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> Martine Leroy-Battistelli (Traducteur)

ISBN : 2757818554
Éditeur : Points (2010)


Note moyenne : 4.12/5 (sur 69 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Emilia et Luzia, les sœurs orphelines, sont inséparables. Un jour, Luzia est enlevée par les cangaceiros, de terribles bandits. Dans ce Brésil âpre et violent des années 1930, Emilia nourrit toujours un infime espoir : et si Luzia avait survécu ? Se cacherait-elle sous... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par benjamin2010, le 26 mai 2012

    benjamin2010
    Quelle belle trouvaille que ce livre ! Je me suis retrouvée totalement plongée dans le Brésil des années 30, période à laquelle débute une mutation économique, politique, sociétale, pour ce pays.
    L'histoire : deux soeurs couturières, vivant une campagne plutôt pauvre du Brésil, se retrouvent séparées suite à l'arrivée des cangaceiros dans leur village. le plus redoutable d'entre eux, "le Faucon", décide d'enlever Luzia. Cette jeune fille timide, mais seulement en apparence, va trouver très vite en ce malheur un moyen de quitter sa vie promise de "vieille fille" qui ne se mariera jamais, du fait de son handicap (je vous laisse découvrir lequel...) Sa soeur, Emilia, est toute différente. Son rêve à elle : porter de belles robes, monter dans une belle voiture, et surtout trouver un prince charmant qu'elle épousera et qui l'emmènera vivre en ville.
    Les deux soeurs se retrouvant séparées, nulle ne sait si l'autre est vivante et où elle se trouve. Mais grâce aux journaux, chacune va suivre la vie de l'autre,... je vous laisse le mystère de la suite
    J'ai été désarçonnée par le premier chapitre, qui commence par la fin de l'histoire.. mais très vite j'ai pu me remettre dans le bain. L'alternance des chapitres, entre la vision de Luzia et celle d'Emilie est habilement maitrisée. Les descriptions sont longues (peu de dialogues en comparaison de certains livres), mais aucunement ennuyeuses car l'action est au rendez-vous. Je ne me suis jamais embêtée à la lecture de ce livre. Il faut par contre est totalement disponible "mentalement" et en terme de temps pour cette lecture (c'est-à-dire que l'on évite de faire comme quoi : commencer ce livre le lendemain d'un déménagement en plein milieu de travaux de peinture et d'électricité, dans un fouillis total !) Car une fois qu'elle est commencée, il est difficile de s'en extraire et cette immersion totale dans ce Brésil des années 30 est vraiment une très belle découverte.
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  • Par Clochette44, le 21 mai 2012

    Clochette44
    De 1928 à 1935 au Brésil. Emilia et Luzia sont deux jeunes filles élevées par leur tante dans la campagne de Recife, dans le Penambouco. Elles sont sœurs et totalement différentes : Emilia est une romantique, qui rêve du prince charmant et feuillette les magazines de mode en reproduisant, grâce aux leçons de sa tante, les patrons des tenues qu'elle admire qui la font rêver à une autre vie plus citadine. Quant à Luzia, handicapée suite à une chute d'un arbre lorsqu'elle était gamine, est plus frondeuse, plus téméraire et plus grande surtout. Elle doit sans cesse faire face aux railleries dues à son handicap. Un jour, elle tape dans l'oeil du Faucon, un cangaceiros (un bandit des grands chemins qui volent aux riches pour donner aux pauvres) qui l'enlève pour en faire la "mascotte" de son équipe. Tout le monde croit ainsi Luzia morte. Mais celle-ci qui n'attendait que cette occasion pour fuir le carcan familial et sa future vie de vieille fille, les suit sans broncher. (elle va vivre des situations qui vont bien l'endurcir dans tous les sens du terme !). Elle deviendra "La Couturière", célèbre cangaceira au Brésil, tireur émérite et aux doigts de fée qui brodera des tenues chamarrées au reste de la bande.
    De son côté, Emilia, après le départ de sa sœur, et des rêves de vie heureuse toujours plein la tête, décide de partir pour la grande ville de Recife afin d'épouser un "gosse de riches", et maintenir ses illusions du prince charmant. Sa vie ne sera cependant faite que de désillusions et ses espoirs bien déçus. Elle deviendra cependant elle aussi une couturière renommée, mais dans un tout autre registre, en modernisant les tenues des riches bourgeoises de la ville puis en créant sa propre maison de couture, en militant pour le vote des femmes, et en venant au secours des milliers de réfugiés qui affluent vers les villes pour fuir la sécheresse.
    Sans plus jamais se retrouver, les deux femmes vont se suivre par destins interposés par le biais de la rubrique mondaine pour Emilia et des coupures de journaux pour Luzia (sa tête est fortement mise à prix). Grâce à cela, elles réussiront à se sauver l'une et l'autre.
    Une belle lecture comme je les aime, pleine d'aventure, de rebondissements, avec des personnages attachants et émouvants, (Luzia m'a ainsi m'a beaucoup touchée sur divers points et notamment sur le fait d'avoir à abandonner les siens pour survivre). Beaucoup de choses que j'ai appris également sur l'histoire du Brésil, et notamment la sécheresse qui a sévi pendant 2 années faisant des milliers de morts. Un pays immense pour lequel la modernisation s'est faite dans la douleur, tant au niveau politique et la main-mise des colonels sur le gouvernement que des exactions commises par les deux parties (les soldats et les bandits) pour que naisse le progrès. J'ai par ailleurs bien aimé le concept d'un chapitre consacré à tour de rôle à chacune des sœurs qui donne du rythme à la lecture et permet d'avancer dans la lecture de manière moins linéaire.
    Enfin, sur la 4ème de couverture, une critique indique que le style de Frances de Pontes Peebles rappellera forcément aux amateurs d'Isabel Allende son style chatoyant. J'avoue cependant que je préfère Isabel Allende. Celle-ci a une manière de raconter les histoires qui m'enchante et que je n'ai pour l'instant trouvé nulle part ailleurs (peut-être le petit côté "magique" de "La maison aux esprits" !)
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    • Livres 4.00/5
    Par Latetedansleslivres, le 16 juin 2013

    Latetedansleslivres
    Ce roman est superbe. C'est un pavé – 850 pages – mais les évènements s'enchaînent et on tourne les pages avec avidités. On a ici un vrai roman épique qui se passe au Brésil à la fin des années 20 jusqu'au milieu des années 30. En sept ans, il s'en passe des choses…
    Sur fond de politique locale, on suit donc Emilia et Luzia, deux jeunes filles de milieu modeste qui ont été élevées par leur tante et qui sont couturières. Dans ce roman, on commence par la fin. le prologue se passe en 1935 et on sait déjà que les deux sœurs ont été séparées pendant longtemps et que tout ne s'est pas bien fini. On alterne le point de vue d'Emilia et celui de Luzia.
    Très vite, Luzia part avec les cangaceiros – les bandits – mener une vie de hors la loi. En fait, on en apprend beaucoup sur le système « politique » de l'époque, le pays était en fait dirigé par des colonels qui offraient leur protection aux gens mais qui s'affrontaient entre eux de manière assez violente. Les cangaceiros faisaient en quelque sorte partie du système en offrant occasionnellement leur protection aussi. Au départ, j'avais hâte d'arriver aux passages qui parlaient de Luzia et de sa vie dans la brousse mais au final, la vie d'Emilia à Recife est devenue tout aussi intéressante.
    Alors qu'Emilia est l'aînée et est celle qui rêve d'intégrer la bonne société et pense que la vie est comme dans les magazines, Luzia est beaucoup plus réaliste et en quelques sortes pessimistes. Lorsqu'elle rencontre le Faucon, elle n'a finalement aucune hésitation à le suivre. Dans ce roman, il y a très peu d'amour. Ou alors de l'amour mais pas au sens romantique du terme. L'amour qu'il y a entre le Faucon et Luzia est sauvage, brut et au final aussi politique car le Faucon utilise Luzia pour asseoir son autorité. du côté d'Emilia, il n'y aura aucun amour romantique et on s'en rend vite compte.
    J'ai été fascinée par cette société brésilienne et cette histoire qui aurait pu se passer il n'y a pas si longtemps. Je n'ai jamais été au Brésil mais ce livre m'a fait littéralement voyager. J'ai été subjuguée par le mode de vie des cangaceiros mais aussi par celui de la bonne société de Recife. J'ai un peu été déboussolée par certains mots en portugais qui ne sont pas traduits – je ne parle pas non plus un mot d'espagnol alors ça n'a pas aidé – mais sinon l'écriture était fluide et le roman agréable à lire. le livre ne représente que sept années, mais il se passe tellement de choses ! le seul petit reproche serait quelques longueurs à la fin du roman, notamment quand il y a la sécheresse et que la vie des cangaceiros ne semble être qu'attaques, pillages et violence.
    A la fin du roman, il est précisé que tous les personnages sont imaginés par l'auteur mais les faits historiques sont réels. Je m'étais justement posé la question…
    J'ai apprécié d'avoir à la fin un vrai épilogue qui ne nous laisse pas sur notre faim ! Je le recommande donc à ceux qui aiment les romans historiques , les fresques qui s'étalent sur des pages et des pages… Mais aussi à ceux qui ont envie de connaître plus le Brésil et de voyager dans un autre monde.

    Lien : http://latetedansleslivres.wordpress.com/2013/06/16/la-couturiere-de..
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    • Livres 5.00/5
    Par elfe, le 29 juillet 2010

    elfe
    Brésil, 1920. Orphelines, Emilia et Luzia Dos Santos auraient pu être de modestes couturières unies à jamais dans l'adversité. Mais le destin en a voulu autrement et elles seront bientôt séparées par les déchirements d'un pays en proie aux coups d'Etat et aux révoltes populaires. Tout opposera en effet les deux sœurs : Emilia qui ne connaîtra que tourments et désillusions en épousant un notable de Recife, et Luzia qui sera kidnappée par un des plus célèbres Cangaceiros, ces bandits mercenaires qui terrorisent les propriétaires terriens. Prenant bientôt fait et cause pour les paysans affamés du Sertao, celle qui sera surnommée La Couturière devient plus impitoyable encore que ses ravisseurs. La femme-bandit et l'épouse déçue n'en ont décidément pas fini avec les rivalités de classes et de clans. Frances de Pontes Peebles fait revivre ici l'histoire tumultueuse du Brésil de son enfance et brosse le portrait saisissant de deux femmes extraordinaires. '4e de couverture)
    Ce roman est un petit bijou de lecture. Nous suivons le destin de ces deux jeunes filles qui, obligées de se séparer, vont se croiser tout au long de leur vie. Entrainées au coeur de la révolution brésilienne, chacune va avoir un rôle déterminant dans l'histoire de leur pays. Ce roman est captivant, très bien écrit, touchant et parfois violent. Je vous le recommande vivement!
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    • Livres 3.00/5
    Par amaryllis, le 15 juin 2012

    amaryllis
    Un gros pavé ! Mais une histoire intéressante.
    L'histoire : Deux soeurs vivant au Brésil, élevées par leur tante. Celle-ci, couturière transmet son savoir aux deux filles. Les deux soeurs très liées, se trouvent séparées. Luzia est enlevée par un cancageiro, plus particulièrement son chef : le Faucon. Emilia quant à elle réussit à se marier et à sortir de sa condition sociale.
    Les deux soeurs même séparées sont liées, elles ont des nouvelles en guettant les articles dans les journaux. L'histoire avance pendant plusieurs années, on suit alternativement l'une et l'autre des soeurs. Au fur et à mesure de la lecture, l'étau se resserre. de plus en plus de tensions car Luzia devient La Couturière, une figure mythique des cancageiros. C'est une criminelle, tout espoir de retrouver sa soeur s'amenuise. Mais dans le même temps, on peut dire qu'elles n'ont jamais été aussi proches de se retrouver.
    C'est une très belle histoire d'amour entre deux soeurs, les sentiments sont très forts. le livre se lit très bien, c'est même passionnant à certains moments. On a vraiment envie de savoir comment tout cela va se terminer. On pressent que leur destin est tracé puis plus on avance plus on sent le piège dans lequel les deux jeunes femmes se jettent. La fin est assez émouvante.
    Un roman tout en tension, une belle histoire. J'ai bien aimé. Mais une fois la lecture terminée, je ne sais pas trop ce qu'il en reste, je trouve qu'il a peu de résonnance ensuite sur le lecteur, ou en tout cas sur moi.
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Citations et extraits

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  • Par mamzelleliza, le 24 mai 2011

    Leur tante Sofia n’avait pas les moyens de leur acheter un lit à chacune, et elle prétendait que c’était mieux pour elles de ne pas dormir seules – pour les habituer à occuper le minimum de place, à remuer le moins possible et à ne pas faire de bruit, afin de se préparer à être de bonnes épouses.

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  • Par Myrinna, le 03 septembre 2012

    Les gens sont timorés pensa-t-elle.
    Ils se rabattent sur ce qui est facile sur ce qu'ils connaissent. un jour quand il serait assez grand pour comprendre. Elle le dirait à son fils.

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  • Par mamzelleliza, le 24 mai 2011

    Personne ne prononçaient le prénom de la défunte, car si les morts entendent leur nom, ils s’imaginent qu’on a encore besoin d’eux et reviennent hanter le monde des vivants.

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  • Par sylou83, le 21 mars 2013

    Tout ce qui était nouveau était dangereux. Le changement faisait peur et les habitants de la caatinga n'aimaient pas qu'on leur fasse peur. Au lieu d'avouer leur inquiétude, ils se mettaient en colère.

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  • Par Myrinna, le 03 septembre 2012

    Si l'enfant avait produit cet effet sur elle, pourquoi ne changerait-il pas aussi Antônio en l'incitant à ne plus être un cangaceiro pour devenir un père ?

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