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ISBN : 2264035285
Éditeur : 10-18 (2002)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 91 notes)
Résumé :
Charlotte Pitt reçoit un message de sa mère, Caroline Ellison, car un objet compromettant qu'elle possède a disparu. En se rendant à Rutland Place, elle s'aperçoit que plusieurs autres choses se sont volatilisées dans le voisinage. De plus, Caroline se sent épiée.

Quand une femme est assassinée, Thomas Pitt entre en scène. Aidé de Charlotte et d'Emily Ashworth (qui fait son grand retour), il va tenter d'établir des liens entre les faits et d'éclaicir ... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
belette2911
belette291107 avril 2013
  • Livres 4.00/5
Bien que l'héroïne se prénomme Charlotte, nous sommes loin de l'univers enchanteur du dessin animé "Charlotte Aux Fraises".
Retrouver Charlotte et son mari, l'inspecteur Thomas Pitt est synonyme d'une plongée dans le Londres assez glauque de l'époque victorienne où la femme dans le milieu aristocratique avait souvent le rôle de "sois belle et par pitié, tais-toi, ne parle que de chiffons avec les autres pendant que nous, les hommes, allons au club, à la City et aux putes".
Non, non, ce temps là n'est pas tout à fait révolu de nos jours... Ma lecture du livre "LA Banque : comment Goldman Sachs dirige le monde" m'en a apporté la preuve, les épouses des dirigeants, des associés et des employés étant priées de jouer le même rôle que ces pauvres dames anglaises de l'époque victorienne.
Mais revenons à notre tasse de thé. Grâce à Charlotte et à la disparition d'un objet appartenant à sa mère (et auquel elle tient plus que tout), nous allons nous glisser dans les salons feutrés pendant l'heure du thé et grignoter des petits biscuits tout en nous enrichissant de leurs moeurs particulières.
Ce qui, au départ, avait l'air d'une banale histoire de disparition d'objets disparates, débouchera tout de même sur une mort brutale. Un cadavre, c'est le minimum syndical d'un roman policier !
Ne faisant que 310 pages, l'enquête est rapide et on a terminé l'affaire avant même d'avoir pu esquisser un bâillement poli durant les visites dans le beau monde de Rutland Place.
L'auteur s'amuse à nous lancer sur différentes pistes, à énoncer des hypothèses, des mystères et à les résoudre au fur et à mesure de l'avancée du livre, comme d'habitude.
Une fois de plus, bien que j'ai eu une pensée mal placée au sujet de deux personnage, j'étais encore en-deçà, la preuve que mon esprit n'est pas aussi noir et tordu qu'on pourrait le penser.
Ce fut une lecture rafraîchissante après une précédente qui était éprouvante, une immersion dans les arcanes de la société "aristocrato-bourgeoise" après celles de LA banque (Goldman Sachs), mais le dégoût de cette société dite "bien pensante et en col blanc" est bel et bien présent au final.
Ils dirigent le monde et la destinée des autres, se moquant bien au passage des petites gens qui crèvent, quelque soit l'époque ou le lieu.
Pourrait-on faire un grand trou et les foutre tous dedans autant qu'ils sont ? Non ? Dommage...
Ce titre laisse plus de place à Charlotte et à sa mère, au détriment de Pitt, ce qui est un peu dommage (juste un peu) mais c'était très plaisant à lire, une scène du livre est mémorable et en plus, je me suis laissée dupée par l'auteur avec grand plaisir.
Par contre, je ne sais pas ce que fument l'imprimeur, le traducteur ou autre parce qu'il y a une faute énorme au nom de famille du père de Charlotte : "Allison" (coquille) au lieu de "Ellison".

Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/1-romans-p..
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LePamplemousse
LePamplemousse06 novembre 2014
  • Livres 4.00/5
Dans cette cinquième enquête de la série, l'inspecteur Pitt va avoir besoin de toute sa diplomatie habituelle, car l'affaire est compliquée et nécessite beaucoup de discrétion.
En effet, un décès est survenu dans le quartier dans lequel réside sa belle-famille et la cause de la mort est incertaine.
Entre secrets inavouables, petites mesquineries, disparitions suspectes d'objets dans le voisinage et peut-être un meurtre, Charlotte, la femme de l'inspecteur Pitt va avoir de quoi s'occuper, elle qui adore fourrer son nez dans les affaires des autres !
J'ai beaucoup aimé ce volume car il laisse une place importante aux relations entre Charlotte et sa famille, surtout sa mère et sa soeur Emily.
L'époque victorienne est encore une fois bien décrite, tant au niveau des occupations quotidiennes de chacun (les hommes passent leur journée à leur club et les femmes se rendent mutuellement visite pour boire du thé et échanger des potins) que de la place des femmes dans la société.
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Crazynath
Crazynath30 août 2014
  • Livres 4.00/5
Retourner dans l'Angleterre victorienne pour suivre les enquêtes de Charlotte et son inspecteur de mari Thomas Pitt est toujours un plaisir pour moi.
ici , l'histoire commence de manière feutrée . la mère de Charlotte fait appel à sa fille pour l'aider à retrouver un bijou disparu.
Quoi de plus banal que de perdre une babiole dans ces grandes demeures ou il y a bien plus de pièces que d'habitants ?
Mais Anne Perry va s'en mêler et tout à coup, une habitante de Rutland Place meurt de façon suspecte!
Je n'en dirais pas plus au sujet de cette histoire évidemment, si ce n'est pour dire que qu'une fois la vérité découverte,( bien plus sordide que je l'avais envisagée), on ne peut que louer la qualité de l'intrigue qui a été ficelée d'une main de maitre par cette auteure que j'apprécie vraiment beaucoup !,
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Cellardoorfr
Cellardoorfr16 septembre 2015
  • Livres 4.00/5
Dans ce nouveau tome, Anne Perry se concentre sur des intrigues très féminines.

Il sera question du vol d'un médaillon au contenu compromettant pour la mère de Charlotte [d'autres vols ont été commis à la même époque, dans d'autres maisons du quartier], mais également du meurtre d'une habitante de Rutland place [aurait-t-il un lien avec la mort d'une jeune femme de bonne famille, quelques temps plus tôt ??].

Thomas est toujours là, évidemment, mais disparait pour une fois derrière le personnage de Charlotte. Nous retrouvons aussi la soeur de cette dernière, Emily, sans oublier sa mère Caroline et son père Edward, deux personnages qu'on avait perdu de vue depuis la fin du premier volume. On peut bien évidemment souligner le retour d'un personnage apparu dans le Crime de Paragon Walk, soit Alaric, le français beau gosse et mystérieux.

A noter que Charlotte est également enceinte de son second enfant et qu'elle et son mari ont emménagé dans une maison plus grande et plus jolie. Ils ont même une bonne à tout faire ! Me voilà extrêmement soulagée : Charlotte va peut-être arrêter de jouer à la soubrette !
Est-ce que ça valait le coup d'enchaîner directement sur ce tome, alors ?

Et bien oui ! Retrouver rapidement les différents personnages, c'est toujours un bonheur. Et puis la saga Charlotte & Thomas est suffisamment bien entamée pour que je me permette de les avaler les uns à la suite des autres !

Il faut néanmoins noter que Rutland Place est très différent des autres volumes : alors que ces derniers démarraient tous au quart de tour, celui là prend vraiment beaucoup son temps ! Ce n'est pas un point qui m'a gêné : je lis les Anne Perry car ce sont des polars mais j'aime aussi les détails de la vie victorienne mais les amateurs d'enquête ont dû s'ennuyer en attendant que l'intrigue commence réellement !

De toute manière, malgré son charme, ses anciens et ses nouveaux personnages, Rutland Place ne nous délivre pas forcément la meilleure enquête de la série (du moins de ce que j'en connais). J'ai trouvé que l'histoire était moins mystérieuse et surtout, beaucoup moins originale.

L'intérêt de ce roman réside plutôt dans l'ambiguïté des personnages et dans leurs relations opaques. Il y a Caroline Ellison qui rêve à un autre homme que son mari, un homme auquel Charlotte n'est pas indifférente non plus, mais aussi Éloïse et son frère entretiennent une relation un peu trop exclusive, des histoires de jalousie, de secrets et toujours cette critique à peine voilée d'une haute société hypocrite et qui surveille constamment les autres dans l'espoir de découvrir un secret compromettant… ça ne fait pas vraiment rêver quoi !

J'aurais vraiment aimé enchaîner sur le cadavre de Bluegate Fields mais malheureusement, je ne l'ai pas en stock. J'ai cependant les trois volumes d'après…mais bon, je vais résister car je préfère lire l'histoire dans l'ordre à cause des clins d'oeil de l'auteur aux volumes précédents ! Mes finances n'étant pas vraiment au beau fixe, je vais essayer de commencer la série William Monk, de la même auteure, car j'en ai aussi quelques uns dans la bibliothèque !
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Carolivra
Carolivra30 novembre 2014
  • Livres 4.00/5
Rutland Place est le cinquième tome consacré aux aventures de Charlotte et Thomas Pitt. Dans ce roman, Charlotte est appelée par sa mère Caroline pour « enquêter » à Rutland Place. En effet, cette dernière a perdu un médaillon qui lui est cher. Charlotte finit par comprendre que ce bijou est plutôt compromettant puisqu'il renferme le portrait d'un homme qui n'est pas son père mais le soupirant secret de sa mère! En fouinant, Charlotte se rend compte que ce médaillon n'a pas été égaré mais qu'il a été perdu. En effet, d'autres habitants de Rutland Place ont perdu de menus objets.
Alors que Charlotte tente de retrouver le bijou subtilisé, une voisine de sa mère meurt subitement. Thomas est chargé de l'affaire. Il se rend bientôt compte qu'il ne s'agit ni d'un accident ni d'un suicide mais bien d'un meurtre…
L'intrigue du roman apparaît conventionnelle – un meurtre dans un quartier calme – et pourtant elle va conduire Charlotte à enquêter sur un voisinage pas aussi lisse qu'il y paraît. Toute l'enquête de Charlotte se fait de manière détournée, en douceur. En effet, elle ne fait pas partie de la police et n'a donc aucun droits ni prérogatives. C'est d'une manière toute féminine qu'elle va chercher, interroger, fouiner et ce grâce aux visites et aux divers thés auxquels elle va prendre part.
Anne Perry retranscrit parfaitement l'atmosphère d'un quartier chic de Londres. Chaque après-midi, la mère de Charlotte se rend en visite tantôt chez l'un tantôt chez l'autre pour discuter et partager un thé autour de savoureux biscuits. Si l'occupation paraît bien agréable, il témoigne cependant de la vacuité de la vie des femmes vivant à Rutland Place. Leurs seuls loisirs sont de se rendre visite pour papoter. Charlotte l'a bien compris et elle enquête avec toute la bienséance dont elle est capable.
Dans ces univers douillets, confortables, Charlotte fait parfois désordre au grand dam de sa mère Caroline. J'aime particulièrement le franc parler de ce personnage qui ne s'embarrasse pas des non-dits. Elle est la fille plus ou moins reniée de la famille parce qu'elle a épousé un policier. L'image de Thomas Pitt en prend d'ailleurs un coup et j'ai été étonnée de voir le traitement qui lui était réservé. En effet, alors qu'il enquête sur un meurtre, les habitants de Rutland Place répondent à ses questions à contrecoeur. Il s'agit avant tout de sauver les apparences et d'être digne dans toutes les situations données. Anne Perry dresse une galerie de portraits savoureuse: chacun doit rester bien à sa place et un scandale ne saurait éclabousser la petite communauté chic de Rutland Place.
Grâce au talent de la romancière, le lecteur pénètre dans l'intimité des ménages. Finalement derrière chaque belle façade, se cache un secret. C'est Charlotte qui sera la plus maligne à ce jeu-là.
La fin du roman m'a vraiment surprise. Je ne m'y attendais pas et j'aurais aimé que le fin mot de l'histoire soit développé un peu plus en amont. En effet, la solution du mystère n'est dévoilé qu'à la toute dernière page et tombe de manière un peu abrupte.
Rutland Place reste quand même un roman policier savoureux permettant d'explorer un peu plus les arcanes du Londres du 19ème siècle.
Retrouvez mes chroniques sur d'autres romans d'Anne Perry: Long Spoon Lane et surtout Les Contes de Noël, une vraie douceur!
Lien : https://carolivre.wordpress.com/2014/11/30/rutla..
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Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
CrazynathCrazynath29 août 2014
L'expérience lui avait appris que les fous criminels n'utilisent pas le poison- surtout pour se débarrasser d'une femme seule dans son boudoir.
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ugo23ugo2324 mai 2014
Je ne vois rien d’extravagant là-dedans, fit Charlotte, déçue, en se disant que sa mère et elle ne partageaient pas la même conception de l’excentricité. — Ambrosine adore chanter, poursuivit Caroline. Des chansons des plus étranges. J’ignore où elle les a apprises. Et elle oublie tout ! Une dame de la bonne société doit se souvenir du nom d’une personne venue lui rendre visite la semaine précédente, ou des liens de parenté de ses différentes relations, non ? Ambrosine commet parfois de terribles gaffes. Charlotte ressentit aussitôt une vive sympathie pour cette Mrs. Charrington. — Tant mieux. Cela doit mettre de l’animation dans les soirées, remarqua-t-elle
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ugo23ugo2324 mai 2014
Les doigts croisés sur ses genoux, elle tripotait avec nervosité son mouchoir de dentelle. À la voir si malheureuse, Charlotte comprit enfin son dilemme. Mener une enquête officielle, ou même révéler le vol, sèmerait le doute parmi tous les habitants de Rutland Place, qui s’imagineraient que Mrs. Ellison les soupçonnait personnellement. De vieilles amitiés seraient ruinées, des domestiques innocents perdraient leur emploi ou leur réputation. Des désagréments en chaîne rebondiraient comme des ricochets à la surface d’un lac, troublant l’existence paisible des familles du quartier.
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CrazynathCrazynath29 août 2014
Même un déséquilibré a des raisons de tuer : sa folie couve lentement, comme la chaleur du printemps dégèle les neiges de l'hiver, qui s'en vont grossir les cours d'eau. Et brutalement, le barrage cède sous l'effet d'une force sauvage et destructrice.
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CrazynathCrazynath29 août 2014
Les gens de la bonne société étaient hostiles à l'intrusion de la police dans leur univers, intrusion qu'ils jugeaient vulgaire et déplacée.
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Vidéo de Anne Perry
Anne Perry parle de "La disparue d'Angel Court". Partie 1
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ils indiquent toujours l'heure du crime
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