Le dragon des Arcanes clôt la trilogie des Lames du Cardinal. Comme pour les précédents volumes, le roman s'ouvre sur une scène choc, l'arrivée d'Agnès au Mont-Saint-Michel où réside l'ordre des Châtelaines. le moins que l'on puisse dire c'est que l'accueil sera glacial, et même hostile. Et première sueur froide pour le lecteur qui voir disparaître l'un des personnages. Les Lames vont subir de lourdes pertes (non, même sous la torture, je ne révèlerai pas qui meurt et qui survit au désastre…).
Tandis que le capitaine Lafargue tâche de sortir Agnès des griffes de la Supérieure des Châtelaines, et qu'Alessandra, l'espionne italienne, tente de l'aider à démasquer la loge des Arcanes, tous, de Richelieu aux Louves de Saint-Georges, devront s'unir aux côtés des Lames pour parer à un très grand danger : une loge secrète de la Griffe Noire, la loge des Arcanes – dont les membres portent les noms du Tarot des Ombres - la Magicienne, le Gentilhomme, l'Hérésiarque…- prévoit d'envoyer un dragon pour brûler Paris ! Evidemment, se débarrasser d'un dragon cracheur de feu peut paraître un exploit incroyable, mais un danger encore plus grand, lié à la Reine, guette le royaume de France. Pour le savoir, il faudra aller en librairie le 17 septembre, ne comptez pas sur moi pour dévoiler tous les rebondissements !
Au fil des intrigues et des complots, nous retrouvons d'anciennes connaissances : Madame de Chevreuse, la vicomtesse de Malicorne, Athos ou encore la belle espionne italienne. Et nous croisons de nouveaux personnages, un peu trop brièvement à mon goût, comme le chevalier Reynault d'Ombreuse et le mystérieux Valombre. Bien des comportements s'expliquent enfin, quoique pour certains personnages, je suis restée un peu sur ma faim, notamment avec Saint-Lucq. Mais la fin laisse espérer une ou plusieurs suites, je suis donc prête à patienter pour avoir des nouvelles de mes héros…
Mais n'allons pas trop vite… le clou du roman est évidemment l'arrivée de l'énorme dragon noir qui sème l'horreur et la panique en crachant ses flammes sur Paris. L'occasion pour les Lames d'un dernier baroud d'honneur. L'assaut contre Notre-Dame est particulièrement palpitant et angoissant. Et quelle métamorphose pour Agnès !! J'en suis encore tout étourdie…
Dans ce (dernier ?) volet,
Pierre Pevel a donné encore plus d'épaisseur à Laincourt - c'est tant mieux car c'est l'un de mes préférés (j'ai particulièrement aimé sa drôle de relation avec le Vieilleux…) - et a su, de nouveau, parsemer son récit de belles trouvailles, à commencer par la draconite qui est aux dragons ce que la balle d'argent est pour les loup-garous, et la sphère d'âme, si déterminante pour Agnès, qui m'a rappelée de manière lointaine certes, mais quand même, le Palantir (oui, mon obsession pour le Seigneur des Anneaux est telle que je vois des références partout…).
Alors que dire ? Ce troisième opus a tenu ses promesses, notamment grâce à l'évolution de certains personnages et aux magistrales scènes d'action, mais aussi grâce à la plume de
Pevel dont j'ai aimé l'écriture. Les dernières lignes, m'ont enchantée car elles ouvrent d'autres perspectives et cette fin paraît tellement logique que
Pierre Pevel n'aura pas d'autre choix que d'écrire un quatrième volume (j'insiste, pas d'autre choix). Par ailleurs, certains des protagonistes sont si intéressants, Valombre notamment, qu'on ne peut les laisser comme ça, inexploités si je puis m'exprimer ainsi. Une préquelle est même envisageable, moi je suis preneuse en tout cas. La jeunesse des Lames, à l'instar de Dumas et de la jeunesse des Mousquetaires…
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