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ISBN : 2878622308
Éditeur : Editions Thélème (08/11/2002)
Édition audio (Voir tous les livres audio)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 568 notes)
Résumé :
[LIVRE AUDIO]

Qu'est-ce que l'amour ? Tour à tour, les convives du "Banquet" se proposent de répondre à la question. Tous font l'éloge d'Éros en le divinisant, révélant ainsi un aspect essentiel du vécu amoureux : l'idéalisation de soi sous le regard de l'autre. Mais l'intervention de Socrate rompt le consensus.
L'éros socratique n'est pas l'amour de soi que l'autre restaure en nous. Il s'agit d'un amour toujours insatisfait, se détachant des c... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
peloignon
19 février 2013
★★★★★
★★★★★
On pourra bien s'opposer à la philosophie de Platon, personne ne va nier la puissance exceptionnelle avec laquelle il l'a l'extériorisée. Et en plein coeur de cette oeuvre sublime, les caractères du premier alphabet disposant de voyelles brillent comme jamais dans le dialogue consacré à l'amour qu'est « le Banquet ».
L'atmosphère festive où se déroule la discussion donne au lecteur une impression de fraîcheur et de légèreté, alors qu'il assiste à une discussion portant sur des sujets parmi les plus graves et les plus sérieux, comme l'amour, le sens de la vie, le Beau et le Bien. de plus, comme on le dit avec tant de justesse depuis si longtemps « In vino veritas ». Chacun des convives (exception faite de Socrate dont l'esprit est toujours le plus libre), l'esprit délié par le vin s'y exprimera en toute franchise et avec plus de souplesse et d'ingéniosité qu'il le ferait habituellement.
Dans la continuité de l'Apologie, Platon présente à son banquet un Socrate parfaitement chaste qui ne corrompt en rien la jeunesse. Bien au contraire, l'interruption de la discussion par Alcibiade permet de montrer toute la fausseté de cette accusation faite contre Socrate à son procès, puisque ce dernier, dédaignant même le corps du plus joli des jeunes hommes d'Athènes, n'a jamais fait mine de séduire les jeunes gens que pour leur faire accoucher de leurs meilleures possibilités spirituelles et morales.
Sur le plan du discours, Platon réalise aussi sur son lecteur le même phénomène maïeutique que Socrate pratiquait dans les rues de sa cité. Il sait que personne ne peut s'élever à la moralité si elle est présentée directement, mais qu'en appâtant habilement le lecteur avec des discours esthétiques et légers, l'amour du Bien viendra couronner le tout d'une manière toute naturelle. Son apparent éloge du dionysiaque se transforme ainsi insensiblement et d'autant plus sûrement en un triomphe complet des principes apolliniens.
Quel admirable réussite que ce Banquet!
Platon demeure d'ailleurs le seul auteur de l'Antiquité dont l'oeuvre entière nous soit parvenue (dans la mesure, évidemment où l'on met de côté les hypothèses sur une oeuvre ésotérique qui n'aurait été distribuée qu'entre les seuls murs de l'Académie).
Véritable étoile au ciel de la philosophie, mais aussi de la moralité et de l'art, Platon reste éternellement présent, depuis le moment où il a dicté ou écrit lui-même ses dialogues, en passant par les multiples mains des copistes et traducteurs, puis par les presses d'imprimerie jusqu'aux formats numériques, d'environ 380 avant le Christ jusqu'à aujourd'hui, presque 2500 ans plus tard, il continue encore et toujours à servir aussi magnifiquement de point repère dans l'horizon spirituel humain.
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GrandGousierGuerin
14 mai 2014
★★★★★
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Non non … Je n'ai pas laissé prise à la tendance actuelle de mettre la cuisine à toutes les sauces ! D'ailleurs, on mange peu et si on boit, c'est avec mesure à une exception près. Si on a des plats toniques (sic), ce sera uniquement de nature spirituelle.
Non non … Ce n'est pas non plus le repas regroupant la famille au sens large autour d'une table pour la communion du petit dernier. Pas d'enfant ici … et côté festivité, la joueuse de flûte est gentiment priée d'aller souffler dans son tuyau chez les femmes.
Car ce banquet est donné en l'honneur d'un jeune homme, Agathon, brillamment couronné le jour précédent à un concours de tragédie. Et non au raout organisé par la petite Patricia en l'honneur de son « tonton »Fernand de Montauban. On est avec Platon donc et on va philosopher en s'abreuvant à une coupe et non dans une cuisine avec un tord-boyau de composition et de degré inconnu.
On choisit donc de parler et faire l'éloge de l'Amour (aucun espoir qu'on parle de Lulu la nantaise). Et chacun expose à tour de rôle sa perception du sujet.
Et croyez-moi, on en apprend plus que ce qu'on trouverait dans le cul d'une bouteille ! Vraiment pas des propos d'ivrogne … Car Platon tient les rênes et évidemment notre philosophe même pas masqué Socrate saura faire mordre la poussière à ses opposants dont je trouve la naïveté touchante de croire toujours pouvoir battre le héros modeste de ces textes.
On retrouvera notamment un joyeux Aristophane au hoquet opportun, un Socrate laid mais que l'intelligence auréole, Alcibiade éméché qui arrive lorsque la fête est finie et à l'éloge ironique du maître.
Et si on parlait un peu d'amour ? Car c'est tout de même bien de cela qu'on disserte et philosophe dans ce Banquet ! Je laisse la place aux protagonistes afin qu'ils puissent émettre leurs arguments et tentez d'oublier que tout ce qui sera exposé à la fin sera balayé par Socrate …
Et de commentaire … eh bien vous n'en aurez point !
Mais je peux me raviser si vous n'avez toujours pas envie de vous plonger dans la lecture du Banquet …
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lesmiscellaneesdepapier
16 février 2017
★★★★★
★★★★★
Les préludes de la lecture : J'avais lu pour la première fois ce livre en terminale et depuis je le relis très régulièrement en cas de crises sentimentales, quand j'ai besoin de philosopher un peu, réfléchir et démêler plein de choses qui se passent dans ma tête et en général, j'écris après ça.
Résumé : le banquet est un ouvrage écrit classiquement sous forme de dialogue. Socrate est invité à un banquet avec d'autres personnalités, où aidé par le jus de dyonisos ils échangent par tour de parole sur la question “qu'est-ce que l'amour?”.
Le mot de la fin : Je l'ai lu tellement de fois que je ne peux pas être concise, à chaque fois, je cherche et interprète en fonction de ma problématique du moment qui m'a ramenée à ce livre. Voici un humble retour sur ce qui est ressorti cette fois-ci.
Aristophane présente pour la première fois son mythe. La légende que les hommes ont été séparés par les Dieux par pécher d'orgueil. Ils sont ainsi condamnés à se chercher toute leur vie.
Les humains sont voués à chercher leur moitié toute leur vie. On peut ici appliquer notre cher Freud. le bébé étant issus de sa mère, subit une première fois cette séparation de corps alors même qu'il arrive au monde avec le fardeau de devoir trouver sa moitié.
Après la période de la naissance et le complexe d'oedipe passé, arrive l'adolescence et alors les êtres humains prépubères n'ont qu'une obsession, l'accouplement, la découverte de la sexualité et du partenaire aimé.
Notons la pluralité sexuée du discours d'Aristophane qui intègre les relations hétéros et homosexuelles. L'amour, sa recherche et sa passion n'est pas réservée à une typologie de sexualité. Tous les types d'êtres existants aiment, sont voués à aimer et qui ils veulent (à méditer en ces temps sombres pour la tolérance).
L'adolescent donc, chercherait littéralement sa moitié. L'amour à cette époque est une obsession. Un moyen d'accéder à une vie future, la clé, la porte d'accès vers l'avenir. Sans trouver sa moitié il n'y avait pas moyen d'avance. le but premier et ultime était la recherche de l'amour. On peut voir dans ce phénomène, différents aspects sociologiques et culturels, ainsi que familiaux sans aucun doute. Toutefois malgré des espoirs infondés, avec la conscience que c'était perdu d'avance, certain pour ne pas dire beaucoup, optent pour une passion sans romantisme, avec beaucoup de rationalité et indubitablement beaucoup d'amour également.
Aristophane avait donc raison et en même temps profondément tort. En inscrivant cette théorie de la recherche de notre moitié on part comme incomplet. Cette incomplétude est ancrée dans notre société et dans nos moeurs ce qui induit le processus de l'adolescence et approuve la théorie de notre cher philosophe grec.
En revanche, une fois l'être aimé trouvé, il y a cette période de perdition de l'identité. Deux moitiés indépendantes tout en étant interdépendantes perdent leur incomplète individualité, mais leur individualité quand même, en se retrouvant. Après une période de quelques années. Les cicatrices brûlantes de la passion ayant entraînées la fusion, se refroidissent. Comme tout corps greffé, un système de protection et de rejet apparaît. On recherche alors notre individualité. Mais comment faire pour la trouver quand celle-ci n'a jamais eu véritablement le temps de s'exprimer? étant tout d'abord étouffée par l'identification parentale, puis noyé dans la recherche de l'être aimé pour finir totalement effacé par cette nouvelle identité, le Nous, de ce couple tant recherché ?
Peut-être est-ce en deux moitiés ayant déjà trouvé leur complétude qui peut ressortir cette identité, une fois le poids de cette recherche initiale retombée? Mais alors faut-il se séparer de notre moitié originelle pour ne finir qu'une moitié pour toujours incomplète avec une plaie sinon saignante, visible et cautérisée? ou se vouer à cette existence diluée mais sans blessure ( tout du moins visible)? Ou alors simplement prendre ce que l'autre fait ressortir sans se perdre dans des sentiments voués à l'échec car au fond elle ne vous l'apporte pas cette identité, elle vous aide simplement à la faire ressortir par un regard extérieur?
Lien : http://www.lesmiscellaneesde..
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rabanne
24 mai 2016
★★★★★
★★★★★
J'avais eu envie de lire cette oeuvre philosophique célèbre après avoir étudié L'Apologie de Socrate.
Platon, par l'intermédiaire d'Apollodore (narrateur), nous rapporte la discussion que sept convives avaient eu, une dizaine d'années auparavant, au cours d'un dîner à l'invitation du poète Agathon.
A chacun de pérorer sur leur propre représentation de l'amour et la beauté (affaires de Bien), sur la coexistence d'un Eros populaire (vulgaire) et d'un Eros céleste, où l'éloge de la sexualité ou celle de la vertu sont tour à tour débattus. En matière d'amours masculines, les seuls possibles (sexes forts et intelligents), les avis divergent encore : Socrate ne considérant cet amour que sous le prisme de la beauté et de l'union des âmes, rejetant ainsi tout rapport au corps et au sexe... Alors que Pausanias reconnaît la beauté sensuelle de l'être aimé (mâle) et la jouissance des corps, même si elle a pour limite la vulgarité et un risque de dérèglement (...)
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Bonnynic
01 février 2017
★★★★★
★★★★★
Je vais parler ici de la version audio-book de ce grand classique de la littérature philosophique.
Il n'y a pas grand-chose à redire sur le texte de Platon en lui-même .C'est une série de discours les plus succulents les uns des autres sur le beau, le juste, l'amour, etc.Ce qui est magique ici, c'est que l'on n'a pas l'impression de lire de la philo. C'est léger, rythmé, cela se lit un peu comme un roman si je puis dire.
Par contre, la version audio m'a décu.C'était une première pour moi d'écouter un audio-book et franchement je suis plus que septique par rapport à ce genre d'oeuvre.
Tout d'abord dans ce cas-ci, la qualité sonore est vraiment limite, voir carrément douteuse. le volume sonore varie entre les pistes. A croire que le mastering a été complétement raté.
Ensuite, le lecteur, bien qui soit un comédien averti et talentueux, lit en permanence sur le même ton, sans variation en fonction du contexte et du personnage. Je trouve cela vite lassant.
Quand je lis un livre, de manière inconsciente et cérébrale, j'écoute ma petite voix intérieure qui raconte l'histoire, respecte les dialogues. Bref, je me raconte le livre. C'est peut-être pour ça que les livres audio ne sont pas pour moi.
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Citations & extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
lesmiscellaneesdepapierlesmiscellaneesdepapier16 février 2017
"Devant son amant il aura honte, comme devant personne, toutes les fois qu’il aura été vu par celle-ci en train de commettre quelque vilaine action. Si donc il existait quelque moyen de constituer un Etat ou une armée avec des amants et leurs aimés, il serait impossible à des hommes de se mieux organiser eux-mêmes en un tel État que si, les uns vis à-vis des autres, ils s'abstiennent de toute vilaine action et y mettaient leur point d’honneur; impossible, (a) combattant en compagnie les uns des autres, de ne pas , si peu nombreux fussent-ils, mais animés de tels sentiments, être vainqueurs de l’humanité entière! C’est que, pour un amant, être vu par son bien-aimé, en train soit de quitter le rang, soit de jeter ses armes, serait à coup sûr plus difficile à accepter que si tous les autres en étaient témoins et, plutôt que cela, il préférait cent fois mourir! Quant à abandonner sur le champ de bataille son bien-aimé, à ne pas lui porter secours quand il est en péril, il n’y a pas d’homme assez lâche pour ne pas être, sous l’influence d’Amour lui-même, divinement possédé d’une poussée de vaillance, au point d’être ainsi pareil à celui qui est naturellement le plus brave.
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peloignonpeloignon26 janvier 2013
Aussi quand l’être pressé d’enfanter s’approche du beau, il devient joyeux, et, dans son allégresse, il se dilate et enfante et produit; quand, au contraire, il s’approche du laid, renfrogné et chagrin, il se resserre sur lui-même, se détourne, se replie et n’engendre pas; il garde son germe et il souffre. De là vient pour l’être fécond et gonflé de sève le ravissement dont il est frappé en présence de la beauté, parce qu’elle le délivre de la grande souffrance du désir...
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enkidu_enkidu_21 août 2014
Celui qui veut s'y prendre comme il convient, doit, dès son jeune âge, commencer par rechercher les beaux corps. D'abord, s'il est bien dirigé, il doit n'en aimer qu'un seul, et là concevoir et enfanter de beaux discours.

Ensuite il doit reconnaître que la beauté qui réside dans un corps est sœur de la beauté qui réside dans les autres. Et s'il est juste de rechercher ce qui est beau en général, notre homme serait bien peu sensé de ne point envisager la beauté de tous les corps comme une seule et même chose.

Une fois pénétré de cette pensée, il doit faire profession d'aimer tous les beaux corps, et dépouiller toute passion exclusive, qu'il doit dédaigner et regarder comme une petitesse.

Après cela, il doit considérer la beauté de l'âme comme bien plus relevée que celle du corps, de sorte qu'une âme belle, d'ailleurs accompagnée de peu d'agréments extérieurs, suffise pour attirer son amour et ses soins, et pour qu'il se plaise à y enfanter les discours qui sont le plus propres à rendre la jeunesse meilleure.

Par là il sera amené à considérer le beau dans les actions des hommes et dans les lois, et à voir que la beauté morale est partout de la même nature; alors il apprendra à regarder la beauté physique comme peu de chose.

De la sphère de l'action il devra passer à celle de l'intelligence et contempler la beauté des sciences; ainsi arrivé à une vue plus étendue de la beauté, libre de l'esclavage et des étroites pensées du servile amant de la beauté de tel jeune garçon ou de tel homme ou de telle action particulière, lancé sur l'océan de la beauté, et tout entier à ce spectacle, il enfante avec une inépuisable fécondité les pensées et les discours les plus magnifiques et les plus sublimes de la philosophie ; jusqu'à ce que, grandi et affermi dans ces régions supérieures, il n'aperçoive plus qu'une science, celle du beau dont il me reste a parler. (210a-210e)
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Hekla_38Hekla_3816 août 2015
Il est donc nécessaire que l'initié qui veut, par la voie droite, parvenir à ce but, commence tout jeune à rechercher la beauté dans les corps et qu'il n'aime d'abord, s'il a un bon guide, qu'un seul corps qui lui inspire de belles paroles ; pui qu'il se rende compte que la beauté de tel ou tel corps est pareille à celle de tel autre et qu'enfin, tant qu'on poursuit la beauté dans la forme, ne pas voir que tous les corps n'ont qu'une seule et même beauté serait folie. Pénétré de cette pensée, il s'éprendra dès lors de la beauté en tous les corps, se dépouillera de toute passion qui serait fixée sur un seul, ne pouvant plus désormais que dédaigner et compter pour rien sa singularité. Après quoi, la beauté des âmes lui paraîtra tellement plus précieuse encore que, même s'il trouve une âme de qualité dans un corps médiocrement beau, il n'en demandera pas plus, l'aimera, l'entourera de soins, enfantant et recherchant des paroles capables de rendre sa jeunesse meilleure ; de là, il sera nécessairement amené à considérer la beauté des actions et des règles et à voir qu'elle relève toujours de la même beauté originelle, en sorte qu'il donnera toujours moins de prix à la beauté des corps. Des actions, il s'élèvera aux connaissances, afin qu'il en découvre à son tour la beauté et que, mesurant du regard l'étendue déjà plus vaste du Beau, il renonce à n'en aimer qu'un fragment, tel beau garçon, tel bel homme, telle belle action, comme un esclave avili par son esclavage, et que, tourné désormais vers le vaste océan du Beau, il enfante de nombreuses et admirables paroles et de ces pensées qu'inspire, l'insatiable soif de la sagesse, jusqu'au jour où, fortifié, grandi par la contemplation, il discernera enfin une connaissance unique, celle du Beau dont je vais maintenant te parler.
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Malahide75Malahide7511 mai 2013
En effet, dit-elle, l'objet de l'amour, Socrate, ce n'est pas, comme tu l'imagines, le beau... - Eh bien ! Qu'est-ce en vérité ? - C'est la procréation et l'enfantement dans la beauté. - Pas possible, m'écriai-je. Hé oui ! absolument ! répliqua-t-elle. Mais pourquoi, précisément la procréation ? Parce que la procréation, c'est ce que peut comporter d’Éternel et d'impérissable un être mortel. Or le désir de l'immortalité, d'après ce dont nous sommes convenus, va forcément de pair avec le désir de ce qui est bon, s'il est vrai que l'objet de l'amour soit la possession perpétuelle de ce qui est bon. Ainsi donc, d'après ce raisonnement, l'objet de l'amour c'est aussi, forcément, l'immortalité.
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Dans la catégorie : PlatonismeVoir plus
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