISBN : 2800148136
Éditeur : Dupuis (2011)


Note moyenne : 4.22/5 (sur 80 notes) Ajouter à mes livres
La vie est grise. Simon Muchat, auteur de bandes dessinées, est en panne d'inspiration et son existence est en perte de sens.
Invité à passer quelques jours au Portugal, il retrouve par hasard ce qu'il n'était pas venu chercher : les odeurs de l'enfance, le chan... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par folivier, le 05 décembre 2011

    folivier
    Superbe roman (autobio)graphique. Simon Muchat, auteur de bande dessinées, en plein désarroi, questionnement, se cherche. A l'occasion d'un court séjour au Portugal dans le cadre d'un salon de bande dessinée auquel il est invité, il découvre ce pays, ses ambiances, ses couleurs, ses gens et petit à petit c'est son passé qui ressurgit et qu'il va redécouvrir. Cette démarche de recherche et de souvenir lui permettra de se retrouver. Une histoire très tendre et nostalgique pleine d'espoir. Un dessin merveilleux, plein de couleur qui joue subtilement entre des dessins très oniriques, des graphismes très stylisés, des mélanges d'aplat de couleur et du trait qui fait vibrer le dessin et donne à ressentir la chaleur dans les ruelles de Lisbonne, le chant des dialogues dans une langue que ne comprend pas Simon, mais aussi le froid de l'angoisse et de la solitude ou la douceur du vent dans les branches. Un magnifique album qui demande à être déguster page à page.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Mia, le 28 décembre 2011

    Mia
    Cette BD fait l'unanimité, je serai donc la voix discordante.
    La forme est en effet sublime, les planches de toute beauté, une atmosphère d'une grande poésie picturale se dégage tout au long du récit, avec une recherche sur la couleur qui m'a complètement séduite.
    Mais toutes les qualités graphiques de Pedrosa ne suffisent pas à sauver son récit aussi creux qu'une calebasse. S'il suffisait de mettre en scène un paumé en recherche pour faire un bon scénario, cela se saurait! le récit s'englue, la narration déficiente se veut le reflet des humeurs dépressives du personnage, un no-life personnifié. le problème est que l'on se fout de la pseudo-évolution de ce type comme de sa dernière biture. Un mec mou, passif et paumé sur 261 pages, ça fait long.
    Pour ma part, je suis restée sourde au "pet de vie" qui émerge finalement dans son monde intérieur… un peu comme si la vision d'une réelle forme de vie était encore à venir…
    Dommage donc que le propos ne soit de loin pas à la hauteur du dessin.
    Mon verdict avant lapidation : Dessin 5/5, scénario 1/5.
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    • Livres 5.00/5
    Par pilyen, le 03 novembre 2011

    pilyen
    Quand j'ai terminé le lecture de "Portugal" de Cyril Pedrosa édité chez Dupuis, la première chose qui m'est venu à l'esprit c'est : MERCI.
    Oui MERCI à Cyril Pedrosa d'avoir passé 2 ans de sa vie de créateur à produire un si bel album, rempli d' humanité et dont chaque page, magnifiquement illustrée, recèle une multitude de petits détails de vie, de notre vie, qui nous enchante ou nous émeut.
    MERCI à ce petit salon de BD, perdu au Portugal, d'avoir invité Cyril Pedrosa et de lui avoir ainsi donné, comme à son héros, l'envie d'écrire cette histoire de racines et de quête d'identité.
    MERCI et BRAVO de réussir la prouesse de nous passionner en suivant Simon, jeune auteur de bande dessinée, à l'inspiration en panne, dont la vie ne va guère mieux et qui va redécouvrir, en se perdant dans le Portugal et l'histoire de sa famille, le goût de vivre.
    MERCI et BRAVO de nous promener avec autant de talents dans les émotions et les sentiments les plus secrets avec seulement la magie du dessin et la fabuleuse palettes de couleurs qui accompagnent avec délicatesse le cheminement des personnages.
    MERCI aux éditions Dupuis d'avoir osé publié ce gros album de 260 pages et d'avoir ainsi permis à un de nos meilleurs auteurs de pouvoir s'exprimer librement. Car ici, et surtout dans la troisième partie, le dessin de Cyril Pedrosa explose littéralement, à l'image de son héros qui s'ouvre à la vie.
    Vous l'avez compris, dans cette rentrée littéraire, mon premier coup de coeur est pour une bande
    dessinée. Je ne résiste pas au plaisir de citer Cyril Pedrosa, l'Auteur qui fait dire à son héros, perdu au milieu de cousins portugais qu'il ne connait pas : " Je parviens à peine à communiquer avec la plupart d'entre eux. Quelques phrases de mauvais anglais, des gestes de la main, parfois rehaussées d'un sourire ou d'un sourcil levé. Ce langage sommaire, concentré sur l'essentiel, aussi frustrant qu'il soit, permet de ne montrer que le meilleur de nous mêmes. Les signes infime, qui trahissent, dans une langue maternelle, la bêtise ou la jalousie, sont ici effacés. Je ne vois que leurs sourires." Ajouter à cela un dessin à l'émotion palpable et vous obtenez un pur moment de bonheur littéraire.
    Encore une fois MERCI!



    Lien : http://sansconnivence.blogspot.com/2011/09/portugal-de-cyril-pedrosa..
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    • Livres 5.00/5
    Par temps-de-livres, le 21 septembre 2011

    temps-de-livres
    Simon n'a plus d'envie. Que ce soit son travail d'auteur, La future maison avec son amie.. Il ne sait plus. Vient cette invitation d'un festival du Portugal. Lors d'une escapade, il ressent ce pays qu'il n'a pas revu depuis vingt ans. Pourquoi ici ? C'est un mariage familial qui va commencer à lui donner des réponses. Qu'est-ce-que la famille Muchat ?
    La première chose qui vient à l'esprit quand on a Portugal en main, c'est le poids : plus de 260 pages en couleurs, une couverture qui invite à l'ouverture et aussi un prix : 35 euros. Mais ce n'est pas qu'une bande dessinée, c'est un livre-objet. Par sa densité, son concept et la narration particulière. La deuxième idée fut d'acquérir un deuxième livre. Un premier à lire, à chroniquer et le deuxième à garder religieusement pour la beauté de l'objet.
    Cyril Pedrosa nous invite à la lecture d'un roman graphique. Portugal se divise en trois parties pour déterminer ce qu'était le passé de Simon Muchat, mais aussi son futur. A travers ce récit, l'auteur s'interroge sur les racines familiales et nous interroge à notre tour. Loin de s'enfermer dans un récit monosyllabique, Portugal propose quantité de personnages proches de Simon. Des personnages qui vont affecter les pensées et les actions du héros. Indissociable du récit, le trait de Cyril Pedrosa est reconnaissable. Elancé, souple, sauf que ce serait réducteur de s'arrêter à çà. Puisant dans ce qu'il a appris, l'auteur propose un vaste champ graphique et semble ne plus se donner de limites. Un pari risqué qui sert magnifiquement l'album et lui donne une deuxième lecture. On se saurait passer sous silence le travail de la couleur. Trois façons de traiter la couleur pour les différentes parties de Portugal. Trois appels d'émotions qui feront soupirer de plaisir le lecteur.
    Emotion, c'est le mot qui revient quand on parle de Portugal. C'est un véritable coup de poing qui se répercute jusque dans les entrailles, mais sans violence. Emotion déjà vécue à la "pré-lecture" sur 8comix. Portugal est un tour de force narratif et graphique. Il est très difficile de traduire ce qu'on ressent de Portugal. Lisez-le et appréciez.


    Lien : http://temps-de-livres.over-blog.com/article-portugal-84846267.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Lilium18, le 19 mars 2012

    Lilium18
    Une découverte que ce Portugal ainsi que son auteur PEDROSA, paru chez Dupuis dans leur collection AIR LIBRE.
    Un pavé de 255 pages (hors carnet de croquis et dessin originale daté et signé du tirage de tête) à la couverture colorée, bucolique, mélancolique et tout autant chaleureuse.
    PEDROSA fait preuve ici d'une maturité certaine dans le dessin, le scénario. Une histoire personnelle, un trentenaire à la recherche de ses racines, de son histoire et que l'on pourrait résumer de la façon suivante et citant l'un des personnages (page 197) : " Est ce que JE SUIS le pays où je suis né ou est ce que JE SUIS peu importe le pays" ?
    Le dessin est merveilleux, le choix de PEDROSA de tout faire en couleur directe donne un sentiment d'immédiateté à l'œuvre, les personnage se confondent avec le décor, comme si l'individu et les lieux ne faisaient qu'un, interagissant l'un avec l'autre.
    PEDROSA réussi à créer rapidement un sentiment d'empathie pour ses personnages pittoresques, des gens urbains (cf LES GENS URBAINS de Jean Luc Cornette et Maud Millecamps paru chez Quadrants), nous suivons ainsi leur pérégrination tout comme nous contemplerions un tableau.
    Ce livre est un livre sensitif, de travail sur la mémoire, ses racines, son histoire personnelle.
    Il en ressort une quiétude, un apaisement, et la satisfaction du repos. PEDROSA touche à l'universalité dans se récit, à faire de cette quête personnelle du personnage principal un thème nous touchant tous et toutes à la fois.
    Pour terminer cet avis, j'invite tous les amoureux de bandes dessinées à découvrir ce bijoux.
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Critiques presse (12)


  • Bibliobs , le 31 janvier 2012
    «Portugal» se présente sous la forme d’un joli volume de 260 pages - et on remercie l'éditeur d'avoir résisté à la tentation d'échelonner la publication en plusieurs tomes.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • BullesEtOnomatopees , le 01 janvier 2012
    Récit poignant, et pourtant infiniment pudique, Portugal est une merveille de justesse. De cette histoire simple, Cyril Pedrosa tisse le portrait de générations, déracinées, en manque de repères, et touche à l’universalité, au sublime.
    Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
  • BDSelection , le 22 novembre 2011
    Pedrosa passe de l’esquisse caricaturale à des paysages impressionnistes, de cases dépouillées à des compositions mûries, de hachures multiples à des à-plats peints, aidé pour les couleurs par une Ruby inventive. Cette diversité chromatique séduit, transporte autant que la capacité de l’auteur à démultiplier les cases ou à jouer l’espace sur des images pleine page.
    Lire la critique sur le site : BDSelection
  • LeSoir , le 07 novembre 2011
    Ce livre réchauffe le cœur et l'esprit. Aux côtés de Pedrosa, la vie est parfois difficile mais au bout du chemin, le monde semble plus lumineux.
    Lire la critique sur le site : LeSoir
  • Actualitte , le 17 octobre 2011
    La voix de Muchat se donne aussi à lire en monologue intérieur, plus grave, plus sérieuse, elle tranche parfois très durement avec les anecdotes dessinées. C'est souvent de ce décalage, d'ailleurs, que surgit l'émotion. Car il y en a beaucoup dans cet album. Un peu de nostalgie, beaucoup d'interrogations sur le passé révolu et les êtres disparus.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • Sceneario , le 07 octobre 2011
    Tout au long de cette histoire, l’auteur nous parle de Simon, nous parle de lui et de nous dans un maelstrom éblouissant et marquant. Et l’on pourra dire, sans risque de galvaudage, que ce magnifique ouvrage constitue une des lectures indispensables de cette année 2011.
    Lire la critique sur le site : Sceneario
  • BDGest , le 07 octobre 2011
    Portugal est un melting-pot de situations et de sentiments lentement mais mûrement exposés comme une thérapie salvatrice. Pedrosa, sur le chemin d’une part de son enfance, construit une chronique au ton juste, jamais condescendante ni larmoyante, et mène Simon vers l’exaltation sage de l’auteur enfin libéré d’une chape de plomb héréditaire.
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • LeMonde , le 03 octobre 2011
    Portugal ne se résume pas à un plaidoyer pour une Europe unie, solidaire, confraternelle. C'est un feu de joie, un émerveillement graphique, une gerbe de couleurs et de traits qui, souvent, se confondent, comme pour dire que les lieux et les êtres ne font qu'un à un instant donné.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Telerama , le 28 septembre 2011
    La prouesse de Pedrosa est d'aborder cette montagne de questions existentielles par sa face la plus lumineuse, en se jouant des grands mots par une constante légèreté de touche, d'une précision d'autant plus confondante qu'elle s'applique à d'anodines péripéties quotidiennes. […] Pedrosa signe là une oeuvre tout simplement magistrale.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Culturebox , le 28 septembre 2011
    Un Bijou qui a mis deux ans à éclore, période pendant laquelle Pedrosa a beaucoup essayé pour servir son histoire. […] Le résultat est à la hauteur du travail fourni par l'auteur. A coup sûr la BD évènement de la rentrée !
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • Lexpress , le 19 septembre 2011
    Avec Portugal, [...] Cyril Pedrosa signe le roman graphique sans doute le plus en vue de la rentrée. L'édition papier vaut le coup d'oeil. C'est un véritable bijou graphique, à l'aspect d'un gros livre d'art.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • BoDoi , le 19 septembre 2011
    Entre témoignage d’une quête d’identité et récit intime et puissant d’un jeune homme qui devient grand, Cyril Pedrosa porte l’autofiction à des sommets rarement atteints : car grâce à un graphisme chaleureux et plein de relief, mais immédiatement accessible, il saisit son lecteur de la première à la dernière page, pour lui conter au creux de l’oreille son histoire. Une belle et émouvante histoire, pour une très grande bande dessinée.
    Lire la critique sur le site : BoDoi

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Citations et extraits

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  • Par alouett, le 19 octobre 2011

    Je parviens à peine à communiquer avec la plupart d’entre eux. Quelques phrases de mauvais anglais, des gestes de la main, parfois rehaussés d’un sourire ou d’un sourcil levé. Ce langage sommaire, concentré sur l’essentiel, aussi frustrant qu’il soit, permet de ne montrer que le meilleur de nous-mêmes. Les signes infimes, qui traduisent, dans une langue maternelle, la bêtise ou la jalousie, sont ici effacés. Je ne vois que leurs sourires. Je les écoute avec l’illusion d’être en terre familière, de la connaître depuis toujours. Je les regarde et je les aime en secret. Je retrouve dans leurs visages des figures de mon enfance. Des cousins qui rient très fort… Une tante dont j’ai oublié le nom… qui parlent cette langue, si douce, si tendre. Toutes des bribes de souvenirs épars recouverts par les mauvaises herbes du temps. C’était là. A l’intérieur de moi. Et je l’avais oublié
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  • Par mandarine43, le 08 janvier 2012

    - Et d'où elle sort, toute cette bouffe ?
    - Ben, au début, le patron du bistrot m'a dit qu'il ne faisait que des sandwiches...
    Alors, je lui ai répondu : "Faites-moi des sandwiches, mais sans le pain...
    ... et tant qu'à faire, vous laissez le pâté dans le bocal."
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  • Par pilyen, le 28 octobre 2011

    Je parviens à peine à communiquer avec la plupart d'entre eux. Quelques phrases de mauvais anglais, des gestes de la main, parfois rehaussés d'un sourire ou d'un sourcil levé. Ce langage sommaire, concentré sur l'essentiel, aussi frustrant qu'il soit, permet de ne montrer que le meilleur de nous mêmes. Les signes infimes, qui trahissent, dans une langue maternelle, la bêtise ou la jalousie, sont ici effacés. Je ne vois que leurs sourires.
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  • Par santaappolonia, le 29 avril 2012

    -Papa, tu penses à quoi là maintenant
    - Ben, à Fort Alamo
    - haha ha ! Tu es encore plus saoul que moi
    - C'est possible
    - Sérieux, à quoi tu pensais ?
    - Ben...à ça. Enfin, à nous... À notre famille, au milieu des 125 Bourguignons. Et après ça m'a fait penser à Fort Alamo. Seulement dans Fort Alamo....on est menacé de l'extérieur ! Tu comprends ?
    - Pas du tout.
    - Laisse tomber.
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  • Par alouett, le 19 octobre 2011

    A chaque fois, c’est comme un nouveau départ. J’ai perdu beaucoup d’amis à cause de cela. Je pars… Et je ne donne plus de nouvelles. Je ne sais pas pourquoi. C’est au-dessus de mes forces. Depuis toujours
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Vidéo de Cyril Pedrosa

Interview de Cyril Pedrosa, auteur de Portugal .
Retrouvez toutes les Interviews BD Maniac sur http://bdmaniac.fr/actus-bd/interviews








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