ISBN : 2847894292
Éditeur : Delcourt (2006)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
LA SÉRIE
Alfred et Peyraud signent, avec Le Désespoir du singe, le digne successeur moderne du Docteur Jivago. Un récit romantique, où souffle le vent de l'Histoire et de l'aventure?

RÉSUMÉ DE L'ÉPISODE
Au bord d'une mer intérieure menacée... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par Sejy, le 20 juillet 2010

    Sejy
    Avis après lecture des tomes 1 et 2 :
    Je ne ferai pas de concession : 5 étoiles, pas moins ! le désespoir du singe offre tout ce que j'aime dans la littérature et la bande dessinée.
    Le scénario possède une force, un vrai souffle. Une tragédie romantique sur fond de fresque révolutionnaire, émouvante, exaltante et intense, où chaque vie soudainement bouleversée par les convulsions sociopolitiques d'un état répressif revêt les apparences implacables du destin. On ne pourra que vibrer pour ces personnages d'emblée séduisants dont les chemins imprévisibles vont se fondre ou se heurter au gré des menaces puis bientôt des drames, hasards révélateurs qui les rendront profondément attachants. Un canevas aux rapports humains subtils et si bien exhibés : troublante justesse dans la tonalité des dialogues et virtuosité étourdissante d'une narration qui passe avec brio de la furie de la guerre civile à l'imperceptibilité des sentiments, de la colère tumultueuse du peuple aux doux murmures des tête-à-tête. Une figuration romanesque et quelque peu dramaturgique de l'Histoire qui laisse percevoir à travers ses planches l'aura d'un certain Monsieur Tolstoï.
    À l'image de la plume, le pinceau s'exprime en maestro. Une ligne caméléon qui varie le style et les effets pour faire totalement corps avec le récit. Précise, élancée ou ample, elle est affective dans les instants d'insouciance ou de romance, mais se montre beaucoup plus instinctive, torturée et confuse dans les moments difficiles et les visions angoissantes. Capturant l'émotion juste dans chaque situation, elle la restitue intacte dans une éloquence graphique à couper le souffle. En prenant des accents d'expressionnisme dans sa schématisation de l'appareil policier (ombres caricaturales aux yeux rouges), voire de symbolisme dans cette locomotive démesurée ou dans les sensations antinomiques qu'offre la visite de ce désert d'épaves (magnifique spectacle d'une catastrophe écologique), elle ajoute une dimension poétique qui permet d'amadouer un ensemble souvent violent et cruel. Un esthétisme sans fioritures exacerbé par une colorisation en aplats très inspirée, belle et puissamment évocatrice. le résultat est magistral.
    La suite de l'œuvre sera-t-elle du même acabit ? En l'espérant, je lui réserve la place d'honneur de ma bibliothèque.

    Lien : http://www.bdtheque.com/main.php?bdid=4565&action=6¬e=5
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    • Livres 5.00/5
    Par Marielino, le 11 septembre 2009

    Marielino
    Un non lieu, un futur (ou un présent? un passé?) dévasté. Une nature "amputée". Une petite ville au bord d'une mer intérieure. Des bateaux semblables aux nôtres. Des maisons semblables aux nôtres. Des habitants. Un air du XIXe siècle, du XXe siècle. Des robes longues. du cubisme. Un air de Turquie, aussi. Et une milice, créature mi-humaine, cruelle, terrifiante avec ses dents pointues, ses yeux rouges perçants. Des airs de dictature...
    C'est dans ce décor, à la fois beau et hostile, que Josef évolue. Jeune et vigoureux, il hésite encore à prendre la relève de son père dans l'entreprise familiale de bateaux. Il hésite aussi à s'engager véritablement avec Joliette. Il noie ses doutes et ses peurs dans l'alcool, auprès de son meilleur ami, Lazlo, et de sa cousine, Edith, deux esprits libres, ouverts, provocateurs, avant-gardistes en somme. Alors que la répression se fait de plus en plus dure, que les révoltes contre le pouvoir en place se durcissent elles aussi, Edith, Lazlo et Josef se retrouvent pour une chasse aux lucioles. Josef rencontre alors Vespérine, belle intrigante et rebelle... le coup de foudre est réciproque, mais leur amour impossible.
    Encore une belle découverte! L'histoire est prenante, riche en rebondissements et en émotions. On ne lit pas seulement une histoire d'amour, mais aussi...
    La suite, sur mon blog...

    Lien : http://www.carabistouilles.com/article-35802667.html
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    • Livres 3.00/5
    Par bibliophage, le 07 novembre 2010

    bibliophage
    Une couverture magnifique et un vrai scénario. A lire !
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 juin 2006
    Lecture jeune, n°118 - Un vent révolutionnaire souffle sur les destins de Josef, peintre avorté, et d’Edith, sa cousine artiste et collectionneuse d’hommes. Nous sommes au début du XXe siècle, dans une petite ville de pêcheurs, au bord d’une mer intérieure menacée de disparition. Le pouvoir politique entend l’assécher pour alimenter en eau les nouvelles exploitations agraires. Et la milice veille au grain. L’album évoque la Russie de 1917, sans jamais la nommer, et le sort funeste qu’elle réserva à la mer d’Aral et aux villages alentours. Mais, loin de tout réalisme, le dessin d’Alfred anime des lieux et des personnages singuliers, car fantasmés : l’architecture de la ville fait se rencontrer l’Orient (dômes orthodoxes) et l’Occident (maisons de bois au toit pointu); les silhouettes graciles portent des costumes difficiles à dater ; les miliciens sont des créatures fantastiques, ombres chinoises au casque à pointe et aux yeux injectés de sang… Le chaos qui règne n’épargne pas Josef. Alors qu’il s’apprête à quitter la ville avec sa promise, il croise le chemin de Vespérine, muse au charme vénéneux mariée à un révolutionnaire impotent. Cette rencontre bouleversante a lieu lors de la nuit des lucioles : chaque année, à la même période, la tradition veut que les dames chassent ces insectes lumineux pour en orner leurs cheveux, espérant ainsi « un hiver doux, une pêche abondante, et le retour à bon port de leurs hommes ». La flamme de la passion s’allume entre les deux jeunes gens : « Tu vois cet arbre, Josef ? On le surnomme "le désespoir du singe" car il ne laisse aucune prise à l’escalade. Notre liaison est comme cet arbre. Elle ne peut se laisser envahir par les sentiments. » La suite de cette magnifique fresque permettra-t-elle à un amour épineux de croître ? _ Gaëlle Glin

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Citations et extraits

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  • Par Marielino, le 11 septembre 2009

    Tu vois cet arbre, Josef? On le surnomme "le désespoir du singe" car il ne laisse aucune prise à l'escalade. Notre liaison est comme cet arbre. Elle ne peut se laisser envahir par les sentiments.
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Jean-Philippe Peyraud - Happy Slapping .
A l'occasion du Quai du Polar qui s'est déroulé du 25 au 27 mars 2011 à Lyon, Jean-Philippe Peyraud vous présente l'ouvrage "Happy Slapping" de Marc Villard qu'il a illustré aux éditions Casterman.http://www.mollat.com/livres/marc-villard-happy-slapping-9782203021327.html








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