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ISBN : 2070373533
Éditeur : Gallimard (1982)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
De Goupil à Margot est un recueil de poèmes et de nouvelles. Louis Pergaud se focalise sur les similitudes entre les instincts amoraux des animaux, et les activités immorales des hommes, une position guidée par son fervent anti-militarisme.

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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 3.00/5
    Par gill, le 13 avril 2012

    gill
    Cet ouvrage est le premier livre de Louis Pergaud et lui valut le prix Goncourt en 1910.
    Il raconte les destins tragiques de quelques bêtes de la forêt, sans toutefois les personnifier, mais en leur prêtant des impressions, des réactions et des souffrances si proches des nôtres que l'on se surprend parfois, au cours de cette lecture, à rendre à ces animaux un caractère humain dont ils sont pourtant dépourvus.
    Le style de l'écriture de Pergaud est déjà très fin, les descriptions sont de petits bijoux et rendent encore à l'efficacité du récit.
    Pourtant, passé le premier texte, si triste mais si beau,qui raconte la fin lamentable de Goupil, le renard, et sa vengeance posthume involontaire, on se prend à éprouver un malaise devant cette noirceur et cette obstination de l'auteur à s'enfoncer avec ses personnages dans le malheur et la déchéance.
    Les nouvelles suivantes, sont plus que tristes, elles sont dures et parfois dérangeantes.
    L'auteur de "La guerre des bouton", de "Les rustiques, chroniques villageoises" - ouvrage moins connu mais tout aussi savoureux, et où perce dans quelques nouvelles une note tragique - avec " De Goupil à Margot" nous offre un premier livre que nous avons la chance de pouvoir lire après les autres dont il est aussi l'auteur, moins sombres et qui nous aident à pénétrer son univers littéraire.
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    • Livres 4.00/5
    Par trust_me, le 07 avril 2012

    trust_me
    Affublé d'un grelot par un chasseur cruel, le renard Goupil va connaître un sort pitoyable. Nyctalette la taupe va quant à elle subir la brutalité du viol commis par l'un des siens. Fuseline la petite fouine doit s'amputer elle-même la patte qui la retient prisonnière d'un piège avant de livrer un dramatique combat avec un busard. Et que dire de Margot la pie, tombée entre les mains d'un homme qui, après l'avoir mise en cage, lui rognera les ailes pour l'empêcher de s'échapper et la poussera vers une mort aussi ignoble que libératrice. Huit nouvelles en tout, terribles et belles. Autant de petits drames où l'on découvre les mœurs des animaux de la forêt.
    On réduit trop souvent la bibliographie de Louis Pergaud à la seule Guerre des boutons. Mais le célèbre écrivain francomtois, mort dans le charnier de Verdun en 1915 à l'âge de 33 ans, avait accédé au succès dès en 1910 en remportant le prix Goncourt avec ce recueil de nouvelles où ses talents d'écrivain animalier furent reconnus à leur juste valeur.
    Ces récits poignants ont tout des contes tragiques. Naturaliste convaincu, Pergaud est parvenu à retranscrire le comportement des animaux dans leur milieu naturel. Aucun anthropomorphisme chez les bêtes qu'il met en scène. Les attitudes sont décrites avec une précision à l'évidence riche des expériences vécues par l'auteur.
    La langue de Louis Pergaud est classique et tout simplement superbe. Jugez plutôt : « le soir était revenu. Un soir de dégel au ciel livide chargé de gros nuages : des paquets de neige saturés s'égouttaient des grands arbres comme le linge d'une immense lessive, où s'abimaient sur le sol avec le bruit gras de poches qui crèvent en tombant ; des filets d'eau susurraient de partout ; la terre semblait couvée par une grande aile mystérieuse faite de tiédeurs et de bruissements, et il planait sur tout ceci l'angoisse d'une genèse ou d'une agonie. »
    Pergaud a su saisir l'âme des petits habitants de la forêt. De Goupil à Margot propose une évocation réaliste de la vie animale d'une grande dureté. La prose est magnifique mais les situations dramatiques décrites mettront à mal la sensibilité des amoureux des animaux. Je vous aurais prévenu !

    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2012/04/de-goupil-margot-de-lo..
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 26 mai 2011

    brigittelascombe
    Un chef d'oeuvre qui restera longtemps dans les mémoires et pour lequel Louis Pergaud le célèbre inventeur de "La Guerre DES Boutons" a obtenu le prix Goncourt. Véritable hymne à la nature où les animaux sont humains et les hommes inhumains. Une suite de récits cruels où l'on passe d'un Goupil condamné à mourir de faim par le garde chasse qui lui a accroché des grelots autour du cou à Margot la pie saoulée à la gnole et immolée au feu des lampes par des ivrognes qui la traitent de charogne, avec un détour par l'écureuil Guerriot encore tout étonné par l'oeil vide du bout du fusil et Fuseline la fouine, et Roussard le lièvre et ... un monde émouvant pour vibrer sur le chemin des émotions tout en respirant l'humus tiède du sous bois et en nous laissant emporter dans ces contrées où le vent souffle plus fort que la raison.
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    • Livres 2.00/5
    Par zazimuth, le 16 juin 2013

    zazimuth
    Je n'ai pas réussi à le lire en entier. J'ai trouvé ces histoires, très bien écrites dans une langue classique, trop tristes, sombres et parfois cruelles pour les animaux dont elles évoquent la vie.

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Citations et extraits

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  • Par gill, le 13 avril 2012

    C'était un soir de printemps, un soir tiède de mars que rien ne distinguait des autres, un soir de pleine lune et de grand vent qui maintenait dans leur prison de gomme, sous la menace d'une gelée possible, les bourgeons hésitants.
    Ce n'était pas pour Goupil un soir comme les autres.
    Déjà l'heure grise qui tend ses crêpes d'ombre sur la campagne, surhaussant les cimes, approfondissant les vallons, avait fait sortir de leur demeure les bêtes des bois. Mais lui, insensible en apparence à la vie mystérieuse qui s'agitait dans cette ombre familière, terré dans le trou du rocher des Moraies où, serré de près par le chien du braconnier Lisée, il s'était venu réfugier le matin, ne se préparait point à s'y mêler comme il le faisait chaque soir...
    (extrait du chapitre I de l'édition parue au "Mercure de France")
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  • Par brigittelascombe, le 26 mai 2011

    C'était un de ces premiers jours où la forêt, comme une femme qui a longtemps résisté,se laisse enfin aller toute aux caresses de l'amant,où elle vit de toutes ses fibres,où elle chante de toutes ses sèves,où les grands baisers du soleil l'ont investie comme un amour victorieux et conquise et pénétrée toute, et où elle ne tend plus aux vivants sous les ombrages capiteux, l'asile traitre de son insidieuse fraicheur.
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  • Par brigittelascombe, le 26 mai 2011

    Le sentiment de la réalité rentra dans son cerveau comme un coup de dent dans le ventre d'un lièvre, et résigné,il s'affermit sur les jarrets dans la position la plus commode pour rêver,pour jeuner et pour attendre. Et là, devant lui,hantise affolante,ironique défi à sa patience,le piège se dressait.

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  • Par brigittelascombe, le 26 mai 2011

    D'un seul coup,dans un effort convulsif et désespéré, courbant les pattes du busard elle avait atteint le corps et tels des couteaux inarrachables,lui avait planté violemment dans les flancs les lames froides de ses dents.

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  • Par brigittelascombe, le 26 mai 2011

    Mais il la suit, rivé aux pas de la fuyarde dont l'odeur sexuelle excite son énergie et cingle son désir.

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