ISBN : 2020587254
Éditeur : Seuil (2003)


Note moyenne : 4.27/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Que me demande-t-on, au juste ? Si je pense avant de classer ? Si je classe avant de penser ? Comment je classe ce que je pense ? Comment je pense quand je veux classer ? (…) Tellement tentant de vouloir distribuer le monde entier selon un code unique ; une loi universe... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(1)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par hupomnemata, le 03 janvier 2011

    hupomnemata
    Soit une étagère, capacité de contenu, 300 livres. Question: vous achetez "penser/classer", de quel livre allez-vous vous débaraser pour pouvoir ranger ce livre dans votre étagère.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (11)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Trissotin, le 07 août 2011

    La psychanalyse ne ressemble pas vraiment aux publicités pour chauves : il n’y a pas eu un « avant » et un « après ». Il y a eu un présent de l’analyse, un « ici et maintenant » qui a commencé, a duré, s’est achevé. Je pourrais tout aussi bien écrire « qui a mis quatre ans à commencer » ou « qui s’est achevé pendant quatre ans ». Il n’y a eu ni début ni fin ; bien avant la première séance, l’analyse avait déjà commencé, ne serait-ce que par la lente décision d’en faire une, et par le choix de l’analyste ; bien après la dernière séance, l’analyse se poursuit, ne serait-ce que dans cette duplication solitaire qui en mime l’obstination et le piétinement : le temps de l’analyse, ce fut un engluement dans le temps, un gonflement du temps : il y a eu pendant quatre ans un quotidien de l’analyse, un ordinaire : des petites marques sur des agendas, le travail égrené dans l’épaisseur des séances, leur retour régulier, leur rythme.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Trissotin, le 07 août 2011

    Je parcourais allégrement les chemins trop bien balisés de mes labyrinthes. Tout voulait dire quelque chose, tout s’enchaînait, tout était clair, tout se laissait décortiquer à loisir, grande valse des signifiants déroulant leurs angoisses aimables. Sous le miroitement fugace des collisions verbales, sous les titillements mesurés du petit Œdipe illustré, ma voix ne rencontrait que son vide : ni le frêle écho de mon histoire, ni le tumulte trouble de mes ennemis affrontables, mais la rengaine usée de papa-maman, zizi-panpan ; ni mon émotion, ni ma peur, ni mon désir, ni mon corps, mais des réponses toutes prêtes, de la quincaillerie anonyme, des exaltations de scénic-railway .
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Trissotin, le 07 août 2011

    Où était le vrai ? Où était le faux ? Lorsque j’essayais de me taire, de ne plus me laisser engluer dans ce ressassement dérisoire, dans ces illusions de parole affleurante, le silence, tout de suite, devenait insupportable. Lorsque j’essayais de parler, de dire quelque chose de moi, d’affronter ce clown intérieur qui jonglait si bien avec mon histoire, ce prestidigitateur qui savait si bien s’illusionner lui-même, tout de suite j’avais l’impression d’être en train de recommencer le même puzzle, comme si, à force d’en épuiser une à une toutes les combinaisons possibles, je pouvais un jour arriver enfin à l’image que je cherchais.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Trissotin, le 07 août 2011

    De ce lieu souterrain, je n’ai rien à dire. Je sais qu’il eut lieu et que, désormais, la trace en est inscrite en moi et dans les textes que j’écris. Il dura le temps que mon histoire se rassemble : elle me fut donnée, un jour, avec surprise, avec émerveillement, avec violence, comme un souvenir restitué dans son espace, comme un geste, une chaleur retrouvée. Ce jour-là, l’analyste entendit ce que j’avais à lui dire, ce que, pendant quatre ans, il avait écouté sans l’entendre, pour cette simple raison que je ne lui disais pas, que je ne me le disais pas.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par zazimuth, le 04 septembre 2010

    L'énumération me semble ainsi être avant toute pensée (et avant tout classement), la marque même de ce besoin de nommer et de réunir sans lequel le monde ("la vie") resterait pour nous sans repères : il y a des choses différentes qui sont pourtant un peu pareilles ; on peut les assembler dans des séries à l'intérieur desquelles il sera possible de les distinguer.

    Il y a dans l'idée que rien au monde n'est assez unique pour ne pas pouvoir entrer dans une liste, quelque chose d'exaltant et de terrifiant à la fois. On peut tout recenser.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (42)

Videos de Georges Perec

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Georges Perec

L’art et la manière d’aborder son chef de service pour lui demander une augmentation de Georges Perec Lu par Valérie Bonneton Émission spéciale lectures au théâtre du Rond-Point A l’occasion des fêtes de Noël, France 5 propose une émission exceptionnelle de "La Grande Librairie" le 22/12/2011, enregistrée en public au théâtre du Rond-Point. De grands comédiens viennent lire, sur scène, quelques-uns des textes les plus beaux et les plus savoureux de la littérature classique et contemporaine. Des livres, des voix et beaucoup d’humour pour donner envie de lire ou de relire...











Acheter sur Amazon

Faire découvrir Penser / Classer par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (54)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz