Admiré par Borges, qui voyait en lui une sorte de Kafka aventureux, Perutz considérait Le cavalier suédois comme son roman le plus parfait. Le plus angoissant en tout cas dans la mesure où il traite le thème, " cinématographique " entre tous, de la substitution d'identi... > voir plus
L'histoire tragique de Christian von Tornefeld, jeune noble qui, parti à la recherche des armées du roi de Suède, échangea sa vie avec un malandrin, fut trompé, privé de son enfant, devint pilleur d'églises et forçat condamné à un travail inhumain dans de terribles forges. Ce roman épique, vaguement fantastique, nous emmène sur des champs de batailles, dans des campagnes pelées et des campements de brigands. On ne s'ennuie pas une seconde. On s'attache au héros malgré la répétition de choix douteux, on s'attriste avec lui de l'absence d'une fille, on vibre d'espoir jusqu'à l'issue prévisible.
Quelle agréable surprise, un excellent roman que je ne serais vous conseiller, si peu que vous soyez friand de cette époque, piqué au vif : mon instinct ne m'a pas trompé...