ISBN : 2710306301
Éditeur : Le Table Ronde (1994)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
"Je pensais à ces femmes en parcourant les collines de Charente. Il me semble que je les voyais tour à tour obscures et lumineuses, et que le caractère à la fois simple et ambigu de leur charme épousait le mouvement du paysage sous les éclairages changeants. J'y pensais... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Lali, le 11 septembre 2011

    Lali
    L'écrivain belge Jean-Claude Pirotte a tant publié que je me demande comment j'ai pu passer à côté de ses livres sans en ouvrir un seul au fil des ans. Je veux bien croire que certains aient pu être plus ou moins diffusés (notamment ceux publiés au Temps qu'il fait), mais tous? Aurait-on tout simplement négligé de faire la promotion de cet auteur sous des prétextes que je ne connais pas? L'ancienne libraire que je suis, pourvue d'une assez bonne mémoire, n'a pas souvenir qu'on lui ait un jour présenté cet auteur.
    Mais heureusement, il y a bien des façons hors des chemins habituels (les journaux, les librairies, les bibliothèques) de croiser des auteurs. C'est donc grâce à Nadedja, chez Babelio, que j'ai découvert Jean-Claude Pirotte et c'est elle qui m'a suggéré la lecture de Plis perdus, un des livres qu'elle préfère de cette auteur namurois de naissance. Un titre tout à fait inclassable parce qu'il chevauche plusieurs genres. D'un récit, on passe à un poème, et de celui-ci à une lettre adressée à l'écrivain Axel Gauvin (dont j'ai adoré il y a une éternité le délicieux roman Faims d'enfance) avant de revenir à un autre récit qui met en scène les figures littéraires qu'il apprécie (Dhôtel, surtout lui, Arland, quelques autres).
    Il aurait été aisé d'être dérouté par un tel assemblage. Et pourtant, non. L'auteur nous accroche dès le début et nous le suivons dans ses réflexions, dans ses analyses, dans ses regards, peu importe où ces derniers se posent. Un livre qui donne envie de lire les livres qu'il mentionne, et surtout de lire à nouveau cet auteur. Merci Nadedja.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/les-reflexions-de-jean-claude-pirotte/
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    • Livres 5.00/5
    Par nadejda, le 23 janvier 2011

    nadejda
    Jean-Claude Pirotte n'a pas son pareil pour vous embarquer en ballade dans les paysages lumineux, d'une douceur mélancolique où ils convoquent tous les auteurs qu'ils aiment, Chardonne, Perros, Dhôtel et vous les fait partager. Et la beauté de son écriture alliée à son oeil de peintre fait que l'on garde longtemps en bouche la saveur de ses textes qui rappelle un vieux cognac ambré.
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    • Livres 2.00/5
    Par vdujardin, le 27 avril 2012

    vdujardin
    Bof... Franchement, je ne suis pas entrée dans ce texte. Il m'a rappelé, en beaucoup moins bien, les deux livres de Gil Jouanard que j'ai lus l'année dernière (Le jour et l'heure et Le goût des choses). Si vous voulez lire des impressions au jour le jour d'un écrivain plein de poésie, vraiment, ne lisez pas ce livre de Pirotte (même si certains passages sont mis en page comme des poèmes en vers libres), filez à la bibliothèque pour lire Jouanard. Mais ce n'est que mon avis. Florence Trocmé, de Poezibao - le journal permanent de la poésie, a l'air de l'adorer et en a proposé récemment un extrait... D'habitude, je partage assez les avis de Florence Trocmé, mais là, décidément, non.

    Lien : http://vdujardin.over-blog.com/article-26819990.html
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Citations et extraits

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  • Par nadejda, le 23 janvier 2011

    Un spectacle de collines ravinées, là-bas une pente en friche hérissée de genévriers, et, dans une brume très douce au loin, le bouquet vibrant d'un arbre de Judée, l'or du soleil sur un pan de mur affaissé, les taches de rouille des toitures dans la vallée, tous les verts tendres et soutenus du monde et la lumière éclatante d'un arpent de colza. Je suis entré dans la chapelle où le jaune de Naples et le frottis de rouge anglais rehaussent l'ocre des fresques.
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  • Par nadejda, le 23 janvier 2011

    Dhôtel écrit comme il marche, prodigieusement attentif aux lueurs fugitives, aux sautes de vent, à la merveille fragile d'une orchidée ou d'un champignon, à la forme imagée d'un nuage, aux signaux du hasard. C'est bien pourquoi tous ses livres invitent à la promenade, et tous ses personnages déambulent animés d'une active paresse, et d'une dévotion éblouie à la fable du monde.
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