Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique


ISBN : 2290075337
Éditeur : J'ai Lu (2013)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.77/5 (sur 331 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Qu'est-ce que l'amour ? Tour à tour, les convives du Banquet se proposent de répondre à la question. Tous font l'éloge d'Éros en le divinisant, révélant ainsi un aspect essentiel du vécu amoureux : l'idéalisation de... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (13)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par peloignon, le 19 février 2013

    peloignon
    On pourra bien s'opposer à la philosophie de Platon, personne ne va nier la puissance exceptionnelle avec laquelle il l'a l'extériorisée. Et en plein cœur de cette œuvre sublime, les caractères du premier alphabet disposant de voyelles brillent comme jamais dans le dialogue consacré à l'amour qu'est « Le banquet ».
    L'atmosphère festive où se déroule la discussion donne au lecteur une impression de fraîcheur et de légèreté, alors qu'il assiste à une discussion portant sur des sujets parmi les plus graves et les plus sérieux, comme l'amour, le sens de la vie, le Beau et le Bien. de plus, comme on le dit avec tant de justesse depuis si longtemps « In vino veritas ». Chacun des convives (exception faite de Socrate dont l'esprit est toujours le plus libre), l'esprit délié par le vin s'y exprimera en toute franchise et avec plus de souplesse et d'ingéniosité qu'il le ferait habituellement.
    Dans la continuité de l'Apologie, Platon présente à son banquet un Socrate parfaitement chaste qui ne corrompt en rien la jeunesse. Bien au contraire, l'interruption de la discussion par Alcibiade permet de montrer toute la fausseté de cette accusation faite contre Socrate à son procès, puisque ce dernier, dédaignant même le corps du plus joli des jeunes hommes d'Athènes, n'a jamais fait mine de séduire les jeunes gens que pour leur faire accoucher de leurs meilleures possibilités spirituelles et morales.
    Sur le plan du discours, Platon réalise aussi sur son lecteur le même phénomène maïeutique que Socrate pratiquait dans les rues de sa cité. Il sait que personne ne peut s'élever à la moralité si elle est présentée directement, mais qu'en appâtant habilement le lecteur avec des discours esthétiques et légers, l'amour du Bien viendra couronner le tout d'une manière toute naturelle. Son apparent éloge du dionysiaque se transforme ainsi insensiblement et d'autant plus sûrement en un triomphe complet des principes apolliniens.
    Quel admirable réussite que ce Banquet!
    Platon demeure d'ailleurs le seul auteur de l'Antiquité dont l'œuvre entière nous soit parvenue (dans la mesure, évidemment où l'on met de côté les hypothèses sur une œuvre ésotérique qui n'aurait été distribuée qu'entre les seuls murs de l'Académie).
    Véritable étoile au ciel de la philosophie, mais aussi de la moralité et de l'art, Platon reste éternellement présent, depuis le moment où il a dicté ou écrit lui-même ses dialogues, en passant par les multiples mains des copistes et traducteurs, puis par les presses d'imprimerie jusqu'aux formats numériques, d'environ 380 avant le Christ jusqu'à aujourd'hui, presque 2500 ans plus tard, il continue encore et toujours à servir aussi magnifiquement de point repère dans l'horizon spirituel humain.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 46         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Pasdel, le 13 août 2014

    Pasdel
    On va se faire une bouffe monstrueuse!

    C'est écrit Le banquet de Platon. Un Platon, ça doit être un petit plat certainement plus grand qu'une verrine où t'arrives même pas à atteindre le fond du pot parce que t'as les dents qui gênent.

    En plus il a invité plein de potes, j'espère au moins qu'il y aura des petits
    pots carottes bananes, c'est mes préférés, des biberons de lait à volonté et une tutute partie et qu'on pourra danser sur le poussin Piou. le tracteur bruum et le poussin boum oh oh!

    Pouah! Je connais pas les gars. Ils parlent tous d'Eros! Je le connais pas non plus.

    Il y a Jacquot qui dit quand on a que l'amour à offrir en partage, puis une dame à lunette qui a reçu l'amour en héritage, y en a une autre qui se prend pour un bijou par amour, par amour, par amour c'est tout s'que t'as su dire par amour, par amour, par amour. À m'n'avis ou elle bégaie ou elle radote. À droite y a Edith qui se plaint, moi je suis l'hiver au fond d'un café en chantant l'hymne à l'amour, et y a aussi les pôles nord, ceux-là je les aiment bien y disent c'est l'amour, j'prends l'entrée et puis le plat du jour c'est l'amour...
    C'est pas tout de parler de la poule qui fit lo z'oeuf , mais quand est-ce qu'on bouffe?

    Ah oui, j'ai trouvé de qui qui parlent, c'est d'Eros Ramazotti what else?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 17         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par GrandGousierGuerin, le 14 mai 2014

    GrandGousierGuerin
    Non non … Je n'ai pas laissé prise à la tendance actuelle de mettre la cuisine à toutes les sauces ! D'ailleurs, on mange peu et si on boit, c'est avec mesure à une exception près. Si on a des plats toniques (sic), ce sera uniquement de nature spirituelle.
    Non non … Ce n'est pas non plus le repas regroupant la famille au sens large autour d'une table pour la communion du petit dernier. Pas d'enfant ici … et côté festivité, la joueuse de flûte est gentiment priée d'aller souffler dans son tuyau chez les femmes.
    Car ce banquet est donné en l'honneur d'un jeune homme, Agathon, brillamment couronné le jour précédent à un concours de tragédie. Et non au raout organisé par la petite Patricia en l'honneur de son « tonton »Fernand de Montauban. On est avec Platon donc et on va philosopher en s'abreuvant à une coupe et non dans une cuisine avec un tord-boyau de composition et de degré inconnu.
    On choisit donc de parler et faire l'éloge de l'Amour (aucun espoir qu'on parle de Lulu la nantaise). Et chacun expose à tour de rôle sa perception du sujet.
    Et croyez-moi, on en apprend plus que ce qu'on trouverait dans le cul d'une bouteille ! Vraiment pas des propos d'ivrogne … Car Platon tient les rênes et évidemment notre philosophe même pas masqué Socrate saura faire mordre la poussière à ses opposants dont je trouve la naïveté touchante de croire toujours pouvoir battre le héros modeste de ces textes.
    On retrouvera notamment un joyeux Aristophane au hoquet opportun, un Socrate laid mais que l'intelligence auréole, Alcibiade éméché qui arrive lorsque la fête est finie et à l'éloge ironique du maître.
    Et si on parlait un peu d'amour ? Car c'est tout de même bien de cela qu'on disserte et philosophe dans ce Banquet ! Je laisse la place aux protagonistes afin qu'ils puissent émettre leurs arguments et tentez d'oublier que tout ce qui sera exposé à la fin sera balayé par Socrate …
    Et de commentaire … eh bien vous n'en aurez point !
    Mais je peux me raviser si vous n'avez toujours pas envie de vous plonger dans la lecture du Banquet …
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Lanto_Onirina, le 20 décembre 2013

    Lanto_Onirina
    J'ai lu les sept discours sur l'Amour du banquet de Platon dans mon adolescence et c'est probablement un des textes qui a eu le plus d'influence sur moi et sur ce que je suis devenue. Mes souvenirs sont certainement émoussés et je ne me lancerai d'ailleurs pas dans une critique philosophique du contenu mais me contenterai de citer ce qui m'est resté.
    Les convives de l'auteur dramatique Agathon exposent leur avis sur l'Amour à travers une joute oratoire au cours d'un dîner arrosé. Phèdre se lance dans une apologie du grand et antique Eros. Pausanias distingue deux Amours, un noble et un vulgaire, Eryximaque différencie lui aussi les deux Aphrodite et étend sa théorie à des considérations physiciennes, artistiques, médicales d'harmonie universelle. Pour Agathon, l'Amour est, contrairement à ce qu'en dit Phèdre, le plus jeune des dieux, et inspire création poétique, convivialité et sociabilité. Enfin Socrate s'emploie à convaincre les autres des vertus de l'amour « platonique », celui de l'absolu. Je passe sur le discours d'Alcibiade, saoul, qui refusera de parler de l'Amour mais fera un éloge de Socrate.
    Mais c'est surtout le discours d'Aristophane qui m'a laissé le plus de souvenirs. Il raconte comment l'ancêtre des hommes était autrefois double, deux corps ne faisant qu'un avec deux têtes, huit membres et deux sexes. Ces êtres pouvaient être composés de deux hommes, un homme et une femme ou deux femmes. Pour affaiblir ces êtres, Zeus les a divisés en deux, avec l'aide d'Apollon, et les a ainsi condamnés à rechercher sans cesse leur moitié. La quête de l'amour... de nos jours où nombre de discussions font débats et polémiques sur les thèmes de l'homosexualité, l'intervention d'Aristophane trouve un écho fort moderne.
    À mon avis, un grand texte fondateur. de tous les dialogues platoniciens, « Le banquet » est l'un des plus accessibles et celui qu'il faut lire pour comprendre les sources de notre manière de concevoir le monde.

    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 30 août 2011

    cicou45
    Agathon, jeune dramaturge qui a été couronné de succès lors d'un festival pour l'une de ses tragédies, décide se fêter ça dignement avec ses amis.
    Après un premier festin qui s'est terminé en beuverie, Agathon décide d'en organiser un autre, en comité plus réduit cette fois, en en invitant uniquement des grands penseurs de l'époque. Aussi, le dîner s'organise-t-il autour du thème de l'amour et à chacun des sept personnalités présentes autour de cette table d'exposer ses théories.
    Oeuvre majeure de Platon, découverte au cours de mon année de Terminale, dont je garde un très bon souvenir puisque le sujet traité dans cet ouvrage était on ne peut plus passionnant et dont j'ai trouvé la lecture relativement facile d'accès. Une oeuvre fondamentale qui nous permet de réfléchir à le façon dont "tourne" le mode. A découvrir !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la critique

> voir toutes (28)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par enkidu_, le 21 août 2014

    Celui qui veut s'y prendre comme il convient, doit, dès son jeune âge, commencer par rechercher les beaux corps. D'abord, s'il est bien dirigé, il doit n'en aimer qu'un seul, et là concevoir et enfanter de beaux discours.

    Ensuite il doit reconnaître que la beauté qui réside dans un corps est sœur de la beauté qui réside dans les autres. Et s'il est juste de rechercher ce qui est beau en général, notre homme serait bien peu sensé de ne point envisager la beauté de tous les corps comme une seule et même chose.

    Une fois pénétré de cette pensée, il doit faire profession d'aimer tous les beaux corps, et dépouiller toute passion exclusive, qu'il doit dédaigner et regarder comme une petitesse.

    Après cela, il doit considérer la beauté de l'âme comme bien plus relevée que celle du corps, de sorte qu'une âme belle, d'ailleurs accompagnée de peu d'agréments extérieurs, suffise pour attirer son amour et ses soins, et pour qu'il se plaise à y enfanter les discours qui sont le plus propres à rendre la jeunesse meilleure.

    Par là il sera amené à considérer le beau dans les actions des hommes et dans les lois, et à voir que la beauté morale est partout de la même nature; alors il apprendra à regarder la beauté physique comme peu de chose.

    De la sphère de l'action il devra passer à celle de l'intelligence et contempler la beauté des sciences; ainsi arrivé à une vue plus étendue de la beauté, libre de l'esclavage et des étroites pensées du servile amant de la beauté de tel jeune garçon ou de tel homme ou de telle action particulière, lancé sur l'océan de la beauté, et tout entier à ce spectacle, il enfante avec une inépuisable fécondité les pensées et les discours les plus magnifiques et les plus sublimes de la philosophie ; jusqu'à ce que, grandi et affermi dans ces régions supérieures, il n'aperçoive plus qu'une science, celle du beau dont il me reste a parler.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par peloignon, le 26 janvier 2013

    Aussi quand l’être pressé d’enfanter s’approche du beau, il devient joyeux, et, dans son allégresse, il se dilate et enfante et produit; quand, au contraire, il s’approche du laid, renfrogné et chagrin, il se resserre sur lui-même, se détourne, se replie et n’engendre pas; il garde son germe et il souffre. De là vient pour l’être fécond et gonflé de sève le ravissement dont il est frappé en présence de la beauté, parce qu’elle le délivre de la grande souffrance du désir...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 37         Page de la citation

  • Par Malahide75, le 11 mai 2013

    En effet, dit-elle, l'objet de l'amour, Socrate, ce n'est pas, comme tu l'imagines, le beau... - Eh bien ! Qu'est-ce en vérité ? - C'est la procréation et l'enfantement dans la beauté. - Pas possible, m'écriai-je. Hé oui ! absolument ! répliqua-t-elle. Mais pourquoi, précisément la procréation ? Parce que la procréation, c'est ce que peut comporter d’Éternel et d'impérissable un être mortel. Or le désir de l'immortalité, d'après ce dont nous sommes convenus, va forcément de pair avec le désir de ce qui est bon, s'il est vrai que l'objet de l'amour soit la possession perpétuelle de ce qui est bon. Ainsi donc, d'après ce raisonnement, l'objet de l'amour c'est aussi, forcément, l'immortalité.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par Elisanne, le 05 juin 2011

    Les yeux de l'esprit ne commencent à être perçants
    que quand ceux du corps commencent à baisser.

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la citation

  • Par Lanto_Onirina, le 17 décembre 2013

    Voilà comment l'amour est si naturel à l'homme; l'amour nous ramène à notre nature primitive et, de deux êtres n'en faisant qu'un, rétablit en quelque sorte la nature humaine dans son ancienne perfection. Chacun de nous n'est donc qu'une moitié d'homme, moitié qui a été séparée de son tout, de la même manière que l'on sépare une sole. Ces moitiés cherchent toujours leurs moitiés. Ceux qui sont une moitié de mâle s'attachent aux mâles. Certains disent qu'ils sont sans pudeur; c'est une erreur : ce n'est point par impudence, mais par hardiesse, courage et virilité qu'ils agissent ainsi, s'attachant à ce qui leur ressemble. Quand ils sont devenus des hommes, ils aiment les garçons, et, s'ils se marient et ont des enfants, ce n'est point qu'ils suivent un penchant naturel, c'est qu'ils y sont contraints par la loi
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation










Sur Amazon
à partir de :
1,88 € (neuf)
1,50 € (occasion)

   

Faire découvrir Le banquet par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (992)

> voir plus

Quiz