ISBN : 2070414167
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Ce livre tente de dire la « venue au monde », le banal miracle de chaque naissance. Car la naissance est comme le trépas, le passage invisible dont nous ne savons pas, ne pouvons pas parler.
Trois naissances singulières sont ici relatées.
La première est t... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par kreen78, le 18 mai 2012

    kreen78
    Je me suis fiée au titre et à la photo en regardant vaguement la quatrième de couverture lorsque je l'ai acheté, juste avant de tomber enceinte. Finalement j'ai attendu la fin de ma grossesse pour le lire, et j'avoue que la deuxième histoire m'a quand même fait flipper... Un bébé n'est finalement pas à l'abri de tout dans le ventre de sa mère, même à terme. J'ai été très bouleversée par ce récit, puisqu'il finit mal.
    La première naissance est quand même très... bizarre, avec ces voyeurs qui zieutent de l'extérieur l'entrejambe de la femme en train d'accoucher. Heureusement, la dernière histoire nous raconte une fin heureuse, avec des mots émouvants. Car c'est ça le critère si spécial de ce roman. Pierre Péju a pris tous les sentiments qu'il avait au fond de lui pour nous écrire des textes vraiment très beaux. Nous, femmes, on sent le ton très juste du narrateur (qui se met dans la peau du père) mais on est très émues de se rendre compte que les hommes puissent voir un bébé et tout ce qui l'entoure et entoure l'accouchement de cette façon. On n'arrive pas forcément à savoir ce qu'ils pensent vraiment, puisqu'ils ne disent pas tout haut ce qu'ils pensent au fin fond d'eux-mêmes. Grâce à Mr Péju, j'en ai eu un aperçu dans ce roman. Les hommes sont tout aussi émotifs que nous, ils ont aussi peur que nous, ils ont des sentiments très proches des nôtres finalement.
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    • Livres 5.00/5
    Par Skritt, le 01 mars 2011

    Skritt
    C'est un homme qui relate sa vision de l'accouchement, un homme, qui par définition, se trouve seulement spectateur de l'événement. On débute devant un reportage à la télévision une nuit alors que le sommeil se fait difficile à trouver, un témoignage d'une vieille dame qui raconte son accouchement dans un camp pendant la deuxième guerre mondiale. Sans y avoir participer, l'émotion de cette dame lui permet de retranscrire avec des mots justes toute la véritable tragédie qui se déroule dans cette petite salle poussiéreuse, cet enfant sauvé par une infirmière avant de monter dans le wagon.
    Puis la vie continue, et cet homme assiste impuissant à la naissance de son bébé, mort-né, se replie derrière cette "mâle maîtrise de soi" pour pouvoir faire abstraction de sa propre peine cachée derrière un masque impassible, et se rendre disponible pour sa femme.
    Mais la vie continue, et il assiste à une naissance joyeuse, une première naissance pour une toute jeune sage-femme, un moment heureux.
    Lu une première fois pendant la grossesse de ma fille, je me suis replongé dedans pour lire cette magnifique écriture qu'est celle de Pierre Péju. Comment arrive t-il à nous faire vibrer avec des mots alors qu'il n'est qu'un simple spectateur de l'événement. Les émotions sont fortes tout au long de cet ouvrage. du déchirement de la séparation, de la tragique mort d'un enfant, ou d'un accouchement normal et heureux, Pierre Péju nous emmène assister à trois Naissances différentes, mais chargées d'amour. Un livre à lire absolument, les femmes, les mamans, pour comprendre le regard du père, les hommes, les papas, pour mettre des mots sur ces émotions.

    Lien : http://skritt.over-blog.fr/article-naissances-pierre-peju-66556508.h..
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    • Livres 4.00/5
    Par kathy, le 13 juin 2011

    kathy
    Quoi de plus beau qu'une naissance ?
    Des mots subtilement choisis, des émotions plus intenses les unes que les autres (j'ai adoré -quoique dramatique- la première nouvelle, très belle, très émouvante) ; et quelque soit l'issue de l'accouchement -douloureuse ou heureuse- c'est avant tout un hymne à la beauté de la venue au monde d'un enfant, un hymne à la vie.
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    • Livres 1.00/5
    Par zabeth55, le 07 février 2012

    zabeth55
    Quelle déception que ce livre ! Je pensais aimer Péju mais après celui-ci, je laisserai passer un peu de temps avant d'en lire un autre de lui.
    Je suppose qu'il a écrit cela après la naissance d'un de ses enfants et j'avoue que sa vision de la naissance n'a m'a provoqué aucune émotion ; mais ne dit on pas que "les hommes viennent de mars et les femmes de vénus" ? Sa vision masculine de la chose est très loin de ma perception d'une naissance
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 10 janvier 2012

    « Fidèlement, timidement ou crânement, le père ne peut que se tenir sur le rivage de toute maternité, bras ballants, un peu maladroit. Patient et impatient. Inquiet et rassurant. Jusqu’au bout. » (Pierre Péju)
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  • Par dresseeaveclepoing, le 26 février 2011

    Très vaguement, la jeune femme sentit qu'un bras entourait ses épaules, qu'une main secourable et fraîche épousait son front. Derrière la brume, elle entendit une prisonnière qui frappait du poing contre la porte verrouillée et gueulait plus qu'elle n'appelait: " Il y en a une qui accouche !" La voix aiguë, s'égosillant toujours, jurait, tambourinait, puis il y eu des claquements, des grincements, le bruit de talons ferrés qui se rapprochaient.
    Voilà, j'écris l'histoire de cette femme d'une vingtaine d'années, arrêtée alors qu'elle est enceinte pour la première fois, et qui s'apprête à accoucher, avant la déportation, dans un camp d'internement français.
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  • Par Sarahcarabin, le 10 avril 2008

    Où sont cachés les stigmates du pire quand la vie courante nous contraint chaque jour à renaître à la banalité écoeurante et splendide ?
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  • Par kathy, le 13 juin 2011

    Où sont cachés les stigmates du pire quand la vie courante nous contraint chaque jour à renaître à la banalité écoeurante et splendide? Stigmates cachés peut-être dans la voix. La voix comme un dernier refuge, une chair ultime. La voix qui se faufile dans le silence du présent, se pose, s'impose, se brise, s'éteint, se tait et à nouveau murmure.

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  • Par kathy, le 13 juin 2011

    Immense, immense précarité de la paternité qui n'est jamais donnée, comme la maternité, mais conquise, réellement conquise, de jour en jour, d'instants partagés en instants partagés, de mains doucement serrées en jeux turbulents, de questions déroutantes en réponses appliquées, de paroles en silences, d'émotions en habitudes, de confiance en énigmes.
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Videos de Pierre Péju

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Vidéo de Pierre Péju

À l’occasion de la sortie de son nouvel essai Enfance obscure, Pierre Péju, romancier et philosophe est revenu pour la NRP sur certains thèmes de l’enfance qui lui tiennent à cœur, la notion d’enfantin, l’enfant aujourd’hui, la littérature jeunesse.








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