ISBN : 207071523X
Éditeur : Gallimard (1989)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 72 notes) Ajouter à mes livres
"Il fallait un grand art, un art hors du commun, pour fourbir tout un roman sans ça." "Ça", comprenez ce "rond pas tout à fait clos finissant par un trait horizontal". Il fallait substituer, combiner sans trêve et sans faillir, sans céder à... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (7)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par pilpilip, le 26 mars 2009

    pilpilip
    S'il fallait discourir à propos du roman La Disparition, il faudrait l'accomplir ainsi.
    A sa façon, G. P. a agi pour l'innovation ou l'imagination dans la production d'albums.
    Il nous a donc pondu un roman grinçant, agaçant, usant, torturant la plupart par l'omission, l'oubli d'utilisation d'«un rond pas tout à fait clos, fini par un trait horizontal», lui donnant un ton non commun.
    Pour qui lit toujours un roman banal, La Disparition aura l'air d'un torchon.
    Pourtant, jamais G.P. n'osa trahir un quidam connaissant son art, livrant à tout friand, un roman dur à haïr.
    Pour ma part, il m'a abasourdi ; j'y ai pris grand plaisir.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par augustine, le 23 janvier 2010

    augustine
    La Disparition est un lipogramme en –e, ce qui signifie, dans un langage plus clair, que le texte ne contient aucun e ! Non, je ne vous mens pas. Georges Pérec a réussi à écrire 300 pages sans un seul –e ! Bon, c'est vrai, c'est tordu, compliqué, plein de personnages qui ne sont pas toujours ce qu'ils croyaient être, de dessins de –e non-identifiables... Mais comment faire autrement sans la lettre la plus utilisée en français ?
    Une véritable performance littéraire pour des lecteurs qui n'ont pas froid aux yeux et qui sont prêts à mettre leur cerveau à rude épreuve !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par ides60, le 26 juillet 2010

    ides60
    Exercice de style au cours duquel l'auteur déroule une énigme policière en réalisant l'exploit de ne pas utiliser une seule fois, la voyelle E.
    Belle performance, mais ça rend la lecture complexe et un peu tirée par les cheveux.
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par mike417, le 16 mai 2008

    mike417
    une histoire curieuse, un bel exercice, mais de lecture un peu angoissante: on se prend à chercher la lttr, surtout de la part du maître des mots et palindromes, 4 "e "au compteur tout de même !
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Theuvenot, le 23 février 2011

    Theuvenot
    L'absence du "e", marque du féminin, métaphore de l'absence de la mère... Un texte de Perec dont la résonance autobiographique se mêle à une quête de la parenté retrouvée à travers l'écriture.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (7)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Bibalice, le 13 octobre 2011

    Un court instant, tout parut s'adoucir. A dix furlongs du galion, Moby Dick glissait, animal divin, paix avant l'ouragan final. Il y avait dans l'air ambiant un parfum saisissant d'absolu, d'infini. Du flot cristallin sourdait, montant, un halo lustral qui donnait à tout un air virginal. Nul bruit, nul courroux. Chacun s'immobilisait, contraignant son inspiration, saisi par la paix qui soudain rayonnait, s'irradiait, alangui par l'amour inouï qui montait du flot calmi, du jour blanchissant.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par mandarine43, le 06 novembre 2011

    Son pouls battait trop fort. Il avait chaud. Il ouvrit son vasistas, scruta la nuit. Il faisait doux. Un bruit indistinct montait du faubourg. Un carillon, plus lourd qu'un glas, plus sourd qu'un tocsin, plus profond qu'un bourdon, non loin, sonna trois coups. Du canal Saint-Martin, un clapotis plaintif signalait un chaland qui passait.
    Sur l'abattant du vasistas, un animal au thorax indigo, à l'aiguillon safran, ni un cafard, ni un charançon, mais plutôt un artison, s'avançait, traînant un brin d'alfa. Il s'approcha, voulant l'aplatir d'un coup vif, mais l'animal prit son vol, disparaissant dans la nuit avant qu'il ait pu l'assaillir.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par mandarine43, le 08 août 2011

    [ Incipit ]

    AVANT-PROPOS
    Où l'on saura plus tard qu'ici s'inaugurait la Damnation

    Trois cardinaux, un rabbin, un amiral franc-maçon, un trio d'insignifiants politicards soumis au bon plaisir d'un trust anglo-saxon, ont fait savoir à la population par radio, puis par placards, qu'on risquait la mort par inanition. On crut d'abord à un faux bruit. Il s'agissait, disait-on, d'intoxication. Mais l'opinion suivit. Chacun s'arma d'un fort gourdin. «Nous voulons du pain», criait la population, conspuant patrons, nantis, pouvoirs publics. Ca complotait, ça conspirait partout. Un flic n'osait plus sortir la nuit. A Mâcon, on attaqua un local administratif. A Rocamadour, on pilla un stock : on y trouva du thon, du lait, du chocolat par kilos, du maïs par quintaux, mais tout avait l'air pourri. A Nancy, on guillotina sur un rond-point vingt-six magistrats d'un coup, puis on brûla un journal du soir qu'on accusait d'avoir pris parti pour l'administration. Partout, on prit d'assaut docks, hangars ou magasins.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par pilpilip, le 26 mai 2009

    - Anton Voyl savait, fit, sibyllin, Amaury.
    - Il savait quoi ?
    - Nul n'a jamais su...
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par mandarine43, le 06 novembre 2011

    Anton Voyl n'arrivait pas à dormir. Il alluma. Son Jaz marquait minuit vingt. Il poussa un profond soupir, s'assit dans son lit, s'appuyant sur son polochon. Il prit un roman, il l'ouvrit, il lut ; mais il n'y saisissait qu'un imbroglio confus, il butait à tout instant sur un mot dont il ignorait la signification.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (42)

Videos de Georges Perec

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Georges Perec

L’art et la manière d’aborder son chef de service pour lui demander une augmentation de Georges Perec Lu par Valérie Bonneton Émission spéciale lectures au théâtre du Rond-Point A l’occasion des fêtes de Noël, France 5 propose une émission exceptionnelle de "La Grande Librairie" le 22/12/2011, enregistrée en public au théâtre du Rond-Point. De grands comédiens viennent lire, sur scène, quelques-uns des textes les plus beaux et les plus savoureux de la littérature classique et contemporaine. Des livres, des voix et beaucoup d’humour pour donner envie de lire ou de relire...








Acheter sur Amazon

Faire découvrir La Disparition par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (193)

> voir plus

Quiz