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ISBN : 2268007383
Éditeur : Les Editions du Rocher


Note moyenne : 4/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« C'est un beau roman de chez nous », dit Gaston Chérau dans la préface du livre.
Corbier, jeune veuf, père de deux enfants, a embauché une servante courageuse et dévouée. Madeleine, pendant quatre ans, dirige la maison, élève les petits qui l'adorent. Elle pourr... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 4.00/5
    Par Clelie22, le 16 juillet 2014

    Clelie22
    Madeleine, une jeune fille solide et travailleuse, est embauchée comme servante chez un jeune veuf, père de deux enfants en bas âge.
    Avec un pitch pareil, on voit l'histoire d'amour se profiler, grosse comme un camion. Mais non. Rien de ce qu'on pourrait imaginer ne se produit car si histoire d'amour il y a, elle est entre "Nêne" et les enfants qui l'ont surnommée ainsi. C'est une histoire d'amour tragique et déchirante, racontée avec beaucoup de finesse par Ernest Pérochon. L'auteur emploie autant de sensibilité pour décrire les sentiments de ses paysans qu'en employaient habituellement ses contemporains pour décrire les amours des bourgeois.
    De plus, il nous fait découvrir un coin littérairement méconnu de France, les Deux-Sèvres, avec une situation religieuse très particulière, la population étant divisée entre Protestants, Catholiques et "Dissidents", des Catholiques restés fidèles au clergé d'avant la Révolution.
    Intéressant et touchant.
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    • Livres 4.00/5
    Par Rhodopsine, le 18 juillet 2012

    Rhodopsine
    Ernest Perochon...Des années que le livre traînait sur une étagère. Avec un nom pareil, encore un roman du terroir... Et un jour, enfin, j'ai ouvert le bouquin, dans l'intention de le "parcourir" et de l'oublier. Découverte! une histoire touchante, tellement vraie, tellement bien écrite, tellement facile à lire. Si vous le trouvez chez un bouquiniste, allez-y, c'est un roman magnifique.
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Citations et extraits

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  • Par genou, le 10 mai 2015

    L’air était vif et jeune ; la terre fumait. Derrière le versoir mille petites haleines fusaient, droites, précises, subtiles ; elles semblaient vouloir monter très haut comme si elles eussent été heureuses d’échapper enfin au poids des mottes et puis elles se rabattaient et finissaient par s’étendre en panaches dormants. Le souffle oblique des bœufs précédait l’attelage et remontait, couvrant les six bêtes d’une buée plus blanche qu’agitaient des tourbillons de mouches.
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  • Par genou, le 10 mai 2015

    Ayant desservi la table elle s'installa devant sa machine à coudre. Lentement, elle se mit à enrouler un fil de soie sur la bobine. Et, lentement, ses pensées se dévidèrent aussi; mais, courtes et de fil rude, elles se mêlaient, se nouaient, s'accrochaient; elles ne coulaient point comme un bel écheveau lisse.

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  • Par genou, le 10 mai 2015

    Il conduisait ses bêtes par gestes mesurés, sans cris. Il avait pourtant deux bovillons au dressage, mais il les avait placés au milieu de l’attelage et tout de suite enlevés en un si rude effort qu’il les tenait maintenant sans peine, éreintés et craintifs. Même au bout de la raize, les bovillons suivaient docilement les bœufs de tête ; le laboureur n’avait qu’à soulever sa charrue et à la retourner tranquillement sans craindre d’être enlevé par son attelage.
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  • Par genou, le 10 mai 2015

    Au-dessus de la brume la lumière régnait, merveilleusement blonde. Le versoir supérieur de la brabant resplendissait et le coutre, dressé dans le soleil, semblait une épée massive, l’épée d’un cavalier nain, trapu et lent.

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