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ISBN : 2754809503
Éditeur : Futuropolis (2013)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 280 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
13 ans, 1 mois, 8 jours. Mercredi 18 novembre 1936
Je veux écrire le journal de mon corps parce que tout le monde parle d'autre chose.

50 ans et 3 mois. Jeudi 10 janvier 1974
Si je devais rendre ce journal public, ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 17 février 2012

    brigittelascombe
    Daniel Pennac confie en prologue avoir eu vent du Journal du corps d'un personnage en vue (dont il souhaite taire l'identité), "cahiers légués" à sa fille "adorée" Lison (amie de l'auteur).
    Autofiction?
    Ce Journal d'un corps, commencé suite à un traumatisme de scout ligoté à un arbre et chiant dans son froc (pardonnez l'expression!) de terreur d'être dévoré par des fourmis, va relater la vie de son narrateur du moment où il jure: je n'aurai "plus jamais peur" jusqu'à sa fin de vie.
    Sensations d'un écorché vif en manque d'amour maternel, construit en opposition à la mère humiliante pour ne pas être le "rien" prédit, "corps objet d'intérêt" pour suivre les murmures d'un père disparu trop tôt, ce corps, thème majeur de ce journal est plus un Moi-peau, un corps physique qui parle d'émotionnel.
    Invention d'un double "exercice d'incarnation convaincant",grève de la faim,jouissance,hypochondrie,somatisation, ce journal transcrit l'intime à travers un corps qui exprime ses manques, sa haine,son désir,son plaisir,son narcissisme,sa sexualité,ses amours,sa tendresse,ses peurs paniques.
    C'est toute une vie qui nous est contée rien qu'en regardant son écorce palpiter.
    "Les testicules siège de l'âme?"
    Question intéressante!
    Une ouverture intéressante aussi: un destin est-il toujours lié à l'enfance, une vie maîtrisée vers la réussite en tout ne montrant ses failles qu'en de secrètes cellules?
    Daniel Pennac(auteur connu et reconnu, prix Renaudot 2007 pour chagrin d'école) signe là un petit chef-d'oeuvre qui sonne fort, juste et vrai!
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    • Livres 5.00/5
    Par TINUSIA, le 29 février 2012

    TINUSIA
    Jubilation !
    C'est un grand cru que ce roman tout frais paru. du Pennac dans l'essence, avec un subtil mélange de facétie, d'exultation, de dialectique, de sagesse, assaisonné juste ce qu'il faut d'un soupçon d'extravagance.
    Le narrateur (dont on ne connaîtra jamais le nom) a remis à sa fille Lison, quelques moments avant sa mort, le journal qu'il a tenu, du 28 septembre 1936 au 29 octobre 2010. Non, ce n'est pas un journal intime, surtout pas ! SURTOUT PAS ! Ici pas de mièvreries d'une vie quotidienne et sociale que tout le monde connaît, et dont tout le monde parle. « Je veux écrire le journal de mon corps parce que tout le monde parle d'autre chose ». (Mercredi 18 novembre 1936). C'est un enfant de 13 ans, 1 mois et 8 jours qui commence cette biographie.
    Biographie imaginaire ? Auto-biographie ? Sans doute un peu les deux. Impossible que Pennac ait inventé tout cela, sans avoir puisé ses sources en son propre corps !
    À l'origine, c'est une grosse frayeur, un épouvantement devenu hystérique, qui conduit ce gamin à écrire. Un gamin chétif, malingre, dont le corps n'existe pas dans le regard de sa mère. « À quoi ressembles-tu ? Veux-tu que je te le dises ? Tu ne ressembles à rien ! Tu ne ressembles absolument à rien », vitupère-t-elle, en claquant la porte. Alors, pour exorciser ses peurs, il commence à les mettre en mots : il établit une liste de ses sensations : « la peur du vide broie mes couilles, la peur des coups me paralyse, la peur d'avoir peur m'angoisse toute la journée, l'angoisse me donne la colique, l'émotion (même délicieuse) me flanque la chair de poule, la nostalgie (penser à papa par exemple) mouille mes yeux, la surprise peut me faire sursauter […], la panique peut me faire pisser, le plus petit chagrin me fait pleurer, la fureur me suffoque, la honte me rétrécit. Mon corps réagit à tout. Mais je ne sais pas toujours comment il va réagir. » Et de poursuivre, le lendemain, « si je décris exactement tout ce que je ressens, mon journal sera un ambassadeur entre mon esprit et mon corps. Il sera le traducteur de mes sensations ».
    Le lecteur va donc suivre 74 ans de la vie de l'auteur du narrateur, au gré des manifestations de son corps. Mais point d'inventaire à la Prévert, ni de misérabiliste, ni d'hypocondrie débordante ! Et il ne les chante pas non plus à la Gaston Ouvrard : « Je suis d'une santé précaire, et je me fais un mauvais sang fou... ». Non, le narrateur n'est pas « pas bien portant ». Il vit ses jours - bons et mauvais -, les heurs - bons et mauvais -, et dit les bouleversements de son corps – bons et mauvais -.
    Je l'ai accompagné avec enthousiasme, cet enfant qui devient jeune homme, puis homme, puis vieillard. Et je ne l'ai pas vu vieillir, tant l'histoire de son corps qui prend de l'âge est distillée graduellement, progressivement. Les mots de Pennac, dans ce journal, c'est la quintessence de la vie qui passe. C'est du raffinement, de la finesse, de la subtilité.
    Et pourtant ! L'auteur ne s'encombre pas d'oiseuses pudibonderies pour évoquer ce corps qui peu à peu se déploie, s'affirme, décroît, puis se meurt. le vocable est cru, parfois un peu gaillard, quand il s'agit d'évoquer les miasmes de l'anatomie. de toutes les anatomies, parce que, en toute sincérité, j'ai retrouvé dans les scrupuleuses descriptions de nos rituelles « habitudes » intimes, quelques unes de mes petites pratiques solitaires que, bien sûr, je ne détaillerai pas... je n'ai pas l'habileté de Daniel Pennac, moi, pour révéler ma profonde nature !
    « [...]un homme ignore tout de ce que ressent une femme quant au volume et au poids de ses seins, […] les femmes ne savent rien de ce que ressentent les hommes quant à l'encombrement de leur sexe ».
    Ou bien : « Nous nous repaissons en secret des miasmes que nous retenons en public ».
    Je n'omettrai surtout pas dans cette chronique d'évoquer ce qui fait la force des textes de Daniel Pennac : la faculté de penser, l'intelligence, le sens des choses dans ce qu'il sublime notre quotidien.
    « L'angoisse se distingue de la tristesse, de la préoccupation, de la mélancolie, de l'inquiétude, de la peur ou de la colère en ce qu'elle est sans objet identifiable ».
    « Il me plaît de penser que nos habitus laissent plus de souvenirs que notre image dans le coeur de ceux qui nous ont aimés ».
    « Ces petits maux, qui nous terrorisent tant à leur apparition, deviennent plus que des compagnons de route, ils nous deviennent ».
    « Enfants, nous ne voyons pas les adultes vieillir ; c'est grandir qui nous intéresse, nous autres, et les adultes ne grandissent pas, ils sont confits dans leur maturité ».
    Ce livre, c'est un roman de vie, c'est un roman d'amour, c'est un roman d'aventure.
    Non, ce n'est pas un roman ; c'est une leçon de choses, comme on appelait ces cours, dans mon enfance, qui traitaient de ce qui ce nomme désormais « SVT ».
    Une leçon de choses, où je suis, tu es, il(elle) est, nous sommes, vous êtes, ils(elles) sont, du point de vue du corps, les protagonistes parfois ardents, parfois languissants, mais toujours présents de la ligne de vie.
    « Nous sommes jusqu'au bout l'enfant de notre corps. Un enfant déconcerté ».

    Lien : http://livresouverts.canalblog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par meyeleb, le 25 juin 2012

    meyeleb
    Quelle bonne idée que ce journal! Il faut dire que les romans d'aujourd'hui investissent surtout dans l'analyse psychologique. le corps, eh bien on lui laisse les miettes, vulgaire véhicule du dieu Pensée.
    Pennac, lui, décide de redorer le blason du charnel, du viscéral. le corps et ses humeurs, visqueuses celles-ci, encombrantes et odorantes parfois. le corps et ses rouages, mais aussi ses caprices. Jamais ennuyeux, le corps! Car il change, il passe par des métamorphoses, il force l'étonnement, contraint à l'adaptation. On s'en fait un ami (ou un ennemi) de plus en plus longue date, à la fois intransigeant et bienveillant à l'égard de ses petits défauts et de ses défaillances.
    C'est une histoire parfaite au fond : des rebondissements en veux-tu en voilà, de l'amour, des amitiés, de la souffrance, du suspense aussi (même si on en connaît déjà la fin, l'important n'étant pas le quoi mais le comment, n'est-ce pas ?).
    Et puis vous la connaissez cette sensation si agréable de se reconnaître dans un personnage! Que celui qui n'a pas songé : « Mais oui, c'est vrai, moi aussi j'ai connu ça! » lève le doigt! Car il les accumule les impressions, les sensations, les petites manies intimes communes à tout un chacun, bien placées, égrenées au fil du journal.
    Femmes, on savourera certains passages où le corps masculin s'exprime dans toute sa virilité, avec le sourire de celle qui aimerait y être, juste une fois, pour voir. Mais au final il s'agit du Journal d'un corps; pas MON corps, bien un corps qui s'indifférencie au fil des pages, trouve un écho en chacun de nous.
    Comme la notion du temps y est bien rendue! Un temps subjectif, ralenti par de multiples découvertes dans l'enfance, entrecoupé de silences qui précipitent les mois les uns derrière les autres à l'âge adulte. Et comme ça se lit! A vous mettre dans l'angoisse du temps qui passe si vite, lui aussi! Quelle étrange prise de conscience, lorsque vous refermez le livre ouvert il y a quelques jours seulement, qu'une vie s'est écoulée!
    J'ai lu ce bouquin avec le sentiment d'avoir porté plus d'attention à mon corps tout à coup, de lui avoir laissé le moyen de s'exprimer, d'être là, pleinement. Expérience plutôt sympathique, qui nous réconcilie avec nous-mêmes.
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    • Livres 5.00/5
    Par fichetoux, le 06 mars 2012

    fichetoux
    BLAM !!!!
    Rien vu venir,cœur emballé, coeur comblé,cœur explosé…LE coup de cœur 6 étoiles !!!
    Tente en vain d'essayer de mettre mes idées et émotions en place pour une critique plus, enfin moins, ou plutôt, quoique.hum, ca me rappelle un pub pour un parfum qu'un homme tentait de décrire sans y arriver 
    Bref, Fichetoux, toujours sous le choc…mais promis, vous donne des nouvelles
    3h du matin, le déclic !!!
    Et oui, il y a des livres comme ca, qui même terminés laissent le lecteur dans un état de stupeur, bouche bée, et dont le récit et ses implications trottent dans votre tête.
    Des livres, où la dernière page lue et le bouquin refermé, on est dans son lit et, pendant une demi heure, on regarde le mur sans le voir, toujours l'esprit dans ce trésor de papier on se dit « waowwww !!! »
    Mais allez expliquer ce « waowwww !!! »
    Ce que mon « conscient » tentait de formuler au sujet du Journal d'un corps, mon « inconscient » l'avait déjà capté et mis par écrit dans ma précédente tentative de critique-enfin,d'avis car je n'ai pas la prétention d'être un critique, plutôt un lecteur qui essaye d'expliquer ses coups de cœurs.
    BLAM !!! Juste une onomatopée mais une juste onomatopée.
    BLAM !!! Détonation, projectile…PROJECTION
    Avec le recul (sans mauvais jeu de mot balistique), je me suis retrouvé projeté tout au long de ce bouquin :
    Retrouvé comme infirmier aux urgences, en hématologie, en endoscopie digestive (et oui, je roule ma bosse professionnellement, grosso modo 10 ans dans chaque service) confronté aux maux et parcours du combattant de tout un chacun perdu au milieu de ce monde médical, froid, asseptisé, usant de termes « savants » pour le profane perdu…projection dans mon milieu carabin si particulier.
    retrouvé comme être humain face à la sénescence, la maladie, la mort de proches( famille et autres), les choses que l'on apprends par après, tout comme Lison, pas spécialement des secrets mais des non-dits, pour ne pas faire souffrir l'autre, ne pas l'accabler, l'épargner, acte d'amour parfois dévastateur, parfois protecteur mais jamais anodin pourtant partant d'un bon sentiment (des notes de feu mon père retrouvées par hasard); ou choses tues par humilité, ou parce que l'on trouve cela normal( la tête que j'ai faite quand ma tante m'a montré le « diplôme de résistant » de feu mon oncle signé par Eisenhower, véridique !...projection dans le passé avec ses bons et moins bons souvenirs.
    Retrouvé toujours comme être humain face à l'avenir de mes proches restants mais s'approchants doucement de la finalité, certains déjà dans les bras de ce cher Aloïs…projection dans l'avenir et la douleur des pertes à venir
    Projection, toujours projection…à croire que ce bouquin a été écrit pour moi (non, je plaisante, ce serait me donner une trop grande importance lol)
    Mise en abime totale, voila le pourquoi de mon bouleversement par rapport a ce fabuleux bouquin qui, du reste, m'a beaucoup fait rire par son ton ironique un peu désabusé, m'a forcement beaucoup ému par sa trame et pas mal gamberger pour ses relations humaines…mais après tout, n'est ce pas cela aussi que l'on demande parfois à un livre ?
    Bref, un livre fort, magique, tendre, drôle, lucide, sensible, cru et cruel parfois; mais un ami que l'on accompagne et qui nous accompagne vers un formidable voyage qu'est une vie, qu'est La Vie.
    Fred-Fichetoux-Beg content d'avoir réconcilié son conscient et inconscient va pouvoir faire dodo en paix
    Bonnes lectures à toutes et à tous, en espérant ne pas avoir été trop « pompeux » dans cette critique, euh, pardon, avis.
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    • Livres 4.00/5
    Par Tempuslegendae, le 13 février 2013

    Tempuslegendae
    De sa prime enfance des années 30 à ce soir d'automne 2010 où il rend son dernier soupir, un «bourgeois de son temps» rédige le journal de son corps. Curieux manuscrit, allez-vous penser. Daniel PENNAC ose prétendre que sa vieille amie Lison lui aurait confié des cahiers légués par son père. Pas une autobiographie, donc. Mais qu'importe. Les identités peuvent fusionner, les distances s'amoindrir, car le corps, en fait, c'est l'histoire en soi, notre déroulement, où se dévoilent le plus souvent l'absurdité risible de notre existence précaire. L'étonnant diariste le confesse dès le préambule: « Ne t'attends pas à lire un journal exhaustif, il ne s'agit que d'une recension au jour le jour mais plutôt à la surprise la surprise- notre corps n'en est pas avare… Il ne s'agit pas d'un traité de physiologie mais de mon jardin secret, qui est à bien des égards notre territoire le plus commun.»
    Chaque âge de la vie apporte son lot de découvertes et de déconvenues. Á nous de savoir apprécier chacun de ces dons. La scène inaugurale, où le narrateur attaché à un arbre s'est vu dévoré par une interminable colonie de fourmis, a sommé la nécessité d'écrire cette difficile cohabitation avec un corps qui, à tout moment, peut lui échapper. Au final, ce serait davantage le récit d'une reconquête, car il ne faut pas occulter aussi que la chose la plus familière s'assimile à ce qu'on voit le plus mal. Mais l'écriture est là, elle approfondira sans nul doute chaque sensation.
    Le corps est bientôt retrouvé.
    Á l'exception des revers cuisants, des détresses invalidantes, tout sera retranscrit. Les évocations sont profuses: on parle du goût d'une tartine, l'odeur d'une femme aimée, le plaisir du rasage, la combustion du désir… de la même façon sont dévoilés les peaux avachies, les sécrétions intimes, la prolifération des maladies, le cheminement des cellules cancéreuses, bref bien des choses dont je ne peux toutes citer en une phrase. On pourrait croire qu'il tient musée de toutes les défectuosités physiques, presque physiologiques.
    Grave tout autant qu'espiègle, ce livre divulgue ce qu'on s'évertue communément à cacher (ce qui prouve bien que j'ai «volontairement omis» de tout citer), jusque dans la surexposition; l'exhibition serait un aveu d'impuissance. «Plus on analyse, ce corps moderne, plus on l'exhibe, moins il existe. Annulé, à proportion inverse de son exposition.»
    En somme, une entreprise romanesque risquée mais diablement réussie: l'écriture de Daniel PENNAC s'approche au plus près de cette masse compacte où se cache des secrets, d'inviolables blessures, et peut-être même le mystère de nos origines. Á mon sens, l'auteur a flirté avec la science, peut-être même une discipline inédite.
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Critiques presse (9)


  • LesEchos , le 24 avril 2013
    OEuvre imposante, « Journal d'un corps » de Daniel Pennac vient d'être mis en images par Manu Larcenet. La rencontre fonctionne parfaitement.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Sceneario , le 18 avril 2013
    On est séduit par la beauté et la force du texte de Pennac. L'écrivain décale la rhétorique propre aux journaux intimes, il dévoile les méandres du corps pour rebondir sur le vécu du narrateur. Le texte est magnifiquement souligné par les illustrations de Larcenet qui expérimente, joue sur les formes, sur les évocations ...
    Lire la critique sur le site : Sceneario
  • LePoint , le 21 mars 2012
    Généreux, baiseur monogame, ouvert d'esprit et de coeur, politiquement hypercorrect, voici le héros du nouveau roman de Daniel Pennac.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Lexpress , le 28 février 2012
    Ni tout à fait un autre, ni vraiment lui, ce Journal d'un corps que nous offre Daniel Pennac n'est pas non plus un testament, plutôt une enquête sur un quotidien familier.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Culturebox , le 27 février 2012
    Son récit sans tabou ne peut pas être impudique puisqu'à chacun il parle de son propre corps.
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • Telerama , le 23 février 2012
    Pennac prend à bras-le-corps l'énigme de l'incarnation : quel est le lien entre mon corps et moi ? Et montre que le mystère n'est jamais épuisé.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LeFigaro , le 20 février 2012
    Voici donc l'histoire de nos fibres, celle d'un type mal parti qui connaît mille morts, mille résurrections et remplit sa vie.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Bibliobs , le 10 février 2012
    Le nouveau héros du père des Malaussène analyse les caprices de son corps dans un Journal délirant.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Lexpress , le 09 février 2012
    Le narrateur consigne dans un journal ses défaites amoureuses, ses conquêtes sexuelles et ses défaillances, de son premier à son ultime souffle. L'expression du corps au fil de la plume.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par liratouva2, le 09 juin 2012

    Le nombre de barbus de trois jours à cette soirée de quadragénaires ! Curieuse époque, tout de même, la moins aventurière qui soit, assureurs, avocats d’affaires, banquiers, communicants, informaticiens, boursicoteurs, tous salariés d’un monde virtuel, tous en surcharge pondérale, sédentaires à en trouer le plancher, le cerveau confit dans leur sabir d’entreprise, mais des têtes de baroudeurs, tous, retour d’expédition, fraîchement revenus du Ténéré ou redescendus de l’Annapurna, au moins. Bref, la mode par antiphrase.
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  • Par CamilleWz, le 03 janvier 2013

    Au départ, l’homme ne sait rien. Rien de rien. Il est bête comme les bêtes. Les seules choses qu’il n’a pas besoin d’apprendre c’est respirer, voir, entendre, manger, pisser, chier, s’endormir et se réveiller. Et encore ! On entend, mais il faut apprendre à écouter. On voit mais il faut apprendre à regarder. On mange mais il faut apprendre à couper sa viande. On chie mais il faut apprendre à aller sur le pot. On pisse mais quand on ne se pisse plus sur les pieds il faut apprendre à viser. Apprendre, c’est d’abord apprendre à maîtriser son corps.
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  • Par Kanelbulle, le 01 mai 2012

    Aucun doute, mon orgie de pompes, d'abdominaux, d'exercices physiques en tout genre a fait de moi un garçon qui ressemble à quelque chose. En l'occurrence à l'écorché du Larousse que revoilà coincé dans la rainure de la glace. Comparaison faite, tous mes muscles sont à leur place, parfaitement visibles, grands pectoraux, biceps, deltoïdes, abdominaux, radiaux, jambiers et, si je me retourne, fléchisseurs, jumeaux, fessiers, grands dorsaux, brachiaux, trapèzes, rien ne manque à l'appel, l'écorché est mon portrait craché, une vraie réussite, de quoi passer sa vie devant la glace. Moi qui ne ressemblais "vraiment à rien" voilà que je ressemble au dictionnaire !
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  • Par Gwordia, le 29 mai 2012

    Je ne sais pas si quelqu'un s'est jamais penché sur la question de la santé dans les guerres clandestines mais c'est un sujet à creuser. J'ai vu très peu de malades parmi mes camarades. Nous avons tout imposé à nos corps : la faim, la soif, l'inconfort, l'insomnie, l'épuisement, la peur, la solitude, le confinement, l'ennui, les blessures, ils ne regimbaient pas. Nous ne tombions pas malades. Une dysenterie occasionnelle, un refroidissement vite réchauffé par les nécessités du service, rien de sérieux. Nous dormions le ventre creux, nous marchions la cheville foulée, nous n'étions pas beaux à voir, mais nous ne tombions pas malades. J'ignore si mon observation vaut pour l'ensemble des maquis, c'est en tout casq ce que j'ai constaté dans mon réseau. Il n'en allait pas de même pour les garçons qui s'étaient laissé prendre par le STO. Ceux-là tombaient comme des mouches. Les accidents du travail, les dépressions nerveuses, les épidémies, les infections en tout genre, les automutilations de ceux qui voulaient s'enfuir décimaient les ateliers ; cette main-d'oeuvre gratuite payait de sa santé un travail qui n'en voulait qu'à son corps. Nous, c'est l'esprit qui était mobilisé. Quelque nom qu'on lui donnât, l'esprit de révolte, le patriotisme, la haine de l'occupant, le désir de vengeance, le goût de la bagarre, l'idéal politique, la fraternité, la perspective de la libération, quoi que ce fût, cela nous gardait en bonne santé. Notre esprit mettait notre corps au service d'un grand corps de combat.
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  • Par LaeticiaRouveyrol, le 02 avril 2012

    56 ans, 9 mois, 27 jours
    Blague entendu tout à l'heure, au bar où je prenais un café [...]. Pas de femmes, dit le médecin à son patient. Pas de femmes, pas de café, pas de tabac, pas d'alcool. Et avec ça, je vivrai plus vieux ? Je n'en sais rien, dit le médecin, mais le temps vous paraîtra plus long.

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Bande-annonce du film d'animation Ernest et Célestine (2012).








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