> Martine Leroy-Battistelli (Traducteur)

ISBN : 2757818554
Éditeur : Points (2010)


Note moyenne : 4.44/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
Emilia et Luzia, les sœurs orphelines, sont inséparables. Un jour, Luzia est enlevée par les cangaceiros, de terribles bandits. Dans ce Brésil âpre et violent des années 1930, Emilia nourrit toujours un infime espoir : et si Luzia avait survécu ? Se cacherait-elle sous... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par benjamin2010, le 26 mai 2012

    benjamin2010
    Quelle belle trouvaille que ce livre ! Je me suis retrouvée totalement plongée dans le Brésil des années 30, période à laquelle débute une mutation économique, politique, sociétale, pour ce pays.
    L'histoire : deux soeurs couturières, vivant une campagne plutôt pauvre du Brésil, se retrouvent séparées suite à l'arrivée des cangaceiros dans leur village. le plus redoutable d'entre eux, "le Faucon", décide d'enlever Luzia. Cette jeune fille timide, mais seulement en apparence, va trouver très vite en ce malheur un moyen de quitter sa vie promise de "vieille fille" qui ne se mariera jamais, du fait de son handicap (je vous laisse découvrir lequel...) Sa soeur, Emilia, est toute différente. Son rêve à elle : porter de belles robes, monter dans une belle voiture, et surtout trouver un prince charmant qu'elle épousera et qui l'emmènera vivre en ville.
    Les deux soeurs se retrouvant séparées, nulle ne sait si l'autre est vivante et où elle se trouve. Mais grâce aux journaux, chacune va suivre la vie de l'autre,... je vous laisse le mystère de la suite
    J'ai été désarçonnée par le premier chapitre, qui commence par la fin de l'histoire.. mais très vite j'ai pu me remettre dans le bain. L'alternance des chapitres, entre la vision de Luzia et celle d'Emilie est habilement maitrisée. Les descriptions sont longues (peu de dialogues en comparaison de certains livres), mais aucunement ennuyeuses car l'action est au rendez-vous. Je ne me suis jamais embêtée à la lecture de ce livre. Il faut par contre est totalement disponible "mentalement" et en terme de temps pour cette lecture (c'est-à-dire que l'on évite de faire comme quoi : commencer ce livre le lendemain d'un déménagement en plein milieu de travaux de peinture et d'électricité, dans un fouillis total !) Car une fois qu'elle est commencée, il est difficile de s'en extraire et cette immersion totale dans ce Brésil des années 30 est vraiment une très belle découverte.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
  • Par Clochette44, le 21 mai 2012

    Clochette44
    De 1928 à 1935 au Brésil. Emilia et Luzia sont deux jeunes filles élevées par leur tante dans la campagne de Recife, dans le Penambouco. Elles sont sœurs et totalement différentes : Emilia est une romantique, qui rêve du prince charmant et feuillette les magazines de mode en reproduisant, grâce aux leçons de sa tante, les patrons des tenues qu'elle admire qui la font rêver à une autre vie plus citadine. Quant à Luzia, handicapée suite à une chute d'un arbre lorsqu'elle était gamine, est plus frondeuse, plus téméraire et plus grande surtout. Elle doit sans cesse faire face aux railleries dues à son handicap. Un jour, elle tape dans l'oeil du Faucon, un cangaceiros (un bandit des grands chemins qui volent aux riches pour donner aux pauvres) qui l'enlève pour en faire la "mascotte" de son équipe. Tout le monde croit ainsi Luzia morte. Mais celle-ci qui n'attendait que cette occasion pour fuir le carcan familial et sa future vie de vieille fille, les suit sans broncher. (elle va vivre des situations qui vont bien l'endurcir dans tous les sens du terme !). Elle deviendra "La Couturière", célèbre cangaceira au Brésil, tireur émérite et aux doigts de fée qui brodera des tenues chamarrées au reste de la bande.
    De son côté, Emilia, après le départ de sa sœur, et des rêves de vie heureuse toujours plein la tête, décide de partir pour la grande ville de Recife afin d'épouser un "gosse de riches", et maintenir ses illusions du prince charmant. Sa vie ne sera cependant faite que de désillusions et ses espoirs bien déçus. Elle deviendra cependant elle aussi une couturière renommée, mais dans un tout autre registre, en modernisant les tenues des riches bourgeoises de la ville puis en créant sa propre maison de couture, en militant pour le vote des femmes, et en venant au secours des milliers de réfugiés qui affluent vers les villes pour fuir la sécheresse.
    Sans plus jamais se retrouver, les deux femmes vont se suivre par destins interposés par le biais de la rubrique mondaine pour Emilia et des coupures de journaux pour Luzia (sa tête est fortement mise à prix). Grâce à cela, elles réussiront à se sauver l'une et l'autre.
    Une belle lecture comme je les aime, pleine d'aventure, de rebondissements, avec des personnages attachants et émouvants, (Luzia m'a ainsi m'a beaucoup touchée sur divers points et notamment sur le fait d'avoir à abandonner les siens pour survivre). Beaucoup de choses que j'ai appris également sur l'histoire du Brésil, et notamment la sécheresse qui a sévi pendant 2 années faisant des milliers de morts. Un pays immense pour lequel la modernisation s'est faite dans la douleur, tant au niveau politique et la main-mise des colonels sur le gouvernement que des exactions commises par les deux parties (les soldats et les bandits) pour que naisse le progrès. J'ai par ailleurs bien aimé le concept d'un chapitre consacré à tour de rôle à chacune des sœurs qui donne du rythme à la lecture et permet d'avancer dans la lecture de manière moins linéaire.
    Enfin, sur la 4ème de couverture, une critique indique que le style de Frances de Pontes Peebles rappellera forcément aux amateurs d'Isabel Allende son style chatoyant. J'avoue cependant que je préfère Isabel Allende. Celle-ci a une manière de raconter les histoires qui m'enchante et que je n'ai pour l'instant trouvé nulle part ailleurs (peut-être le petit côté "magique" de "La maison aux esprits" !)
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par elfe, le 29 juillet 2010

    elfe
    Brésil, 1920. Orphelines, Emilia et Luzia Dos Santos auraient pu être de modestes couturières unies à jamais dans l'adversité. Mais le destin en a voulu autrement et elles seront bientôt séparées par les déchirements d'un pays en proie aux coups d'Etat et aux révoltes populaires. Tout opposera en effet les deux sœurs : Emilia qui ne connaîtra que tourments et désillusions en épousant un notable de Recife, et Luzia qui sera kidnappée par un des plus célèbres Cangaceiros, ces bandits mercenaires qui terrorisent les propriétaires terriens. Prenant bientôt fait et cause pour les paysans affamés du Sertao, celle qui sera surnommée La Couturière devient plus impitoyable encore que ses ravisseurs. La femme-bandit et l'épouse déçue n'en ont décidément pas fini avec les rivalités de classes et de clans. Frances de Pontes Peebles fait revivre ici l'histoire tumultueuse du Brésil de son enfance et brosse le portrait saisissant de deux femmes extraordinaires. '4e de couverture)
    Ce roman est un petit bijou de lecture. Nous suivons le destin de ces deux jeunes filles qui, obligées de se séparer, vont se croiser tout au long de leur vie. Entrainées au coeur de la révolution brésilienne, chacune va avoir un rôle déterminant dans l'histoire de leur pays. Ce roman est captivant, très bien écrit, touchant et parfois violent. Je vous le recommande vivement!
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par moronpat, le 17 juin 2011

    moronpat
    J'aime beaucoup Frances de Pontes Peebles, l'amie qui m'avait conseillé de lire La Couturière m'avait prévenu, elle ralentissait sa lecture pour ne pas finir le livre... Je n'ai pas pu, je l'ai dévoré en 2 ou 3 nuits ! Et depuis j'ai pu correspondre avec Frances, lire des nouvelles et attendre avec beaucoup d'impatience ce qu'elle est en train de nous préparer.
    Avec La Couturière j'ai redécouvert ce Brésil et comme une suite à une histoire déjà entrevue dans Xica da Silva, magnifique film de Carlos Diegues en 1976.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par LesAubepines, le 15 avril 2012

    LesAubepines
    Un seul regret, avoir terminé ce livre ! Des heures et des heures d'une lecture passionnante, parfois fort tard dans la nuit.
    Frances de Pontes Peebles a l'art de rendre ses personnages et leur cadre de vie particulièrement présents à travers un style concis, épuré et vif qui coule sans rupture et nous entraîne tout au long de ces presque 600 pages.
    Bien loin des clichés habituels sur le Brésil, elle nous fait découvrir le Sertao, cette terre semi-aride inhospitalière qui aujourd'hui encore contraint nombre de ses habitants à rejoindre la côte ou Sao Paulo. Elle réussit à nous faire voir la caatinga, ce type de végétation particulier, fait d'épineux et de cactus, à travers les yeux du Faucon et de l'amour qu'il lui portait.
    Des personnages, des situations, un pays, forts, puissants, marquants, que je ne suis pas prête d'oublier ...
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Citations et extraits

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  • Par mamzelleliza, le 24 mai 2011

    Leur tante Sofia n’avait pas les moyens de leur acheter un lit à chacune, et elle prétendait que c’était mieux pour elles de ne pas dormir seules – pour les habituer à occuper le minimum de place, à remuer le moins possible et à ne pas faire de bruit, afin de se préparer à être de bonnes épouses.
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  • Par mamzelleliza, le 24 mai 2011

    Personne ne prononçaient le prénom de la défunte, car si les morts entendent leur nom, ils s’imaginent qu’on a encore besoin d’eux et reviennent hanter le monde des vivants.
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