> François Maspero (Traducteur)

ISBN : 2020606550
Éditeur : Editions du Seuil (2003)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Riches et mouvementées. Les dernières aventures du capitaine Alatriste (quatrième de la série) ont quelque chose du Bossu mélangé aux Mystères de Paris et aux Révoltés de la Bounty. De la cape, de l'épée, des brigan... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(4)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Walktapus, le 17 janvier 2012

    Walktapus
    En ouvrant le livre j'ai réalisé que Le capitaine Alatriste avait déjà pour moi la même aura légendaire qu'un D'Artagnan. Commencée il y a à peine quinze ans la série a tout déjà des grands classiques de la littérature d'aventure, avec un goût insistant de chef d'oeuvre intemporel. Bien sûr, la comparaison n'est pas fortuite. Bien que de caractères extrêmement différents, les deux personnages ont de nombreux points communs, sont contemporains, et l'amour de Pérez Reverte pour Dumas est transparent dans Club Dumas. On retrouve même dans Alatriste un Rochefort italien et une Milady juvénile.
    Après la guerre et la boue des Flandres du volume précédent, le capitaine et Iñigo rentrent en Espagne, à Séville précisément, juste à temps pour le retour annuel des galions du nouveau monde, prétexte à explorer de nouveaux aspects de l'Espagne du 17ème siècle. On retrouve Quevedo et Guadalmedina, et aussi la belle Angelica de Alquézar, et le capitaine se trouve engagé dans une affaire pour laquelle il va devoir recruter une bande de ruffians. La plume si reconnaissable de Pérez Reverte est toujours là, avec le portrait incisif et pittoresque d'un pays et d'une époque, et de l'âme espagnole, tant celle des grands que des petits, et ce blues du déclin qui parcourt toute la série, meublée par les silences et les regards du capitaine mieux que par mille répliques.
    C'est aussi le roman le mieux structuré de la série, je trouve, avec un longue attente bien ménagée se résolvant dans un paroxysme de violence. Il m'en reste deux à lire dans la série. Je les garde précieusement pour plus tard, pour ne pas en épuiser trop vite le plaisir.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par frankgth, le 03 septembre 2011

    frankgth
    Ce quatrième tome retrouve les racines un peu délaissées dans le précédent. On y vois un capitaine Alatriste toujours aussi sombre et désabusé, dans un univers qu'il connaît par cœur à défaut de le maitriser, et toujours sous les yeux d'un Inigo de Balboa qui prend de l'assurance et de l'envergure avec l'âge. Dans la belle mais cruelle ville de Séville où le roi est en visite pour l'arrivée des galions des Indes, ils vont devoir encore une fois jouer de la dague et de l'épée pour une gratification qui justifie difficilement les dangers encourus. Une histoire donc bien dans la lignée des 2 premières, avec un rythme assez lent qui en fait un roman d'aventure assez différent de ceux auxquels on est habitué, et que l'on suit avec plaisir surtout à cause du style de l'écriture et de ses personnages attachants.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Folfaerie, le 15 avril 2010

    Folfaerie
    L'Or du roi permet à notre valeureux capitaine, encore plus taciturne si la chose est possible, de mener une mission plus lucrative mais fort dangereuse. Tandis que le jeune Inigo et la belle Angelica poursuivent leur dangereux pas de deux, Alatriste recrute donc la douzaine d'hommes nécessaires au bon déroulement de cette audacieuse mission commanditée par le roi. Dans ce pays si contradictoire, les bandits ont plus d'honneur que les nobles…
    Scènes de combats sanglantes, héroïsme, panache… Même si ce volet ne nous apprend rien de neuf sur le capitaine, tous les bons ingrédients du cape et d'épée sont réunis.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par DALVA, le 27 juillet 2009

    DALVA
    Le capitaine Alatriste et bien comme son nom, triste et sombre, hanté par son passé, poursuivi par l'inquisition. Très bien écrit. On s'attache beaucoup au personnage.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Walktapus, le 14 janvier 2012

    Par Dieu, la route a été longue. Tous les personnages de cette histoire, le capitaine, Quevedo, Gualterio Malatesta, Angelica d’Alquézar sont morts depuis longtemps ; et c’est seulement dans ces pages que je peux les faire revivre, en les retrouvant tels qu’ils ont été. Leurs ombres, les unes adorées, les autres haïes, demeurent intactes dans ma mémoire, avec cette époque brutale, violente et fascinante que sera toujours pour moi l’Espagne de ma jeunesse, l’Espagne du capitaine Alatriste. Aujourd’hui mes cheveux sont gris, ma mémoire est douce-amère comme l’est toute mémoire lucide, et je partage l’étrange lassitude qu’ils semblaient tous traîner avec eux. Avec le passage des ans, j’ai aussi appris que la lucidité se paye de la désespérance, et que la vie de l’Espagnol a toujours été un long chemin qui ne mène nulle part. En parcourant le bout de ce chemin qui me revenait, j’ai perdu beaucoup de choses, et j’en ai gagné quelques autres. Aujourd’hui, dans ce voyage qui continue de me sembler interminable — le soupçon m’effleure parfois qu’Iñigo Balboa ne mourra jamais —, j’ai acquis la résignation des souvenirs et des silences. Et je comprends enfin que tous les héros que j’ai admirés en ce temps-là étaient des héros fatigués.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Walktapus, le 14 janvier 2012

    Il ne laisse pas d’être plaisant que les Anglais se vantent tellement de la défaite de ce qu’ils appellent ironiquement notre Invincible Armada, de l’exploit d’Essex et autres choses du même genre ; mais qu’ils se gardent bien de jamais évoquer les occasions où ils ont pris une déculottée. Car si cette malheureuse Espagne était déjà un empire en décadence, avec tous ces ennemis prêts à mordre dans le gâteau et à en ramasser les miettes, il restait encore au vieux lion des dents et des griffes pour vendre chèrement sa peau avant que les corbeaux ne se partagent son cadavre avec les mercantis à qui la duplicité luthérienne et anglicane — le diable les a engendrés, ils se sont accouplés — a toujours permis de conjuguer sans scrupules inutiles le culte d’un dieu aux idées larges avec la piraterie et le profit ; car, chez les hérétiques, le vol a toujours été pratiqué comme un respectable art libéral. De sorte que nous, les Espagnols, à en croire leurs chroniqueurs, faisions la guerre et pratiquions l’esclavage par superbe, cupidité et fanatisme, tandis que tous les autres, qui nous mordaient les talons, pillaient, trafiquaient et exterminaient au nom de la liberté, de la justice et du progrès. Bref, des sottises de ce genre.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Walktapus, le 14 janvier 2012

    — Il faudra tuer, dit don Francisco de Quevedo. Et peut-être beaucoup.
    — Je n’ai que deux mains, répondit Alatriste.
    — Quatre, rectifiai-je.
    Le capitaine ne quittait pas des yeux son pot de vin.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (10)

Videos de Arturo Pérez-Reverte

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Arturo Pérez-Reverte

Arturo Pérez-Reverte présente son nouveau livre "El asedio", publié en 2010 en Espagne et pas encore traduit en français.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Les Aventures du capitaine Alatriste, tome 4 : L'Or du Roi par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (44)

> voir plus

Quiz