Il n’y a plus trace de rien, là-bas. On a déversé des tonnes de sable, vissé des balançoires, planté des arbres et décrété l’insouciance. Mais la mémoire complote. Les chemins serpentent. Le terrain fait des vagues. Le toboggan est habillé d’une tour qui ne guette plus ... > voir plus
Comment réagit-on, lorsqu' à la mort de sa mère, on apprend que l'on est née en prison. Elevée par Mila sa grand-mère la narratrice part sur les traces de sa mère Héléna Danec. Elle découvrira les raisons de son incarcération à la prison de la Roquette et l'origine de sa conception. Judith Perrignon raconte sans artifices, l'histoire de cette femme enfermée dans son silence par amour. Elle donne la parole aux différents protagonistes (excepté Héléna) brosse le portrait de femmes courageuses, attachantes, restant liées malgré les souffrances avec un dénouement poignant formidablement raconté. Un livre tendu, vibrant d'amour non-dit, extrèmement touchant. Champagne pour Perrignon (Don).
Angèle apprend en découvrant des lettres après la mort de sa mère, qu'elle est né en prison, d'un père inconnu en fuite après le casse. Héléna, sa mère, a toujours refusé de donner son nom et s'est murée dans le silence. le silence du nom, le silence des mots, de l'amour, des sentiments, de la vie.
Nous découvrons au fil des pages, des témoignages, la vie d'Héléna en même temps que sa fille. Les lettres, les pensées nous apportent des fragments de l'histoire que nous reconstituons.
Un roman tout en finesse et en profondeur, sur le sens que peut prendre l'amour, ou le manque d'amour, la présence ou l'absence, le dialogue et le non-dit. Touchant.
Texte choral et polymorphe, Les chagrins est un premier roman tout en sensibilité, servi par une plume par laquelle il fait bon se laisser porter. A la mort de sa mère Héléna, avec qui elle n'avait plus de contact depuis de nombreuses années, Angèle découvre qu'elle est née à la Petite Roquette, une prison pour femmes. A vingt-deux ans, Héléna a été incarcérée pour cinq ans, complice d'un vol à main armé dans une bijouterie, un crime qu'elle a choisi d'endosser seule. Angèle remonte alors le cours de l'histoire de cette mère qui n'a jamais su l'aimer. Habilement construit et tout en émotions, le roman donne à entendre les voix de ceux qui ont construit l'histoire d'Héléna : celle de sa mère Mila qui écrit sans relâche et vainement à sa fille pendant cinq ans, pour tenter de tisser le lien entre Héléna et Angèle dont elle a la garde. Celle d'un journaliste fasciné par la jeune condamnée et qui aura aussi son rôle dans l'histoire. Celle d'Angèle, l'enfant impatiente qu'Héléna rentre et qui voit son rêve d'amour s'effondrer. Celle d'un homme aussi qui n'a pas compris l'amour d'Héléna, qui n'était pas prêt à le partager.
Roman sur la filiation, la recherche des origines, roman d'amour, de désamour et de ratage amoureux, Les chagrins est à découvrir dans cette rentrée littéraire.
Angèle a été élevée jusqu'à l'âge de cinq ans par sa grand-mère Mila car sa mère Helena était en prison. De ce bâtiment où les femmes étaient emprisonnées, il ne reste rien. Un nouveau décor a pris place : des balançoires et des nouveaux quartiers. Helena s'est toujours montrée froide et distante avec Angèle. A la mort de sa mère, Angèle découvre dans des lettres qu'elle est née en prison. Angèle va tout faire pour découvrir l'histoire de sa mère et celle de naissance. Malgré l'écriture fluide, je n'ai pas été convaincue par ce livre. Dès le début, le rythme trop lent,à mon goût, instaure ajoute un parfum de mélancolie et de nostalgie au goût bien amer. Helena est froide, distante même avec sa propre fille Angèle comme si elle représentait un fardeau et non un espoir et l'avenir. L'histoire racontée par le journaliste qui avait suivi à l'époque le procès m'a semble irréelle. Seul personnage crédible et qui a retenu mon attention, la grand-mère de Mila : généreuse et attachante. Je suis passée à côté de cette lecture et je n'ai ressenti que de l'indifférence…sans comprendre le chagrin d'Helena.
A la mort de sa mère, Angéle décide de découvrir le pourquoi et le comment de sa naissance. Elle découvre une femme courageuse Hélèna qui par amour a commis un cambriolage et s'est retrouvée seule, enceinte en prison. On suit ainsi l'histoire d'Hélèna , vue à travers les yeux de sa mère,... Meutres dans un jardin indien Vikas SWARUP
"Elle avait peur des silences, Mila, elle promettait toujours trop. Elle me lisait des histoires tirées d'une bibliothèque trop rose et me faisait écouter du jazz. J'ai fini par croire ma mère prisonnière d'un château fort et me prendre pour la fille de Charlie Parker, car Mila murmurait à mon oreille que mon père jouait du saxophone, qu'il était probablement quelque part en Amérique, un héros de cette musique envoûtante. Elle mélangeait tout de nos deux tristesses".
La chronique de Jean Casel - 6 mois Aujourd'hui, le complice de Gérard Collard, Jean Casel nous présente, non pas un roman, mais une revue bi-annuelle... "6 mois" aux éditions Arènes. Ce magazine, dont c'est déjà le numéro 2, est basé sur le même principe que la revue mensuelle "XXI", sauf que cette parution, comme le dit le communiqué de presse, renoue le lien entre le journalisme et la photo. Deux fois par an, l'appétit du public et l'énergie stupéfiante des auteurs se rencontrent. Avec 6 Mois, la photo retrouve son sens. Regardez... La présentation de la revue "6 mois" par l'éditeur : Après le triomphe du n°1 (48 000 exemplaires vendus) un dossier central sur le siècle des femmes, des portfolios sur les bals new-yorkais, une prison birmane, deux cousines en Argentine, des pêcheurs au Ghana, le tout augmenté du talent de plume de Judith Perrignon, Patrick de Saint Exupéry et Jan Krauze... Vous pouvez commander "6 mois" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com