> Michel Chandeigne (Traducteur)
> Patrick Quillier (Traducteur)
> Maria Antónia Câmara Manuel (Traducteur)
> Maria Aliete Dores Galhoz (Préfacier, etc.)
> José Augusto Seabra (Préfacier, etc.)

ISBN : 2757803182
Éditeur : Points (2007)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Les poèmes d'Alberto Caeiro et de Ricardo Reis sont au cœur de l'œuvre de Fernando Pessoa.
Ces deux hétéronymes incarnent l'idéal d'une vie authentiquement "païenne", accordée au réel, refusant le mysticisme. Caeiro est le poète du regard objectif, de l'existence... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par Bartleby, le 11 juin 2008

    Bartleby
    http://bartlebylesyeuxouverts.blogspot.com/2007/07/la-passion-du-rel-alberto-caeiro-et.html
    Extrait :
    Les éditions du Seuil proposent une édition de poche des Poèmes païens d'Alberto Caeiro (Le Gardeur de troupeaux, le Berger amoureux et Les poèmes désassemblés) et de son disciple Ricardo Reis (Odes) d'abord publiés chez Bourgois.
    Ces deux poètes sont, avec Alvaro de Campos et Bernardo Soares, les principaux hétéronymes de Fernando Pessoa. Alors que Campos et Soares ont une approche métaphysique, intellectuelle et finalement citadine du monde, Reis et surtout Caeiro ont une approche plus sensitive, plus charnelle, plus bucolique du monde.
    Alberto Caeiro et Reis développent une poésie de la sensation immédiate, sensation non médiatisée par la réflexion. Il y a chez eux un véritable amour du réel qui se caractérise d'abord par une critique de la démarche intellectuelle sensée nous éloigner de la nature et de sa beauté :
    « Penser gêne autant que marcher sous la pluie
    Lorsque le vent s'accroît et que la pluie semble tomber plus fort… »
    Alberto Caeiro, le Gardeur de troupeaux, I.
    L'intelligence nous empêche effectivement d'appréhender directement le réel. Connaître, c'est ne pas voir.
    « Parce que penser, c'est ne pas comprendre…
    Le monde ne s'est pas fait pour que nous pensions à lui
    (Penser c'est être dérangé des yeux)
    Mais pour que nous le regardions et en tombions d'accord…
    Moi je n'ai pas de philosophie : j'ai des sens. »
    Alberto Caeiro, le gardeur de troupeaux, II
    Du point de vue de la connaissance, en effet, le réel n'a d'intérêt qu'en ce qu'il n'est que l'expression d'une réalité antérieure, profonde, cachée qui, seule, lui donne un sens. C'est de ce présupposé que vient la distinction entre l'être et l'apparence et la double signification du mot nature. La nature est d'abord ce qui nous environne, mais ce même terme désigne aussi l'essence, la vérité de la chose (la nature humaine, etc.). La vérité est donc ailleurs, elle est cachée et le réel n'a de sens que par rapport à ce sens caché qui paradoxalement est le réel réellement réel alors que ce qui s'offre à notre perception n'est qu'un simulacre de réalité ; de l'inessentiel.
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Citations et extraits

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  • Par Lali, le 13 février 2011

    Sois donc ton propre maître
    Sans pour autant fermer les yeux.
    D’une main ferme serre
    Dans la mortaise de ton toucher
    Le monde qui t’entoure.
    Contre ta paume percevant
    Autre chose que ta paume.
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  • Par Lali, le 13 février 2011

    Vis sans heures. Tout ce qui mesure lèse,
    Or tout ce que tu penses mesure.
    Dans une certaine cohésion fluide, tel le fleuve
    Dont les vagues sont lui-même,
    Ainsi sois tes propres jours, et si tu te vois
    Comme un autre passe, tais-toi.
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Georges Dupré Librairie La Hune
La Hune - Georges Dupré - La vitrine : Où Georges Dupré, dans la vitrine de la librairie La Hune, explique comment il la rafistole, et parle de Paul Celan, de Fernand Léger et du "Livre de l'Intranquillité ", de Fernando Pessoa, à Paris, en juin 1990, à la librairie l'a Hune, boulevard Saint-Germain à Paris VI.











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