> Pierre Furlan (Traducteur)

ISBN : 2714443303
Éditeur : Belfond (2008)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres
1867. Alors qu'un terrible hiver a pris en tenailles le petit village de Dove River, un trappeur est retrouvé mort dans sa cabane, égorgé et scalpé.

Dans cette communauté d'origine écossaise qui s'accroche désespérément aux convenances de la mère patrie,... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par steppe, le 20 juin 2011

    steppe
    Un achat coup de coeur... le titre d'abord puis, l'attrait du Grand Nord, les trappeurs, les Indiens...
    La lecture fut agréable mais pas à la hauteur de mes attentes.
    L'intrigue est solide certes, mais je n'ai jamais réussi à complètement m'immerger dans le récit. J'ai sans vraiment pouvoir l'expliquer, un sentiment d'inachevé, d'être restée au bord de La Route.
    Les différents personnages d'abord : on découvre tout à tour leur passé, leur destin, leurs doutes, leurs motivations grâce à des retours en arrière judicieux, leur force et leurs faiblesses... Chaque protagoniste est une histoire... Et les destinées des uns et des autres, se croisent et donnent de l'épaisseur au roman...
    Pourtant, mis à part le jeune Francis, le seul à aller au bout de ses désirs et convictions, les autres m'ont agacée par leur côté fataliste
    ou plutôt par le parti pris de l'auteur de conclure son roman sans développer les conséquences que l'histoire aura eue sur chacun d'eux...
    Ainsi, Me Ross et Parker, tous deux intriguant, voire fascinants se révèlent à la fin d'une platitude consternante et sont le germe de ma déception.
    Mais, peut-être, sûrement même, ai-je eu du mal à adhérer aux intentions de l'auteur qui, en nous laissant dans le flou quand au devenir des personnages, a choisi de mettre à contribution notre imagination... Ça n'a pas fonctionné avec moi..
    Côté émotions, le cadre se prêtait à de belles envolées lyriques, à de belles introspections et là encore, je suis restée sur ma faim... Les descriptions des paysages sont succinctes, les chapitres courts et donc peu à même de nous permettre une pause sur la beauté d'un paysage ou la profondeur d'un personnage....
    Les thèmes abordés sont nombreux : la condition des Indiens dans le Grand Nord Canadien à la fin du 19ième, la vie difficile des colons, la honte, la culpabilité, l'adoption, l'homosexualité, le couple, le poids des préjugés... Des amorces de réflexion, à nous de trouver nos réponses. Et pourquoi pas ?
    Bref, un avis mitigé... Entre fascination pour un univers et une époque qui me tiennent à coeur et un sentiment de frustration pour ne pas être allée au fond des choses. Mais, en même temps, c'est un thriller pas un roman historique...
    Quelques beaux moments dans les immensités neigeuses et menaçantes du Grand Nord... Mais trop rares à mon goûts...
    Finalement, et au vu des critiques très élogieuses que j'ai pu lire, il semble que le problème vienne de moi... Jack London, souvent évoqué lorsqu'on parle de ce roman
    m'a bien plus bouleversée... Et, sans doute mes précédentes lectures d'ouvrages abordant le même contexte et la même époque, ont influencé mon jugement...


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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 08 avril 2009

    caro64
    Un moment fort de lecture ! On frissonne autant de froid que de crainte.
    Ce livre avec son énigme m'a tenu en haleine jusqu'à la fin. Renouant avec la tradidition du roman naturaliste amèricain (London, Cooper...), S.Penney nous transporte dans le Canada de la fin du XIX° siècle.Elle aborde des thèmes souvent oubliés dans le roman d'aventure comme la politique, les enjeux économiques ou les rapports linguistiques. Les nombreux personnages sont attachants.Stef Penney nous fait littéralement vivre cette aventure.
    Par contre, les loups sont vraiment juste dans le titre, ou une vague pensée omniprésente...
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    • Livres 5.00/5
    Par hootyowl, le 13 août 2010

    hootyowl
    Ce livre a été couronné par le Costa Book Award, ce qui est mérité!
    En plus d'être une intrigue policière haletante, et "une aventure à la Jack London" (Le Figaro), ce roman est d'une grande finesse. L'écriture est belle, sensible, et sait magistralement retranscrire la splendeur du Grand Nord, au XIX e siècle. Et ce froid, omniprésent et obsédant, nous fouette le visage pendant toute la lecture. Sans jamais tomber dans des clichés, les personnages, indiens, trappeurs, colons, sont consistants et bien modelés, certainement grâce à la narration. Elle se partage entre le point de vue de la narratrice attitrée, Mme Ross et celui des autres personnages. On s'attache à chacun, avec leurs caractères et leurs drames, si bien que j'ai eu l'impression de les abandonner à la fin. Cette dernière est laissée en suspens, ouverte à nos bons soins, à notre imagination.
    Ce premier roman de l'écossaise Stef Penney, scénariste et réalisatrice, est une réussite.

    Lien : http://notedelecture.blogspot.com/2010/07/la-tendresse-des-loups-ste..
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    • Livres 4.00/5
    Par kilitou, le 11 août 2010

    kilitou
    Le Grand Nord canadien. Des êtres humains, pour le meilleur et pour le pire. Une mère prête à tout pour retrouver son fils. Un crime à élucider. Une époque et une contrée violentes et généreuses.
    A goûter comme un film, en immersion totale dans un univers rude et glacé.
    Ecrivaine et réalisatrice, la jeune auteure est à suivre.
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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 04 avril 2009

    kathel
    Je suis plongée depuis une semaine dans ce roman et c'est tout à fait le genre d'immersion que j'aime. Il s'agit d'une enquête à la fin du XIXe siècle, dans les grands espaces du Nord canadien, mais aussi une observation très fine et intéressante de personnages venus d'horizons divers, pour certains issus de la communauté écossaise installée depuis peu à ce moment, d'autres indiens américains. En chapitre courts, alternant les points de vue, je me suis, malgré le nombre important de personnages, attachée à chacun d'entre eux et ai eu hâte de savoir ce qu'ils allaient devenir. Les thèmes abordés, tels que la justice, l'amour maternel, l'appartenance à une communauté, ont rendu cette lecture vraiment passionnante.
    C'est le premier roman d'une jeune écossaise, à ajouter dans les premiers romans à suivre de la rentrée de septembre 2008 : dire qu'il m'attendait depuis cette date !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-29736062.html
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Citations et extraits

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  • Par castabea, le 28 août 2009

    Plus tard, alors que je suis allongée dans la tente comme une saucisse, quelque chose me réveille. Je sens une légère ombre grise traverser la toile de la tente ; L'aube doit donc être proche, ou alors c'est la lune qui brille. A ce moment-là, la voix de Parker surgit à côté de moi, et je sursaute.
    "Madame Ross. Vous êtes réveillée ?"
    Je parviens à chuchoter un oui, mais je suis morte d'angoisse, m'imaginant toutes sortes d'horreurs au-delà de ces parois de toile.
    "Si vous le pouvez, avancez votre tête vers l'ouverture et regardez dehors. N'ayez pas peur. Il n'y a rien à craindre. Ca pourrait vous intéresser."
    J'arrive facilement à manoeuvrer mon corps de façon à regarder dehors, car, après la première nuit, j'ai dormi en gardant la tête du côté de l'ouverture. Je constate que Parker a ouvert un bout de rideau de mon côté, et je regarde.
    L'aube n'est pas encore là, mais une lumière froide et grise, qui vient peut-être de la lune invisible et se reflète sur la neige, permet une certaine visibilité. Entre les arbres, les choses restent cependant sombres et indistinctes. Devant moi, les restes de notre feu forment une tache noire et, au-delà, les deux chiens sont debout, en alerte, le corps tendu vers quelque chose sous les arbres. L'un des deux gémit ; c'est peut-être ce qui m'a réveillée.
    Au début, je ne distingue rien d'autre, puis, au bout d'une minute ou deux, je discerne un léger mouvement dans l'ombre. Je tressaille en me rendant compte qu'il y a une autre silhouette semblable à celle d'un chien qui se détache en gris contre le fond plus clair de la neige. Ce troisième animal qui surveille les chiens a des yeux et un museau légèrement plus foncés que sa fourrure. Ils s'observent avec un intérêt intense, sans agressivité manifeste, mais aucun ne veut tourner le dos. Un nouveau gémissement s'élève, peut-être vient-il du loup. Il me paraît plus petit que Sisco. Et seul. Je le regarde s'approcher d'un mètre ou deux, puis reculer, comme un enfant timide qui veu
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  • Par hootyowl, le 26 juillet 2010

    Tout en m'accrochant au traîneau qui cahote et plonge par-dessus les monticules de neige, je me rends compte que cette plaine est magnifique. La luminosité est si forte que j'en ai les yeux qui pleurent ; je suis éblouie, et pas seulement physiquement, mais aussi frappée de respect pour cette pureté gigantesque et vide. Nous passons devant des buissons dont le branches portent des toiles tissées par la neige et des nodules de glace qui, recevant la lumière du soleil, la réfractent en arcs-en-ciel. Le ciel est d'un bleu métallique luisant ; il n'y a pas un souffle de vent, et aucun bruit d'aucune sorte. Le silence est écrasant. Contrairement à certaine personnes, les contrées sauvages ne m'ont jamais donné une sensation de liberté. Le vide me suffoque. Je reconnais les symptômes de l'hystérie et je m'efforce de les combattre. Je m'oblige à penser à l'obscurité de la nuit, ce qui me soulage de cette visibilité aveuglante. Je me force à considérer que je suis totalement minuscule, dénuée d'importance, sans absolument rien de remarquable. Contempler mon insignifiance m' a toujours réconfortée, car si je suis négligeable, pourquoi me persécuterait-on?
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  • Par missoizo, le 03 avril 2012

    C'est terrible de voir ses parents vieillir et de savoir que leurs douleurs et leur fragilité corporelle ne vont aller qu'en croissant, jusqu'à l'effondrement de l'organisme.

    Ce qui montre simplement qu'on ne quitte jamais rien. On emporte tout avec soi, qu'on le veuille ou non.
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  • Par kilitou, le 11 août 2010

    C'est quand même humain, de vouloir une réponse.
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