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Critiques sur Au bonheur des ogres (30)


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    • Livres 4.00/5
    Par nanougo44 le 05/02/2012


    Je me demande pourquoi j'ai attendu pour me plonger dans ce livre depuis si longtemps conseillé et si positivement critiqué, et qui plus est dans ma bibliothèque à me faire de l'œil depuis tout ce temps. Peut-être avais-je peur d'être déçue ?...Je ne sais pas...
    Vous devez savoir que j'avais vraiment besoin de me vider la tête et de me divertir quand je l'ai ouvert...il y en a d'autres qui picolent...choisis ton camp camarade !
    Donc, pour ma première immersion dans le cerveau complètement loufoque de Daniel Pennac, je dois dire que je suis plus que ravie.
    C'est grinçant, ironique, sarcastique, ça part dans tous les sens mais c'est tellement touchant, tellement attachant, tellement émouvant et d'un humour décapant. J'ai tout simplement adoré !
    Et puis j'aime beaucoup la manière qu'à l'auteur de faire parler le narrateur en rajoutant entre parenthèses ou non, ses véritables pensées. Vous savez comme quand vous souriez poliment à la petite vieille (j'ai rien contre les petites vieilles, hein ? Attention !) que vous venez gentiment de laisser passer, et qui vous ferme la porte au nez, sans un « Merci », alors qu'au fond vous pensez tout un tas de jolis noms d'oiseaux finissants en « -asse ». Ou encore, la même que vous allez laisser traverser la rue alors que cinq autres auraient pu lui rouler dessus, mais qui ne vous adressera même pas un regard...grrrr !!!
    En tout cas, pour cette histoire, c'est exactement ça ! Les gens les plus gentils, ceux qui suivent le mouvement sans jamais vraiment discuter ou se rebeller, sont toujours les premiers à qui l'on s'en prend car ils sont des proies faciles (et je sais de quoi je parle, croyez-moi...) et le jour où ils se rebellent, ils passent toujours pour ce qu'ils ne sont pas.

    Benjamin Malaussène (le narrateur, donc), travaille dans un centre comMercial et occupe un poste aussi étrange qu'utile: il est bouc émissaire au bureau des réclamations. Un rôle qu'il joue à la perfection en se rabaissant, proposant inlassablement sa démission, pleurant, feignant la dépression et le suicide proche...Le client se fait avoir et repart en ayant retirer sa réclamation.
    Jouant, en parallèle, le rôle de « mère de substitution » avec beaucoup de cran, à cause d'une mère dépressive aux abonnés absents, avec ses frères et sœurs tous aussi attachants: Louna, l'amoureuse transie et passionnée qui se retrouve enceinte d'un homme qui l'aime mais ne veut pas d'enfant, Thérèse, sténographe et accessoirement voyante, Clara, qui photographie sa vie comme elle respire, Jérémy qui aime faire des expériences, le Petit qui dessinent des Ogres de Noël et Julius, le chien épileptique. Toute cette petite tribu va être perturbée par des attentas survenus dans le magasin où travaille Benjamin, qui va devenir, malgré lui, un coupable potentiel.

    Bref, je n'ai pas envie d'en dire beaucoup plus sur l'intrigue, car intrigue et enquête il y aura( réalisée par « Jib la Hyène et Pat les Pattes »plus méchants qu' « Ed Cercueil et le Tchèque en bois ») mais personnellement je vous prescrirai bien un bon Daniel Pennac si vos symptômes de mélancolie persistent.

    Petite anecdote personnelle:
    J'ai ouvert ce livre dans la salle d'attente de mon médecin( d'où le besoin de divertissement...), à un moment, je me suis rendue compte que je rigolais tout haut, j'ai levé les yeux un peu gênée et la dame assise à côté de moi m'a regardé d'un air amusé, s'est penchée vers moi et m'a dit: « ça m'a fait la même chose quand je l'ai lu ! », clin d'œil...

    critique de qualité ? (23 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par selena_974 le 07/01/2012


    Quoi de mieux pour commencer une nouvelle année qu'une bonne histoire de Daniel Pennac ? C'est avec la mémoire pleine des bons moments passés avec La Fée Carabine que je me lance donc dans la lecture de au bonheur des ogres. Oui, je sais, dans la logique des choses j'aurais dû le lire avant, mais ça ne m'a pas du tout gênée dans la compréhension de l'histoire.

    au bonheur des ogres, le titre déjà est plein de promesses, que l'auteur tiendra jusqu'au point final de l'histoire. Car Daniel Pennac a du génie, il parvient toujours à l'aide de personnages hauts en couleurs, de répliques fantaisistes et édulcorées, à faire passer comme une lettre à la poste un sujet qui, traité autrement, aurait pu être réellement tragique. La gravité des crimes commis par ces "ogres" est indiscutable. Mais l'histoire, vécue à travers le regard de Benjamin Malaussène, Bouc Emissaire de métier, prend une toute autre tournure.

    Je le répète une nouvelle fois (puisque j'avais déjà mentionné ceci dans ma critique de La Fée Carabine), nous vivons tout au long du livre une série d'évènements qui n'ont ni queue ni tête, en passant du coq à l'âne et en essayant désespérément de trouver un sens à tout ça. Et quand enfin vient l'heure où Daniel Pennac nous emboîte les pièces du puzzle, son génie nous explose à la figure.

    En un mot, génialissime.

    critique de qualité ? (16 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par litolff le 07/11/2011


    Vous qui entrez dans la famille Malaussène, bienvenue au royaume des doux-dingues ! Bienvenue dans le monde fantaisiste de Benjamin Malaussène qui veille sur son improbable et nombreuse fratrie et exerce le métier pour le moins original de bouc émissaire ! Des bombes, une intrigue policière, une famille hétéroclite et attachante, beaucoup de gaieté et de bonheur pour le premier tome d'une saga haute en couleurs dont les personnages sont devenus des incontournables de la lecture contemporaine, tout comme Belleville mis à l'honneur avec tendresse par Pennac. A suivre avec La Fée Carabine, La petite marchande de prose, Monsieur Malaussène, Des chrétiens et des maures, Aux fruits de la passion.

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par horline le 07/09/2011


    De la dérision, de la fantaisie, de l'impertinence, du rocambolesque mais aussi de la fragilité de l'enfance, de l'éclatement de la famille, de la gravité des évènements …il y a tout ça dans ce premier opus de la saga Malaussène où le narrateur, Benjamin Malaussène, affublé du costume de chef de tribu quelque peu trop grand pour lui, devient le moteur malgré lui d'un conte policier moderne. Car à veiller sur sa famille en racontant des histoires d'ogres, Benjamin va découvrir que la fiction peut prendre des airs de réalité.

    Quel drôle de type que ce narrateur qui attire sur lui toutes les flèches perdues : non seulement il a été un bon fils suppléant une mère absente, un frère prévenant qui se consacre à sa fratrie, un employé martyr subissant la colère des clients …mais il doit en plus se débattre avec un poseur de bombes qui cherche à l'incriminer dans une série de meurtres violents, des flics suspicieux, une hiérarchie méprisante et de jeunes frères et sœurs qui malgré eux font de la vie de Ben une véritable odyssée burlesque et distrayante.
    Oui c'est réellement un roman divertissant où le comique des situations, le rythme vif, la plume tonique séduisent le lecteur. Daniel Pennac a le don de rendre ses improbables personnages attachants et les faits tragiques légers. L'élan et l'audace de l'auteur transforment le tout en une joyeuse tournure métaphysique.
    Qu'est-ce qui tend à rendre ce récit fantaisiste cohérent et jubilatoire ?
    Paradoxalement le ton résolument extravagant qui abolit les règles de la vraisemblance. le plaisir nait de cet abandon, on se laisse corrompre par un réalisme évaporé. Mais il s'agit d'un abandon parfaitement maîtrisé, il y a une réelle construction de l'intrigue, une trame assise sur un ressort narratif.
    Et certainement la galerie de doux dingues qui peuplent l'univers de Pennac, au premier desquels Benjamin Malaussène, qui a vocation à endosser la responsabilité de bouc-émissaire. Auréolé de l'image d'innocent persécuté, le narrateur déploie toutes les facettes de l'humanité, forçant la compassion et l'empathie dans des situations cocasses, assouplissant par là même les tentatives de raisonnement du lecteur.

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



  • Par Liseuse le 11/12/2011


    La saga Malaussène était loin d'être une découverte pour moi car La Petite Marchande De Prose avait fait l'objet d'une lecture obligatoire dans le cadre de mes cours. J'en avais d'ailleurs gardé un bon souvenir. C'est donc très enthousiaste que j'ai commencé ma lecture et que je me suis replongée dans l'univers de Benjamin Malaussène.

    Le premier tome de cette saga nous fait découvrir la famille très particulière de Benjamin. Maman étant partie, il se retrouve à s'occuper de ses frères et soeurs. Entre Thérèse qui lit l'avenir dans les astres, Clara qui photographie absolument tout, Jérémy qui adore les expériences, le Petit qui rêve d'ogres de Noël mais aussi Louna qui est infirmière sans oublier bien sûr, Julius, le chien épileptique, notre chef de famille a de quoi faire ! Voilà donc une panoplie de personnages très différents les uns des autres mais il y en a encore beaucoup d'autres. Et tous sont très attachants à leurs manières.

    De plus, ce premier tome possède une trame policière car tout au long de l'histoire, nous découvrons que des bombes explosent dans le magasin où travaille Ben et qu'il est la cible de tous les soupçons. L'enquête nous porte donc au fil des pages car nous voulons découvrir qui est le fameux poseur de bombes. La fin est d'ailleurs assez surprenante. Je n'aurais jamais imaginé ce genre de mobile, assez macabre il faut dire.

    Mais ce qui est le plus plaisant dans cette histoire, c'est la manière dont Ben nous raconte les faits. C'est frais, léger et très drôle. C'est loin d'être un chef d'oeuvre littéraire, c'est certain, mais ce n'en est pas moins un incontournable ! Les pages se tournent à une rapidité affolante tant nous rentrons facilement dans ce monde.

    C'est donc une lecture très agréable de par son côté complètement déjanté. Franchement, j'adore!


    Lien : http://mes.lectures.over-blog.com/article-au-bonheur-des-ogres-danie..

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par carre le 10/01/2012


    Dans ce premier roman de la saga Malaussène l'on trouve tout les ingrédients qui vont nous enchanter les livres suivants. La fatrie Malaussène est légèrement déjantée, joyeusement bordélique, drôlement attachante.
    Benjamin exerce le métier de Bouc émissaire (Et oui), et il doit aussi garder l'oeil sur la famille car la maman au coeur d'artichaut tombe amoureuse comme elle fait les bébés; de nombreuses fois. Pennac nous ravit car il nous embarque dans des histoires rocambolesques, survitaminée d'humour, de tendresse; le tout rythmé par des affaires criminelles tout aussi insolites.
    Pennac s'amuse et nous amuse avec une jubilation de garnement. Un sacré bonheur de lecture.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Ainhoa le 28/08/2011


    J'A-DORE !
    Une histoire pas comme les autres, avec un héros pas comme les autres (bouc-émissaire de métier, s'il vous plait!), un style d'écriture pas comme les autres : Pennac aime les mots et ça se voit !
    J'ai lu ce livre au départ sans conviction et je suis tombée amoureuse de Benjamin Malaussène, de Pennac et de toute la série des Malaussène !!

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par cicou45 le 25/07/2011


    Le héros, Benjamin Malaussène a un drôle de métier , il est bouc émissaire. Vous n'en aviez jamais entendu parler ? Pas étonnant parce que ce dernier n'existe pas officiellement bien qu'il existe des personnes qui ont cette double fonction sans s'en apercevoir. En effet, officiellement, Benjamin est contrôleur technique tout comme un grand nombre de personnes (telle que moi, c'est pour cela que je m'autorise cette remarque puisque je me moque de moi-même) en voulant prendre tout le malheur du monde sur leur dos réussissent soit à s'attirer les sympathies soit à se mettre tout le monde à dos (c'es le cas de le dire). Benjamin en fera ainsi la douloureuse expérience en devenant le souffre-douleur de ses collègues de boulot.
    Une parodie à mourir de rire. L'écriture de Daniel Pennac est fluide et agréable à lire. Un régal !

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par nicoleh le 06/05/2009


    Un des romans les plus drôles que j'ai lu. J'avais le sourire presque tout le temps et même très souvent, j'éclatais de rire. Pur bonheur de lecture !

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par nekomusume le 25/08/2011


    j'ai un nouveau héros: Benjamin Malaussène, bouc émissaire de son état! Improbable et tellement attachant...

    critique de qualité ? (5 votes positifs)






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