Un lieu unique, ou presque, une seule journée, la dernière d'un homme balafré par la douleur et l'espérance, qui aura eu le temps de vivre.Après Fête des morts, Stéphane Piatzszek récidive avec l'histoire noire et viole... > voir plus
Séra signe un ouvrage sensuel à l’esthétique comparable à celle d’Enki Bilal tant la matière est un procédé narratif à part entière pour les deux auteurs.
Album d’atmosphère plus que de scénario, le Temps de vivre assume une radicalité finalement assez rare. Deux auteurs en liberté, distillant des références à chaque page, et peut-être chassant leurs propres démons intérieurs...
L’important travail de mise en scène donne une vraie force à cet album de bande dessinée, mais en est également peut-être sa limite. Le temps de vivre frôle de justesse l’exercice de style qui aurait presque tendance à se satisfaire de lui-même. Ceci étant la seule retenue que l’on peut émettre, car le récit de Stéphane Piatzszek et Séra fascine tout de même.