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ISBN : 2211207138
Éditeur : L'Ecole des loisirs (2012)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ce mercredi 21 avril, nous étions trois. Mes deux amis et moi sur la terrasse de mon immeuble, la seule tour de la cité. L’accès était strictement interdit. Pourtant, on montait souvent tout là-haut. C’était magnifique, la ville n’était plus la même, le monde devenait g... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Jeannepe, le 11 octobre 2013

    Jeannepe
    Dans ce roman bref et percutant, Éric Pessan nous raconte à la fois la vie dans la cité et la succession de hasards, d'actes plus ou moins réfléchis et de pures inconsciences qui façonnent notre chemin et nous induisent dans une certaine direction, parfois tragique.
    Le narrateur habite le troisième étage de la plus haute tour du quartier. de sa fenêtre, il ne voit que le parking et l'immeuble d'en face. S'il lève la tête, il aperçoit le ciel. Alors, pour s'en rapprocher, il monte sur le toit. Ce lieu interdit élargit son horizon : il ne voit plus le ventre mais le dos des oiseaux, le monde est à ses pieds et ses amis jurent que par très beau temps on peut voir la mer. En tout cas, là-haut – Plus haut que les oiseaux – on est libre. Mais en ce lundi 21 avril, ils sont trois sur le toit : ils parlent, ils rient, ils profitent, et ça tourne mal. Aucune méchanceté, aucune mauvaise intention, aucune préméditation. Seulement de l'inconscience.
    L'auteur parvient parfaitement à nous faire ressentir la culpabilité et la peur des personnages : si la bêtise devenait irrémédiable, s'ils étaient mis en cause… A plusieurs reprises ils souhaitent parler, mais la panique et la honte leur lient la langue. Personne ne comprendrait. Tout le monde jugerait. le silence est roi, il s'empare des êtres et les enferment dans leurs douleurs et leurs regrets.
    Plus haut que les oiseaux touche par la profondeur, la candeur et la sincérité des sentiments. L'erreur est humaine, il est parfois primordial de s'en souvenir. Mais comment faire pour les réparer ? le regard des autres peut être terrible, mais notre regard sur nous-mêmes est encore pire, intransigeant. Et c'est ceci qu'Éric Pessan parvient à nous transmettre avec brio.

    Lien : http://auxlivresdemesruches.wordpress.com/2013/04/27/eric-pessan-plu..
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  • Par Iskiwiwi, le 11 avril 2012

    Iskiwiwi
    ATTENTION SPOILER DES LES PREMIERES LIGNES /// Plus haut que les oiseaux est le récit d'un jeune lycéen, Thomas, qui culpabilise d'avoir jeté des bouteilles de bière du haut de son immeuble avec deux de ses amis. En effet, l'une des bouteilles a blessé un jardinier qui se retrouve dans le coma.
    Une histoire racontée sur un ton très triste et morne. Je reconnais que ce que Thomas a fait est mal mais le ton utilisé nous donne l'impression de lire les dernières confessions d'un condamné à mort. Sans parler du début du livre où l'auteur ne révèle pas immédiatement l'erreur de Thomas : ce dernier s'adresse au lecteur en se repentant d'une manière très grave et on s'attend alors à un meurtre, à quelque chose de vraiment horrible.
    Tout cela contribue à nous détacher de l'histoire et de son personnage principal, on a juste envie de le secouer pour le réveiller et on n'éprouve aucune pitié pour lui.
    Enfin, certains détails m'ont gênée. Sous prétexte que le jardinier sort du coma, l'enquête de police est stoppée et Thomas et ses amis n'ont plus aucun souci à se faire. Et la fin me paraît un peu trop rapide et facile : du jour au lendemain, Thomas devient un fils exemplaire et accompagne son père aux réunions de quartier où il tente d'améliorer les conditions de vie des citoyens.
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    • Livres 2.00/5
    Par Scrat, le 17 septembre 2014

    Scrat
    Le petit roman jeunesse Plus haut que les oiseaux se lit très vite et personnellement il ne m'a pas trop fait vibrer.
    J'ai trouvé que le texte s'éternisait autour d'une intrigue minimaliste. C'est plus l'histoire d'une émotion qu'autre chose. Ce n'est pas inintéressant mais bon.. C'est un peu plat quand même, car même si on est tout a fait convaincu par l'introspection du personnage - son malaise, sa peur, son "bloc de glace dans le ventre"- on échappe a la contagion pour cause d'une trop grande simplicité dans les faits. On attend un retournement qui ne vient pas. C'est un peu dommage mais enfin, ça se lit.
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    • Livres 4.00/5
    Par sgaujapon, le 11 avril 2012

    sgaujapon
    Ne pas lire tout de suite la critique d'Iskiwiwi qui dévoile toute l'intrigue du livre dans la première ligne de son résumé, dommage... Ce très beau roman dissèque avec une grande finesse tous les ressorts de la culpabilité. Et malgré quelques invraisemblances, Eric Pessan nous livre le très beau portrait d'un lycéen en proie à une grande culpabilité. Il analyse avec justesse comment le poids d'un acte va modifier l'environnement familial et amical de ce garçon et du même coup le faire grandir.
    Thomas et ses deux amis aiment monter discrètement sur le toit de leur immeuble et dominer la ville. Ils s'y sentent libres. Mais un jour tout bascule. Rien ne sera plus jamais comme avant ce mercredi 21 avril. L'écriture est sobre et efficace, très beau roman.
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    • Livres 5.00/5
    Par mamzelle-chachaille, le 07 février 2013

    mamzelle-chachaille
    On aurait pu nommer ce livre " Comment un jeux apparemment innocent peut faire basculer plus d'une vie".
    Lancer des cannettes. Ce n'est qu'un jeu. Mais quelle conséquence ! Les trois amis vont bientôt devoir faire face à leurs actes qu'il est souvent difficile d'avouer.
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Citations et extraits

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  • Par lululifat, le 02 septembre 2012

    Les émotions, on croit à tort qu'elles nichent dans la tête, qu'elles s'installent dans le cerveau, ou dans le coeur. C'est faux. Les émotions, elles attaquent d'abord l'estomac, et le ventre entier, et les jambes. Même les bras, elles les rendent mous et maladroits. Elles évitent soigneusement les pensées, elles ont un immense terrain de jeu qu'elles s'amusent à ravager : le corps.

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