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Laetitia Devaux (Traducteur)
ISBN : 2070776204
Éditeur : Gallimard (30/08/2007)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 344 notes)
Résumé :
Bleue Van Meer serait une adolescente américaine tout à fait ordinaire. Sauf que, à cinq ans, elle perd sa mère dans un accident de voiture et que son père, un intellectuel exubérant et excentrique, la ballotte désormais d'une ville universitaire à l'autre, vers de nouvelles aventures, toujours sur la route.
Ils vivent une relation fusionnelle, multiplient les joutes oratoires, se lancent dans des citations savantes, refont l'histoire de la littérature et de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
carre
16 novembre 2012
★★★★★
★★★★★
Blue van Meer, vit en parfaite osmose avec son universitaire de père, le duo père-fille se trimballant d'universités en universités dans tout le pays, enrichissant leur bougeotte par une soif de culture boulimique. Mais un jour Hannah Schneider, un professeur de Blue, vient s'immiscer dans cette relation privilégiée. Ajoutez- y un évènement dramatique et zou la Marisha est lancée.
Et il faut bien avouer qu'avec ce premier roman la jeune américaine frappe un grand coup. Je ne sais pas d'ailleurs par ou commencer tant le livre accumule les plaisirs. Bien évidemment dans la narration tout d'abord, maitrisée de bout en bout, avec une impressionnante liste de références culturelles qui pourraient alourdir le rythme mais bien au contraire l'enrichit constamment. Dans l'empathie pour ces personnages : Blue jeune adolescente assoiffée de savoir mais aussi prête à s'émanciper, ce père extravagant et excentrique, Hannah Schneider ... Dans la réussite totale de mélanger plusieurs genres. Dans l'humour et la légèreté bien présente tout au long du roman. Dans le bonheur infini pour le lecteur de plonger dans un roman dont on sait qu'il tiendra ces promesses.
Ne vous laissez pas impressionner par ce gros pavé, vous ne regretterez pas de découvrir la talentueuse Marisha Pessl et sa « Physique des catastrophes ».
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Woland
26 août 2008
★★★★★
★★★★★
Special Topics in Calamity Physics
Traduction : Laetitia Devaux
Je viens de sortir de ce livre, absolument bluffée par la maîtrise avec laquelle son auteur parvient à mener le lecteur jusqu'au bout de l'intrigue sans qu'il soupçonne la fin qu'elle lui a concoctée.
Pourtant, j'avais eu quelques difficultés à m'habituer au style de Marisha Pessl. Toutes ces références, à des films, à des livres, à des articles d'encyclopédie, etc ... m'ont, au début, plutôt agacée. Puis j'ai adopté le point de vue donné par le titre original de cette "Physique des Catastrophes" :
1) après tout, il s'agit d'un dossier dont le thème central est axé sur un universitaire veuf, ayant tenté d'inculquer un maximum d'érudition à sa fille unique et l'ayant gavée pour ce faire dès l'enfance d'un nombre ahurissant de lectures au-dessus de son âge.
2) En outre, toute l'action se situe sur des campus - qu'il s'agisse de l'action passée, à l'Age d'Or de l'activisme gauchiste aux USA, ou de l'action présente, puisque Blue, la narratrice, entame son année de Terminale avant de postuler avec succès à Harvard.
3) Enfin, élève exemplaire et tête de classe, il est clair que, pour mettre à plat les mystères qui l'accablent en cette année décisive, Blue ne saurait concevoir une autre façon de procéder : rédiger un récit solidement étayé, littéralement hanté par l'esprit de son père (cet amour, cette manie des citations, c'est Gareth van Meer plus que sa fille) et qui analyse point par point les différentes étapes d'un parcours qui, on s'en rend compte à la toute fin du livre, a commencé bien avant la naissance de la jeune fille.
Si l'on conserve tout cela à l'esprit, les citations finissent par ne plus causer problème, surtout que Marisha Pessl s'est amusée à en imaginer de fausses ainsi que des auteurs tout à fait fantaisistes - mais très pontifiants. Un reproche que je maintiendrai, par contre - mais il est léger - c'est que l'on a parfois l'impression d'une violence faite au style pour le rendre brillant à chaque mot. C'est oublier qu'Oscar Wilde lui-même s'autorisait des moments de répit qui ne font que souligner le naturel de ses mots d'esprit. Il y a donc, çà et là, des images un peu forcées, qui se promènent sur le fil de rasoir et que le lecteur verrait sombrer dans le néant sans en éprouver la moindre peine. Mais, d'un autre côté, ce style ressemble tellement à celui que Gareth van Meer aurait souhaité voir sa fille adopter ...
Venons-en maintenant à l'intrigue. Les premiers chapitres sont évidemment des chapitres d'exposition, il faut donc patienter un peu avant de se retrouver au coeur de l'histoire. Mais on ne regrette pas d'avoir eu cette patience.
Gareth van Meer, veuf (depuis 1992, la date a son importance) et ayant la charge de sa fille unique, Blue, avec laquelle il vit une relation quasi fusionnelle (sur le plan intellectuel seulement, il n'y a ici aucun parfum d'inceste, peut-être un complexe d'Electre de la part de Blue mais typique de son âge, 17 ans, et de son statut d'enfant sans mère), décide de planter leur tente dans la petite ville de Stockton pour la dernière année de collège de sa fille.
Bien qu'habituée à changer de ville à chaque rentrée scolaire, Blue a toujours autant de mal à se faire des amis. Mais cette fois-ci, le professeur en art cinématographique de son collège, Hannah Schneider, lui favorise la chose en conseillant à quelques uns de ses élèves préférés, qu'elle reçoit régulièrement à sa table chaque dimanche, de nouer connaissance avec Blue.
D'abord réticents, les membres du petit cercle d'Hannah, que le reste du collège surnomme "le Sang Bleu", intègrent Blue parmi eux. Pour faire passer la pilule à Gareth, qui n'apprécie pas les teenagers dont le niveau intellectuel semble inférieur à celui de sa fille, Blue lui raconte qu'ils l'ont en fait invitée à participer à un groupe de travail sur l'"Ulysse" de Joyce.
En réalité, ils s'amusent comme on peut le faire à cet âge-là, surtout que leurs parents ont les moyens. Un soir, mécontents de constater que Hannah ne les a pas conviés à une fête "entre adultes" qu'elle a organisée chez elle, les adolescents se faufilent chez leur professeur bien-aimée et un fâcheux incident se produit : l'un des invités est retrouvé mort dans la piscine ...
Peu à peu, Blue, qui réfléchit beaucoup (trop), sera amenée à se poser des questions non seulement sur cette mort mais aussi sur son père, qu'elle a cru apercevoir à la soirée, puis sur Hannah Schneider.
Quand elle obtiendra les réponses, elle sera passée de l'autre côté : elle sera devenue adulte.
Un roman riche, foisonnant, superbement maîtrisé, que je vous conseille de lire avec le plus grand soin. Car finalement, toutes ces citations ne seraient-elles pas là dans le but de détourner l'attention du lecteur agacé de ce qui, dans le texte, est réllement important ? Réfléchissez-y et bonne lecture. ;o)
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Malahide75
15 août 2013
★★★★★
★★★★★
Bleue van Meer vit avec son père Gareth, professeur en sciences politiques, une vie itinérante, érudite et hautement cultivée depuis que sa mère a trouvé la mort dans un accident de voiture lorsqu'elle avait cinq ans.
Mais pour sa dernière année de lycée, ils décident de poser leurs valises pour un an à Stockton, Caroline du Nord. C'est dans cette ville de 53400 habitants, perdu dans les Appalaches que Bleue va faire la connaissance de Hannah Schneider, un professeur fascinant et mystérieux, qui l'introduit dans son cercle d'étudiants. Surnommés le Sang Bleu, Bleue et ses cinq compères naviguent entre les cours, les dîners du dimanche chez Hannah, ses longs discours et les joies et plaisirs de l‘adolescence. Tout en cherchant également à percer le mystère qui entoure la vie, le passé et les activités de Hannah.
Mais au cours d'un week-end de camping organisé par celle-ci, Bleue la découvre pendue à un arbre… et elle ne veut pas admettre, malgré ce que dit la police, que cela puisse être un suicide.
Lire « La physique des catastrophes », c'est comme monter dans Space Mountains, sauf que le décor serait issu de l'Encyclopédie Universalis ! Ca va à 300 km/h, ça secoue la tête d'intelligence tous les paragraphes et l'on est grisé par les trouvailles de narration et de style. Un véritable page-turner, tant sur la forme que sur le fond, car on ne peut s'empêcher de s'attacher à Bleue, jeune fille de génie au QI de 175, mais complètement immature en ce qui concerne les rapports humains, surtout ceux avec d'autres ados.
Superbe livre d'initiation, « La physique des catastrophes » aborde avec sensibilité tous les thèmes chers aux adolescents : la quête de liberté et d'indépendance, la confiance en soi, les relations avec l'autorité parentale, le sexe, le mensonge… et la nécessité de se rebeller.
Un très beau roman, qui n'est pas sans rappeler « Le maître des illusions » de Donna Tartt.
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MarianneDesroziers
30 avril 2010
★★★★★
★★★★★
7 bonnes raisons de lire ce roman :
1) C'était un des romans les plus originaux, dans le fond comme dans la forme, de la rentrée 2007.
2) Parce que ce livre marque la naissance d'une romancière avec laquelle il faudra compter dans les années à venir : c'est une nouvelle voix de la littérature américaine.
3) Parce que c'est un roman très dense qui renferme un vrai propos critique sur la société américaine contemporaine et sur les limites de l'engagement politique.
4) Parce qu'on s'amuse autant à le lire que Marisha Pessl a dû s'amuser à l'écrire.
5) Parce que Bleue est un personnage attachant dont on voudrait connaître le suite de l'histoire.
6) Parce que c'est un roman qui brasse tout un pan de la culture populaire américaine et la grande culture classique légitime : il n'est pas si fréquent de trouver dans un même roman des références à Madonna, Tim Burton et Dante.
7) Parce que c'est un roman total : à la fois roman policier, roman initiatique, campus novel, etc.
Avec tout ça, si vous n'avez pas envie de le lire, je renonce (d'autant qu'il est disponible en poche et que vous les trouverez dans toutes les bonnes bibliothèques municipales près de chez vous).
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RatonLaveur
23 novembre 2008
Quel premier roman !!! Et à 27 ans. Et par une américaine, en plus !!!!
L'histoire, pour commencer.
Bleue van Meer est une adolescente qui vit avec son père, enseignant invité et conférencier dans certaines universités américaines. Saltimbanques du savoir, le père et la fille parcourent les Etats-Unis à travers le réseau des universités. Papa et sa fille ont une relation basée sur le savoir, la connaissance, la culture, les citations, etc.
Bref, une fille pas comme les autres, toujours en quête d'amitié éphémère, mais jamais en crise d'identité. le roman commence par leur arrivée dans une petite ville universitaire et l'intégration de Bleue dans une école secondaire où une enseignante vit une relation particulière avec un groupe d'élèves. L'enseignante intègre Bleue mais le groupe garde ses distances avec cette nouvelle élève. Rencontres occultes du groupe, relations entre les membres de ce groupe, histoires d'amour et d'amitié, suspicions des autres membres du personnel de l'école, voilà le quotidien de ce regroupement un peu particulier. Crise d'adolescence et questionnement sur la mort de sa mère et les fréquentations du père enrichissent le récit. Et tout cela, pimentées de citations et références, parfois vraies et souvent fausses, d'un étalage de connaissances et de culture à faire peur et de joutes oratoires totalement jouissives.
Le suicide (???) de l'enseignante vient transformer ce roman initiatique en roman policier, pour notre plus grand plaisir. Que se cache-t-il derrière Hannah Schneider ??? Quel est le rôle du père ???
Ce premier roman est vraiment époustouflant. Plein de rebondissements, intelligent, il faut passer par dessus toutes ces citations et références : c'est drôle même quand on se laisse prendre à aller vérifier l'exactitude d'une citation qui n'existe même pas … L'auteur a gagné; le lecteur a eu l'air fou (mais il est le seul à le savoir …!!!!)
J'ai adoré ce roman mais la fin m'a surpris … et m'a déçu …
L'idée était bonne (je vous laisse la découvrir) mais j'aurais peut-être aimé en savoir plus.
Que l'auteure me laisse moins dans l'expectative… est-ce parce qu'il y aura une suite ???
Pour notre plus grand plaisir, je le souhaite.
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Citations & extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
ElviraElvira27 juillet 2011
Mais surtout, surtout ma chérie, n'essaie jamais de modifier la structure narrative d'une histoire autre que la tienne, ce que tu seras sans doute tentée de faire, à l'école ou dans la vie, à la vue de ces pauvres hères qui prennent bêtement des tangentes dangereuses et font des digressions fatales dont ils n'ont probablement aucune chance de s'extirper. Résiste à la tentation. Consacre ton énergie à ta propre histoire. Travaille-la. Améliore-la. Développe son ampleur, sa profondeur, l'universalité de ses thèmes. Je me moque de savoir quels sont ces thèmes - c'est à toi de les découvrir et de les défendre - à condition que, au minimum, y figure le courage. Qu'il y ait des tripes. "Mut", en allemand. Les autres, ma chérie, laisse-les à leurs "novellas", à leurs petites histoires bourrées de clichés et de coïncidences, parfois pimentées du tournemain de l'étrange, du quotidien douloureux ou du grotesque. Quelques-uns, ceux qui sont nés dans la misère et destinés à mourir dans la misère, s'inventeront même une tragédie grecque. Mais toi, mon Epouse du repos, tu n'écriras rien de moins que l'épopée de ta vie. Entre toutes, ton histoire demeurera
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clarinetteclarinette24 août 2009
Quittant des yeux le chihuahua marron et noir venu renifler mes chaussures, je les découvris. Tout comme Jade qui, affalée sur un canapé en chocolat à moitié fondu, avait allumé une cigarette (et me dévsageait comme si c'était une fléchette), ils me dévisageaient avec des yeux si fixes, des corps si raides, qu'ils auraient pu composer la série de tableaux que papa et moi avions admirée à la galerie des maîtres du dix-neuvième siècle de Chalk House, dans la banlieue d'Atlanta. Il y avait là une fille maigre aux cheveux bruns entortillés comme une algue, qui se tenait les genoux sur le banc de piano (Portrait de paysanne pastel sur papier) ; un tout petit gars, avec des lunettes à la Benjamin Franklin, genre indien, près d'un chien galeux,Fang (Maître avec chien courant, Angleterre, huile sur toile) et un garçon, immense celui-là, bâti comme unes armoire à glace,adossé à une bibliothèque, les bras et les chevilles croisés, des cheveux noirs cassants sur le front (Le vieux moulin, artiste inconnu). Le seul que je reconnus, c'était Charles dans le fauteuil en cuir (Le joyeux berger, cadre doré). Il me fit un sourire encourageant, mais je doutais que cela signifie grand-chose ; il semblait distribuer ses sourires comme un type déguisé en poulet qui donne des bons pour un repas gratuit.
"Et si vous vous présentiez ?" proposa joyeusement Hannah.
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abitbol84abitbol8401 juin 2016
"Mais le plus incroyable chez le poisson rouge, c’est sa mémoire. On le plaint de n’avoir qu’une mémoire de trois secondes, d’être à ce point dépendant du présent – or c’est, au contraire, un don. Car il est libre. Il ne souffre ni de ses faux pas, ni de ses erreurs, ni d’une enfance perturbée. Il n’a pas de démons intérieurs. Son placard ne contient pas le moindre squelette. Et je vous le demande, quoi de plus drôle que de découvrir le monde trente mille fois par jour ? Comme c’est bon d’ignorer qu’on n’a pas vécu son âge d’or il y a quarante ans, quand on avait encore tous ses cheveux, mais il y a seulement trois secondes, si bien que, en fait, cet âge d’or n’a pas de fin. "
Je comptais dans ma tête, sans doute trop vite à cause de ma nervosité. "L'âge d'or." Trois secondes. "Encore l'âge d'or." Trois secondes. "Toujours l'âge d'or."
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CerridwenCerridwen06 août 2010
Mais le plus incroyable chez le poisson rouge, c’est sa mémoire. On le plaint de n’avoir qu’une mémoire de trois secondes, d’être à ce point dépendant du présent – or c’est, au contraire, un don. Car il est libre. Il ne souffre ni de ses faux pas, ni de ses erreurs, ni d’une enfance perturbée. Il n’a pas de démons intérieurs. Son placard ne contient pas le moindre squelette. Et je vous le demande, quoi de plus drôle que de découvrir le monde trente mille fois par jour ? Comme c’est bon d’ignorer qu’on n’a pas vécu son âge d’or il y a quarante ans, quand on avait encore tous ses cheveux, mais il y a seulement trois secondes, si bien que, en fait, cet âge d’or n’a pas de fin.
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carrecarre15 novembre 2012
"Tu crois qu'elle veut nous tuer ? souffla-t-elle.
-Arrête.-Sérieusement. On est des cibles, puisqu'on est des bourgeois."
Je fronçais les sourcils.
"C'est quoi, ton problème avec ce mot ?
-C'est un mot de Hannah. Tu n'as jamais remarqué qu'elle traite tout le monde de cochon de bourgeois quand est elle soule ?
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