Note moyenne : 4.38/5 (sur 13 notes)
L'épervier. 2, Le rocher du crâne2Ajouter à mes livres
Accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, l'Epervier, un corsaire du Roi de France, est pourchassé et isolé de son équipage, prisonnier dans les geôles de brest.
L'Epervier, désormais seul, doit se réfugier dans son dernier refuge : le Rocher du crâne. > voir plus
Le Rocher du Crâne, le deuxième tome de la série L'Epervier, est une suite centrée sur la piraterie de cabotage ! Après l'assassinat et la fuite de l'épisode 1, on suit notre héros autour de la rade de Brest et il faut déjà saluer comment Patrice Pellerin dépeint, chose trop rare en bande dessinée, le fin fond de la Bretagne avec finesse toujours et humour parfois. Dans cet épisode, les rebondissements s'enchaînent et les ennuis s'accumulent pour Yann, le héros : on sent que nous abordons un récit qui est loin d'être fini et surtout qu'il y a un arrière-plan à cette histoire tout aussi étoffé. le Rocher du Crâne est ainsi également le moment bienvenu pour en dévoiler davantage sur le passé de certains personnages et expliquer, en partie, les événements de l'épisode précédent, qui nous avait pris, il avait vrai, un peu à froid sur certaines parties du scénario. Un très bon opus donc, avec un titre lui-même très accrocheur.
L'histoire est toujours aussi efficace, avec beaucoup de rebondissements.
Ce tome permet de découvrir l'un des repères de Yann, il permet aussi de cerner un peu mieux le milieu des corsaires à cette époque.
On découvre le passé de Yann et notamment sa relation avec le Comte de Kermellec, le grand-père d'Agnès.
En fait, ces deux personnages se se connaissent pas (à part une brève rencontre dans le premier tome où Agnès sauve Yann accusé du meurtre de son grand-père) mais ils partagent les mêmes souvenirs d'enfance du fait qu'ils aient été élevés par le même homme.
C'est un parallèle plutôt intéressant et inhabituel dans une histoire, en tout cas c'est la première fois que je le rencontre dans une bande dessinée. Dans ce tome-ci les dessins et les couleurs sont plus sombres du fait que la majorité de l'action se déroule de nuit.
C'est en tout cas une très bonne suite pour cette aventure maritime.
Marion : Eh bien, maître Caroff, pourquoi ces rougeurs ? Vous n’avez jamais vu une femme nue ?
Il m’avait pourtant semblé vous reconnaître l’autre soir en compagnie de mon amie Soizic ! Elle n’était guère plus habillée…
Et dans une position infiniment plus scabreuse !