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> Luc Brisson (Éditeur scientifique)

ISBN : 2081207249
Éditeur : Flammarion (2007)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.73/5 (sur 217 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Qu'est-ce que l'amour ? Tour à tour, les convives du Banquet se proposent de répondre à la question. Tous font l'éloge d'Éros en le divinisant, révélant ainsi un aspect essentiel du vécu amoureux : l'idéalisation de... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par peloignon, le 19 février 2013

    peloignon
    On pourra bien s'opposer à la philosophie de Platon, personne ne va nier la puissance exceptionnelle avec laquelle il l'a l'extériorisée. Et en plein cœur de cette œuvre sublime, les caractères du premier alphabet disposant de voyelles brillent comme jamais dans le dialogue consacré à l'amour qu'est « Le banquet ».
    L'atmosphère festive où se déroule la discussion donne au lecteur une impression de fraîcheur et de légèreté, alors qu'il assiste à une discussion portant sur des sujets parmi les plus graves et les plus sérieux, comme l'amour, le sens de la vie, le Beau et le Bien. de plus, comme on le dit avec tant de justesse depuis si longtemps « In vino veritas ». Chacun des convives (exception faite de Socrate dont l'esprit est toujours le plus libre), l'esprit délié par le vin s'y exprimera en toute franchise et avec plus de souplesse et d'ingéniosité qu'il le ferait habituellement.
    Dans la continuité de l'Apologie, Platon présente à son banquet un Socrate parfaitement chaste qui ne corrompt en rien la jeunesse. Bien au contraire, l'interruption de la discussion par Alcibiade permet de montrer toute la fausseté de cette accusation faite contre Socrate à son procès, puisque ce dernier, dédaignant même le corps du plus joli des jeunes hommes d'Athènes, n'a jamais fait mine de séduire les jeunes gens que pour leur faire accoucher de leurs meilleures possibilités spirituelles et morales.
    Sur le plan du discours, Platon réalise aussi sur son lecteur le même phénomène maïeutique que Socrate pratiquait dans les rues de sa cité. Il sait que personne ne peut s'élever à la moralité si elle est présentée directement, mais qu'en appâtant habilement le lecteur avec des discours esthétiques et légers, l'amour du Bien viendra couronner le tout d'une manière toute naturelle. Son apparent éloge du dionysiaque se transforme ainsi insensiblement et d'autant plus sûrement en un triomphe complet des principes apolliniens.
    Quel admirable réussite que ce Banquet!
    Platon demeure d'ailleurs le seul auteur de l'Antiquité dont l'œuvre entière nous soit parvenue (dans la mesure, évidemment où l'on met de côté les hypothèses sur une œuvre ésotérique qui n'aurait été distribuée qu'entre les seuls murs de l'Académie).
    Véritable étoile au ciel de la philosophie, mais aussi de la moralité et de l'art, Platon reste éternellement présent, depuis le moment où il a dicté ou écrit lui-même ses dialogues, en passant par les multiples mains des copistes et traducteurs, puis par les presses d'imprimerie jusqu'aux formats numériques, d'environ 380 avant le Christ jusqu'à aujourd'hui, presque 2500 ans plus tard, il continue encore et toujours à servir aussi magnifiquement de point repère dans l'horizon spirituel humain.
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 30 août 2011

    cicou45
    Agathon, jeune dramaturge qui a été couronné de succès lors d'un festival pour l'une de ses tragédies, décide se fêter ça dignement avec ses amis.
    Après un premier festin qui s'est terminé en beuverie, Agathon décide d'en organiser un autre, en comité plus réduit cette fois, en en invitant uniquement des grands penseurs de l'époque. Aussi, le dîner s'organise-t-il autour du thème de l'amour et à chacun des sept personnalités présentes autour de cette table d'exposer ses théories.
    Oeuvre majeure de Platon, découverte au cours de mon année de Terminale, dont je garde un très bon souvenir puisque le sujet traité dans cet ouvrage était on ne peut plus passionnant et dont j'ai trouvé la lecture relativement facile d'accès. Une oeuvre fondamentale qui nous permet de réfléchir à le façon dont "tourne" le mode. A découvrir !
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    • Livres 3.00/5
    Par ubuprovencal, le 15 avril 2012

    ubuprovencal
    j ai ete reellement etonne de cette philosophie de l amour qu il faut vraiment resituer dans son contexte. Dans l antiquite l homosexualite faisait partie de la vie courante et l on pouvait en parler librement, donc on trouve dans Le banquet des passages qui peuvent vraiment etonner. c etait une lecture tres interessante !
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    • Livres 4.00/5
    Par Dadafolie, le 30 mai 2012

    Dadafolie
    Ma première lecture de Platon fut consacrée au banquet, qui a pour thème une dissertation sur l'Amour.
    Tandis que certains le scindent en deux, que d'autres imaginent "l'androgyne" comme être premier, Socrate se remémore quant à lui une discussion avec Diotime.
    Récit riche et bien écrit, dans une ambiance théâtrale et indolente qui rappelle les clichés des riches philosophes athéniens, Le banquet de Platon est une plongée bienvenue dans la littérature grecque, et un texte plus qu'intéressant en ce qui concerne la définition de l'Amour, ce grand mal (ou non ?) qui poursuit tout homme.
    Platon produit de plus un texte court et non rébarbatif, qui se lit rapidement sans oppresser le lecteur.
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    • Livres 4.00/5
    Par GuillaumeTM, le 28 mars 2013

    GuillaumeTM
    Le célébrissime banquet de Platon, ce que j'en retiens : surtout cette histoire d'androgyne, conté par Aristophane, que Zeus aurait séparé en deux et qui serait sans arrêt à la recherche de sa moitié manquante, une bonne métaphore de l'amour.
    Phèdre a, pour moi, trois degrés de lecture;
    le premier : Prendre l'histoire comme elle est, c'est-à-dire, Socrate rencontre son ami Phèdre, sortant de chez Lysias, lui parle du discours sur l'amour de ce dernier. Et ils finissent tous les deux à débattre sur ce sujet.
    Le deuxième : Prendre uniquement en compte les différents discours sur l'amour.
    Le troisième : C'est aussi une leçon sur la forme de la rhétorique et sur l'écriture.
    Je pense, pour finir, que le meilleur moyen de faire comprendre sa philosophie est de passer par une histoire.
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Citations et extraits

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  • Par Malahide75, le 11 mai 2013

    En effet, dit-elle, l'objet de l'amour, Socrate, ce n'est pas, comme tu l'imagines, le beau... - Eh bien ! Qu'est-ce en vérité ? - C'est la procréation et l'enfantement dans la beauté. - Pas possible, m'écriai-je. Hé oui ! absolument ! répliqua-t-elle. Mais pourquoi, précisément la procréation ? Parce que la procréation, c'est ce que peut comporter d’Éternel et d'impérissable un être mortel. Or le désir de l'immortalité, d'après ce dont nous sommes convenus, va forcément de pair avec le désir de ce qui est bon, s'il est vrai que l'objet de l'amour soit la possession perpétuelle de ce qui est bon. Ainsi donc, d'après ce raisonnement, l'objet de l'amour c'est aussi, forcément, l'immortalité.
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  • Par Malahide75, le 11 mai 2013

    Est-ce que ceci, dites, que vous avez envie ? de vous confondre le plus possible l'un avec l'autre en un seul être, de façon à ne vous quitter l'un l'autre ni nuit ni jour ? Si c'est en effet de cela que vous avez envie, je ne demande pas mieux que de vous fondre ensemble et, avec mon soufflet de forgeron, de faire de vous un alliage ; en sorte que, de deux êtres que vous êtes, vous en soyez devenus un seul, et que, tant que vous vivrez, vous viviez tous deux ensemble d'une existence commune, comme si vous étiez un seul être ; puis, après votre mort, là-bas, chez Hadès, au lieu d'être deux, vous soyez encore un seul, ayant eu, tous deux, une mort commune.
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  • Par Malahide75, le 11 mai 2013

    Ainsi, je prétends donc, quant à moi, qu'Amour est, des Dieux, le plus ancien, le plus vénérable, le plus puissant pour conduire les hommes à l'acquisition de la vertu et du bonheur, aussi bien pendant leur vie qu'après leur mort.

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  • Par peloignon, le 26 janvier 2013

    Aussi quand l’être pressé d’enfanter s’approche du beau, il devient joyeux, et, dans son allégresse, il se dilate et enfante et produit; quand, au contraire, il s’approche du laid, renfrogné et chagrin, il se resserre sur lui-même, se détourne, se replie et n’engendre pas; il garde son germe et il souffre. De là vient pour l’être fécond et gonflé de sève le ravissement dont il est frappé en présence de la beauté, parce qu’elle le délivre de la grande souffrance du désir...
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  • Par Elisanne, le 05 juin 2011

    Les yeux de l'esprit ne commencent à être perçants
    que quand ceux du corps commencent à baisser.

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Vidéo de  Platon

une animation inspirée d'un texte de platon , le discours d'aristophane dans le "banquet"











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