> François Rosso (Traducteur)

ISBN : 2246645115
Éditeur : Grasset (2004)


Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres

José va, regarde fixement le soleil, et pense. Pense à sa femme, et à ce que le diable lui dit d'elle dans la taverne. Il pense aussi au jour où les cigales se tairont dans la plaine et où les chênes-lièges et les oliviers d... > voir plus
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Citations et extraits

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  • Par nadejda, le 15 juin 2011

    Toute cette plaine plus forte que le temps, cette plaine ensevelie dans son éternité. Des charrettes me croisent, ramenant des champs les journaliers. Ils rentrent, fatigués, avec un peu de plaine sur le visage. Ils me regardent, dérobent à leur corps un effort pour me saluer au passage. Reconnaissant je leur réponds. Demain, de bonne heure, ils referont cette même route, la feront tant de fois, qu'un jour ils ne sauront plus si rentrer veut dire retourner chez eux au soir tombant, ou bien au champ quand le jour se lève. Où que j'aille, où qu'elle aille, la plaine m'accompagne.
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  • Par nadejda, le 02 juin 2011

    Alors que j'écrivais "Sans un regard", j'ai assisté à la naissance de mon premier enfant et accepté la mort de mon père. J'ai appris lentement, il n'y a pas d'autre façon, que la vie et la mort sont la terre et le ciel, qu'elles sont le sang et la lumière, le temps et l'obscurité, la joie et la déroute, la peur et l'amour. Alors que j'écrivais Sans un regard, j'ai appris à croire que seuls les miracles sont dignes d'être déposés dans le creux de la main de ceux que nous aimons, j'ai appris que c'est seulement pour eux que nous pouvons écrire et que les mots vrais sont des miracles qui se donnent dans le creux de la main.
    Relevé cet extrait d'entretien sur le site de l'auteur qui peut s'appliquer à tous les livres de José Luis Peixoto qui ont suivi celui-là.

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  • Par nadejda, le 14 juin 2011

    C'était l'été, l'heure la plus chaude de cette journée d'été ; mais en ce coin assombri du pressoir, l'été ne brûlait qu'à peine dans la pensée douce des trois vieux. Sous les tuiles et à l'abri de l'épaisse froidure de chaux et de briques anciennes, leurs corps oubliés se rappelaient le frais.
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  • Par nadejda, le 14 juin 2011

    Incipit
    Aujourd'hui le temps ne m'a pas trompé. On ne sent pas la moindre brise dans l'après-midi. L'air brûle, non comme un air simple qu'on respire, mais comme une haleine chaude de lumière, comme si l'après-midi ne voulait pas mourir encore et que l'heure de la chaleur commençait.
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  • Par nadejda, le 18 juin 2011

    La fin du désespoir approche. Et la fin du désespoir, je le sais maintenant, est la sérénité d'une solitude éternelle et irrémédiable, le silence de qui pleure seul dans une nuit infinie.
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