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ISBN : 2757808397
Éditeur : Points (2008)


Note moyenne : 2.85/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Fiction ou fait divers ? Du fond de son cachot, une femme se souvient de la lente descente aux enfers qui l'a menée à l'irréparable : tuer son enfant. Comment elle, la mère dévouée, l'épouse aimante, pilier d'un couple admiré de tous, a-t-elle pu devenir cette impardonn... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 24 septembre 2012

    missmolko1
    Ma critique ne va pas être objective, puisque Le Cimetière des poupées est un vrai coup de cœur pour moi!
    Autant le dire tout de suite je partais avec une tonne d'à priori : Mazarine Pingeot est une personnalité publique alors est-ce que son écriture allait être à la hauteur de mes attentes? de plus les critiques que j'avais lu n'étais pas très élogieuses et pour finir j'ai déniché ce roman sur les étagères poussiéreuses et bancales d'un emmaüs dans une petite ville de campagne au fin fond de ma Picardie natale! Autant vous le dire, ça s'annoncer mal!
    Et bien je me trompais sur toute la ligne. L'auteur déjà à une plume magnifique, dès les premières lignes, j'ai été captivé et surprise d'avoir ici affaire a une auteure au grand talent.
    De ce roman on ne sort pas indemne. L'histoire s'inspire de l'affaire Véronique Courjault, qui à fait la une des médias il y a quelques années. A travers une lettre a son mari, la narratrice essaie d'expliquer l'inexplicable. Comment cette mère de famille, cette épouse a pu cacher sa grossesse, son accouchement, tuer son enfant et le placer dans un congélateur. Au fil des pages, on n'en apprend plus sur cette femme, sur son enfance, sur sa vie de couple ou elle n'est que l'ombre d'un mari tyrannique, sur cette mère aimant ses enfants. Un livre que je recommande.
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    • Livres 2.00/5
    Par Lune, le 02 juin 2008

    Lune
    La polémique autour de ce livre et autour de qui est Mazarine Pingeot, je veux l'ignorer et simplement lire une jeune romancière talentueuse, ce qu'on semble oublier parfois tant le "people" recouvre de poussière (grise ou rose, à votre guise) toute personne dont l'identité est devenue publique. Oui, j'ai de la tendresse pour cette romancière, oui j'ai beaucoup aimé son livre "Bouche cousue" et je ne l'ai pas enviée ni plainte, à chacun son destin, il y en a de pires. Mais il me semble injuste de faire porter le poids de sa naissance sur chaque parole, chaque écrit qu'elle peut commettre. le sujet de l'infanticide dont elle traite avec pudeur est un sujet qui dérange, qui révolte, que l'on ne peut comprendre. Comprendre signifierait pardonner et cela semble impossible. Pourtant dans la longue lettre de cette mère, dans cet immense appel au secours, dans ce cri d'amour difficile à accepter, dans cette brimade vécue depuis l'enfance, un être humain demeure qui nous écorche. Compassion difficile certes, mais compassion tout de même malgré l'horreur. Compréhension à petits pas dans le vécu d'une enfant, d'une jeune fille puis d'une femme ignorée, malmenée, soumise, s'excusant sans arrêt, se justifiant, donc, étant coupable aux yeux de ces autres "monstres" bien dissimulés sous leurs oripeaux de gens bien-pensants, d'ordre et de savoir être dans le paraître. Il y aura toujours les forts et les faibles, les dominants et les dominés, chacun jouant son rôle soit bien soit mal. Et cette femme infanticide qu'on ne peut aimer alors que c'est tout ce qu'elle demandait : être re/connue, on peut au moins tenter de l'entendre et de la comprendre par le biais de la plume de Mazarine Pingeot. Plume tour à tour sèche, parfois trop "construite" dans un sens scolaire, un peu redondante et touffue mais qui ne laisse pas indifférent.
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    • Livres 2.00/5
    Par Audreyy, le 19 juillet 2012

    Audreyy
    Dans une longue lettre à son mari, une femme derrière les barreaux, raconte et explique comment elle a tué son enfant. Bien que c'est une histoire fictive, l'auteure s'est basé sur des faits réels : L'affaire Véronique Courjault.
    Ça m'a plu de découvrir cette histoire. Une femme qui tente d'expliquer l'inexplicable et l'impardonnable surtout. Pourtant, on découvre qu'au fil de son mariage, son mari ne s'est jamais bien comporté avec elle. Peu d'amour, des réflexions, des paroles blessantes… Mais, on ne peut pardonner, ni même comprendre ce qu'elle a fait. On plonge dans ses souvenirs de petite fille, elle raconte sa vie conjugale, ce qui amène certainement son mari à voir son couple d'un autre angle. Je dis certainement car on ne saura jamais ce qu'il en pense, ni lui ni ses deux autres enfants. Ce livre est simplement composé des paroles de cette femme qu'elle destine à son mari.
    On ressent beaucoup d'émotions durant ce livre et ce récit ne laisse pas indifférent. Je reste sur ma faim pour la fin du roman. J'aurais aimé découvrir ce qu'il est advenu du mari et des enfants et j'aurais aimé comprendre plus clairement ce qu'elle a fait… on parle d'un congélateur dans les dernières pages… Un final plutôt flou mais un récit fort et dur.
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    • Livres 2.00/5
    Par clarinette, le 31 juillet 2009

    clarinette
    Mazarine Pingeot s'est inspirée d'un fait divers réel (l'affaire Courjault) et a imaginé une longue lettre écrite par une mère infanticide à son mari depuis la prison où elle est incarcérée. le seul point commun avec l'affaire en question est une simple allusion à un congélateur.
    L'auteure a surtout cherché à entrer dans la peau de cette femme, et tente d'expliquer l'inexplicable (et le fait plutôt bien): qu'est-ce qui a poussé cette mère de deux petits garçons à tuer son troisième nouveau-né ? Où le mal a-t-il pris racine ? Dans son enfance auprès d'une mère froide, distante et peu affectueuse ? Dans son mariage avec un homme qu'elle admire mais qui la méprise et la tyrannise ?
    Une lecture assez éprouvante : Mazarine Pingeot assène des phrases, martèle des mots, comme si la narratrice voulait enfoncer un clou dans le crâne de cet homme qu'elle adule et qu'elle déteste en même temps. De nombreuses questions en ressortent : qu'est-ce qu'être mère ? Comment le devient-on ? Quelle est la place du père dans cette maternité ?
    Difficile d'éprouver de la sympathie pour cette femme, encore moins pour son mari qui est décrit comme un monstre odieux d'égoïsme, mais on finit par comprendre les raisons profondes qui l'ont conduite à ce geste. Un livre qui ne m'a pas laissée indifférente, en tout cas...


    Lien : http://leslecturesdeclarinette.over-blog.com/article-34376972.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Lencreuse, le 27 juillet 2010

    Lencreuse
    Dans une longue lettre adressée à son mari, une femme se confie, tentant d'expliquer l'inexplicable : le meurtre de son nouveau-né. Elle dit sa vie d'enfant, d'adolescente, de mère aimante, de femme soumise. Une vie passée à tenter d'être aimée, d'abord par une mère bien trop occupée puis par un mari qui nie son statut de femme. Une vie passée dans l'ombre et l'angoisse, à tenter en vain de satisfaire les autres. Elle livre aussi la dernière grossesse tue, cachée, vécue dans la solitude.
    Le roman de Mazarine Pingeot a déjà fait couler beaucoup d'encre, certains lui reprochant d'exploiter le terrible fait divers dit « des bébés congelés ». Au-delà de cette polémique, ce livre est un monologue enragé qui dit la violence et dérange. Il aborde le quotidien d'une femme humiliée par un mari qu'elle admire, d'une femme qui subit parce qu'elle ne se sent pas digne d'amour. Il évoque ces violences qui ne laissent pas de traces sur les corps mais bousillent les cœurs et les êtres de l'intérieur. C'est un texte fort qui dérange car, si l'on ne peut excuser l'infanticide – dont le déroulement n'est d'ailleurs pas révélé, une bonne chose ! -, la narratrice déroule sous nos yeux un processus macabre dont on « comprend » la finalité. Non que cela rende le geste excusable mais il répond à une logique propre qui ne procède pas d'un esprit sadique mais d'un geste d'amour réfléchi. Pire encore, me direz-vous. Peut-être. En tout cas, ce texte court et tenu ne laisse pas indifférent.

    Lien : http://lencreuse.over-blog.com
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Citations et extraits

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  • Par Yuko, le 05 septembre 2012

    Mais il est encore une chose à accomplir, éradiquer le souvenir de mes garçons, ne plus les laisser entrer dans mon esprit, mes rêves, fermer les oreilles à leur rire cristallin, ne plus imaginer leurs pleurs, la nuit, quand ils ont besoin de moi, rayer le mot de "maman" qui m'écorche les oreilles et le coeur, les oublier, et sans les tuer parce que j'ai compris que c'était une facilité. Une facilité inutile, encore une erreur de ma part. S'ils n'étaient plus, crois-tu qu'ils disparaîtraient de moi ? Crois-tu que je pourrais me débarrasser d'eux comme ça, que leurs cris cesseraient de résonner à mes oreilles, que leur "maman" ne viendrait pas me hanter chaque nuit, chaque jour, que mon corps ne se souviendrait de sa gestation, de leurs coups, que mon ventre oublierait ? Crois-tu que la mort fait cesser l'existence ? Comprends-tu qu'au contraire elle la maintient dans une éternité de la pensée, et que l'amour n'est jamais si bien servi que par elle ?
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  • Par clarinette, le 31 juillet 2009

    Je t'ai sans doute un peu dépaysé, je ne te paraissais pas comme les autres, j'étais maladroite et timide, tu pensais peut-être que tu pourrais me faire, me modeler, et je n'ai rien contre cet instinct de pygmalion qui habite tant d'hommes. Au contraire, jai éprouvé du plaisir à me laisser construire, transformer et, si mes résistances ont finalement été l'obstacle à ton chef-d'oeuvre, tu étais parvenu à un résultat convaincant. J'ai tout fait échouer. Tu dirais sans doute que c'était pour te nuire, mais je ne peux l'accepter. Je ne peux accepter l'idée d'avoir fait quoi que ce soit pour te nuire. C'est par amour que je suis devenue cette femme-là, que j'ai élevé tes enfants comme tu l'entendais, que je tâchais de tenir une maison ordonnée. Mais c'était oublier mon propre poids, la passivité de ma matière, de mon corps, de mon être, cette force de gravitation qui entraîne tout vers le bas. C'était oublier qui j'étais, d'où je venais, quelle petite fille j'avais été, pesante déjà pour les autres et pour moi-même, obstacle déjà à la carrière de ma mère et à son repos. Epine dans son pied, j'avais enrayé son mécanisme à être heureuse.
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  • Par Lencreuse, le 27 juillet 2010

    Mon âme – et j’ai conscience que ce mot est excessif s’agissant de ce qui m’a régi depuis que je suis en âge de penser et d’agir – a grandi sous diverses influences, la plupart du temps celle de mon imaginaire, rempli de desseins chaotiques, d’images piochées dans de mauvais romans policiers que je lisais à la pelle dans le grenier de la maison. Je n’avais pas d’amis dans cette province pourrie où les sangs ne se mêlent pas, et j’ai fini par préférer l’enfermement que les rares ouvertures qu’on a pu me proposer. J’avais pris peur de moi-même et protégeais jalousement mes monologues et mes jeux au goût de supplice. Je n’aurais laissé personne entrer dans mon intimité que je savais déjà dangereuse.
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  • Par Yuko, le 05 septembre 2012

    Il paraît que je dois écrire.
    On attend une vérité, ma vérité. Mais quelle autre vérité sinon la mienne pourrais-je bien donner, et la mienne a-t-on dit est monstrueuse. Les gens sont-ils capables d'admettre une vérité monstrueuse ? On a décidé, n'est-ce pas, qu'une vérité devait être raisonnable, ou au moins rationnelle. Mais une vérité n'est jamais raisonnable. Il n'y a de vérité qu'atroce, et la mienne est atroce, et je ne m'en plains pas, la vérité d'un monstre n'est pas moins vérité que les autres, n'est-ce pas ?
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  • Par She_Night, le 18 octobre 2010

    En moi il vivra toujours, pour vous il ne vivra jamais, et c'est mon privilège, mon unique privilège, que vous ne m'enlèverez pas.

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Mazarine Pingeot présente son roman "Pour mémoire" paru chez Julliard.








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