ISBN : 2859407022
Éditeur : Phébus (2001)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
" Un livre qui ne ressemble à aucun autre.
" Tel fut, à la lecture de La Boîte en os (1941), le commentaire de Jean Cocteau, qui considérait ce bref roman inclassable comme l'une des productions les plus inouïes de ce siècle. Avant lui Apollinaire, Mac Orlan, Fél... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 21 mai 2012

    LiliGalipette
    Norbert, le narrateur, retrouve par hasard son vieil ami John Mac Corjeac. L'Écossais lui raconte l'étrange récit de son existence. John était un jeune artiste exalté. Son amour pour Margaret O'Don est exclusif et dévorant, voire dangereux pour l'objet de sa passion. « Je souffrais de ce que je ne me sentais jamais assez près de ma femme. J'avais beau la tenir dans mes bras, la serrer sur ma poitrine à l'écraser, son corps était toujours un corps à côté de mon corps, son cerveau, un cerveau à côté de mon cerveau, son cœur, un cœur à côté de mon cœur. Et cela ne laissait pas de m'étonner. Ne pas pouvoir être avec ce qu'on aime ! » (p. 90) Après avoir commis un acte odieux, John perd la raison. Des années plus tard, sorti de l'institution où il était interné, il n'a de cesse de poursuivre l'objet de son amour.
    Norbert souhaite tout d'abord sauver son ami. le jeune Écossais est plein d'aspirations nobles et de considérations sublimes. « Amitié, amour, pour celui qui donne tout et qui entend tout recevoir en échange, la différence n'est pas telle. L'amitié est alors l'amour à l'état de sainteté. » (p. 73) Mais John Mac Corjeac est un personnage inquiétant dont le désir de fusionner avec ce qu'il aime est parfaitement macabre. « Y a-t-il moyen plus sûr de posséder ce qu'on aime que se l'assimiler : l'approprier à sa substance ? » (p. 27) le mythe platonicien de l'androgyne est décliné de façon lugubre, voire gothique, entre cimetière et sombres bâtisses. Les Highlands se prêtent merveilleusement aux fantasmagories angoissantes qui naissent de la folie de John et des observations de Norbert. « L'Écosse du Nord est, je crois, par excellence le lieu du rêve, de la contemplation intérieure et de l'amour. Est-ce pour cette raison qu'elle est aussi le lieu du diable ? » (p. 21)
    Ce roman du 20e siècle rappelle les chefs-d'œuvre gothiques du 19° siècle, comme ceux d'Ann Radcliffe, mais également les romans de Wilkie Collins, pleins de sombres mystères et de fatalité macabre. « J'ai vu le diable là-bas, et il m'a séduit. » (p. 21) Entre horreur et surnaturel, La Boîte en os est un roman étonnant et très réussi, parfait pour se frémir dans la pénombre.
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    Critique de qualité ? (20 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par argantel, le 18 août 2008

    argantel
    Je suis tombée par hasard sur ce roman et j'ai été tout d'abord attirée par son titre étrange et par sa couverture (j'aime beaucoup les Editions Phébus qui, dans ce domaine, proposent généralement de belles choses). Puis j'ai lu la 4ème de couverture et je me suis dit "certains éditeurs font vraiment un beau métier, celui de retrouver des livres oubliés !".
    J'ai alors commencé la lecture de ce roman atypique qui nous raconte une passion et une rédemption. Mais dans le même temps il nous présente un état que nous appelons "folie" mais qui n'est que recherche d'une certaine compréhension des choses pour ceux qui sont touchés.
    Vous le comprendrez, ce roman est inracontable !
    Il est fort, intrigant et, bien qu'il soit écrit par une française née dans les années 20, il semble tout droit sorti de l'Angleterre du XIXe siècle.
    Un texte à découvrir !
    http://argantel.canalblog.com/archives/2008/07/18/9949100.html#comments
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Miivava, le 13 avril 2011

    Miivava
    La folie est l'essence même de ce roman, elle vit avec les personnages et meurt avec eux. Tout au long du roman, John Mac Corjeag n'a qu'un seul but : posséder complètement son aimée ce qui revient pour lui à se confronter avec Dieu lui-même afin d'accéder à ce qui à son sens ne peut-être qu'en possession de ce dernier : l'âme de Margaret. On suit donc John plonger dans la démence et on finit par comprendre ses actes et à leurs trouver une authenticité.

    Le roman est très bien construit alternant les voix de différents narrateurs : John Mac Corjeag et son ami : Norbert. Malgré l'atmosphère malsaine du roman, l'écriture agréablement désuète et élégante d'Antoinette Peské nous rapporte les faits sans nous écœurer ou nous dégouter et le thème de l'amour contre la mort y est très bien traité.

    En somme une écriture et un style qui m'a charmée pour une histoire originale et tellement puissante malgré les deux cents pages vite lues que comporte ce roman. C'est une œuvre marquante et je regrette que l'auteur n'ait écrit que deux romans. Un gros coup de cœur pour ce premier billet et un livre que je recommande fortement.

    Lien : http://mivava.over-blog.com/article-53226267.html
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 20 mai 2012

    Incipit :

    De passage à Londres cette année de 1893, prodigue pour moi en évènements singuliers, j'attendais une personne de ma connaissance dans un club du West-End.
    Mon journal ayant cessé de m'intéresser, je m'amusais à reconnaître la nationalité des occupants de la salle où je me trouvais, à leur façon d'être assis.
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  • Par LiliGalipette, le 21 mai 2012

    « Je souffrais de ce que je ne me sentais jamais assez près de ma femme. J’avais beau la tenir dans mes bras, la serrer sur ma poitrine à l’écraser, son corps était toujours un corps à côté de mon corps, son cerveau, un cerveau à côté de mon cerveau, son cœur, un cœur à côté de mon cœur. Et cela ne laissait pas de m’étonner. Ne pas pouvoir être avec ce qu’on aime ! » (p. 90)
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 21 mai 2012

    « L’Écosse du Nord est, je crois, par excellence le lieu du rêve, de la contemplation intérieure et de l’amour. Est-ce pour cette raison qu’elle est aussi le lieu du diable ? » (p. 21)
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 21 mai 2012

    « Amitié, amour, pour celui qui donne tout et qui entend tout recevoir en échange, la différence n’est pas telle. L’amitié est alors l’amour à l’état de sainteté. » (p. 73)
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  • Par LiliGalipette, le 21 mai 2012

    « J’ai vu le diable là-bas, et il m’a séduit. » (p. 21)
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)






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