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ISBN : 2264035285
Éditeur : 10-18 (2002)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 74 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Charlotte Pitt reçoit un message de sa mère, Caroline Ellison, car un objet compromettant qu'elle possède a disparu. En se rendant à Rutland Place, elle s'aperçoit que plusieurs autres choses se sont volatilisées dans le voisinage. De plus, Caroline se sent épiée.
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par belette2911, le 07 avril 2013

    belette2911
    Bien que l'héroïne se prénomme Charlotte, nous sommes loin de l'univers enchanteur du dessin animé "Charlotte Aux Fraises".
    Retrouver Charlotte et son mari, l'inspecteur Thomas Pitt est synonyme d'une plongée dans le Londres assez glauque de l'époque victorienne où la femme dans le milieu aristocratique avait souvent le rôle de "sois belle et par pitié, tais-toi, ne parle que de chiffons avec les autres pendant que nous, les hommes, allons au club, à la City et aux putes".
    Non, non, ce temps là n'est pas tout à fait révolu de nos jours... Ma lecture du livre "LA Banque : comment Goldman Sachs dirige le monde" m'en a apporté la preuve, les épouses des dirigeants, des associés et des employés étant priées de jouer le même rôle que ces pauvres dames anglaises de l'époque victorienne.
    Mais revenons à notre tasse de thé. Grâce à Charlotte et à la disparition d'un objet appartenant à sa mère (et auquel elle tient plus que tout), nous allons nous glisser dans les salons feutrés pendant l'heure du thé et grignoter des petits biscuits tout en nous enrichissant de leurs mœurs particulières.
    Ce qui, au départ, avait l'air d'une banale histoire de disparition d'objets disparates, débouchera tout de même sur une mort brutale. Un cadavre, c'est le minimum syndical d'un roman policier !
    Ne faisant que 310 pages, l'enquête est rapide et on a terminé l'affaire avant même d'avoir pu esquisser un bâillement poli durant les visites dans le beau monde de Rutland place.
    L'auteur s'amuse à nous lancer sur différentes pistes, à énoncer des hypothèses, des mystères et à les résoudre au fur et à mesure de l'avancée du livre, comme d'habitude.
    Une fois de plus, bien que j'ai eu une pensée mal placée au sujet de deux personnage, j'étais encore en-deçà, la preuve que mon esprit n'est pas aussi noir et tordu qu'on pourrait le penser.
    Ce fut une lecture rafraîchissante après une précédente qui était éprouvante, une immersion dans les arcanes de la société "aristocrato-bourgeoise" après celles de LA banque (Goldman Sachs), mais le dégoût de cette société dite "bien pensante et en col blanc" est bel et bien présent au final.
    Ils dirigent le monde et la destinée des autres, se moquant bien au passage des petites gens qui crèvent, quelque soit l'époque ou le lieu.
    Pourrait-on faire un grand trou et les foutre tous dedans autant qu'ils sont ? Non ? Dommage...
    Ce titre laisse plus de place à Charlotte et à sa mère, au détriment de Pitt, ce qui est un peu dommage (juste un peu) mais c'était très plaisant à lire, une scène du livre est mémorable et en plus, je me suis laissée dupée par l'auteur avec grand plaisir.
    Par contre, je ne sais pas ce que fument l'imprimeur, le traducteur ou autre parce qu'il y a une faute énorme au nom de famille du père de Charlotte : "Allison" (coquille) au lieu de "Ellison".


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/1-romans-policiers-victoriens-..
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    • Livres 4.00/5
    Par LePamplemousse, le 06 novembre 2014

    LePamplemousse
    Dans cette cinquième enquête de la série, l'inspecteur Pitt va avoir besoin de toute sa diplomatie habituelle, car l'affaire est compliquée et nécessite beaucoup de discrétion.
    En effet, un décès est survenu dans le quartier dans lequel réside sa belle-famille et la cause de la mort est incertaine.
    Entre secrets inavouables, petites mesquineries, disparitions suspectes d'objets dans le voisinage et peut-être un meurtre, Charlotte, la femme de l'inspecteur Pitt va avoir de quoi s'occuper, elle qui adore fourrer son nez dans les affaires des autres !
    J'ai beaucoup aimé ce volume car il laisse une place importante aux relations entre Charlotte et sa famille, surtout sa mère et sa sœur Emily.
    L'époque victorienne est encore une fois bien décrite, tant au niveau des occupations quotidiennes de chacun (les hommes passent leur journée à leur club et les femmes se rendent mutuellement visite pour boire du thé et échanger des potins) que de la place des femmes dans la société.
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    • Livres 4.00/5
    Par Crazynath, le 30 août 2014

    Crazynath
    Retourner dans l'Angleterre victorienne pour suivre les enquêtes de Charlotte et son inspecteur de mari Thomas Pitt est toujours un plaisir pour moi.
    ici , l'histoire commence de manière feutrée . la mère de Charlotte fait appel à sa fille pour l'aider à retrouver un bijou disparu.
    Quoi de plus banal que de perdre une babiole dans ces grandes demeures ou il y a bien plus de pièces que d'habitants ?
    Mais Anne Perry va s'en mêler et tout à coup, une habitante de Rutland place meurt de façon suspecte!
    Je n'en dirais pas plus au sujet de cette histoire évidemment, si ce n'est pour dire que qu'une fois la vérité découverte,( bien plus sordide que je l'avais envisagée), on ne peut que louer la qualité de l'intrigue qui a été ficelée d'une main de maitre par cette auteure que j'apprécie vraiment beaucoup !,
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    • Livres 4.00/5
    Par Carolivra, le 30 novembre 2014

    Carolivra
    Rutland place est le cinquième tome consacré aux aventures de Charlotte et Thomas Pitt. Dans ce roman, Charlotte est appelée par sa mère Caroline pour « enquêter » à Rutland place. En effet, cette dernière a perdu un médaillon qui lui est cher. Charlotte finit par comprendre que ce bijou est plutôt compromettant puisqu'il renferme le portrait d'un homme qui n'est pas son père mais le soupirant secret de sa mère! En fouinant, Charlotte se rend compte que ce médaillon n'a pas été égaré mais qu'il a été perdu. En effet, d'autres habitants de Rutland place ont perdu de menus objets.
    Alors que Charlotte tente de retrouver le bijou subtilisé, une voisine de sa mère meurt subitement. Thomas est chargé de l'affaire. Il se rend bientôt compte qu'il ne s'agit ni d'un accident ni d'un suicide mais bien d'un meurtre…
    L'intrigue du roman apparaît conventionnelle – un meurtre dans un quartier calme – et pourtant elle va conduire Charlotte à enquêter sur un voisinage pas aussi lisse qu'il y paraît. Toute l'enquête de Charlotte se fait de manière détournée, en douceur. En effet, elle ne fait pas partie de la police et n'a donc aucun droits ni prérogatives. C'est d'une manière toute féminine qu'elle va chercher, interroger, fouiner et ce grâce aux visites et aux divers thés auxquels elle va prendre part.
    Anne Perry retranscrit parfaitement l'atmosphère d'un quartier chic de Londres. Chaque après-midi, la mère de Charlotte se rend en visite tantôt chez l'un tantôt chez l'autre pour discuter et partager un thé autour de savoureux biscuits. Si l'occupation paraît bien agréable, il témoigne cependant de la vacuité de la vie des femmes vivant à Rutland place. Leurs seuls loisirs sont de se rendre visite pour papoter. Charlotte l'a bien compris et elle enquête avec toute la bienséance dont elle est capable.
    Dans ces univers douillets, confortables, Charlotte fait parfois désordre au grand dam de sa mère Caroline. J'aime particulièrement le franc parler de ce personnage qui ne s'embarrasse pas des non-dits. Elle est la fille plus ou moins reniée de la famille parce qu'elle a épousé un policier. L'image de Thomas Pitt en prend d'ailleurs un coup et j'ai été étonnée de voir le traitement qui lui était réservé. En effet, alors qu'il enquête sur un meurtre, les habitants de Rutland place répondent à ses questions à contrecœur. Il s'agit avant tout de sauver les apparences et d'être digne dans toutes les situations données. Anne Perry dresse une galerie de portraits savoureuse: chacun doit rester bien à sa place et un scandale ne saurait éclabousser la petite communauté chic de Rutland place.
    Grâce au talent de la romancière, le lecteur pénètre dans l'intimité des ménages. Finalement derrière chaque belle façade, se cache un secret. C'est Charlotte qui sera la plus maligne à ce jeu-là.
    La fin du roman m'a vraiment surprise. Je ne m'y attendais pas et j'aurais aimé que le fin mot de l'histoire soit développé un peu plus en amont. En effet, la solution du mystère n'est dévoilé qu'à la toute dernière page et tombe de manière un peu abrupte.
    Rutland place reste quand même un roman policier savoureux permettant d'explorer un peu plus les arcanes du Londres du 19ème siècle.
    Retrouvez mes chroniques sur d'autres romans d'Anne Perry: Long Spoon Lane et surtout Les Contes de Noël, une vraie douceur!

    Lien : https://carolivre.wordpress.com/2014/11/30/rutland-place-danne-perry/
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    • Livres 5.00/5
    Par Sylla, le 04 janvier 2011

    Sylla
    Charlotte est appelée par sa mère pour la disparition, assez dérangeante pour son contenu, d'une broche. Caroline Ellison est persuadée que le vol a été commis par une personne extérieure à la maison, si bien que Charlotte décide de mener l'enquête. Mais sa mère n'est pas des plus discrète prenant le risque d'attirer l'attention de tout le monde. Elles apprennent rapidement qu'elle n'a pas été la seule victime de ses vols... C'est alors qu'un habitant de Rutland place est retrouvé mort, de façon totalement inattendue. Suicide ou meurtre ? Dans un cas comme dans l'autre, y a-t-il un rapport avec les différents vols ? ou peut-être avec la disparition d'une jeune fille toute aussi brutale qu'énigmatique...
    Je crois pouvoir dire que ce livre est mon préféré de l'auteur pour le moment. Pour commencer on y retrouve Emily qui m'avait manqué dans le livre précédent. Difficile de résister au "duo de choc" que forment Charlotte et Emily.
    Je n'ai pu m'empêcher de sourire face à la petite "aventure" que Charlotte a vécu grâce à Inigo. Il faudrait plus de scènes de ce genre, elle m'a paru si courte. Dommage qu'on n'aie pas vu Ada Church plus longtemps. Son personnage ne manque pas de piquant !
    Je dirai que j'ai plus ou moins trouver le coupable, mais pas pour les bonnes raisons. Difficile de vous expliquer sans vous raconter tout le livre ! le thème abordé n'est pas des plus simples. Il est impossible de ne pas compatir avec... (je ne dirais pas qui !) tout comme Charlotte l'a fait. Je n'en aurais pas attendu moins d'elle.

    Lien : http://labulleasylla.blogspot.com/2011/01/rutland-place.html
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Citations et extraits

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  • Par Crazynath, le 29 août 2014

    L'expérience lui avait appris que les fous criminels n'utilisent pas le poison- surtout pour se débarrasser d'une femme seule dans son boudoir.

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  • Par Crazynath, le 29 août 2014

    Les gens de la bonne société étaient hostiles à l'intrusion de la police dans leur univers, intrusion qu'ils jugeaient vulgaire et déplacée.

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  • Par Crazynath, le 29 août 2014

    Même un déséquilibré a des raisons de tuer : sa folie couve lentement, comme la chaleur du printemps dégèle les neiges de l'hiver, qui s'en vont grossir les cours d'eau. Et brutalement, le barrage cède sous l'effet d'une force sauvage et destructrice.

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  • Par ugo23, le 24 mai 2014

    Je ne vois rien d’extravagant là-dedans, fit Charlotte, déçue, en se disant que sa mère et elle ne partageaient pas la même conception de l’excentricité. — Ambrosine adore chanter, poursuivit Caroline. Des chansons des plus étranges. J’ignore où elle les a apprises. Et elle oublie tout ! Une dame de la bonne société doit se souvenir du nom d’une personne venue lui rendre visite la semaine précédente, ou des liens de parenté de ses différentes relations, non ? Ambrosine commet parfois de terribles gaffes. Charlotte ressentit aussitôt une vive sympathie pour cette Mrs. Charrington. — Tant mieux. Cela doit mettre de l’animation dans les soirées, remarqua-t-elle
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  • Par ugo23, le 24 mai 2014

    Les doigts croisés sur ses genoux, elle tripotait avec nervosité son mouchoir de dentelle. À la voir si malheureuse, Charlotte comprit enfin son dilemme. Mener une enquête officielle, ou même révéler le vol, sèmerait le doute parmi tous les habitants de Rutland Place, qui s’imagineraient que Mrs. Ellison les soupçonnait personnellement. De vieilles amitiés seraient ruinées, des domestiques innocents perdraient leur emploi ou leur réputation. Des désagréments en chaîne rebondiraient comme des ricochets à la surface d’un lac, troublant l’existence paisible des familles du quartier.
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