> Terje Sinding (Traducteur)

ISBN : 2070774244
Éditeur : Gallimard (2006)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Eté 1948. Trond a quinze ans et il est heureux d'être seul avec son père en vacances, dans un village près de la frontière suédoise. Il y retrouve son camarade Jon qui lui propose un matin d'aller 'voler des chevaux'. Il s'agit en réalité d'emprunter les chevaux d'un pr... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par pile, le 14 août 2011

    pile
    A soixante-sept ans, Trond Sander s'installe dans une petite maison près d'un lac, à l'est de la Norvège, non loin de la frontière suédoise. La rencontre de Lars, un voisin, le ramène en 1948, l'été de ses quinze ans. Il avait alors passé des vacances seul avec son père dans cette région. Il se souvient de son ami Jon avec qui il « volait » des chevaux, du terrible accident survenu dans la famille de Jon, et des activités de son père pendant la Seconde guerre mondiale…
    J'ai beaucoup aimé ce roman, que j'ai trouvé subtil, délicat, joliment mélancolique. L'histoire de Trond n'est dévoilée que petit à petit. Par une alternance entre passé et présent, Per Petterson fait dialoguer deux âges de la vie : l'adolescence et la vieillesse. Au fur et à mesure, on en apprend un peu plus sur l'histoire familiale de Trond, mais on referme le livre avec des questions sans réponse, plusieurs des personnages ayant gardé une part de mystère.
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  • Par krol-franca, le 04 mai 2012

    krol-franca
    Très bon roman ! J'ai passé un excellent moment de lecture.

    Un homme de soixante-sept ans s'est retiré dans un lieu isolé, trois ans après la mort de sa femme. Son seul voisin est à quelques centaines de mètres. Lorsqu'il fait sa connaissance, cela le ramène une cinquantaine d'années en arrière, l'été 1948 ! Il avait quinze ans et a vécu un été heureux auprès de son père. On oscille entre passages nostalgiques voire dramatiques et descriptions de scènes heureuses et sereines. Car c'est un été particulier pour le narrateur !
    Le roman alterne entre les réminiscences du narrateur et sa vie présente. Au fur et à mesure du roman nous sont dévoilés les secrets des personnages, très habilement, par petites touches discrètes. La nature est très présente et ajoute à la tension dramatique de l'histoire.
    Le lecteur n'apprendra pas tout sur les secrets des personnages. le narrateur n'ayant jamais revu certains d'entre eux, il ne sait pas ce qui leur est arrivé par la suite, et nous non plus, par conséquent ! Pas de narrateur omniscient. La vie, quoi !

    Lien : http://krol-franca.over-blog.com/article-pas-facile-de-voler-des-che..
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    • Livres 4.00/5
    Par moustafette, le 01 janvier 2011

    moustafette
    Quelques temps après le décès de son épouse, Trond Sander s'est retiré du monde.
    A la recherche de solitude, il s'est installé dans une région sauvage du nord de la Norvège avec pour seule compagnie sa chienne Lyra. Sa vie est rythmée par la remise en état de la maison, les promenades entre lac et rivière, l'observation de la nature et l'anticipation de l'hiver qui approche. Sans oublier quelques cogitations sur le temps qui passe.
    Un soir, il fait la connaissance de son voisin, Lars. Cette rencontre déclenche les souvenirs en cascade.
    L'auteur nous offre un récit pudique et nostalgique des amitiés adolescentes mais surtout des relations père-fils, sur fond de nature omniprésente, sauvage, fougueuse, somptueuse et prometteuse de liberté.
    Une atmosphère toute masculine, sans machisme aucun. Mais cependant, cherchez la femme...
    Est-on toujours rattrapé par son passé ? Sur ses vieux jours Trond serait-il venu retrouvé ce sentiment de plénitude rencontré cinquante ans plus tôt lors de cet été 48 ?


    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2008/09/14/index.html
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    • Livres 4.00/5
    Par maupiti, le 09 juin 2008

    maupiti
    un très beau livre sur l'enfance, le rapport au père et à l'histoire familiale, sur le vieillissement.
    très beau style....superbe livre
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    • Livres 4.00/5
    Par pavlova, le 05 juillet 2009

    pavlova
    Très beau livre. Une atmosphère particulière et des personnages attachants.
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Citations et extraits

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  • Par EveLen, le 13 juin 2008

    Les gens aiment bien qu'on leur raconte des choses avec modestie et sur le ton de la confidence, mais sans trop se livrer. Ainsi ils pensent vous connaître, mais ce n'est pas vrai. Ils connaissent des choses sur vous, ils ont appris certains détails, mais ils ne savent rien de vos sentiments ni de vos pensées, ils ignorent comment les événements de votre vie et les décisions que vous avez été amené à prendre ont fait de vous celui que vous êtes. Ils se contentent de vous attribuer leurs propres sentiments et leurs propres pensées ; avec leurs suppositions, ils reconstruisent une vie qui n'a pas grand-chose à voir avec la vôtre. Et vous êtes en sécurité. Si vous voulez rester à l'écart, personne ne peut vous atteindre. Il suffit de sourire poliment et de ne pas céder à la paranoïa ; malgré vos contorsions ils parleront de vous dans votre dos, vous ne pourrez pas l'éviter. Et vous feriez sans doute pareil.

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  • Par pile, le 14 août 2011

    - A l'époque, tu n'avais jamais l'air de te lasser de David Copperfield. (...)
    Et elle appuie ses coudes sur la table et y pose son menton avant de réciter :
    - 'Deviendrai-je le héros de ma propre vie, ou bien cette place sera-t-elle occupée par quelque autre ? A ces pages de le montrer."
    Elle sourit de nouveau :
    - Ce début m’a toujours fait peur, parce qu’il laisse entendre que nous ne serons pas forcément le personnage principal de notre propre existence. Je ne comprenais pas comment ça pouvait être possible, une horreur pareille : une sorte de vie fantôme où je serais réduite à contempler celle qui aurait pris ma place, à la haïr et à l’envier sans rien pouvoir faire, puisque, à un moment ou à un autre, je serais tombée de ma vie comme on tombe d’un avion. Et je m’imaginais flotter dans les airs sans pouvoir regagner mon siège, où une autre était assise à ma place. Pourtant, c’était mon siège, et j’avais mon billet à la main.
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  • Par pile, le 14 août 2011

    Toute ma vie j’ai désiré vivre seul dans un endroit comme celui-ci. Même quand la vie était belle, et elle l’a souvent été. Ça, je peux l’affirmer. Qu’elle l’a souvent été. J’ai eu de la chance. Mais même dans ces moments-là, au milieu d’une étreinte par exemple, quand on me murmurait à l’oreille les mots que je voulais entendre, j’ai parfois ressenti un brusque désir d’être loin, dans un endroit où tout ne serait que silence.
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  • Par veronique55, le 02 août 2010

    P 56 58
    "Le ciel etait plus noir qu'en pleine nuit. Dans le chalet mon père avait allumé la lampe, je voyais une lumière jaune et chaude aux fenêtres et de la cheminée montait une fumée grise que la pluie rabattait sur le toit. Pluie et fumée s'écoulaient le long des tuiles d'ardoise comme une soupe grisâtre. C'était étrange à voir.
    Nous entendions la pluie frapper contre le toit, il pleuvait sur la rivière et la barque de Jon, sur la route et sur les champs de Barkald, il pleuvait sur la forêt et les chevaux dans l'enclos et sur les nids d'oiseaux dans les arbres, il pleuvait sur les élans et sur les lièves et sur le toit de chaque maison du village"
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  • Par kounil98, le 11 juillet 2011

    Les premières phrases : Début novembre. Il est neuf heures. Les mésanges viennent se cogner à la fenêtre. Un peu assommées, il leur arrive de reprendre leur vol, mais parfois elles tombent et se débattent un moment dans la neige fraîche avant de retrouver l'usage de leurs ailes.
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