ISBN : 2070781038
Éditeur : Gallimard (2009)


Note moyenne : 2.89/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
Marc Travenne, designer de talent et homme d'affaires, mène une vie agitée. Persuadé qu'il est « passé à côté de sa propre histoire », il décide de tout arrêter, part sur les routes et se retire dans un gîte perdu, dans une région d'Ardèche battue par les vents. Bientôt... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par joedi, le 20 mai 2012

    joedi
    Un designer de talent, Marc Travenne, décide de tout arrêter, de faire une pause dans sa vie professionnelle. Il prend la route et s'arrête dans un gîte perdu, quelque part dans l'Ardèche. Il va rencontrer une randonneuse, début de l'aventure.
    J'ai aimé l'écriture de Pierre Péju, la lecture de ce roman s'est révélée très agréable.
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par moustafette, le 07 juin 2011

    moustafette
    Un homme d'affaires à qui tout réussit ou presque, sa femme l'a quitté et son associé est décédé brutalement, plaque tout du jour au lendemain pour se réfugier dans un gîte isolé sur un plateau ardéchois le long d'une ligne imaginaire au nom ensorcelleur, La diagonale du vide. Cette ligne fictive s'étend grosso modo des Landes aux Ardennes et détient le record de la plus faible densité humaine au km².
    Marc Travenne macère donc dans sa solitude quand surgit une blonde randonneuse qui n'a de cesse de l'intriguer. Pensant saisir une occasion de donner un tournant à sa vie, il décide de partir à sa recherche quelques jours après le départ cette femme mystérieuse. Il la retrouvera et s'embarquera dans un curieux périple, alors que parallèlement une ancienne et brève maîtresse entre à nouveau en contact avec lui et que sa vieille mère, elle aussi solitaire, lui réclame une dernière virée au village de son enfance.
    Que dire de ce livre ? J'ai d'abord accusé une légère déception à la rencontre des protagonistes. Pierre Péju nous a habitués à des personnages à la marge, des paumés, des tourmentés, des exclus. Ceux croisés sur La diagonale du vide n'échappent pas à la règle mais, car il y a un mais, ils évoluent dans des milieux bien différents de ceux où l'auteur nous entraîne d'ordinaire. On a ici en toile de fond le monde du business, de la presse, de l'armée et des services secrets, ça pue donc le fric, la facilité, le pouvoir et les magouilles à plein nez.
    La route de Marc Travenne dévie donc rapidement des GR français pour emprunter des chemins bien plus scabreux et plonger dans des ambiances de 11 Septembre new-yorkais et de guerre d'Afghanistan, ce qui n'est pas vraiment des randonnées de tout repos, vous vous en doutez, et pas spécialement mes road-movies favoris.
    Fidèle à lui-même, Pierre Péju a toujours la grâce et le talent de nous peindre les grands espaces désolés qu'il affectionne tant. Y errent sur des fils fragiles, qui finiront par s'entre-mêler ou rompre, des personnages à la dérive mais envers lesquels j'ai eu du mal à éprouver l'empathie naturelle qui me saisit en général à la lecture des romans de l'auteur.
    J'aurais aimé retrouver davantage de ces envolées lyriques, de celles qui m'ont tant fait aimer "Le rire de l'ogre", mais l'auteur privilégie ici les ressorts d'une intrigue un peu convenue, à la fois facile et tirée par les cheveux, qui résonne plus avec l'actualité et moins avec l'anonymat. Il est beaucoup plus aisé d'être à la marge quand on est un nanti au portefeuille bien rempli, ce qui donne un aspect improbable à ce roman et une rédemption un peu surfaite. Un invisible aimant m'a cependant tirée jusqu'à la dernière ligne malgré la mise à distance de mes émotions.


    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2011/06/06/index.html
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Titine75, le 26 novembre 2009

    Titine75
    J'ai reçu “La diagonale du vide” dans le cadre de l'opération masse critique de Babelio. J'avais choisi ce livre car j'étais attirée par l'histoire et que j'avais attendu parler en bien de Pierre Péju. J'ai été quelque peu déçue.
    Marc Travenne est designer, son entreprise fait beaucoup de bénéfices. Après la mort de son associé, Marc est plongé dans le doute : n'est-il pas passé à côté de sa vie ? C'est à l'aéroport qu'il prend sa décision : “Minuscule voyageur de l'aéroport Charles-de-Gaulle, je renonçais à un énième voyage en Extrême-Orient. Au moins le vingtième ! En dix ans, douze ans, je ne sais plus. Tantôt Shanghai, tantôt Hong-Kong. Parfois Singapour. “Pour affaires”, comme on dit, même si le fait d'être devenu “homme d'affaires” me semblait toujours aussi incroyable et comique. J'étais un champion du décalage horaire. Un champion de l'attente et de la somnolence dans des fauteuils qui vous cassent les reins. Sur la terre comme en plein ciel. Un masque de tissu bleu ou blanc sur les yeux. Mais c'était fini. J'arrêtais pour de bon.” Marc laisse toute sa vie derrière lui pour un gîte en Ardèche, sur La diagonale du vide qui est la zone la moins peuplée de France.
    Cette première partie du roman me plaisait bien. L'histoire de Marc Travenne me touchait, il avait le courage de repartir à zéro, de s'interroger sur ses choix de vie. Les descriptions de l'Ardèche sont très belles et l'on comprend que l'on puisse s'y ressourcer, y faire le point : “Il est vrai qu'en été, par grand beau temps, un tel paysage peut faire naître l'exaltation, surtout lorsque la vue se perd en glissant sur toutes ces rondeurs, et que le crépuscule compose à l'ouest un subtil dégradé de bleus tandis qu'à l'est la chaîne des Alpes pourtant lointaine semble se rapprocher au fur et à mesure qu'elle devient plus rose. Quand miraculeusement le vent tombe, l'ivresse de cette nature qui cesse un moment de lutter contre les éléments devient contagieuse.”
    Le livre commence à moins me plaire avec l'arrivée des deux femmes. L'une est randonneuse, elle est craintive, se méfie de toute personne l'approchant. Pierre Péju fait naître alors un suspense, Marc Travenne part à la recherche de la jeune femme après son départ du gîte. Son histoire nous emmène jusqu'en Afghanistan, dans l'armée de terre. Mais on abandonne assez vite Marion, la randonneuse, pour faire la connaissance d'Irène qui vivait à New York et nous raconte son 11 septembre. Entre la guerre en Afghanistan et l'effondrement du World Trade Center, cela fait déjà beaucoup pour un seul homme mais il faut y rajouter un enfant caché, un village d'enfance où eurent lieu de nombreux suicides et une mère qui perd la tête. Pierre Péju multiplie les histoires, s'éparpille et me perd en route. Marc Travenne, face à ces nombreuses péripéties, ne réagit pas. Il semble totalement en dehors de sa propre histoire qu'il tente pourtant de reconstruire. Il est distant face aux récits terribles de Marion et d'Irène et j'avais hâte de le quitter.
    Une lecture très mitigée donc, je me suis perdue dans les méandres des histoires des différents personnages. L'écriture de Pierre Péju est plaisante, pleine de belles métaphores, mais elle n'a pas suffi à me convaincre.

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
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    • Livres 2.00/5
    Par GribouilleChat, le 28 novembre 2009

    GribouilleChat
    Voici le deuxième livre que je lis grâce à l'opération Masse Critique de Babelio.
    Le roman de Péju est impeccable : une écriture extrêmement soignée, qui m'a un peu désorientée au sortir de deux polars islandais ! Une histoire haletante, des personnages complexes…
    Marc Travenne, le narrateur, dessinateur qui a fondé une petite entreprise d'emballages de luxe avec un ami mort depuis peu, laisse un beau jour tout tomber. Séparé depuis longtemps de sa famille dont il ne s'est jamais réellement préoccupé, harcelé par téléphone par une mère dont il ne se soucie pas autant que nécessaire, toujours entre deux avions, propriétaire d'une maison où ses biens personnels sont empaquetés, il n'a guère de refuge. Il prend donc la route et s'enterre au fond d'un refuge de montagne ardéchois, dans le vent et le froid. Un jour, une jeune randonneuse y fait escale au cours d'un long et étrange périple le long de la « diagonale du vide » qui court des Landes aux Ardennes ; belle, mystérieuse à souhait, animée d'une énergie inébranlable, elle est à ce point fascinante que le narrateur se lance à sa poursuite.
    Ajoutons à cela qu'il va renouer avec une ancienne maitresse qui a vécu le 11 septembre à Manhattan et se meurt d'un cancer, suite – croit-elle – à une sorte de pacte passé avec un obscur démon pour retrouver son fils vivant…
    Bref, l'histoire est dense, le parcours du narrateur – initiatique malgré son âge – rempli de rebondissements même si certains un peu téléphonés… Tout pour me plaire a priori. Et pourtant, même si j'ai lu le roman sans déplaisir, je n'y ai pas trouvé ce que me faisait espérer un souvenir de La Petite Chartreuse. La sauce n'a pas tout à fait pris : dès le début de ma lecture, j'ai ressenti une impression de fabriqué que la suite du roman n'est pas parvenue à dissiper entièrement.
    Je n'ai pas pu adhérer complètement à l'accumulation de péripéties ni à la personnalité du narrateur, un peu trop raconté « du dehors » quoique dans un roman à la première personne.
    Bref, un roman qui s'est laissé lire mais qui n'a pas répondu à mes attentes, peut-être par ailleurs excessives ! Je pense aussi que mon état d'esprit actuel a influencé ma lecture et que je suis, pour le moment, un peu trop exigeante…

    Lien : http://artetlitterature.blogspot.com/2009/11/la-diagonale-du-vide-de..
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    • Livres 3.00/5
    Par belledeschamps, le 26 décembre 2009

    belledeschamps
    Marc Travenne est un designer à succès d'emballage de luxe. A la suite de la
    mort brutale de son associé, de son divorce et du constat de ne pas avoir vu ses
    enfants grandir, il a le sentiment d'être passé à côté de sa vie. Il décide
    d'interrompre ce parcours vide de sens et part entamer une retraite dans un gîte
    perdu en Ardèche. Il y rencontre un soir une marcheuse blonde énigmatique qui
    suit la "diagonale du vide". Intrigué par cette femme, il part à sa recherche,
    la retrouve pourchassée par des hommes dans un 4x4. Cette femme, Marion lui
    raconte sa vie de soldate, agent des services secrets, qui a accompli des
    missions mystérieuses entre autre en Afghanistan. Lors d'une mission qui a
    échoué, le commandant de Marion - dont elle est amoureuse - a été blessé et est
    aujourd'hui paraplégique.
    Dans le même temps, Marc renoue une relation avec une ancienne conquête
    rencontrée il y a 17 ans à New York. Irène se sait attente d'un cancer et
    condamnée.
    Un roman sur les rencontres fortuites de la vie et la prise en main de son
    destin. Des rencontres apparemment indépendantes les unes des autres, qui
    finalement se font écho et dessinent un nouveau choix de vie.
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Citations et extraits

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  • Par joedi, le 20 mai 2012

    C'était il y a dix-sept ans, Irène, à New York, centre du monde, où misère et brutalité étaient transfigurées par un mirage d'opulence et de sécurité. Les tours encore fièrement dressées ! Pas de fêlure apparente chez des citadins confits dans le vinaigre reaganien. Aucun soupçon de la grande menace. Aucune prémoinition de futurs bourbiers guerriers. Optimisme, dollars, agitation, et ce qu'ils appelaient "notre liberté" !
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  • Par joedi, le 20 mai 2012

    Brutalement, l'hiver a pris fin. On a souvent l'impression, à partir de petites sensations - soirées plus fraîches, fruits trop mûrs, ombres plus bleues, premières feuilles brunes arrachées par le vent qui se recroquevillent dans les angles morts -, que l'été, à peine commencé, est déjà en train de finir. Mais, à l'inverse, il semble généralement que l'hiver ne finira jamais, qu'on est définitivement cerné par l'humidité glacée, engoncé dans des épaisseurs de laine, voué aux nuits interminables, aux journées trop courtes, à une pénible et fatale frilosité du corps et de l'âme.
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  • Par joedi, le 17 mai 2012

    J'ai toujours associé l'amitié à une porte à laquelle, lorsque plus rien ne va, on peut venir frapper à tout moment, même au milieu de la nuit. La porte s'ouvre. L'ami est là. Bienveillant. Pas même surpris. Il dit seulement : "Entre." Il ne demande rien. Il écoute sans juger. Il sait se taire. Il prépare du café à trois heures du matin.
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  • Par joedi, le 17 mai 2012

    Démontrer est une chose, disait-il, démontrer avec élégance en est une autre.
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  • Par moustafette, le 07 juin 2011

    Mais là-bas après chaque journée étouffante il y a ce que j'appelle la récompense du soir, ce moment de pure clarté afghane, lorsque les choses semblent posées dans la transparence et comme nimbées par un poudroiement doré, une pluie de particules d'or, poussière ou pollen autour des corps, tandis que les ombres des maisons, des hommes et des bêtes, ombres épaisses et brunes comme du feutre, s'allongent démesurément sur le sol encore brûlant jusqu'à ce que le soleil disparaisse et que le poudroiement ne soit plus qu'une nuée lasse et soudain cendreuse, soulevée par les sabots des bêtes qui ne bougent presque plus dans la nuit qui tombe, ou par les pneus d'un de ces magnifiques camions afghans, qui surgit tout à coup, surchargé, avec des images naïves, souvent drôles, peinturlurées partout sur son capot et ses portières.
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Vidéo de Pierre Péju

À l’occasion de la sortie de son nouvel essai Enfance obscure, Pierre Péju, romancier et philosophe est revenu pour la NRP sur certains thèmes de l’enfance qui lui tiennent à cœur, la notion d’enfantin, l’enfant aujourd’hui, la littérature jeunesse.








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