ISBN : 2352941253
Éditeur : Bragelonne (2007)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres
Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l'une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse regarder des ennemis de la Couronne. L'espionnage, l'assassinat, la guerre, tout... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Folfaerie, le 20 août 2010

    Folfaerie
    J'ai eu un véritable coup de coeur pour cette trilogie, le premier depuis ma découverte de la trilogie des Elfes de Fetjaine, ça remontait donc assez loin.
    Nous voilà transportés au XVIIème siècle, dans le Paris de Louis XIII et de Richelieu. Ce dernier oeuvre à sa façon pour le bien de la France (c'est à dire que, comme d'habitude, il manipule, complote, échafaude des plans, etc.), s'appuyant sur un petit groupe de fines lames, des bretteurs dévoués et redoutables. Comment ça on dirait Dumas ?
    C'est un hommage à peine déguisé à l'oeuvre du grand écrivain, mais Pevel a su se démarquer.
    Vous noterez que dans les Trois Mousquetaires, on ne rencontre pas de dragons. Alors que chez Pevel, ils sont bel et bien présents.
    Des dragons archaïques (les gros, qui volent et crachent du feu), les dragons plus évolués qui se cachent sous une apparence humaine, les Dracs, redoutables spadassins quelque peu primitifs, puis les adorables dragonnets, qui servent d'animaux de compagnie, ou les vyvernes, l'équivalent des chevaux. Mais ces bestioles sont plus grosses et elles volent.
    Evidemment, comme ça, on se dit : quel curieux mélange non ?
    Oui, mais ça fonctionne bien. D'abord parce que Pierre Pevel a su faire renaître à la perfection le Paris de Louis XIII et ses personnages historiques, ensuite, parce que même si on retrouve quelques figures familières, à commencer par le Cardinal de Richelieu ou son âme damnée, Rochefort, et dont certaines fugitivement croisées, comme M. de Tréville ou Athos, les personnages qui composent Les Lames sont suffisamment attractifs ou singuliers (même pour des archétypes) pour qu'on oublie Dumas. Enfin, parce que la touche de Fantasy représentée par les dragons est légère et bien intégrée à la trame.
    Petite présentation de nos héros : Commençons par le Capitaine Lafargue qui mène d'une main sûre et expérimentée cette équipe de fines lames. Il est celui qui doit mettre en œuvre les plans du Cardinal ; Almades le taciturne maître d'armes espagnol, veille particulièrement sur le capitaine, et puis le bouillant et séduisant Marciac, toujours occupé à faire le joli-cœur, le chevalier Leprat d'Orgueil, calme et efficace, qui appartient également à la compagnie des Mousquetaires de M. de Treville, la belle et jeune Agnès, baronne de Vaudreuil flanquée de son fidèle Ballardieu, vieux soldat dévoué à la cause et enfin, le plus mystérieux du groupe, le plus redoutable aussi, Saint-Lucq, le sang-mêlé.
    On doit également compter avec l'énigmatique Arnaud de Laincourt, au passé trouble, qui bien que n'appartenant pas au groupe, travaille pour le Cardinal, et dont le rôle sera déterminant pour les Lames.
    On ne sait que très peu de choses sur leur passé, si ce n'est que Lames du Cardinal furent dissoutes après le désastre de La Rochelle et la trahison de l'un des leurs cinq ans plus tôt.
    L'intrigue est moins simple qu'il n'y paraît - faire échec à la Griffe noire, très influente en Espagne, et qui cherche à asseoir sa domination en France, à travers, notamment, deux belles crapules : la vénéneuse Vicomtesse de Malicorne et le Marquis de Gagnière - car elle se complique, se dédouble et se ramifie à mesure que Les Lames remontent la piste de ces maléfiques dragons.
    Au passage, Richelieu et ses ennemis sacrifieront les pions sans importance, l'un au nom de la raison d'Etat, les autres par cruauté et ambition.
    Au milieu de ces intrigues politiques, les Lames devront se garder des uns et des autres, d'autant que certains de nos héros cachent quelques mystères…
    La moyenne d'âge des personnages est élevée, ce sont des hommes mûrs pour la plupart, et j'avoue que j'avais une crainte en voyant le bandeau du livre «prix des lycéens » : Argh, pourvu que ces bretteurs ne soient pas des ados titillés par leurs hormones…. Me voilà donc rassurée sur ce point.
    Autre crainte au sujet de la baronne de Vaudreuil : Pierre Pevel allait-il en faire une amazone rebelle, impitoyable et autoritaire, à la limite de la caricature ? Que nenni. le personnage est bien plus nuancé et heureusement.
    J'ai également aimé faire leur connaissance au fil de l'action, un duel pour Marciac, une embuscade déjouée pour Leprat et Almedes, etc.
    Les chapitres sont courts, on passe aisément de l'un à l'autre personnage, l'écriture est de qualité, le suspense est soigneusement entretenu, les rebondissements nombreux et les descriptions minutieuses de Paris font également partie du charme de ce premier tome.
    J'ai juste noté quelques répétitions parfois agaçantes : la boue malodorante de Paris, la chevelure nattée et le vieux corset de cuir rouge d'Agnès et la description du quartier général des Lames, le tout repris maintes fois. Mais le plaisir de la lecture fut immense (j'avais du mal à reposer le livre) et suffit à gommer ces quelques fâcheux détails. Inutile de préciser que j'ai dévoré les deux tomes suivants, mais j'y reviendrai dans les autres billets.
    P.S. : La couverture est superbe, elle est signée par Didier Graffet entre autres, et rien qu'en la regardant, on a très envie de commencer à lire, non ?
    Second P.S. : Est-ce une coïncidence si cette maison s'appelle Bragelonne ? Et si leur nouveau label s'appelle Milady ? Je ne suis pas la seule fan de Dumas apparemment...


    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-les-lames-du-ca..
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    • Livres 3.00/5
    Par boudicca, le 11 avril 2012

    boudicca
    Alors qu'une société secrète constituée de dragons ayant pris forme humaine manigance pour s'emparer du pouvoir en France, le cardinal de Richelieu décide de recréer l'unité d'élite des Lames afin de faire face à la menace. C'est avec grand plaisir que je me suis plongée dans ce roman de cape et d'épée aussi bien écrit que rythmé. On se laisse aisément embarquer dans l'intrigue, que ce soit grâce au charisme des personnages qu'à l'univers de Pierre Pevel qui possède un talent incontestable pour planter un décor. On découvre ainsi une ville de Paris similaire à celle qu'elle aurait pu être au XVIIe siècle que l'on connait, avec ses ponts, ses rues tortueuses, ses coupes-gorges..., mais aussi teintée de magie. Les personnages possèdent tous un caractère bien trempé, très différent les uns des autres mais au final complémentaire : La Fargue s'impose comme une figure d'autorité, Marciac apporte une touche d'humour, Agnès de féminité, Saint Lucq de mystère... Suivre leurs aventures est un véritable régal et on attend avec impatience les tomes suivants.
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    • Livres 5.00/5
    Par frankgth, le 26 février 2012

    frankgth
    Pierre Pevel nous emmène dans le Paris de Louis XIII et de Richelieu rendu célèbre avec les Mousquetaires de Dumas, en y ajoutant juste une petite dose de fantastique.
    Les Lames sont une unité d'élite du Cardinal. Séparés après un fiasco lors du siège de la Rochelle, le Cardinal les réunit de nouveau pour résoudre un problème dont il ne leur donne manifestement pas tous les tenants et aboutissants.
    Et nous voici donc embarqués dans un tourbillon d'aventures, de poursuites et de combats digne des meilleurs romans épiques, le tout au milieu d'une intrigue passionnante portée par les complots ourdis par la redoutable Cour des Dragons.
    En clair, indispensable pour les fans de Dumas, et pour tout amateur d'aventures avant de se jeter sur le tome 2 : L'Alchimiste des Ombres.
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    • Livres 4.00/5
    Par Aklarielle, le 01 octobre 2011

    Aklarielle
    Les Lames du Cardinal est un ouvrage que j'ai reçu de Gabrielle, dans le cadre d'un swap organisé sur Imag'In, et dont l'objectif était d'avancer dans la lecture d'une de nos sagas en cours, peut-être même de se lancer dans une nouvelle série, le but étant surtout de se faire réciproquement plaisir. En l'occurrence, il était ici question de commencer une saga dont j'entendais parler en bien depuis longtemps, Pierre Pevel étant l'un des écrivains majeur de la fantasy française.
    Soyons clair, Les Lames du Cardinal est essentiellement un roman de cape et d'épée. C'est la toute première chose qui m'a marquée, pour la simple et bonne raison que je ne m'attendais pas à ça. Je tenais à le signaler d'entrée, afin que d'éventuels futurs lecteurs ne soient pas aussi surpris que je l'ai été. Ça ne veut pas dire que je n'ai pas aimé, attention, simplement que je m'attendais à ce que la fantasy, et les dragons en particulier, tiennent une place plus grande dans cette aventure.
    La trame de fond, c'est à dire la France du XVIIe siècle, est habilement mêlée aux arcanes de cette histoire d'espionnage, et ne l'alourdit en rien. L'aspect historique n'a ici rien d'assommant, il ne fait que donner davantage de relief à une intrigue parfaitement bien menée. L'auteur nous embarque à la suite de ses Lames en un savant mélange d'action, de suspicion et de trahison. le rythme est soutenu, les descriptions bien dosées, suffisantes pour qu'on s'y croit, sans devenir pesantes.
    Les personnages sont nombreux, j'ai d'ailleurs eu un peu de mal à m'y retrouver au début, mais tous ont une particularité qui les rend intéressants, même si certains sont moins attachants que d'autres. Certains recèlent même quelques surprises que je n'avais pas vues venir, et j'adore ça ! Rien de pire qu'un roman dont on devine tous les tenants et les aboutissants au bout de quelques pages seulement. La fin de ce premier tome tient toutes ses promesses, et j'ai vraiment hâte de lire la suite, à présent.
    En conclusion, j'ai passé un bien bon moment avec Les Lames du Cardinal et j'invite tous les amateurs d'aventure, tout simplement, à le lire. Pierre Pevel est un auteur formidable, que je ne regrette absolument pas d'avoir découvert. Merci à Lysandre pour avoir su me donner envie de me plonger dans cette histoire, il y a plusieurs mois déjà, et à Gaby pour avoir gentiment concrétisé cette envie !

    Lien : http://etemporel.blogspot.com/2011/10/les-lames-du-cardinal.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Lefso, le 25 avril 2011

    Lefso
    J'ai découvert ce premier tome sans rien en avoir lu, pas même le résumé, ou alors les quelques premiers mots. J'ai donc, comme prévu rencontré le cardinal de Richelieu, des mousquetaires etc. Mais j'ai été très surprise de trouver à leurs côtés des dragons, des sangs mêlés et des dragonnets.
    Ce premier tome constitue ma première découverte avec ce genre qu'est l'uchronie de fantasy. En effet, on y parcourt un univers fortement inspiré d'une époque historique précise (ici l'époque de Richelieu et des mousquetaires) et bien documentée, mais qui diffère du monde réel par la présence d'éléments merveilleux (ici : sorcellerie, dragons), riches de conséquences sur le déroulement de l'histoire.
    Une fois donc la surprise passée, j'ai découvert nos personnages principaux. L'auteur nous les dévoile, petit à petit, à travers de courts chapitres qui s'entremêlent joyeusement. À ce moment là j'ai eu un petit souci avec tous les noms et aussi à me rappeler qui faisait partie des gentils, ou qui faisait partie des méchants, puis, très vite, tout est rentré dans l'ordre. Les personnages sont donc nombreux et très variés, peut-être pas assez approfondis ... Mais n'oublions pas que ce n'est que le premier tome.
    Une fois cette présentation faite, l'histoire prend forme et s'accélère. On regrette parfois de ne pas suivre les mousquetaires du Roi, plutôt que Les Lames du Cardinal, mais une fois nos a-priori lié à Alexandre Dumas envolés, on se prend d'affection pour ce groupe d'individus qui sert le Cardinal et donc la France.
    Dans ce premier tome, l'action est peu présente, sans toutefois laisser le lecteur sur sa faim. Les amateurs de cap et d'épée seront enchantés d'autant plus s'ils aiment la fantasy : on retrouve des duels, des courses poursuites à cheval, et des sauvetages de damoiselles en détresse, le tout sur un fond de politique étrangère dirigée par Richelieu lui-même. Les intrigues se mêlent et se démêlent au fil des pages et le lecteur se retrouve emporté par les aventures des lames du Cardinal. D'autant plus que le style de l'auteur est clair et limpide. Il nous transporte dans le Paris du XVIIème siècle de part ses descriptions ou encore de part ses intrigues politiques.
    J'ai bien aimé ce premier tome qui est toutefois long à démarrer. Les jalons sont maintenant posés pour poursuivre cette histoire, d'autant que l'auteur nous réserve pour les dernières lignes une surprise de taille qui relance, s'il en est besoin, notre intérêt pour la suite.

    Lien : http://lefso.blogspot.com/2011/04/les-lames-du-cardinal-tome-1-les-l..
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 17 février 2012
    Lecture Jeune, n°132 - décembre 2009 - En 1633, Richelieu demande au capitaine La Fargue de reconstituer, après cinq ans de dispersion, une petite troupe d'élite entièrement dévouée à la France ; les fameuses « lames », utilisées au gré des intérêts du pouvoir. Il lui confie une mission secrète et inévitablement dangereuse, concernant l'Espagne avec laquelle les relations ne sont pas au beau fixe. Le contexte international est fort délicat : dans plusieurs pays d'Europe, dont la péninsule ibérique, les dragons ont repris le pouvoir de façon occulte, par le biais de sociétés secrètes. La France résiste encore, mais pour combien de temps ?
    Pierre Pevel est passionné de fantasy mais aussi d'Alexandre Dumas et de ses mousquetaires. Il convoque, dans ce récit, les figures de Richelieu, Athos, Rochefort, Tréville etc. Dans Paris et ses environs, scènes d'espionnage, de combats à l'épée, guet-apens, conciliabules en tout genre, poursuites effrénées mais aussi fêtes et banquets se succèdent à un rythme trépidant, sans qu'à aucun moment les évocations ne freinent l'action. Les personnages, jamais manichéens, êtres d'honneur pour les uns, traîtres pour les autres, ou les deux à la fois, sont complexes et attachants. Pevel maîtrise parfaitement une écriture classique, visuelle, parfois teintée d'humour. Les effets de surprise tiennent en haleine le lecteur jusqu'à la dernière ligne de cet excellent roman qui ouvre un nouveau cycle. Marie-Françoise Brihaye

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Citations et extraits

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  • Par Lefso, le 25 avril 2011

    Un carrosse richement décoré arrivait. Tiré par un splendide attelage, il s’arrêta sur la route poudreuse et un homme en descendit. Son pourpoint était entièrement déboutonné et sa chemise sortait à demi de ses chausses. Le chapeau dans la main droite et la gauche reposant sur le pommeau de son épée, il garda une semelle sur le marchepied pour embrasser une jolie jeune femme blonde penchée par la portière ouverte. Ce spectacle n’étonnait pas d’Orvand, qui leva cependant les yeux au ciel en voyant qu’un second baiser d’adieu était échangé avec une autre beauté, brune celle-là.
    — Marciac, murmura le vicomte pour lui-même. Tu ne changeras donc jamais !
    Le gentilhomme chargé de transmettre les récriminations du marquis de Brévaux retrouva ses amis tandis que le luxueux carrosse doré faisait demi-tour en direction de Paris et que Nicolas Marciac rejoignait d’Orvand. Il était bel homme, séduisant malgré le négligé de sa tenue et peut-être un peu grâce à cela, aurait eu besoin d’un coup de rasoir et souriait de toutes ses dents. Il trébuchait à peine et était l’image même du noceur ravi de sa nuit et insoucieux du lendemain.
    — Mais tu as bu, Nicolas ! s’inquiéta d’Orvand en flairant son haleine.
    — Non ! s’insurgea un Marciac très choqué… Enfin… à peine.
    — Avant un duel ! C’est folie !
    — Ne t’alarme pas. Ai-je déjà perdu un duel ?
    — Non, mais…
    — Tout ira bien.
    Près de l’autre carrosse, le marquis de Brévaux était déjà en chemise et esquissait quelques fentes.
    — Bon, finissons-en, décréta Marciac.
    Il ôta son pourpoint, le jeta dans le carrosse du vicomte, dit bonjour au cocher, s’inquiéta de sa santé, fut ravi d’apprendre qu’elle était excellente, surprit le regard de d’Orvand, ajusta sa chemise dans ses chausses, dégaina son épée et alla vers Brévaux qui marchait déjà à sa rencontre.
    Puis, après quelques pas, il se ravisa, tourna les talons sans se soucier d’exaspérer plus encore le marquis, et glissa à l’oreille de son ami :
    — Dis-moi juste une chose…
    — Oui ? soupira d’Orvand.
    — Promets-moi d’abord de ne pas te fâcher.
    — Soit.
    — Alors voilà, j’ai deviné que je me bats contre celui qui est en chemise et me regarde d’un mauvais air. Mais pourrais-tu m’indiquer pourquoi ?
    — Hein ? s’exclama le vicomte plus fort qu’il ne l’aurait voulu.
    — Si je le tue, je lui dois bien de connaître le motif de notre querelle, ne crois-tu pas ?
    Les mots manquèrent d’abord à d’Orvand, qui se ressaisit et annonça :
    — Une dette de jeu.
    — Quoi ? Je lui dois de l’argent ? À lui aussi ?
    — Mais non ! Lui ! … C’est lui qui… Bon, en voilà assez. Je vais annuler cette folie. Je dirai que tu es souffrant. Ou que tu…
    — Combien ?
    — Hein ?
    — Combien me doit-il ?
    — Quinze cents livres.
    — Diable ! Et moi qui allais le tuer ! …
    Joyeux, Marciac s’en retourna devant le marquis qui fulminait. Il prit la pose d’une garde incertaine et lâcha :
    — À votre disposition, monsieur le marquis.
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  • Par Pamw, le 14 février 2009

    4ème de couverture:
    Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l'une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse regarder des ennemis de la Couronne. L'espionnage, l'assassinat, la guerre, tout est bon tour parvenir à leurs fins... et même la sorcellerie, qui est l'œuvre des plus fourbes adversaires du royaume: les dragons! Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps ont en effet survécu et se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la cour d'Espagne est tombée entre leurs griffes... Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n'ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l'heure est venue de reformer l'élite secrète qu'il commandait jadis, une compagnie d'aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d'élégance, de courage et d'astuce, ne redoutant nul danger: les Lames du Cardinal!
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  • Par Deuzenn, le 05 avril 2012

    Haute et longue, la pièce était tapissée de livres dont les élégantes dorures luisaient dans une pénombre roussie à la flamme des bougies. Dehors, derrière les épais rideaux de velours rouge, Paris dormait sous un ciel étoilé et la grande quiétude de ses rues enténébrées parvenait jusqu'ici, où le grattement d'une plume troublait à peine le silence. Mince, maigre, pâle, la main qui tenait cette plume traçait une écriture fine et serrée, nerveuse mais dominée, sans rature ni surcharge. Souvent, la plume allait à l'encrier. Elle était guidée par un geste précis et, sitôt revenue sur le papier, elle continuait de crisser au fil d'une pensée qui n'hésitait pas. Rien, sinon, ne bougeait. Pas même le dragonnet pourpre qui, roulé en boule, le museau sous l'aile, dormait d'un sommeil paisible près du sous-main en maroquin.

    On frappa à la porte.
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  • Par boudicca, le 02 février 2012

    Vos hommes et vous aimiez à vous appeler les "Lames du Cardinal" ce me semble. C'était un nom qui ne se murmurait pas sans inquiétude chez les ennemis de la France. Pour cela, entre autres raisons, il me plaisait. Gardez-le.
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  • Par nuitet0ilee, le 15 février 2012

    Que restait-il de ce qu'ils avaient été? On ne sait jamais ce que des amis perdus de vue depuis longtemps peuvent être devenus. (p. 149)
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Vidéo de Pierre Pevel

Les Lames du Cardinal : Promotion canapé #11 : Pierre Pevel .
Retour à un auteur bien de chez nous pour ce onzième numéro. Voici donc Pierre Pevel, auteur des Les Lames du Cardinal, présentant cette suite audacieuse des aventures du Capitaine La Fargue et ses hommes. L'interview évoque aussi bien les coulisses de la création du livre que l'avenir... Rappelons d'ailleurs que Les Lames du Cardinal est le premier ouvrage français de Fantasy qui sera traduit en Angleterre !








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