> Anne-Marie Carrière (Traducteur)

ISBN : 2264035110
Éditeur : 10-18 (2002)


Note moyenne : 3.21/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
Londres, juin 1887. Pendant que l'inspecteur Thomas Pitt enquête sur un cadavre en morceaux retrouvé dans un cimetière, Emily, la soeur de son épouse Charlotte, se repose avec son mari Lord George Ashworth chez Oncle Eustace, à Cardington C... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Sharon, le 17 avril 2012

    Sharon
    Ce qui peut être certain avec les romans d'Anne Perry est sa capacité à se renouveler tout en conservant ses personnages fétiches. Cette enquête nous permet de retrouver Lady Vespasia, à Cardington Crescent, où elle séjourne chez son gendre Eustache March. Elle avait prévenu sa fille Olivia : l'homme qu'elle épousait était un idiot. Chacune de ses interventions, chacun de ses actes confirme l'étendue de sa bétise et de son conformisme. Vous ne serez pas déçu, mieux, vous serez horrifié de découvrir jusqu'où de tels principes peuvent conduire un homme bien déterminé à perpétuer son nom et à obtenir le titre de pair.Le sujet central est bien là, en filigrane à la série de meurtres sur laquelle enquête Thomas Pitt et qui touche directement sa famille.
    En effet, après le meurtre de Sarah dans L'étrangleur de Carter Street, c'est un autre drame familial qui touche Charlotte et Emily. Pire : ce drame met en cause directement Emily : autant vous dire que Thomas et Charlotte n'épargneront rien, se mettant parfois dans des situations grotesques, pour sauver la jeune femme. Elle ne risque pas la pendaison, elle est une lady, mais son internement serait si pratique.
    Comme toujours, le beau monde côtoie la pauvreté la plus extrême, et Anne Perry nous fait découvrir une autre facette de la détresse humaine dans cet opus. Heureusement, il est des personnes pour vouloir faire bouger les choses, comme lady Vespasia ou comme Tassie March, sa petite fille, prête à accomplir par amour pour un tendre vicaire des actes qui ulcère son père mais montre sa réelle générosité. Toutes les Tassie March d'Angleterre n'ont malheureusement pas eu une Charlotte March pour les aider.
    A noter, pour les fans de la série, l'apparition de Jack Radley.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-meurtres-a-cardington..
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    • Livres 3.00/5
    Par shelbylee, le 15 août 2010

    shelbylee
    Un tome un peu moins réussi que les autres. La résolution du crime est moins surprenante que d'habitude. De plus, deux affaires totalement différentes s'avèrent comme par magie être liées l'une à l'autre.
    Mais il n'empêche qu'Anne Perry dépeint toujours avec autant de brio les travers de la société victorienne, ainsi que ses tabous.
    Enfin, nous retrouvons une nouvelle fois, avec plaisir, la famille Pitt. Ce tome est d'autant plus émouvant que nous assistons, avec une incrédulité aussi grande que celle des héros, à la disparition d'un personnage qui nous avait accompagné depuis le début de la série.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Hindy, le 04 janvier 2011

    Hindy
    Emily en vedette et la bonne société Anglaise en embuscade
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par shelbylee, le 15 août 2010

    - Je me demande où ce Mr. Gilbert va chercher des intrigues aussi ridicules ! s'exclama la vieille Mrs March, en tambourinant sur le rebord du balcon d'un geste irrité, dès que les derniers applaudissements prirent fin. Ce livret n'a ni queue ni tête !
    - Il n'y a rien à comprendre, Grand-Maman, répondit Sybilla avec un sourire rêveur.
    Mrs March l'observa par-dessus son pince-nez, dont le ruban de velours violet pendillait sur sa joue.
    - J'ai pitié de quelqu'un qui est bête de nature, mais je n'admets pas que l'on puisse se montrer stupide à dessein, déclara-t-elle avec froideur.
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    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par shelbylee, le 15 août 2010

    - Parlez pour vous, ma fille ! cracha Mrs March, blême, les yeux étincelants. Les March n'ont rien à redouter!
    - Ne dites pas de bêtises, Lavinia, fit Vespasia en repoussant une mèche de cheveux qui retombait sur son front. Les seuls à ne pas avoir peur sont les saints, dont la vision du paradis est plus forte que les exigences de la chair, et les simples d'esprit, qui ont trop peu d'imagination pour concevoir la douleur. Nous tous, à cette table, sommes terrifiés.
    - Mrs March est peut-être une sainte, qui sait, ironisa Jack Radley.
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  • Par shelbylee, le 15 août 2010

    - Je crois que je vais défaillir.
    - Rentrez la tête dans vos genoux, fit Vespasia d'un ton las.
    La vieille dame rouvrit aussitôt les paupières.
    - Ne soyez pas ridicule ! Vous avez peut-être envie de déjeuner avec les jambes autour des oreilles - d'ailleurs, cela ne m'étonnerait pas de vous -, mais pas moi !
    - Ce ne serait pas très pratique, dit Emily, levant la tête pour la première fois. Elle n'y arriverait pas.
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  • Par shelbylee, le 15 août 2010

    Elle demeura paralysée. Il paraissait sérieux ; mais il exerçait son charme auprès des femmes depuis tant d'années. C'était un acteur hors pair, lorsqu'il s'agissait de son propre intérêt. Il pouvait agir par instinct de survie, car s'il avait tué George, il serait pendu. Le fait qu'elle l'aimait bien n'obscurcissait pas son bon sens : des parangons de vertu peuvent être mortellement ennuyeux et, tout en les appréciant, on fuit leur compagnie. A l'inverse, les créatures les plus cruelles se montrent parfois très attachantes - aussi longtemps que la laideur ne transparaît pas au grand jour.
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  • Par shelbylee, le 15 août 2010

    - Mr March, si tous les gentlemen mettaient fin à leurs jours chaque fois que leurs épouses s'affichent en galante compagnie, la capitale serait jonchée de cadavre ; l'aristocratie anglaise aurait disparu depuis des siècles.
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