ISBN : 2253023906
Éditeur : Le Livre de Poche (1980)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 144 notes) Ajouter à mes livres
C'est dans les derniers mois de sa vie que le peintre Serge Valène conçut l'idée d'un tableau qui rassemblerait toute son expérience : tout ce que sa mémoire avait enregistré, toutes les sensations qui l'avaient parcouru, toutes ses rêveries, ses passions, ses haines vi... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par vincentf, le 24 juin 2010

    vincentf
    Mort de Bartlebooth, hier, 1975, sur les divans verts de la salle de lecture, mort de Perec il y a précisément vingt-cinq ans, sa voix pour me réveiller ce matin, mort de Winckler, mort de Valène, et demain, ce soir peut-être, mort de marraine. L'immeuble s'écroule sous le poids de la vie. Mille romans en un, mille personnages qui se croisent et dont les destins loufoques, tragi-comiques, ridicules, toujours mus par la passion ou la folie, entrent en contact par l'immeuble, le livre et le cerveau extraordinairement fertile de Georges Perec. Qu'est-ce que c'est, lire la vie mode d'emploi ? C'est entrer dans la joie du détail, dans le trésor de l'anodin, dans le feuilleté de l'existence. Tous les appartements débordent de fourbi dont Perec, tranquillement et malicieusement, dresse la liste que le lecteur, même s'il est distrait, parcourt sans se lasser en attendant qu'on lui raconte un destin extraordinaire, l'obsession d'un homme, culminant dans les puzzles de Bartlebooth, mais déclinée de mille manières différentes, parcourant tous les milieux possibles et imaginables, car ce qui fascine dans un tel bouquin, c'est l'imagination sans borne de l'auteur prestidigitateur qui fait sortir d'une boîte immobilière des mondes infinis, que seule la mort peut à peu près clore. Après la lecture de la vie mode d'emploi, on ne rentre plus dans un immeuble comme avant, comme si ne s'y cachaient pas, derrière les portes fermées, les paillassons à chats ou à ramoneurs, les bottes terreuses d'enfants, les souliers vernis de cadres supérieurs en préretraite, les étagères vides et poussièreuses, les ballons crevés, les trottinettes rutilantes, les..., les..., les... (au secours, Georges, donne-moi des idées, je te plagie bien médiocrement), des hommes qui ont tous leur petit grain, leur secret, leur fétiche, des femmes passionnément amoureuses ou ennuyées, des enfants terribles ou terreux (mais peut-être justement pas là où les bottes nous auraient fait croire que...), des anciennes stars australiennes quittées par leurs cinquièmes maris, des transsexuels qui essaient d'enregistrer un disque, des..., des..., des..., des hommes qui passent dix ans à apprendre à peindre, puis dix ans à voyager dans tous les ports du monde pour y faire des aquarelles, puis le reste de leur vie à les reconstruire pour mieux les annihiler, et qui, au moment de leur mort, échouent. Malgré La Disparition, et parce qu'il y a disparition, cela même qui a disparu demeure, il y a quatre "e" dans Georges Perec, il reste un W ou un souvenir d'enfance et, vingt-cinq ans après, je lis la vie mode d'emploi.
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    • Livres 5.00/5
    Par yv1, le 24 juillet 2011

    yv1
    A la suite de ma lecture de Ce qui stimule ma racontouze..., j'ai eu une envie irrépressible de lire La vie mode d'emploi. Je m'suis dit : "Bon, c'est un gros livre, il vaut mieux le lire pendant les vacances, prendre le temps." Et c'est ce que j'ai fait. Mais la question qui me vint à l'esprit plusieurs fois, lors de ma lecture c'est : "Mais pourquoi, n'ai-je point lu ce roman plus tôt ? Ce livre est un chef d'oeuvre, comment ai-je pu passer à côté si longtemps ?"
    Dans une écriture extrêmement simple et accessible, Georges Perec écrit le roman des romans. Celui dans lequel, en marge des personnages et des lieux décrits, naissent des histoires, d'autres lieux, d'autres personnages a priori sans relation avec les habitants du 11 rue Simon-Crubellier, mais ici, tout est lié, ne serait-ce que par une combine parfois ténue, mais toujours visible.
    Bartlebooth est le personnages principal, celui qui lie un peu les autres, celui dont l'histoire est le fil rouge du roman
    les autres résidents ont tous des histoires ou des aïeux qui ont eu des aventures, rares, rocambolesques, désopilantes, comiques ou tragiques. Malgré les multiples intervenants, le lecteur n'est pas perdu. Perec fait des petits chapitres, consacrés à un habitant ou à la famille, ou plutôt à l'appartement et à ceux qui l'occupent ou l'ont occupé. A chaque fois, il replace ses personnages de telle manière que le lecteur s'y retrouve aisément.

    Ce roman est absolument génial, un puits de connaissance dans tous les domaines : histoire, chimie, mathématiques, littérature, peinture, musique, sport, etc, mais jamais pédant, toujours pédagogique et à la portée du lecteur. Un roman qui alterne le burlesque, le cocasse, le drôle, le triste, le sombre, le noir. Un roman dans lequel l'auteur s'essaye à tous les genres, poésie, roman picaresque, épopée, roman d'amour, ... Un roman fourre-tout, mais extrêmement maîtrisé et bien rangé. Un livre unique, d'un genre que je ne rencontrerai pas de sitôt, sauf à relire celui-ci, bien entendu !
    Des passages sont vraiment fabuleux, comme celui dans lequel Georges Perec présente son personnage nommé Cinoc
    Les 579 pages (sans compter les annexes) de la version poche se lisent très vite, sans de temps mort, sans "ventre mou" au milieu du livre, bien que la plus grosse partie soit consacrée à des descriptions. Au contraire, j'aurais bien rajouté un ou deux étages à l'immeuble du 11 de la rue Simon-Crubellier
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par lolo71, le 14 décembre 2009

    lolo71

    Avec « la vie mode d'emploi », Georges Perec a réalisé un véritable tour de force littéraire. Rien d'étonnant pour ce membre de l'Oulipo (OUvroir de LIttérature POtentielle), mouvement littéraire (bien qu'il s'en défende) expérimental qui se propose d'écrire en s'inventant des contraintes, bien souvent fondées sur des problèmes mathématiques, faisant de l'auteur oulipien « un rat qui construit lui-même le labyrinthe dont il se propose de sortir ». Fondé par Raymond Queneau et par un mathématicien, Marcel Duchamp et Italo Calvino, pour les plus connus, en ont également fait partie.
    Perec décrit un immeuble parisien de huit étages, au 11 rue Simon-Crubellier dans le 17ème arrondissement, tel qu'il se présente le 23 juin 1975 à huit heures du soir. Comme si la façade en avait été retirée et que son intérieur se dévoile à nos yeux, Perec nous raconte ce qu'il y voit à cet instant précis. Tout, des caves aux combles, En passant par le hall d'entrée, les escaliers et chaque pièce de chaque appartement, y passe : décoration, sols, meubles, tableaux, livres, le moindre objet, mais aussi les personnes qui s'y trouvent, leur physique, comment elles sont habillées, ce qu'elles font, leur attitude, tout est méticuleusement décrit. Mais fort heureusement pour le lecteur, cet inventaire maniaque alterne avec l'histoire de ses habitants actuels et de ceux qui les ont précédés. On trouve ainsi des nantis et des pauvres, des antiquaires, un médecin, une ancienne cantatrice, un artisan, un producteur de télévision, un expert international, un peintre, un chimiste, une concierge, un serveur, des domestiques, des retraités, et bien d'autres encore. Leur histoire personnelle ou celle de leurs ancêtres, l'évocation de leurs relations conflictuelles, amicales, amoureuses ou professionnelles se mêlent à des anecdotes, des légendes ou autres fictions tirées de livres ou de tableaux imaginaires, ou bien encore de l'esprit des personnages. le sous-titre du livre, romans (vous avez noté le pluriel) s'en trouve pleinement justifié, tant les récits qui le composent sont nombreux.
    Perec fait également référence à tous ces jeux de l'esprit chers aux oulipiens : échecs, énigmes, devinettes, rébus, jeux de mots, anagrammes, mots croisés, puzzle. Ce dernier offre d'ailleurs une métaphore utile à « la vie mode d'emploi » : comme les pièces au départ éparses du puzzle, toutes les histoires éparses, tous ces romans dans le roman, une fois assemblés, reliés les uns aux autres, finissent par composer un tableau d'ensemble qui donne alors son sens à chacun des éléments. le puzzle achevé, c'est la vie d'un immeuble et de ses habitants depuis sa fondation en 1875 jusqu'à ce jour de juin 1975, les pièces, ce sont les hommes, les femmes, les animaux, les objets, les évènements, l'imaginaire, les actions, les pensées, toutes choses qui constituent la vie même.
    On sent que Perec s'est beaucoup amusé avec cette œuvre monumentale, érudite et unique. le jeu n'est-il pas, d'ailleurs, au cœur même du principe oulipien ? Cette lecture reste toutefois exigeante, on peut se perdre dans cette succession d'histoires et la pléthore de personnages. Mais cela vaut la peine de s'accrocher car on en sort avec la sensation d'avoir embrassé la totalité de la vie.
    P.S. : sur le cahier des charges (les fameuses contraintes) qui ont présidé à la composition du texte (l'ordre des chapitres, les éléments, évènements, objets, personnages, histoires, etc. qu'ils doivent contenir), et pour ceux que ça intéresse, rendez-vous sur cette page : http://escarbille.free.fr/vme/vme.php?ind=lmn


    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr/2009/12/14/la-vie-mode-demploi-de..
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    • Livres 5.00/5
    Par MarianneDesroziers, le 25 avril 2010

    MarianneDesroziers
    On parle plus volontiers de « La Disparition » à propos de Perec or, il me semble que si ce roman ludique et inclassable constitue un tour de force littéraire, dans la lignée des membres de l'O.U.L.I.P.O., le vrai chef d'œuvre de Perec est bien plus « la vie mode d'emploi », publié en 1978 et sous-titré avec malice « Romans ».
    Roman puzzle, roman total, roman impossible à résumer, sauf à dire qu'il s'agit des vies d'habitants d'un immeuble comme vues en coupe.
    Les descriptions réalistes d'appartements bourgeois alternent avec des récits fantastiques ou des histoires d'aventuriers sur le Nil en 1800, entre autres.
    Tous les styles, tous les genres sont représentés dans ce roman gigogne qui ne rejète ni la parodie, ni l'emprunt, ni la digression.
    Le post-scriptum dresse la liste des auteurs auxquels il a emprunté des citations: Borges, Butor, Calvino, Lowry, Garcia Marquez mais aussi des moins connus comme Unica Zurn. Ce dernier procédé est très habile car il donne envie de relire le roman, le jeu consistant alors à chercher les extraits en question... et également de lire les auteurs en question quand on ne les connaît pas.
    Surtout, il y a, chez Perec, cette jubilation enfantine que l'on rencontre trop peu dans la littérature française contemporaine, sauf peut-être chez Eric Chevillard, mais dans un genre un peu différent.

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    • Livres 4.00/5
    Par gigi55, le 25 octobre 2009

    gigi55
    la vie mode d'emploi est un exploit autant qu'un roman. en spécialiste de la contrainte créative Georges Perec s'est imposé ici un cahier des charges titanesque : quelque chose comme l'exploration systématique de tous les coins et recoins d'un immeuble parisien, y compris les histoires mêlées et secrètes de ses habitants.
    Un auteur moins doué que Perec se serait laissé submerger par le poids de la contrainte et nous aurait livré une somme indigeste et ennuyeuse.
    Au contraire Perec construit, patiemment, pièce après pièce, un monde parallèle et nous conte mille histoires qui finissent pas faire exister les personnages dans toute leur épaisseur humaine.
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 05 novembre 2011

    Une seule personne dans l'immeuble déteste vraiment Madame Nochère : c'est Madame Altamont, pour une histoire qui leur est arrivée un été. Madame Altamont partait en vacances. Avec le souci d'ordre et de propreté qui la caractérise en tout, elle vida son réfrigérateur et fit cadeau de ses restes à sa concierge : un demi-quart de beurre, une livre de haricots verts frais, deux citrons, un demi-pot de confiture de groseilles, un fond de crème fraîche, quelques cerises, un peu de lait, quelques bribes de fromage, diverses fines herbes et trois yaourts au goût bulgare. Pour des raisons mal précisées, mais vraisemblablement liées aux longues absences de son mari, Madame Altamont ne put partir à l'heure initialement prévue et dut rester chez elle vingt-quatre heures de plus ; elle retourna donc voir Madame Nochère et lui expliqua, d'un ton à vrai dire plutôt embarrassé, qu'elle n'avait rien à manger pour le soir et qu'elle aimerait bien récupérer les haricots verts frais qu'elle lui avait donnés le matin même. « C'est que, dit Madame Nochère, je les ai épluchés, ils sont sur le feu. » « Que voulez-vous que j'y fasse ? » répliqua Madame Altamont. Madame Nochère monta elle-même à Madame Altamont les haricots verts cuits et les autres denrées qu'elle lui avait laissées. Le lendemain matin, Madame Altamont partant, cette fois-ci pour de bon, redescendit à nouveau ses restes à Madame Nochère. Mais la concierge les refusa poliment.
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  • Par mandarine43, le 08 août 2011

    [ Incipit ]

    Dans l'escalier, 1

    Oui, cela pourrait commencer ainsi, ici, comme ça, d'une manière un peu lourde et lente, dans cet endroit neutre qui est à tous et à personne, où les gens se croisent presque sans se voir, où la vie de l'immeuble se répercute, lointaine et régulière. De ce qui se passe derrière les lourdes portes des appartements, on ne perçoit le plus souvent que ces échos éclatés, ces bribes, ces débris, ces esquisses, ces amorces, ces incidents ou accidents qui se déroulent dans ce que l'on appelle les « parties communes », ces petits bruits feutrés que le tapis de laine rouge passé étouffe, ces embryons de vie communautaire qui s'arrêtent toujours aux paliers. Les habitants d'un même immeuble vivent à quelques centimètres les uns des autres, une simple cloison les sépare, ils se partagent les mêmes espaces répétés le long des étages, ils font les mêmes gestes en même temps, ouvrir le robinet, tirer la chasse d'eau, allumer la lumière, mettre la table, quelques dizaines d'existences simultanées qui se répètent d'étage en étage, et d'immeuble en immeuble, et de rue en rue. Ils se barricadent dans leurs parties privatives - puisque c'est comme ça que ça s'appelle - et ils aimeraient bien que rien n'en sorte, mais si peu qu'ils en laissent sortir, le chien en laisse, l'enfant qui va au pain, le reconduit ou l'éconduit, c'est par l'escalier que ça sort. Car tout ce qui se passe passe par l'escalier, tout ce qui arrive arrive par l'escalier, les lettres, les faire-part, les meubles que les déménageurs apportent ou emportent, le médecin appelé en urgence, le voyageur qui revient d'un long voyage. C'est à cause de cela que l'escalier reste un lieu anonyme, froid, presque hostile. Dans les anciennes maisons, il y avait encore des marches de pierre, des rampes en fer forgé, des sculptures, des torchères, une banquette parfois pour permettre aux gens âgés de se reposer entre deux étages.
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  • Par mandarine43, le 04 novembre 2011

    Madame Claveau fut la concierge de l'immeuble jusqu'en mille neuf cent cinquante-six. C'était une femme de taille moyenne, aux cheveux gris, à la bouche mince, toujours coiffée d'un fichu couleur tabac, toujours vêtue (sauf les soirs de réception où elle tenait le vestiaire) d'un tablier noir avec des petites fleurs bleues. Elle surveillait la propreté de son immeuble avec autant de soin que si elle en avait été propriétaire. Elle était mariée à un livreur de chez Nicolas qui parcourait Paris en tricycle, la casquette crânement penchée sur l'oreille, le mégot au coin des lèvres, et que l'on voyait parfois, sa journée terminée, ayant troqué son blouson de cuir beige tout craquelé contre une veste molletonnée que Danglars lui avait laissée, donner un coup de main à sa femme en faisant briller les cuivres de la cage de l'ascenseur ou en passant au blanc d'Espagne le grand miroir du vestibule sans cesser de siffloter le succès du jour, La Romance de Paris, Ramona, ou Premier rendez-vous. Ils avaient un fils, prénommé Michel, et c'est pour lui que Madame Claveau demandait à Winckler les timbres des paquets que Snautf lui envoyait deux fois par mois. Michel se tua dans un accident de moto, à dix-neuf ans, en 1955, et sa mort prématurée ne fut sans doute pas étrangère au départ de ses parents l'année suivante. Ils se retirèrent dans le Jura. Morellet prétendit longtemps qu'ils avaient ouvert un café qui avait tout de suite périclité parce que le père Claveau avait pratiquement bu son fonds au lieu de le vendre, mais c'est un bruit que personne ne confirma ni n'infirma jamais.
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  • Par yv1, le 24 juillet 2011

    Pendant dix ans, de 1925 à 1935, Bartlebooth s'initierait à l'art de l'aquarelle.

    Pendant vingt ans, de 1935 à 1955, il parcourrait le monde, peignant, à raison d'une aquarelle tous les quinze jours, cinq cents marines de même format (65x50, ou raisin) représentant des ports de mer. Chaque fois qu'une de ces marines serait achevée, elle serait envoyée à un artisan spécialisé (Gaspard Winckler) qui la collerait sur une mince plaque de bois et la découperait en un puzzle de sept cent cinquante pièces.

    Pendant vingt ans, de 1955 à 1975, Bartlebooth, revenu en France, reconstituerait, dans l'ordre, les puzzles ainsi préparés, à raison, de nouveau, d'un puzzle tous les quinze jours. A mesure que les puzzles seraient rassemblés, les marines seraient "retexturées" de manière à ce qu'on puisse les décoller de leur support, transportées à l'endroit même où - vingt ans auparavant- elles avaient été peintes, et plongées dans une solution détersive d'où ne ressortirait qu'une feuille de papier Whatman, intacte et vierge. (p153/154)

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  • Par philcoba78, le 14 septembre 2011

    Imaginons un homme dont la fortune n'aurait d'égale que l'indifférence à ce que la fortune permet généralement, et dont le désir serait, beaucoup plus orgueilleusement, de saisir, de décrire, d'épuiser, non la totalité du monde -projet que son seul énoncé suffit à ruiner-mais un fragment constitué de celui-ci : face à l'inextricable incohérence du monde, il s'agira alors d'accomplir jusqu'au bout un programme, restreint sans doute, mais entier, intact, irréductible. Bartelbooth, en d'autres termes, décida un jour que sa vie toute entière serait organisée autour d'un projet unique dont la nécessité arbitraire n'aurait d'autre fin qu'elle même.
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Vidéo de Georges Perec

L’art et la manière d’aborder son chef de service pour lui demander une augmentation de Georges Perec Lu par Valérie Bonneton Émission spéciale lectures au théâtre du Rond-Point A l’occasion des fêtes de Noël, France 5 propose une émission exceptionnelle de "La Grande Librairie" le 22/12/2011, enregistrée en public au théâtre du Rond-Point. De grands comédiens viennent lire, sur scène, quelques-uns des textes les plus beaux et les plus savoureux de la littérature classique et contemporaine. Des livres, des voix et beaucoup d’humour pour donner envie de lire ou de relire...








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