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ISBN : 2800148136
Éditeur : Dupuis (2011)


Note moyenne : 4/5 (sur 251 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La vie est grise. Simon Muchat, auteur de bandes dessinées, est en panne d'inspiration et son existence est en perte de sens.
Invité à passer quelques jours au Portugal, il retrouve par hasard ce qu'il n'était pas venu chercher : les odeurs de l'enfance, le chan... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par marina53, le 08 août 2013

    marina53
    Simon Muchat est un auteur de bandes dessinées. En mal d'inspiration depuis plusieurs mois, il n'arrive pas à faire quoi que ce soit et, en plus, il trouve mauvais tout ce qu'il a fait jusqu'ici. Sa vie est bancale aussi, il se demande s'il doit continuer à vivre avec Claire, d'autant plus que celle-ci le bouscule un peu pour qu'ils achètent une maison ensemble. Mais, pour ce faire, Simon doit demander de l'argent à son père qu'il ne voit qu'occasionnellement, ce qui ne sera pas chose facile. Pour occuper son temps, Simon donne des cours de dessin dans les écoles, ce qui ne l'enchante pas plus que ça. Invité au mariage de sa cousine qu'il n'a pas vu depuis 20 ans et n'ayant plus aucun contact avec sa famille, il explique à Claire qu'il ne compte pas s'y rendre. Chez sa psy, qu'il voit depuis deux ans, il lui explique qu'il sent comme un vide en lui, qu'il ne se sent nulle part chez lui et n'arrive pas à s'attacher aux gens. C'est alors que Simon se rend au Portugal, son pays natal, pour un festival de BD où il doit dédicacer son dernier album...
    C'est lors d'un festival de BD au Portugal que Pedrosa imagine la genèse de cet album. Autobiographique, l'auteur nous présente Simon Muchat, un dessinateur d'origine portugaise mais vivant en France. Même si une certaine part de fiction semble de mise, ceci ne fait que romancer un peu plus ce one-shot. Ce sera lors du mariage de cette cousine puis de son voyage au Portugal que notre héros commencera à s'intéresser à sa propre famille. Pourquoi a-t-elle quitté le Portugal? Dans quelles circonstances? Qu'est devenue sa famille restée au pays? Notre héros va alors commencer un long chemin vers le passé et vers ses origines.
    Le dessin, quant à lui, est tout simplement magnifique: des palettes de couleurs tantôt sombres tantôt lumineuses, un trait fin et délicat, des superpositions incroyables, un cadrage subtil, une mise en page originale... bref, pas moins de 260 pages de pure merveille! Pedrosa a su se renouveler au fil des planches et on en prend plein les mirettes!
    Il nous offre un récit introspectif passionnant, efficace, réconfortant, chaleureux et profondément humain.
    Portugal... retour aux sources...
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    • Livres 5.00/5
    Par manU17, le 06 septembre 2013

    manU17
    Trentenaire auteur de bandes-dessinées, Simon mène une existence sans saveur. Il semble avoir perdu le goût de ces petits riens qui font le sel de la vie. Il n'a plus envie de faire d'autres bouquins, il n'a pas vraiment envie d'acheter une maison avec sa petite amie, il n'a pas vraiment envie de se fixer, il n'a pas vraiment envie, il n'a pas vraiment d'envies… de quoi a-t-il envie ? Il ne le sait pas lui-même… Invité à se rendre au Portugal, terre de ses ancêtres, à la faveur d'un festival, il va, sur place, se trouver comme submergé par une vague de bien être, une sorte de plénitude inattendue…
    Une langue et des accents chantants, des odeurs enivrantes, des couleurs chatoyantes et soudain, c'est toute son existence qui reprend des couleurs, les couleurs du soleil, du sable et de la terre, les couleurs chaudes de son Portugal
    « J'étais fasciné et heureux. Un vrai crétin. Et je me demandais bien d'où venaient cette étrange colère, puis cette douce mélancolie qui m'étaient tombées dessus sans crier gare en moins de vingt-quatre heures. »
    Le mariage d'une cousine en Bourgogne va le conforter dans son envie, lui apporter un regard nouveau, une foultitude de questions sur la famille, le passé, ses racines et le conduire à nouveau au Portugal.
    « C'est vrai… C'est des vielles histoires. Mais ce sont les nôtres… »
    « Tu sens cette odeur ? [..] Ça sent la rivière. J'avais oublié comme ça sentait bon... »
    Des personnages forts, attachants, auxquelles on ne peut que croire et qui emportent facilement notre affection. En ce qui me concerne, j'ai particulièrement apprécié le cousin Alessandro dont j'ai immédiatement entendu, et pour longtemps, résonner à mes oreilles le verbe haut et l'accent chantant.
    « - Je fais le cours de philo pour mes étudiants le matin, mais après c'est bon.
    - Tu travailles pas dans un vidéo-club ??
    - Sim. Les deux, mon cousin, les deux… Professeur de philosophie et le vidéo-club, le fin de semaine… Hé… C'est le Portugal. »
    D'inspiration autobiographique, toute ressemblance avec l'histoire de Cyril Pedrosa, l'auteur, n'est pas purement fortuite… Douces réminiscences, saveurs oubliées qui ressurgissent, travail sur la création, la famille, les racines, l'histoire d'un peuple, Portugal, c'est tout ça et beaucoup d'autres choses encore à côté desquelles il serait vraiment dommage de passer. du concentré de bonheur et à la deuxième lecture, c'est encore meilleur !
    Portugal, un vrai régal !


    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.fr/2013/09/portugal.html
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  • Par trust_me, le 25 juillet 2012

    trust_me
    Dessinateur de BD en mal d'inspiration et en pleine crise existentielle, Simon est un trentenaire incapable de s'engager, de s'investir émotionnellement. C'est au cours d'un voyage au Portugal, le pays de ses grands-parents, que celui qui n'a plus goût à rien va peu à peu commencer à se retrouver lui-même.
    Avec ce récit en partie autobiographique, Cyril Pedrosa a voulu mettre en images un choc émotionnel (la découverte du pays dont il est originaire) et les conséquences qui en ont découlées. L'exercice n'est pas aisé tant cet album traitent de sentiments difficiles à retranscrire en dessins. Comment en effet décrire le cheminement d'un homme en quête de sens, en rupture, qui n'arrive pas à entretenir des relations stables avec les gens qui l'entourent ? Comment illustrer les silences, les non-dits et la solitude ? Tout simplement en ne se posant pas trop de questions, en laissant aller son imagination et son pinceau. le résultat est assez bluffant, ressemblant à bien des égards à un morceau de jazz qui laisse libre court à l'improvisation tout en s'appuyant sur une ligne mélodique des plus solides. Mais Portugal n'est pas qu'un album introspectif. C'est aussi une réflexion sur les liens familiaux, le rapport au père et le rapport à ses racines, la vie de couple, la carrière. Il y est aussi question d'immigration, du fait que derrière les chiffres du ministère se cachent des destins d'hommes ou de femmes. Une histoire finalement universelle dont de nombreux aspects m'ont rappelés l'excellentissime Daytripper découvert il y quelques semaines.
    Quelques mots sur le dessin. Les planches ont été réalisée sur deux A3 superposées l'une au dessus de l'autre, ce qui a permis à Cyril Pedrosa de se sentir à l'aise dans chaque case. le trait est relâché, souvent proche du crayonné. L'auteur reconnaît et assume, selon ses propres mots, des « proportions foireuses » et des « perspectives merdiques ». Au final, on retient une certaine élégance graphique, une réelle liberté de création et le besoin de s'affranchir de la tendance actuelle obligeant à faire en sorte qu'il se passe toujours quelque chose sur chaque planche. Dernière petite précision, alors que les couleurs ne sont pas ma tasse de thé, je dois reconnaître qu'elles tiennent ici un vrai rôle dans la narration.
    Portugal est donc un roman graphique dense, très construit malgré son apparente nonchalance. Il installe définitivement Cyril Pedrosa dans mon panthéon personnel des auteurs contemporains incontournables auprès de Chabouté, Rabaté, Tardi, Davodeau, Lax ou encore Michel Plessix.
    Un dernier mot pour féliciter l'éditeur qui a choisi de publier ce récit en un seul tome plutôt que de le découper en tranches afin, par exemple, d'en faire une trilogie. C'est une initiative devenue tellement rare qu'elle mérite d'être soulignée.


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2012/07/portugal-de-cyril-pedr..
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    • Livres 4.00/5
    Par Asil, le 12 février 2013

    Asil
    Cette bande dessinée est un pavé, un ouvrage lourd, qui contient beaucoup de pages, mais surtout beaucoup d'histoires, de sentiments, de réflexion.
    Portugal est un récit sensible sur les origines et la filiation et toutes les difficultés qui entourent le passé. L'auteur nous mène à la rencontre de Simon, un trentenaire en manque de motivation que ce soit sur le plan professionnel ou personne. Peu à peu, il glisse dans la torpeur se laisse porter par le quotidien sans jamais accepter de s'engager dans quoi que ce soit.
    Une invitation à un mariage, anodine de prime abord, lui servira de déclic pour partir à la découverte de son passé familial et de lui-même. Ce passé, il l'avait oublié par manque d'intérêt, parce que pour lui ce n'était pas important. Petit à petit ce voyage au Portugal, qu'il entreprend un peu à l'aveuglette, va le transformer, lui révéler bien plus que ce qu'il espérait.
    L'illustration peut paraître au départ un peu brouillonne, nonchalante, elle est en fait très riches en détails oscillant entre réalisme et onirisme, nous entrainant dans l'univers de Simon, à travers la France et le Portugal. Les couleurs sont parfois vives, parfois pastelles et changent en fonction des atmosphères, pour notre plus grand plaisir.
    Cyril Pedrosa est une vraie révélation, pour moi, j'avais déjà lu Trois ombres que j'avais apprécié, et je suivrai maintenant cet auteur de près !

    Lien : http://calokilit.wordpress.com/2013/01/05/portugal-cyril-pedrosa/
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    • Livres 4.00/5
    Par Sejy, le 21 août 2012

    Sejy
    Samedi 9h30 am – Librairie Gibert – Rayon BD.
    C'est quoi, ça ? Portugal ? Ouais, encore une. Une de plus. Une de trop ? L'une de ces biographies, ou à peu près — en l'occurrence une biofiction ou une autofiction, je ne sais pas vraiment — en tout cas l'un de ces trucs nombrilo-intimiste ne parvenant qu'à être chiant à trop s'astiquer l'archet sur nos cordes sensibles ? Et puis 260 pages... Et 35 euroboules ! Pppffffff, on laisse tomber ! Quoique... C'est du Cyril Pedrosa, et, souvenir : il m'avait flingué avec ses « Trois ombres ». Allez, coup de pied au derche des idées reçues, creusage du découvert : je charge le pavé !
    10h35 am - Place Machin, terrasse de bistrot - Un café, un Perrier citron et ma nouvelle acquisition.
    Open. J'entreprends la mémoire de Simon Muchat : il a dans les dix ans ; rencontre fugace avec quelques membres de sa famille, la brume de divers souvenirs. Très vite, retour au présent. Je zigue et je zague dans l'histoire d'un adulte désabusé. Les relations avec sa compagne, papa, ses amis, les sollicitations du quotidien et de la vie. Une guirlande de saynètes, d'échanges, anecdotiques ou plus accablants, de personnages riches, pittoresques... D'emblée, il se passe quelque chose. Cette façon de jouer avec la couleur, le trait nerveux et les mots : une spontanéité, une justesse dans le sentiment charrient un flot de sensations puissantes dans lequel je plonge, m'appropriant les éclaboussures mélancoliques... Oui, Simon s'emmerde. Pas tout à fait malheureux, il subit plus qu'il ne vit. Errant, vide, sans envie, sans très bien savoir. Et puis...
    Le déclic. le Portugal, la terre natale de ses grands-parents ; Simon (ou Cyril ?) m'invite dans son escapade lusitanienne, à la découverte de ses racines. D'abord, il y a cette chaleur, ou plutôt cette lumière qui chante. Enveloppé de soleil, j'entends les bruits, je me nourris des odeurs et je ressens le pouls de Lisbonne — tiens, je prendrais bien un petit Porto ! — Les dialogues, en opposant la barrière de la langue, achèvent l'immersion. Dans les conversations floues, c'est encore la couleur qui suggère, le trait qui parle. Comme le héros, je n'y entrave pas grand-chose. Devinant l'un et l'autre mot à la volée, j'élucide les phrases tant bien que mal, et ma compréhension s'attache aux visages, aux attitudes, aux postures, à la moindre expression, au moindre changement de nuance. L'émotion émane, simple, entière. Tellement intense et vivifiante. On est bien ici. Dépaysé, mais comme à la maison.
    Maintenant, la prégnance est évidente — depuis longtemps déjà je n'entends plus la musique et les passagers tout aussi criards du carrousel qui tourne inlassablement sur la place – Pedrosa m'a embarqué, chaviré, englouti. En Maître-ouvrier, il a tiré le meilleur parti des outils de sa boite bande dessinée. Par un tourbillon indissociable de mots, de dialogues simples, de crayonnés fiévreux, de lavis et d'aquarelles éloquents, de jeux de transparence subtils, il a façonné une marqueterie narrative débridée et précise, sincère et incisive, déployant les trois magnifiques tableaux d'une fresque dense, une reconstruction identitaire d'une grande pureté émotionnelle.
    01h05 pm – Récit terminé, envie de pipi, mais je m'en fous.
    Allez, une petite bière, et je me refais le bouquin...
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Critiques presse (12)


  • Bibliobs , le 31 janvier 2012
    «Portugal» se présente sous la forme d’un joli volume de 260 pages - et on remercie l'éditeur d'avoir résisté à la tentation d'échelonner la publication en plusieurs tomes.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • BullesEtOnomatopees , le 01 janvier 2012
    Récit poignant, et pourtant infiniment pudique, Portugal est une merveille de justesse. De cette histoire simple, Cyril Pedrosa tisse le portrait de générations, déracinées, en manque de repères, et touche à l’universalité, au sublime.
    Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
  • BDSelection , le 22 novembre 2011
    Pedrosa passe de l’esquisse caricaturale à des paysages impressionnistes, de cases dépouillées à des compositions mûries, de hachures multiples à des à-plats peints, aidé pour les couleurs par une Ruby inventive. Cette diversité chromatique séduit, transporte autant que la capacité de l’auteur à démultiplier les cases ou à jouer l’espace sur des images pleine page.
    Lire la critique sur le site : BDSelection
  • LeSoir , le 07 novembre 2011
    Ce livre réchauffe le cœur et l'esprit. Aux côtés de Pedrosa, la vie est parfois difficile mais au bout du chemin, le monde semble plus lumineux.
    Lire la critique sur le site : LeSoir
  • Actualitte , le 17 octobre 2011
    La voix de Muchat se donne aussi à lire en monologue intérieur, plus grave, plus sérieuse, elle tranche parfois très durement avec les anecdotes dessinées. C'est souvent de ce décalage, d'ailleurs, que surgit l'émotion. Car il y en a beaucoup dans cet album. Un peu de nostalgie, beaucoup d'interrogations sur le passé révolu et les êtres disparus.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • Sceneario , le 07 octobre 2011
    Tout au long de cette histoire, l’auteur nous parle de Simon, nous parle de lui et de nous dans un maelstrom éblouissant et marquant. Et l’on pourra dire, sans risque de galvaudage, que ce magnifique ouvrage constitue une des lectures indispensables de cette année 2011.
    Lire la critique sur le site : Sceneario
  • BDGest , le 07 octobre 2011
    Portugal est un melting-pot de situations et de sentiments lentement mais mûrement exposés comme une thérapie salvatrice. Pedrosa, sur le chemin d’une part de son enfance, construit une chronique au ton juste, jamais condescendante ni larmoyante, et mène Simon vers l’exaltation sage de l’auteur enfin libéré d’une chape de plomb héréditaire.
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • LeMonde , le 03 octobre 2011
    Portugal ne se résume pas à un plaidoyer pour une Europe unie, solidaire, confraternelle. C'est un feu de joie, un émerveillement graphique, une gerbe de couleurs et de traits qui, souvent, se confondent, comme pour dire que les lieux et les êtres ne font qu'un à un instant donné.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Telerama , le 28 septembre 2011
    La prouesse de Pedrosa est d'aborder cette montagne de questions existentielles par sa face la plus lumineuse, en se jouant des grands mots par une constante légèreté de touche, d'une précision d'autant plus confondante qu'elle s'applique à d'anodines péripéties quotidiennes. […] Pedrosa signe là une oeuvre tout simplement magistrale.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Culturebox , le 28 septembre 2011
    Un Bijou qui a mis deux ans à éclore, période pendant laquelle Pedrosa a beaucoup essayé pour servir son histoire. […] Le résultat est à la hauteur du travail fourni par l'auteur. A coup sûr la BD évènement de la rentrée !
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • Lexpress , le 19 septembre 2011
    Avec Portugal, [...] Cyril Pedrosa signe le roman graphique sans doute le plus en vue de la rentrée. L'édition papier vaut le coup d'oeil. C'est un véritable bijou graphique, à l'aspect d'un gros livre d'art.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • BoDoi , le 19 septembre 2011
    Entre témoignage d’une quête d’identité et récit intime et puissant d’un jeune homme qui devient grand, Cyril Pedrosa porte l’autofiction à des sommets rarement atteints : car grâce à un graphisme chaleureux et plein de relief, mais immédiatement accessible, il saisit son lecteur de la première à la dernière page, pour lui conter au creux de l’oreille son histoire. Une belle et émouvante histoire, pour une très grande bande dessinée.
    Lire la critique sur le site : BoDoi

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Citations et extraits

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  • Par alouett, le 19 octobre 2011

    Je parviens à peine à communiquer avec la plupart d’entre eux. Quelques phrases de mauvais anglais, des gestes de la main, parfois rehaussés d’un sourire ou d’un sourcil levé. Ce langage sommaire, concentré sur l’essentiel, aussi frustrant qu’il soit, permet de ne montrer que le meilleur de nous-mêmes. Les signes infimes, qui traduisent, dans une langue maternelle, la bêtise ou la jalousie, sont ici effacés. Je ne vois que leurs sourires. Je les écoute avec l’illusion d’être en terre familière, de la connaître depuis toujours. Je les regarde et je les aime en secret. Je retrouve dans leurs visages des figures de mon enfance. Des cousins qui rient très fort… Une tante dont j’ai oublié le nom… qui parlent cette langue, si douce, si tendre. Toutes des bribes de souvenirs épars recouverts par les mauvaises herbes du temps. C’était là. A l’intérieur de moi. Et je l’avais oublié
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  • Par Chrisdu26, le 10 mars 2013

    - A quoi tu joues ? quand est-ce que tu fais un bouquin bordel ??

    -Il faut avoir des trucs à dire, moi je me sens vide.

    -Putain, mais c'est quoi, ce discours de gonzesse?! Dans déconner, Simon, arrête de faire ta danseuse, là...FAIS des livres! Va chercher ta nana à Montpellier! Ou baise des filles, j'en sais rien...mais fais des trucs putain !

    -Ouais. Peut-être...

    Sérieusement, Simon....De quoi tu as envie ?
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  • Par manU17, le 05 septembre 2013

    - Ce serait bien si tu pouvais passer un coup la tondeuse avant de partir !
    - Mouais... Ça peut attendre encore un peu.
    - Je me demande pourquoi tu voulais un jardin... Tu t'en occupes jamais.
    - J'aime bien savoir qu'il est là.

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  • Par mandarine43, le 08 janvier 2012

    - Et d'où elle sort, toute cette bouffe ?
    - Ben, au début, le patron du bistrot m'a dit qu'il ne faisait que des sandwiches...
    Alors, je lui ai répondu : "Faites-moi des sandwiches, mais sans le pain...
    ... et tant qu'à faire, vous laissez le pâté dans le bocal."
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  • Par Chrisdu26, le 11 mars 2013

    Ca, c'est une bonne question de philosophie.
    "Est ce que je suis le pays où je suis né, ou est ce que je SUIS, peu importe le pays?..."

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Interview de Cyril Pedrosa, auteur de Portugal .
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