> Christophe Balaÿ (Traducteur)

ISBN : 284304460X
Éditeur : Zulma (2008)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Au bord de la mer Caspienne, un jeune garçon découvre les prodiges minuscules de l'univers, comme la visite d'une coccinelle ou les joies et jeux de l'enfance avec son amie Tahereh. Lui est Arménien. Elle, fille du concierge musulman de l'école. Ainsi se côtoient dans l... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par vanillabricot, le 30 septembre 2008

    vanillabricot
    A quelques jours de mon départ, tant attendu, en Turquie il n'était pasétonnant que je craque pour ce joli livre d'une écrivain arménienne.
    C'est toute cette région du moyen-orient qui m'attire. L'Arménie, en plus, m'intéresse par son histoire, par l'histoire de son peuple que représente pour moi le grand monsieur qu'est Aznavour, par son exception religieuse dans la région, par le pays en lui même et les paysages que je lui devine, par le voyage que j'y ferai InchAllah un jour...
    Lors d'une virée en librairie, je me suis donc laissée tenter par l'occasion qu'était ce livre de découvrir la littérature arménienne et sur l'Arménie.
    Et j'ai bien fait.
    Le livre est divisé en 3 parties qui évoquent chacun 3 moments de la vie du narrateur, réfugié arménien en Iran, à différents moments de sa vie, mais toujours quelques jours avant Pâques.
    Ces 3 parties sont l'occasion de découvrir les femmes qui ont été importantes au cours de sa vie: sa meileure amie d'enfance, musulmane et son premier amour ; sa femme douce et conformiste ; sa fille qui veut épouser un "persan": un non-arménien ; sa mère indifférente à la pression de sa communauté arménienne ; sa grand-mère rigide ; sa collègue : sa dernière confidente.
    L'occasion aussi de découvrir son petit village natal au bord de la Mer Caspienne, et plus tard la ville cosmopolite de Téhéran.
    Le thème du sentiment d'appartenance à son peuple/pays m'est cher. Sur fond de souvenir du génocide, à renfort de rédactions sur les "devoirs envers notre pays", à force de vénérer la seule dame du village à avoir connu, "en vrai", l'Arménie,... ce livre est aussi un Voyage au coeur de la communauté arménienne exilée qui tente de préserver son identité à tout prix.
    C'est un roman court et sensible, qui a en plus, pour qualité de nous faire découvrir l'Iran sous un angle particulier et intéressant.
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    • Livres 3.00/5
    Par mimienco, le 23 juin 2009

    mimienco
    4ème de couverture: Au bord de la mer Caspienne, un jeune garçon découvre les prodiges minuscules de l'univers, comme la visite d'une coccinelle ou les joies et jeux de l'enfance avec son amie Tahereh.
    Lui est Arménien. Elle, fille du concierge musulman de l'école. Ainsi se côtoient dans la petite communauté arménienne, entre l'église, l'école et le cimetière, chrétiens et musulmans, crispations anciennes et libres aspirations. Pâques, c'est la fête des œufs peints, des pensées blanches, des pâtisseries à la fleur d'oranger. C'est aussi l'occasion d'allers et retours entre passé et présent, entre Téhéran et le village de l'enfance - tout un quotidien dessiné ici avec virtuosité, un art précieux du détail et beaucoup de finesse.
    Mon opinion: Bien. Divisé en trois parties, chacune d'entre elles correspondant à une période de la vie du narrateur, Edmond, Zoyâ Pirzâd nous livre un roman tout en finesse et en émotion. L'évocation des souvenirs, des festivités de Pâques nous plonge au coeur de la communuaté et de la culture arménienne, en découvrant ses rites, ses principes, ses traditions. L'espace d'un instant fugace (130 pages), Zoyâ Pirzâd, nous livre un concentré d'émotion, de sensibilité dans un roman magnifique servi par une écriture fine qui ravie le lecteur!
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    • Livres 3.00/5
    Par myriampele, le 29 avril 2012

    myriampele
    Des trois chapitres qui composent ce roman, celui que j'ai le plus apprécié est le premier, l'auteur y est alors enfant, et ses émotions sont superbement évoquées. Les deux autres parties sont plus confuses à mon sens et la présence d' Alenouche, la fille du conteur, m'a agacée. Mais je garde un joli souvenir de ce livre.
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    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 12 septembre 2010

    kathel
    Trois parties, trois épisodes de la vie d'Edmond, mais toujours au moment des fêtes de Pâques. Tout d'abord, jeune garçon au tempérament rêveur, il raconte son quotidien, les inquiétudes et angoisses de sa vie dans la communauté arménienne d'une petite ville au bord de la mer Caspienne. Tout en étant préoccupé par son amitié avec Tahereh, fille de musulmans, il observe les comportements et les problèmes des adultes et de sa mère en particulier.
    Dans la deuxième partie, Edmond est un homme d'âge mûr, vivant à Téhéran, père d'Alenouche, grande fille qui cherche à s'émanciper et compte épouser son ami, musulman lui aussi, malgré les objections de sa famille.
    Enfin, Edmond, veuf et vieillissant, fréquente amicalement Danik, la surveillante générale de son école, qui ne s'est jamais mariée, et se retourne sur sa vie, ses relations avec sa fille Alenouche en particulier.
    L'ensemble n'est pas aussi linéaire qu'il le semble, la construction délicate fait des allers et retours entre passé et présent, effleurant des sujets grave qui savent toucher le lecteur. Chaque veille de Pâques est un jour particulier dont Edmond se souvient avec émotion. Je trouve ce roman moins léger que "On s'y fera" et vous le recommande pour découvrir cette auteur iranienne.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-35244732.html
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    • Livres 4.00/5
    Par wakinasimba, le 05 janvier 2010

    wakinasimba
    Au bord de la mer Caspienne, un jeune garçon découvre les prodiges minuscules de l'univers, comme la visite d'une coccinelle ou les joies et jeux de l'enfance avec son amie Tahereh. Lui est Arménien. Elle, fille du concierge musulman de l'école. Sans oublier la figure de la grand-mère qui veille sur la famille.
    Ainsi se côtoient dans la petite communauté arménienne, entre l'église, l'école et le cimetière, chrétiens et musulmans, crispations anciennes et libres aspirations.
    Pâques, c'est la fête des œufs peints, des pensées blanches, des pâtisseries à la fleur d'oranger. C'est aussi l'occasion d'allers et retours entre passé et présent, entre Téhéran et le village de l'enfance.
    Mon avis :
    un très beau petit roman sur le charme de l'enfance et les années passées, sur la tradition qui s'encre de génération en génération, sur les défunts que l'on a beaucoup aimé.
    Et puis la cuisine arménienne, aussi....


    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2010/01/05/16032561.html#comm..
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 12 septembre 2010

    La maison de mon enfance était mitoyenne avec l'église et l'école.
    La cour, comme dans toutes les maisons des petites villes côtières, était remplie d'orangers sauvages. Un massif bordait la véranda du rez-de-chaussée. Mon père y plantait ses fleurs au printemps et pendant l'été. Dès l'automne, il était inondé jusqu'à l'hiver.
    Le rez-de-chaussée était fait de larges pièces aux plafonds hauts soutenus par des piliers de bois. La lumière y pénétrait seulement par la cour, si bien qu'en fin d'après-midi il était plongé dans l'obscurité. Personne n'y habitait. Effat Khanom y gardait son savon et ses bassines pour la lessive hebdomadaire. Les jours de pluie, elle venait y étendre le linge sur des cordes tendues entre les piliers. Ma mère y remisait aussi tout ce qu'elle n'utilisait plus mais dont elle n'avait pas le courage de se défaire : mon berceau, mon baby-trotte, sa propre bicyclette d'enfant, une armoire à glace qui lui venait, disait-elle, du trousseau de sa mère. Dans une des pièces était rangé le matériel de chasse de mon père qui reprochait régulièrement à ma mère de laisser ce rez-de-chaussée inhabité. Celle-ci se contentait de hausser les épaules en répondant qu'elle n'aurait pas la patience de supporter un locataire.
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  • Par myriampele, le 29 avril 2012

    Tahareh était la seule non-arménienne de notre ville dont on pouvait parler à ma Grand-Mère sans qu'elle fronçât le sourcil.
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Vidéo de Zoyâ Pirzâd

Courrier international reçoit le groupe folk Girbig et l'auteure iranienne Zoya Pirzad au musée du Jeu de paume à Paris pour la remise du prix Courrier international du meilleur livre étranger 2009 "Le goût âpre des kakis"








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