> François-Michel Durazzo (Traducteur)

ISBN : 2843045061
Éditeur : Zulma (2010)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
"Mon premier lien avec l'histoire que ce livre raconte (comme c'est le cas chaque fois que les événements ne sont pas de la fiction) est le fruit du hasard. Un soir de mars ou d'avril 1966, dans un train qui allait vers la Bolivie, je fis la connaissance de Blanca Galea... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par jmfhcb, le 17 avril 2010

    jmfhcb
    L'histoire d'un avant-braquage, d'un braquage, de l'après braquage entre planques, fuites, tueries, sièges … vous allez me dire “mouaif” pas trop pour moi. Mais figurez-vous que le travail de l'écrivain rend tout cela vraiment très intéressant.
    Ricardo Piglia explique dans un épilogue que c'est un roman qui a eu besoin de trente ans de maturation. En effet, en 1966, il est un jeune écrivain (né en 1940) et quand il entend cette histoire, il décide d'en faire un roman. Il prend des notes, commence à rédiger mais abandonne en 1970. À la faveur d'un déménagement, il retrouve ses notes trente ans plus tard. Commence alors un véritable travail de recherche où l'écrivain va décortiquer minutieusement ce fait divers. Tous les faits dans le livre sont avérés ; ceux qui ne l'étaient pas, l'auteur a fait le choix de ne pas en parler.
    Dans le livre, Ricardo Piglia suit l'ordre chronologique de l'évènement. Il n'y a pas de point de vue narratif fixe : un coup, on est dans la tête des malfaiteurs, des policiers, de la population, des journalistes mais le plus souvent, on est un narrateur extérieur (mais des fois un narrateur extérieur qui vit au moment des faits et d'autres fois un narrateur extérieur qui a le recul des années). Cela donne une impression étrange, de flou, de flottement (Ricardo Piglia parle même de “rêve” dans son épilogue) comme si on cherchait à savoir quelle version croire, qui défendre (il faut dire que les policiers sont un peu dépeint comme des malfaiteurs). Au départ, on est assailli par la violence et la brutalité du fait mais au final, on se dit que tout ça, c'est juste un très grand gâchis.
    Au passage, on peut remercier le traducteur, en plus de son travail de traduction, pour sa note historique sur l'histoire de l'Argentine entre les années 50 et 70, qui éclaire particulièrement le contexte de ce fait divers.
    En conclusion, une histoire qui n'a pas vraiment grand chose pour passionner mais qui est rendue très intéressant par le travail de recherche et la plume de Ricardo Piglia.

    Lien : http://cecile.ch-baudry.com/2010/04/17/argent-brule-de-ricardo-piglia/
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    • Livres 4.00/5
    Par cbougeau, le 08 mai 2010

    cbougeau
    En septembre 1965 Mereles et sa bande étaient sûrs de défrayer la chronique en décidant de braquer la fourgonnette du trésorier général de la banque de la province à Buenos Aires, ils n'avaient pas idées de la tournure que prendraient finalement les événements. Bébé, Dorda, Bazán et Mereles vont faire les unes des journaux Argentin et Uruguayen tant la violence de ce fait divers est étonnante.

    Sur fond de magouilles politiques et policières, Ricardo Piglia nous raconte la cavale sanglante de ces jeunes truands. Et puis il y a Silva, le commissaire de la division Vols et effractions, lui, il maltraite, il torture … en toute légalité. Tous les moyens seront bons pour pourchasser et mettre fin à leur cavale. Jusqu'au baroude d'honneur de ces malfrats barricadés pendant 16 heures dans un appartement de Montevideo. Ce ne sont que « des camés, des machines à tuer »
    Argent brûlé un roman policier étonnant ! L'auteur a réussi à recontituer l'affaire grâce à ses recherches dans les archives, par son style, par la qualité de ces descriptions. J'ai eu un sentiment étrange en le lisant, celui d'être présent, observateur de cette bande de malfrat, spectateur impuissant d'un massacre annoncé.
    À partir de ce fait divers, Ricardo Piglia réussi là un bon roman noir, mon premier roman noir argentin. Sans états d'âmes, sans parti pris.


    Lien : http://dunlivrelautre.blogspot.com/2010/05/argent-brule-de-ricardo-p..
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    • Livres 2.00/5
    Par petite_fleur, le 11 septembre 2010

    petite_fleur
    Un auteur que je ne connaissais pas. Une littérature que je ne connaissais pas non plus (je reconnais mon inculture complète sur la littérature sud américaine). Alors, quand ce roman commence avec quelques références politiques et historiques sur l'Argentine, j'aurais aimé que quelques explications, un peu plus claires et évidentes que celles qui sont données dans l'appendice en fin de livre, soient données au début de l'ouvrage. Ceci dit, j'ai appris quelques petites choses sur cette période en Argentine ou en Uruguay.
    Une écriture dont je ne suis pas forcément fan, mais qui est remarquable, au premier sens du terme en tout cas : cette juxtaposition dans la même phrase grammaticale (qui commence par une majuscule et se termine par un point) de plusieurs phrases au niveau du sens (différents sujets pour différents verbes) donne un ton très particulier au roman. Par contre, j'avoue avoir été gênée par la présence permanente des parenthèses qui coupent le récit. Les niveaux de langages évoluent en fonction des différents personnages. En effet, il n'y a pas un seul point de vue mais une multitude : on alterne entre celui des différents complices, celui de la population, de la police, des journalistes...

    Lien : http://nourrituresentoutgenre.blogspot.com/2010/09/argent-brule-rica..
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Citations et extraits

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  • Par cbougeau, le 08 mai 2010

    La vie, c’est comme un train de marchandises…c’est lent, ça en finis pas, on dirait qu’il va jamais s’arrêter de passer, mais à la fin tu reste là toujours, à regarder la petite lumière rouge du wagon qui s’éloigne.
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