ISBN : 9782021029482
Éditeur : Editions du Seuil (2011)


Note moyenne : 3.59/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Cadix, 1811. Joseph Bonaparte est sur le trône d'Espagne et le pays lutte contre l'occupation des armées napoléoniennes. Mais dans la ville la plus libérale d'Europe, les batailles sont d'une autre nature. Des jeunes filles y sont brutalement assassinées à coups de foue... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Cath36, le 16 novembre 2011

    Cath36
    Aye aye aye aye aye...J'ai cru ne jamais parvenir à la fin de ce livre au demeurant passionnant bien que quelque peu longuet. Quand Perez-Reverte, mon pirate préféré, mêle histoire, politique, métaphysique et intrigue policière.... Quand le même Perez-Reverte assaisonne le tout d'une amitié entre un policier sadique et un joueur d'échecs à l'esprit torturé, d'un flirt entre une femme de tête (ah les espagnoles...!) et un fier corsaire solitaire ( qui a incontestablement un long long way from home)... le tout sur fond de bombinettes qui n'explosent jamais quand il faut et où il faut (merci les artilleurs de l'armée de Napoléon), vous êtes pris d'une furieuse envie de sortir l'épée (ou autre) à la fin du bouquin. (Surtout ne me parlez pas d'éventail, quoique...) On retrouve tout ce qui a fait le succès des aventures du capitaine Alatriste, ce qui est bien, mais en plus délayé, ce qui l'est moins. On apprend beaucoup de choses sur les guerres napoléoniennes, et les différents canons utilisés. On se documente (plus ou moins volontairement, beurk) sur la taxidermie et les combats de coqs. Tout cela en l'honneur de la fière Espagne. Et Perez-Reverte a du génie pour camper ses personnages, psychologie espagnole ou française en sus. Bref une sorte de roman total, mi-péplum littéraire mi-cape et épée. Mais tout de même, j'insiste, un peu long et quelquefois cahotique de par un style qui s'efforce de tailler au couteau les différentes situations en les rendant un peu confuses. Mais bon, ce pays,il faut bien le dire, est complexe et le sens de l'honneur y revêt des aspects quelquefois compliqués. Perez-Reverte sait mieux que personne en parler.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par LaurentM, le 23 mai 2012

    LaurentM
    D'habitude, Arturo (vous permettez que je l'appelle Arturo ?) écrit des thrillers, souvent excellents d'ailleurs. Là, on est plutôt dans un melting pot historico/psychologico/policier qui m'a un peu laissé sur ma faim.
    Du point de vue historique, les guerres napoléoniennes et la campagne d'Espagne plus particulièrement, cela ne m'attire pas. On sent un souci permanent de la justesse du détail historique mais ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.
    Sur cette trame historique, l'auteur ajoute des personnages haut en couleurs très bien brossés mais auxquels il manque un tout petit rien qui fait la différence. le policier, personnage central est juste intéressant. le corsaire (avec une histoire annexe de la trame principale dont je cherche encore l'intérêt) ne m'a pas convaincu. Idem pour l'artificier français. Ou pour la femme d'affaire. C'est un peu décousu tout cela, on entasse pour faire des lignes, des pages mais sans convaincre.
    L'histoire policière, une des spécialités d'Arturo pourtant, est absolument transparente. A part les meurtres, il n'y a rien. Un coupable finit par tomber, on ne sait d'où. C'est encore une couche supplémentaire au mille feuilles décrit précédemment.
    En définitive, un livre que j'ai trouvé décevant. Malgré quelques longueurs, le livre se lit sans déplaisir mais sans vrai plaisir non plus. A la fin, on ferme le livre et on passe au suivant sans aucun regret.
    Peut-être pourrait-il intéresser des lecteurs "historicophiles" mais je pense qu'il doit exister bien mieux pour ces lecteurs.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Bigmammy, le 03 novembre 2011

    Bigmammy
    Nous sommes en 1811, Joseph Bonaparte occupe le trône de Ferdinand VII, prisonnier en France. La cité de Cadix – ou du moins une partie - vit sous le feu des bombes françaises. Celles-ci manquent de quelques toises de portance pour causer de véritables dégâts. Elles démolissent de temps en temps une maison, un pan de mur, créant un cratère. Et, dans ces espaces ainsi délimités, un sadique tue. de très jeunes filles. Il ne les viole pas, il leur lacère le dos à l'aide d'un fouet tressé de fil de fer barbelé, jusqu'aux os. C'est le problème numéro un du commissaire Rogelio Tizon, qui en discute lors de ses parties d'échecs avec le professeur Hipolito Barull, qui le met mat régulièrement. Car la clé est dans cette sorte d'échiquier que constitue la trame des ruelles de Cadix, ville assiégée mais où se forge une nouvelle Constitution, d'inspiration libérale. Cadix, dernier espace encore libre, mais dont la richesse commerciale ne restera pas indemne lorsque les colonies américaines auront pris leur indépendance.
    Ainsi marchent par deux les personnages de ce roman d'Arturo Perez-Reverte : du côté français, il y a Simon Defosseux, l'artilleur qui se démène pour obtenir des munitions plus efficaces, avec l'aide d'un espion qu'il ne connaît même pas, un taxidermiste qui lui communique par pigeons voyageurs le lieu d'impact des projectiles. Il y a aussi le capitaine corsaire Pepe Lobo et sa patronne et associée, la belle Dolorès Palma, chef de la maison de commerce dont elle a pris la succession après la mort de son père. Il y a aussi Felipe Mojarra, le saunier intrépide, capable de dérober une felouque armée de canons à la barbe des français, et Ricardo Marana, le jeune second de la Culebra, le cotre corsaire : des manières de petit marquis, pas encore vingt ans, atteint d'une phtisie irrémédiable.
    Merveille d'un roman où ces histoires s'imbriquent. A la fois thriller, étude d'histoire, réflexion philosophique et mathématique, roman maritime, romance …et rien de tous cela. On est seulement complètement envoûté par le charme de Cadix au bord du gouffre. La ville assiégée reste ouverte sur l'océan, et toutes les classes sociales se retrouvent au théâtre. Et ce n'est pas la première fois que l'auteur utilise l'image de l'échiquier (je me souviens du Tableau du maître flamand)
    Un peu longue à démarrer, l'intrigue s'emballe dans les cent cinquante dernières pages. La traduction de François Maspero est étincelante de précision – les spécialistes de la voile se régaleront, les autres un peu moins – le style poli comme autant de pierres précieuses qu'un coffre de pirates peut en contenir. du bon Perez-Reverte….mais je crois que j'ai tout de même préféré La Peau du tambour…sans doute parce que je connais Séville et non Cadix !


    Lien : http://www.bigmammy.fr
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    • Livres 4.00/5
    Par joedi, le 22 mars 2012

    joedi
    Arturo Pérez-Reverte, dont les thèmes de prédilection sont la mer et la navigation, écrit un roman sur l'occupation de l'Espagne par les français. L'époque et le lieu : 1811 à Cadix. Joseph Bonaparte est sur le trône d'Espagne, les espagnols luttent contre l'occupation des armées napoléoniennes.
    En parallèle, une histoire de corsaires du Roi, un spécialiste français de l'art de la canonnade, un commissaire de police enquêtant sur une série de meurtres de jeunes filles dont les points communs sont la technique de la mort et leurs moments car ceux-ci ont toujours lieu en relation avec les bombardements de Cadix. le commissaire Rogelio Tizon, amateur de jeux d'échec, découvre que ces meurtres tracent sur la cité une carte sinistre, un échiquier sur lequel la main d'un joueur invisible semble déplacer ses pions selon les lignes de tir de l'ennemi. Emaillent le récit, d'autres personnages riches en couleur et Lolita Palma, héritière d'une importante compagnie de commerce maritime.
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    • Livres 4.00/5
    Par cruzado, le 16 février 2012

    cruzado
    Cadix la diagonale du fou.... Titre beaucoup plus explicite en français que l'original: " El Asedio" qui littéralement veut dire le siège... le siège de Cadix pendant la Guerre d' Indépendance qui oppose les troupes napoléoniennes en 1811 aux habitants de Cadix, dans une sorte de guerre fictive - les bombes n'explosent que rarement- que livre le capitaine Desjoyeux aux gaditans, dans une atmosphère de desert des tartares... Perez Reverte s' y abandonne avec délices dans un fatras de termes techniques sur la marine, la balistique voire la taxidermie... Bien documenté avec cette figure de la femme de tête et de coeur que nous avions tant aimé dans La Reine du Sud... Belle fresque avec en contrepoint cette pointe d'humour noir et de désillusion sur les mécanismes de la condition humaine et une certaine noblesse dans la cruauté de ces temps si troublés.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

Critiques presse (4)


  • Lexpress , le 08 novembre 2011
    Arturo Pérez-Reverte brosse une fresque à la Dumas avec en toile de fond guerre et meurtrier sadique.
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  • LeMonde , le 21 octobre 2011
    Dans sa Cadix bouleversée, tout se lit à ciel ouvert. Fantastique roman à tiroirs, semé d'embûches, de filets, de traquenards, où les rues, les quartiers se déplient en un gigantesque échiquier, où les événements, les intrigues sont autant de parties à jouer. Le danger est permanent de se tromper d'adversaire.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • LaLibreBelgique , le 04 octobre 2011
    Arturo Pérez-Reverte nous emmène à Cadix en 1811, dans la guerre et le crime. […] Ce roman est comme une étape alpestre du Tour de France. L’ascension du col est rude, mais arrivé au sommet, on jouit des paysages et la descente est un plaisir.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • LesEchos , le 28 septembre 2011
    « Cadix » grouille de situations parfois un peu complexes, ce qui enlève un peu de grâce, mais les aficionados seront comblés. Arturo Pérez-Reverte, qui avoue avoir un peu de sang français, repart sur son voilier - une autre de ses passions -à la conquête de Dame Imagination.
    Lire la critique sur le site : LesEchos

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Citations et extraits

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  • Par Taraxacum, le 28 mai 2012

    A son âge et par son métier, Rogelio Tizon sait tout ce qu'il faut savoir - ou du moins croit-il le savoir - sur les angles obscurs de la condition humaine, le point exact où les hommes se brisent, s'effondrent, collaborent ou se perdent à jamais.
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  • Par Taraxacum, le 28 mai 2012

    Qu'on ne dise pas que le monde est fait d'innocents, car c'est le contraire. Il est peuplé d'individus capables, tous sans exception, du pire.
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  • Par Cath36, le 16 novembre 2011

    Il est dans l'ordre des choses que le feu brûle, puisque telle est sa propriété. Il est dans ce même ordre des choses que l'homme tue et dévore d'autres animaux dont la substance lui est indispensable. Et aussi que l'homme fasse le mal, puisque souffrir entre dans sa condition. Il n'y a pas d'exemple plus édifiant que la mort accompagnée de souffrances sous un ciel incapable de les alléger d'un gramme. Rien ne révèle mieux le caractère du monde ; rien n'est plus réconfortant, face à l'idée d'une intelligence supérieure dont les intentions, si elles existaient, seraient injustes jusqu'au désespoir. Voilà pourquoi le taxidermiste considère que l'on trouve une certitude morale consolatrice, presque jacobine, même dans les plus grands désastres et les pires atrocités : tremblements de terre, épidémies, guerres, massacres. Dans les grands crimes qui, mettant chaque chose à sa place, renvoient l'homme à la froide réalité de l'Univers.
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    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par joedi, le 12 mars 2012

    Le jeune second de la Culebra est de ceux qui brûlent la chandelle par les deux bouts : libertin et dissolu jusqu'à la témérité, sombre jusqu'à la cruauté, courageux jusqu'au désespoir, il encaisse par anticipation les dividendes de la vie - la sienne est une sinistre course contre le temps - avec un sang-froid qui ne correspond pas à son âge, épuisant son crédit sans montrer d'inquiétude pour un avenir inexistant, fixé de longue date par le diagnostic médical, irréversible, d'une phtisie à son dernier stade.
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  • Par joedi, le 16 mars 2012

    Depuis que tout a commencé, Cadix n'est plus pour Rogelio Rizon le terrain familier, le domaine connu sur lequel il s'est toujours déplacé avec aisance, impunité et cynisme. La ville s'est transformée en un échiquier hostile, plein de cases étranges, d'angles ténébreux jusque-là inconnus. Un casse-tête fait de traits géométriques dont il n'a pas la clef, avec une multitude de pièces insoupçonnées qui défilent sous ses yeux comme un défi ou une insulte. Quatre pièces perdues, jusqu'à maintenant. Et pas un seul indice. Cela signifie une gifle qui se répète chaque jour, tandis que le temps passe et qu'il continue à rester cloué sur place, perplexe. Dans l'attente d'un éclair de lucidité, d'un signal, d'une vision du jeu qui n'arrivent jamais. Qu'il ne voit jamais.
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Vidéo de Arturo Pérez-Reverte

Arturo Pérez-Reverte présente son nouveau livre "El asedio", publié en 2010 en Espagne et pas encore traduit en français.








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