ISBN : 2266175548
Éditeur : Pocket (2008)


Note moyenne : 3.21/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Au cœur de la Ville éternelle ensevelie sous la neige, dans le très populaire et très branché quartier romain de Testaccio, une troisième jeune fille vient d’être assassinée, au beau milieu des fêtes de fin d’année. Le commissaire D’Innocenzo ne croit pas à l’ hypothèse... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(3)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par bibliomanu, le 13 novembre 2010

    bibliomanu
    A l'instar de la plupart des films, les livres sonores s'ouvrent eux aussi sur une musique de générique. Titre, auteur, nom du lecteur, avec l'aimable autorisation de tel ou tel éditeur... En règle générale, cette musique est plutôt douce, puisant sa source dans un registre plus ou moins classique voire même new-age tendance feng_shui. Quel que soit le type de livre, le genre auquel il appartient, c'est à peu près toujours la même... musique. Aussi ai-je été très assez surpris, à peine le bouton play enclenché, d'entendre guitare et batterie emplir mes oreilles sur un rythme pop-rock assez plaisant. Pour avoir déjà entendu parler des goûts musicaux plutôt punchy de Gilda Piersanti et dont les références ne manquent pas de jalonner ses livres -Muse, Radiohead... -, je me suis dit qu'il y avait peut-être de sa griffe là-dessous. A moins que ce ne soit le simple choix des éditions Sixtrid dont c'était le premier disque que j'écoutais.
    Enfin, bref, j'étais parti dans ce questionnement solitaire au point de ne pas faire très attention aux premières paroles du roman. Ça commençait bien niveau concentration. Bon, je me suis rattrapé par la suite. Madame Piersanti a en effet les mots, le style et une réelle qualité de conteuse pour à la fois capter votre attention et rendre ses personnages vivants et attachants, qu'ils soient secondaires ou non. du coup, un petit retour en arrière et c'était parti pour le premier tome des Saisons meurtrières, Rouge abattoir, dont l'action se situe entre le Noël et jour de l'an. En hiver, donc.
    « Mercredi 26 décembre, 5 heures du matin.Un morceau de la troisième victime fut retrouvé le lendemain de noël devant le kiosque à journaux. »
    Le morceau en question est une main. le corps sera découvert un peu plus tard dans la matinée. Dans un sale état, découpé en plusieurs morceaux à l'aide d'un couteau électrique.
    Hep, hep, hep... bon à ceux qui tournent de l'œil, je ne peux plus rien dire, peut-être liront-ils ces lignes un peu plus tard, une fois remis de leur trop forte émotivité. Pour les autres, ceux qui seraient tentés de passer leur chemin sous prétexte qu'un auteur, dans le seul but de ravir un public avide de sensations fortes, aurait une nouvelle fois surfé sur la vague du gore à tout va, restez. Restez parce qu'il serait dommage de se fier à une première impression. Surtout si elle est fausse. Car Rouge abattoir ne s'inscrit pas, mais alors pas du tout, dans ce créneau.
    Qui dit troisième meurtre, exécuté selon un même modus operandi, dans un même quartier de la capitale, le Testaccio, suppose naturellement un tueur en série. C'est en tout cas ce que tout le monde pense, hormis le commissaire D'Innocenzo qui ne veut pas envisager un tel cas de figure. Lui reste persuadé que les meurtres des trois jeunes filles sont à mettre sur le compte d'une logique meurtrière dont il lui reste à démêler l'écheveau et à trouver le mobile. Il est aidé en cela par une inspectrice, Mariela De Luca, qui a spécialement demandé à rejoindre son service. Pas facile de tout mener de front entre l'enquête, problèmes personnels et gestion de la brigade avec l'arrivée de cette inspectrice opiniâtre, volontaire, mystérieuse et surprenante par bien des aspects.
    C'est d'ailleurs cette Mariella De Luca qui tient le devant de la scène dans Rouge abattoir, et que l'on retrouvera dans les autres tomes dans les trois autres romans des Saisons meurtrières, ainsi que dans les tomes suivants, à savoir Vengeances Romaines et Roma Enigma. Ce n'est certes pas une nouveauté qu'un auteur se prenne d'affection pour ses personnages et en fasse en sorte qu'ils deviennent récurrents. Certains nous touchent plus que d'autres, nous semblent plus proches, font résonner en nous la corde vibrante du lecteur. Mariella De Luca est de ceux-là. Parce qu'elle ne ressemble à aucune autre, qu'elle est forte et sensible à la fois, bien ancrée dans son époque. L'Italie dans laquelle Gilda Piersanti la fait évoluer ainsi, il est vrai, que la voix de Hélène Lausseur participent bien sûr de ce plaisir que l'on a à la suivre. Si l'enquête est en elle-même assez classique – aficionados des rebondissements à chaque fin de phrase ou de chapitre, passez votre chemin – elle n'en reste pas moins prenante, ne serait-ce que pour comprendre si c'est dans la folie, le hasard, la passion ou l'Histoire que l'on trouvera la source des meurtres hivernaux de Rouge abattoir.
    Pour info, les Saisons meurtrières devraient bientôt voir le jour sur les écrans de télévision. Xavier Duringer est à la réalisation, Gilda Piersanti au scénario. Même si l'action se passera en France, au moins l'esprit des livres devrait-il être respecté. En tout cas, j'en suis ! - comme spectateur, cela va de soi...
    Vert Palatino est également paru il y a peu en livre sonore dans la même maison d'édition. Il passera sous peu dans les écouteurs, sous la cagoule.

    Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Sharon, le 08 janvier 2011

    Sharon
    L'intrigue me semblait prometteuse, quoique classique : un tueur en série décime de jeunes filles, les suspects se multiplient, un passé politique mal guéri (les actions des Brigades rouges en Italie) refait surface et semble l'une des causes de ce massacre. le problème est la personnalité des enquêteurs. Des policiers au passé douloureux sont fréquents dans la littérature : même le commissaire Maigret ne fait pas exception (et que dire de Rovère, dans Moloch de Thierry Jonquet), pourtant les enquêtes ont toujours été conduites aussi bien que possible. Jamais je n'ai vu tant de désespérance : son fils disparu depuis cinq ans, en partie parce que son père l'a renié, sa femme, qui depuis a perdu l'usage de la parole, son adjoint dont le bébé meurt à l'hôpital en pleine enquête… J'ai envie de dire : « stop ! N'en jetez plus ! ». Et bien non, parce que voilà la jeune flic, brillante, auréolée de succès, est elle aussi un modèle de désespérance. Déjà que sa vie privée chaotique me semblait superflue, mais qu'en plus, elle ne s'aperçoive pas d'indices, de faits évidents, que l'auteur souligne à plaisir, si bien que le lecteur a compris bien avant elle les drames qui vont se jouer, montre qu'elle est loin d'être à la hauteur de sa réputation, et son personnage devrait d'abord faire le ménage dans sa vie privée, avant
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Bill, le 04 février 2011

    Bill
    Lauréate du Prix du Polar SNCF 2008 avec "Bleu Catacombes" (que j'attends avec impatience), Gilda Piersanti a entamé sa série des saisons meurtrières avec ce roman hivernal 'Rouge abattoir'
    L'histoire se déroule entre le 26 et le 31 décembre...
    Un cadavre atrocement découpé est découvert dans le quartier du Testaccio.
    L'inspecteur principal Mariella De Luca, nouvelle adjointe du commissaire d'Innocenzo va mener l'enquête de la ville éternelle à sa banlieue, près de Tivoli (à côté de chez 'Mon Hadrien') !
    Les personnages sont bien campés, le suspense bien mené ...
    En bref un bon roman policier que je vous recommande
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (2)

Videos de Gilda Piersanti

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Gilda Piersanti

La parola amore esiste, 2 .
Mots d?amour (La parola amore esiste, titre en italien - Traduction française : le mot amour existe), un film di/de Mimmo Calopresti. Sceneggiatura/Scénario : Heidrun Schleef, Francesco Bruni, M. Calopresti et Doriana Leondeff. Fotografia/Photographie : Alessandro Pesci. Montaggio/Montage : Massimo Fiocchi. Musica/Musique : Franco Piersanti. Cast/Casting : Valéria Bruni-Tedeschi (Angela), Fabrizio Bentivoglio (Marco), Marina Confalone (Sara), Gérard Depardieu (l?avvocato francese/l?avocat français), Valéria Milillo (Giovanna), Daria Nicolodi (la madre di/la mère d'Angela), Emanuela Macchniz (Malvi), Giovanna Giuliani (Carlotta, l?allieva/l'élève), Maria Consagra (Olivia), Roberto de Francesco, Mimmo Calopresti, Federico Olivetti. France-Italie, 85 minutes, 1998. Second long-métrage de Mimmo Calopresti (La Seconda volta), Mots d'amour est un film douloureux, parfois dérangeant (la folie est toujours gênante à regarder), tendre et positif (le besoin absolu d'aimer et d'être aimé étant les moteurs du film). Si le personnage central est extrême, il n'en est pas moins représentatif. Désemparée et assoiffée d'amour, le personnage de Valeria Bruni Tedeschi est fort attachant. En équilibre précaire, elle se crée un monde de rites et de lois qui lui permettent de dompter (ou de vivre avec) ses peurs. Pleine de contradictions, elle brûle du désir de perfection et se cache derrière ses phobies, attendant l'amour salvateur. Tout en demi-teintes, entre drame et sourires, Mots d'amour est une très belle déclaration d'amour à l'amour.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Rouge abattoir par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (31)

  • Ils veulent l'échanger (1)

> voir plus

Quiz