> Annie Hamel (Traducteur)
> Anne Perry (Traducteur)

ISBN : 2264035129
Éditeur : Editions 10/18 (2002)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 61 notes) Ajouter à mes livres
Suffragette avant l'heure, l'indomptable Charlotte Ellison contrarie les manières et codes victoriens et refuse de se laisser prendre aux badinages des jeunes filles de bonne famille et au rituel du tea o'clock.
Revendiquant son droit à la curiosité, elle parcour... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Kittiwake, le 04 janvier 2012

    Kittiwake
    Il m' a semblé logique de découvrir l'oeuvre d'Anne Perry avec le premier roman de la série. Un étrangleur utilisant un fil à couper le beurre s'attaque à des jeunes filles sans liens entre elles, semant la terreur dans le quartier habituellement calme. L'inspecteur Pitt mène l'enquête : la piste de brigands professionnels est vite écartée, car le vol n'est pas le mobile. Il s'agit donc de repérer au sein de cette société bien pensante qui est le pervers capable de tels méfaits. Il s'en suit une ambiance extrêmement lourde, de méfiance, de suspicions, enfants soupçonnant leur père, femmes soupçonnant leur mari, ce qui amène inévitablement à des règlements de compte pour des histoires sans rapport avec les crimes. Personne n'en sort indemne. Jusqu'à ce que la pugnacité de notre inspecteur, et
    la mise en danger de Charlotte, l'héroïne, permette de révéler l'identité du tueur en série
    La mise en place est très longue et laborieuse avec de nombreuses redites quant aux convictions sociologiques des différents protagonistes. Il faut avoir parcouru presque 200 pages sur les 350 et quelques pour que l'action démarre. Certes je suis friande des écrits concernant l'Angleterre victorienne, mais là, c'est tout de même un peu lassant, et surtout en raison des répétitions nombreuses
    Quant à l'intrigue policière, une fois que l'on a éliminé tous les suspects trop évidents, il y a trop peu de personnes insoupçonnables et donc coupables pour que l'on ne se doute pas rapidement de la solution. C'est là que l'intérêt se réveille, pour aller vérifier son postulat
    Le point fort du roman tient à mon avis dans l'analyse des conséquences induites par l'enquête au sein de cette famille au fonctionnement huilé, prisonnière du carcan des conventions, et qui va être amenée à ébranler ses convictions. Pour se disculper d'un acte grave, les hommes devront aussi mettre en lumière des agissements dont ils auraient préféré qu'ils restent tus.
    Bien entendu, on n'échappe pas au franc parler de Charlotte, dont le raisonnement et la vivacité la mettent à l'écart des standards de la féminité, pour rallier le féminisme avant l'heure. En cela on retrouve des schémas très inspirés de Jane Austen : deux filles à marier, une frivole et ambitieuse, une trop indisciplinée pour faire l'objet d'une demande en mariage, but ultime et consécration pour toute jeune fille de bonne famille. Jusqu'à la jeune femme jouant (mal) du piano pour animer une réception.
    Un peu déçue par la construction, je poursuivrai cependant l'exploration de cet univers, espérant que les longueurs signalées ne se retrouveront pas dans les romans suivants.

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com/2012/01/letrangleur-de-cater-stre..
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Alexielle63, le 10 janvier 2012

    Alexielle63
    Depuis mon adolescence et la lecture de Jane Eyre de Charlotte BRONTE, j'ai une passion pour les romans se déroulant à l'époque victorienne, passion qui s'est vue renforcée en classe de première lors du visionnage du film le Tableau de Dorian Gray inspiré par le livre éponyme d'Oscar Wilde. Autant dire que j'avais bon espoir avec cette série policière de retrouver l'ambiance propre à mes lectures passées. Pari réussi ? Je ne vous ferai pas languir plus longtemps : j'ai adoré, à la limite du coup de cœur ! L'auteur prend le temps d'installer le décor, la bonne société victorienne, le plus souvent dans le grand salon de la famille Ellison et ses personnages. Les femmes tiennent une grande place. D'abord Charlotte, atypique pour l'époque. Elle est spontanée, directe, franche, presque trop, ne sait pas tenir sa langue. Elle se laisse guider par ses émotions et fait preuve de beaucoup de compassion. Elle ne triche pas, est naturelle, ne se sert d'aucun artifice, contrairement à Emily, que j'ai beaucoup aimé aussi mais d'un tout autre genre. Elle est lucide, pragmatique et utilise le protocole des convenances en vigueur à son avantage, est plus sournoise que Charlotte. C'est une ambitieuse qui rêve de faire un beau mariage, une mondaine qui ne recule devant rien pour parvenir à ses fins. Il ne vaut mieux pas se mettre en travers de son chemin !
    Nos petites demoiselles Ellison semblent avoir de qui tenir, même si leur mère, Caroline, est plus effacée, plus discrète, elle sait sortir les griffes quand on s'attaque à ses enfants, notamment à Charlotte. J'ai eu beaucoup plus de mal avec Sarah, son côté dévote et moralisatrice. Une vraie trouble-fête, rabat-joie au possible ! Ne parlons même pas de la grand-mère, une femme acariâtre, détestable et méprisante. A côté, les personnages masculins sont un peu fades, exception faite de Thomas Pitt. Un très bon policier, fin observateur, il cerne très rapidement les personnes qui l'entourent. Impossible de lui cacher quoi que ce soit, d'autant plus qu'il est obstiné, acharné, peu importe les conventions et sa position sociale inférieure à la famille Ellison. J'ai aimé ses échanges cinglants avec Charlotte, leur répondant à tous deux ! C'est aussi lui qui va lui ouvrir les yeux sur une autre réalité, celle des petits orphelins, laissés pour compte, des petites gens dont la vie est très éloignée de celle de Charlotte et qui se démènent comme ils peuvent pour survivre, dans l'indifférence générale. Enfin, nous est offert un beau tableau des relations hommes/ femmes, de la condition de ces dernières dans cette époque austère.
    L'intrigue policière passe au second plan, elle est surtout un prétexte pour installer un climat de tension, de suspicion. le doute s'insinue doucement dans les esprits, tout le monde pouvant être l'assassin. Ce sera l'occasion de faire surgir des secrets enfouis, un révélateur de la vraie personnalité des gens. Chacun se rend finalement compte qu'il ne connait pas réellement celui avec qui il (elle) vit ou est marié(e) depuis de longues années, bien qu'ils se côtoient chaque jour. A ce niveau-là, j'ai trouvé la fin un peu rapide : après avoir épuisé plusieurs pistes sur l'identité du tueur, j'ai eu l'impression que l'auteur nous révélait son nom comme un cheveu sur la soupe, parce qu'il fallait conclure, trois pages avant la fin du livre (bon en fait on commence à suspecter quelqu'un avant mais cela arrive assez tard et en comparaison avec la longueur de l'affaire, la conclusion est très hâtive !)… C'est pour cela que ce ne sera pas un coup de cœur mais il s'en est fallu de peu.

    Lien : http://lecturesdalexielle.over-blog.com/article-l-etrangleur-de-cate..
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par fleurdusoleil, le 01 novembre 2011

    fleurdusoleil
    Ayant entendu le plus grand bien de cette série "victorienne" aux allures d'enquêtes dignes du grand Sherlock Holmes, il était tout naturel que ce premier volume soit dans mes lectures.
    Miss Bunny me l'a choisie pour le challenge " Que lire dans ma PAL, et si tu choisissais ?". Elle a beaucoup aimé et souhaité me le faire découvrir.
    L'histoire se passe à l'époque victorienne au sein de la bonne société. Les codes et les coutumes sont très diligentés et les femmes ont un rôle bien précis à tenir. Elles sont tenues éloignées des affaires délicates et importantes. Et pour les faits divers, elles ne doivent rien savoir car cela pourrait heurter leur sensibilité. Charlotte Ellison est une jeune femme rebelle et dynamique. Elle est curieuse et souhaite voir le monde tel qu'il est. Pourquoi devrait-elle être tenue à l'écart des faits marquants de la société.
    Quand un tueur sème le chaos dans le quartier où elle vit avec ses parents, sa curiosité n'en est que plus aiguisée. Mais en tant que jeune fille de bonne famille, elle est sommée par son patriarche de se contenter de rester à sa place.
    L'inspecteur Pitt entre alors dans sa vie, son charisme va chambouler notre jeune bourgeoise et lui faire entrevoir une vie qui lui ressemblerait plus.
    J'avoue que je n'ai pas été très emballée par ce premier chapitre des aventures de Charlotte. le contexte ampoulé n'aidant pas, j'ai trouvé l'intrigue un peu molle. On en apprend certes beaucoup sur les différents personnages mais les événements restent assez insipides.
    Le résumé vantait pourtant les péripéties d'une jeune femme hors normes ( pour l'époque bien sûr ), des aventures en jupons de haut vol, la naissance d'une belle histoire d'amour...Où sont-ils passés ?
    On a l'impression, comme il est généralement le cas dans les séries, qu'Anne Perry a surtout posé ses personnages et le décor de leurs aventures. Beaucoup de parlottes mais très peu d'action, c'est dommage !
    Charlotte est apparue comme une jeune fille bien proprette et très peu suffragette.
    De plus le plaisir de découvrir le coupable n'y était pas non plus car dès le tiers du livre, j'avais déjà tout compris. Les ficelles utilisées m'ont paru un peu grosses.

    Bref, ce fut une lecture sympathique mais très peu stimulante. J'essaierai de lire le deuxième tome pour laisser une chance à ce phénomène anglais qui a déferlé sur l'hexagone.


    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.com/2011/11/letrangleur-de-cater-str..
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Julie87, le 09 novembre 2009

    Julie87
    Avec ce livre, je me suis RE-GA-LEE! C'est simple, je n'ai rien de négatif à dire! J'ai aimé le style de l'auteur, j'aime l'époque où l'histoire se passe, j'ai aimé l'atmosphère dont le livre est empreint.
    L'intrigue est très bien ficelée. J'étais persuadée d'avoir trouvé le coupable et je me suis fait avoir en beauté! Ce qui est vraiment excellent, c'est qu'on ne connaît le fin mot de l'histoire que dans les toutes dernières pages!
    Les personnages sont excellents également. Charlotte a un caractère particulièrement bien trempé. Elle a des répliques savoureuses!
    Et puis, pour ne rien gâcher, il y a des histoires d'amour. L'auteur a très bien mêlé l'enquête avec la vie privée des personnages.
    Gros coup de coeur donc, vous l'aurez compris!
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par GribouilleChat, le 06 janvier 2011

    GribouilleChat
    Les Ellison sont une famille victorienne type : le père passe ses jour-nées à la City, la mère gère la maison ; des trois filles, seule Sarah, l'aînée, est mariée et vit toujours à la maison avec son mari Dominic, dont Charlotte, la seconde, est secrètement amoureuse tandis qu'Emily rêve d'un brillant mariage et que la grand-mère acariâtre fatigue tout le monde. L'équilibre de cet univers est menacé lorsqu'un étrangleur se met à sévir dans le quartier et que les tentatives de M.Ellison pour cacher la vérité aux femmes se heurte à la curiosité de Charlotte et à l'intrusion de l'inspecteur Pitt.
    Ce roman policier - premier d'une série - assez traditionnel, alliant mystère et amour, est bien mené et réussi. Son atmosphère est exac-tement celle qu'on attend : rues sombres, brouillards londoniens … le supplément d'intérêt vient de la description de la société victo-rienne marquée essentiellement par ses préjugés de classes et sa vision étriquée de la femme. le bel ordonnancement en sera contesté, tout au long du roman, par Charlotte, jeune femme anticonformiste et raisonneuse, mais aussi mis à mal par les faits : l'irruption du crime dévoile l'hypocrisie générale de la société mâle qui impose une morale à deux niveaux selon qu'on est homme ou femme.
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Citations et extraits

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  • Par Aproposdelivres, le 17 janvier 2011

    Charlotte Ellison se tenait au milieu du salon désert, le journal à la main. Son père avait commis l'imprudence de le laisser traîner sur la desserte. Il désapprouvait ce genre de lecture, préférant lui fournir des informations qui lui semblaient mieux convenir à l'éducation d'une jeune fille. Cela excluait les scandales, l'ordre politique ou personnel, les controverses de toute nature et, bien entendu, les crimes : tout ce qui, en fait, présentait un intérêt !
    Aussi Charlotte devait-elle se procurer les journaux à l'office où Maddock, le majordome, les gardait pour les lire avant de les jeter. Elle avait donc toujours au moins un jour de retard sur le reste des Londoniens.
    Quoi qu'il en soit, elle avait un quotidien du 20 avril 1881 entre les mains, donc un journal du jour. La nouvelle la plus remarquable était celle de la mort de Mr Disraeli, la veille. Charlotte se demanda comment réagissait Mr Gladstone. Éprouvait-il une sensation de vide ? Un ennemi juré occupe-t-il une place dans la vie d'un homme qu'un véritable ami ? Certainement, oui. Dans le tissu des émotions, l'ennemi correspond à une erreur dans la trame.

    Charlotte entendit des pas dans l'entrée et rangea très vite le journal. Elle n'avait pas oublié la colère de son père, le jour où il l'avait surprise en train de lire un quotidien du soir, trois ans plus tôt. Il s'agissait d'un article sur cette affaire de diffamation entre Mr Whistler et Mr Ruskin. C'était donc différent. Cependant, lorsqu'elle avait émis le désir d'en savoir plus sur la guerre des Zoulous, racontée par des journalistes présents sur les lieux, son père s'était montré tout aussi intraitable. Pour finir, ç'avait été Dominic, le mari de sa soeur, qui l'avait régalée de savoureux récits. Hélas, chaque fois avec un jour de retard !


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  • Par Kittiwake, le 04 janvier 2012

    Un nouvel univers venait de s'ouvir à elle. Hideux, confus, il envahissait le doux cocon de ces certitudes, des valeurs qu'elle avait considérées comme sûres immuables.
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  • Par Kittiwake, le 04 janvier 2012

    Un ennemi juré occupe-t-il une place aussi grande dans la vie d'un homme qu'un véritable ami?
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Anne Perry parle de son roman "A Christmas Odyssey".
Anglais non sous-titré.








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