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> Charles Baudelaire (Traducteur)
> Michel Zéraffa (Préfacier, etc.)

ISBN : 2253006920
Éditeur : Le Livre de Poche (1972)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 837 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Edgar Poe aime à agiter ses figures sur des fonds violâtres et verdâtres où se révèlent la phosphorescence de la pourriture et la senteur de forage. - Baudelaire.

Ce volume contient :
- Edgar Poe, sa vie et ses œuvres - Double Assassinat dans la ru... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par NastasiaBuergo, le 05 novembre 2012

    NastasiaBuergo
    Je sais que je vais en faire rugir certains, mais je crains, à la lecture de ce recueil de nouvelles, d'être moins dithyrambique que pouvait le laisser espérer sa grande notoriété.
    Il est difficile d'émettre un avis plutôt négatif pour une œuvre et un auteur qu'on trouve incontournables, mais telle est la gageure que je m'impose et qui d'ailleurs n'engage que moi.
    En effet, Edgar Poe est à sa façon un explorateur, un pionnier, un génie. On pourrait, au bas mot, citer son œuvre comme initiatrice d'au moins deux genres devenus majeurs de nos jours : le polar et la SF.
    Il est indéniable qu'il y a une influence décisive de Poe dans Robert-Louis Stevenson, dans Jules Verne, dans Conan Doyle et tous ceux qui ont suivi. le problème, c'est justement qu'en raison de son statut d'initiateur, les nouvelles qu'il nous a légué sont des stades embryonnaires de genres désormais enrichis de chef-d'œuvres, à mon sens, tellement plus retentissants que les malheureuses petites Histoires de ce recueil qu'elles porteraient presque à sourire par leur excessive simplicité ou leur naïveté.
    Aussi, lisez-les à titre d'héritage culturel, de curiosités ou d'étape dans l'histoire de la littérature, mais pas vraiment pour leur intérêt intrinsèque.
    Le double assassinat de la rue Morgue, c'est du proto-Sherlock Holmes, La lettre volée, c'est du proto-Hercule Poirot, Le Scarabée d'or, c'est du proto-Jim Hawkins, le canard au ballon et l'Aventure sans pareille d'un certain Hans Pfaall, c'est du proto-Phileas Fogg, etc., etc.
    Que dire également de la traduction "positivement" imparfaite de Baudelaire et de son efflorescence de "positivement" ? J'adore pourtant Baudelaire, mais sa carrière de critique d'art et de poète est cent fois meilleure que celle de traducteur. N'est pas Maurice-Edgar Coindreau qui veut. Bien sûr Charles Baudelaire a un talent de plume indéniable, mais ce n'est pas la seule qualité requise pour faire un excellent traducteur.
    En somme, c'est un ouvrage qui a marqué son temps, qui revêt un caractère prophétique, mais qui a beaucoup, beaucoup, beaucoup vieilli au point de devenir, excusez-moi pour le jeu de mots facile, des " Histoires Extraordinairement Dépassées " et qui risquent fort d'en décevoir s'ils s'attendent à mieux. Mais tout ceci, bien sûr, n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.
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    • Livres 3.00/5
    Par Aaliz, le 27 août 2012

    Aaliz
    Après les références faites aux nouvelles de Poe par Bradbury dans les Chroniques martiennes, je mourrais d'envie de faire enfin connaissance avec cet auteur incontournable.
    J'ai commencé ma découverte par ce recueil des Histoires extraordinaires.
    Je ne pense pas que c'était un choix judicieux et je vais vous expliquer pourquoi :
    Poe a écrit nombre de nouvelles qu'on trouve dans différents recueils. Les histoires extraordinaires et Les nouvelles histoires extraordinaires en regroupent la majorité, toutes traduites par Charles Baudelaire. Les nouvelles ne sont pas présentées par ordre chronologique d'écriture mais sont plutôt disposées de façon à conserver un lien logique d'une nouvelle à l'autre. On retrouvera les mêmes thèmes, les mêmes problématiques, les mêmes ficelles. Ce qui peut expliquer que certains lecteurs aient eu l'impression de lire à chaque fois la même histoire. Si vous craignez cette sensation de répétition, premier conseil : lisez les nouvelles dans le désordre.
    Le recueil des Histoires extraordinaires regroupe 13 nouvelles que j'ai trouvées inégales en qualité (selon mes propres goûts qui ne seront donc pas forcément les vôtres). Voici le détail de mes impressions pour chacune d'entre elles :
    § Double assassinat dans la rue Morgue :
    Une des nouvelles les plus célèbres de l'auteur, elle s'inscrit dans le pur roman policier où l'accent est surtout mis sur le sens de l'observation et sur l'esprit de déduction. Elle met en scène le lieu d'un crime et deux personnages qui vont s'essayer à résoudre l'affaire : M.Dupin et le narrateur. Ces deux personnages et leur façon de procéder ont clairement inspiré Sir Arthur Conan Doyle et ses célèbres Sherlock Holmes et Dr Watson.
    Intéressante par le fait qu'elle soit une source d'inspiration, cette nouvelle ne m'a particulièrement emballée.
    § La lettre volée :
    On reprend les mêmes personnages et on recommence. Cette fois-ci, nos deux détectives amateurs recherchent une lettre assez compromettante.
    Ici aussi, le dénouement n'est pas particulièrement époustouflant. Il faut dire qu'à notre époque, les ficelles sont usées jusqu'à la corde mais je reconnais que ça a du avoir un caractère très novateur pour l'époque de Poe.
    § Le Scarabée d'or :
    Une nouvelle étrange où on oscille entre fantastique (par le décor, la psychologie des personnages) et l'aventure. Elle a peut-être pu inspirer Stevenson. On y trouve aussi un cours d'initiation à la cryptographie (science que Poe adorait). J'ai bien aimé mais sans plus.
    § Le canard au ballon :
    L'histoire et le contexte d'écriture de cette nouvelle sont plus intéressants que la nouvelle elle-même. Il s'agit à l'origine d'un canular paru dans un journal. Poe y raconte l'exploit réalisé par une poignée de savants ayant réussi la traversée de l'Atlantique en ballon (à savoir que ceci n'a été réalisé pour la première fois qu'en 1978 !). Poe agence son récit de manière à rendre l'événement crédible, on a ainsi droit à plusieurs pages de descriptions techniques relatives au ballon et à son fonctionnement. le reste relate la traversée.
    § Aventure sans pareille d'un certain Hans Pfaal :
    Ma préférée du recueil ! J'ai vraiment adoré cette nouvelle. Elle devait elle aussi être un canular à l'origine et paraître dans un journal seulement Poe s'est fait griller la politesse par un astronome ayant eu apparemment la même idée. Laquelle ? Faire croire qu'un homme était parvenu sur la lune où il y découvrait une civilisation extra-terrestre. Poe a remanié son texte pour en faire la nouvelle que l'on peut lire. Elle raconte donc l'histoire d'un marchand qui, pour échapper à la misère et à ses créanciers, décide d'aller vivre sur la lune. Pour cela, il construit un ballon et prévoit tout le nécessaire pour qu'il puisse atteindre la lune. le texte est parfois très technique et scientifique ce qui le rend très crédible. Bien entendu, certains détails sont incohérents, je mettais ces incohérences sur le dos de l'état des connaissances de l'époque alors qu'en fait elles sont délibérément incluses dans le texte par l'auteur en guise d'indices pour déceler le canular. Néanmoins, le réalisme de l'expérience est tel que je me suis laissée aller à y croire et à sourire à la fin.
    § Manuscrit Trouvé dans une bouteille :
    Je suis passée à côté de cette nouvelle qui se veut fantastique et où on vogue à bord d'un mystérieux navire. Je n'ai pas tout compris et je ne sais pas s'il y avait quelque chose à comprendre.
    § Une descente dans le maelstrom :
    J'ai bien aimé ce récit, écrit de façon très réaliste et où j'ai ressenti plus de sensations que dans les autres nouvelles. Jusque là, j'avais trouvé l'écriture de Poe assez froide, je n'arrivais pas à ressentir quoique ce soit mais celle-ci sort du lot.
    § La vérité sur le cas de M.Valdemar :
    On entre dans le paranormal avec cette nouvelle et les suivantes. le narrateur est magnétiseur et va maintenir un homme entre la vie et la mort en le magnétisant. On sent que Poe a du s'intéresser à ce genre de « science » sans y croire si on se fie à certains de ses commentaires à ce sujet. Etant hermétique à ce genre de pratiques, je n'ai pas vraiment apprécié cette nouvelle.
    § Révélation magnétique :
    Le narrateur est là aussi magnétiseur. Il rapporte le dialogue qu'il a eu avec l'un de ses « patients ». Poe utilise ce moyen pour exprimer certaines considérations d'ordre philosophique concernant l'existence d'une divinité matérielle ou spirituelle. Je n'ai pas terminé ma lecture de cette nouvelle, je n'y comprenais rien et je n'avais pas envie de lire ce genre de choses.
    § Souvenirs de M.Auguste Bedloe :
    Encore du magnétisme excepté que cette fois la relation entre magnétisé et magnétiseur est si forte que le magnétisé semble vivre la vie d'un autre à travers les souvenirs qu'a le magnétiseur de cet autre. Toutefois, Poe maintient le doute concernant cette explication et en suggère une autre : la réincarnation.
    J'ai bien aimé mais sans plus encore une fois.
    § Morella :
    On retrouve le thème de la réincarnation. Cette nouvelle aurait pu être bien plus angoissante mais ça n'est pas passé.
    § Ligeia :
    Une belle histoire de fantôme, classique me direz-vous mais j'ai bien aimé.
    § Metzengerstein :
    Deux familles voisines se haïssent. Lorsqu'il semblerait que l'une des deux soit anéantie, elle parvient quand même à détruire sa rivale par le biais d'un mystérieux cheval. J'ai bien aimé l'idée, ce que Poe voulait faire mais encore une fois je n'ai pas été convaincue et j'ai bien du mal à expliquer pourquoi. Peut-être le style …
    Donc voilà, mon avis d'ensemble sur ce recueil est plutôt mitigé. Je m'attendais à plus de frissons et je pense que la déception m'a empêchée de savourer ces Histoires comme il l'aurait fallu. le genre de la nouvelle ne facilite pas non plus les choses.
    J'ai trouvé le style de Poe trop dénué d'émotions, c'était froid et je n'arrivais pas à être touchée. La traduction de Baudelaire n'y a rien fait. J'ai retenu quand même de ce recueil que Poe était un homme très intelligent et très cultivé. Il était assez sûr de sa supériorité intellectuelle et ça se ressent par moment. Il s'intéressait à des domaines très variés et semblait de plus très bien les maîtriser.
    Je suis admirative de cette maîtrise mais aussi de son imagination. On sait que Poe a posé les bases du roman policier, il sait aussi écrire de la science-fiction, du fantastique, de l'aventure. Il touche à presque tous les genres. Il est ainsi une source d'inspiration pour de nombreux auteurs : Conan Doyle, Stevenson, Jules Verne etc…
    Je n'ai donc pas voulu m'arrêter à ce recueil et j'ai poursuivi avec Les nouvelles histoires extraordinaires où, là, on découvre le véritable génie de Poe.
    Donc un conseil, si vous souhaitez découvrir Poe, commencez par les Nouvelles Histoires.
    Mon billet viendra bientôt.


    Lien : http://booksandfruits.over-blog.com/article-histoires-extraordinaire..
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    • Livres 3.00/5
    Par 100choses, le 14 décembre 2010

    100choses
    Bilan assez mitigé pour ce recueil de nouvelles. J'ai passé dans l'ensemble un bon moment, mais si j'ai adoré certains textes, je n'ai pas non plus été franchement emballée par l'ensemble.
    D'un point de vue général, le tout à terriblement vieilli, et c'est selon moi le gros problème de cet ouvrage. Les événements extraordinaires décrits, s'ils pouvaient émerveiller, effrayer, fasciner au XIXème siècle, m'ont la plupart du temps laissée de marbre (et pourtant j'ai tendance à me complaire dans les ambiances surannées rattachées à cette époque). J'imagine sans peine ces Histoires racontées, telles des légendes urbaines, de salon en salon, (impression renforcée par la reprise de certaines trames d'une nouvelle à l'autre, ce qui s'avère très intéressant au final), et l'effet qu'elles pouvaient produire à l'époque, mais aujourd'hui ça ne passe plus vraiment.
    Du côté du style, même si j'ai beaucoup aimé découvrir la traduction de Baudelaire, j'ai parfois été dérangée par l'aspect trop scientifique de la narration dans certaines nouvelles, le narrateur analyse tout, décortique tout et ses explications parfois fastidieuses, retirent toute « magie » aux Histoires racontées et me l'ont rendu peu sympathique, un peu trop sûr de sa supériorité.

    Mais, passons au détail :
    Double assassinat dans la rue Morgue et La lettre volée , nous présentent deux courtes enquêtes menées par lesmêmes protagonistes. J'ai vraiment aimé ces deux premières nouvelles, même si la clef du mystère n'a jamais fait aucun doute pour moi dans les deux cas, j'ai aimé suivre le raisonnement décrit. J'ai particulièrement aimé les premières pages de la première nouvelle, lorsque le narrateur parle des facultés d'analyse de certaines personnes, de la façon dont elles s'expriment…
    Vient ensuite le scarabé d'or, récit d'une chasse au trésor. C'est avant tout pour cette nouvelle que je souhaitais lire ce livre. Fan de crypto' depuis que je sais lire, on m'avait toujours parlé de cette nouvelle comme un passage obligé pour tous les cryptanalystes, comme un texte génial comportant toutes les bases de cet art. Et au final j'ai été assez déçue, par ce que ce qui est développé ici, c'est tout simplement le principe de l' « analyse fréquentielle », principe de base absolument génial, j'en conviens, mais comme « révélation » on a fait mieux. D'un autre côté, je reconnais que si je m'étais plongée dans ce texte des années plus tôt, il m'aurait sans doute beaucoup plu. Et puis j'étais très frustrée de ne pas avoir accès au crypto pour le décoder avant les protagonistes, avoir tout un raisonnement dans le vide, j'ai trouvé ça « creux ». La reste de la nouvelle présente peu d'intérêt, on se contente de suivre les personnages allant chercher le trésor. Je m'explique ce qu'il y a d'excitant dans une chasse au trésor, la véritable satisfaction, la vraie victoire c'est d'avantage la joie d'être arrivé au bout des décryptages, le sentiment d'avoir tout « révélé », plus que le fait de déterrer le trésor. Ce dernier point bien que sympathique n'est qu'une formalité.
    Le canard au ballon et Aventure d'un certain Hans Pfall, traitent toutes deux de voyages en ballon. le premier texte assez sympathique ne me laissera tout de même pas un souvenir impérissable, quand au deuxième il m'a profondément ennuyée. C'est la nouvelle la plus longue du recueil et j'ai souvent eu envie de sauter des pages. J'ai été horripilée par le verbiage incessant du narrateur, terriblement imbu de sa personne, rendu par de très longues phrases. L'intrigue en elle-même ne m'a pas du tout convaincue.
    Le Manuscrit Trouvé dans une bouteille et Une descente dans le Maelstrom m'ont en revanche beaucoup plu. Il s'agit dans les deux cas de voyages en bateau qui virent au cauchemar. La première nouvelle en particulier évoque de nombreuses légendes pirates, ce que j'ai vraiment aimé. J'ai été très prise par cette histoire, me demandant jusqu'au bout comment cela aller se terminer. La seconde nouvelle comporte beaucoup moins de suspens puisque l'on sait que le héros à survécu, j'ai néanmoins été très prise par le récit.
    Révélation sur le cas de M. Valdemar et Révélation magnétique m'ont laissée de marbre. Il y est question d'hypnose, de « magnétisme », d'expériences au bord de la mort. La première nouvelle ne m' a pas convaincue du tout ; comme pour les voyages en ballons, je pense que ces deux nouvelles, très ancrées dans le XIXème ne conviennent plus à lecteur actuel (et pourtant c'est une période qui me fascine). Quand à la seconde elle m' a profondément ennuyée et j'avoue avoir tourné les pages un peu automatiquement : un homme, mourant est mis sous hypnose et est interrogé sur la nature de Dieu, il débite une explication fort complexe à laquelle je n'ai pas compris grand-chose. Une fois sorti de l' état d'hypnose, le narrateur se rend compte que son « patient » est mort. Sa réponse sur Dieu, venait donc de l'au-delà, eh bien malgré cette « révélation » je n'ai pas été convaincue.
    En revanche j'ai beaucoup aimé Les souvenirs de M.A. Bedloe. Une véritable histoire fantastique bien menée, où l'on ne sait pas bien où se situe la frontière entre réalité et « bad trip », le personnage central étant grand consommateur d'opium, le matin, à jeun. La fin en particulier m'a beaucoup plu.
    Morella et Ligeia, sont peut-être les meilleures de ce recueil. Il y est question de femmes mystérieuses (sont-elles réellement humaines ?), de mort, et d'une vie éventuelle après celle-ci. En quelques pages, Poe a réussi à instaurer une ambiance d'étrangeté et à me faire froid dans le dos; là encore j'ai aimé l'ambiguïté, le narrateur étant une fois de plus consommateur d'opium, où est la frontière entre délire et réalité ? Que s'est-il réellement passé ? Un très léger goût de Dracula dans ces nouvelles.
    Enfin, Metzengerstein nous relate l'histoire d'une rivalité entre deux familles, et la malédiction qui y est associée. La fin est très prévisible, mais j'ai quand même beaucoup aimé ce récit. Pour le coup, j'aurais aimé cette fois ci un texte plus long, développant plus les événements, intensifiant l'atmosphère fantastique. Si l'intrigue est bonne je suis restée sur ma faim côté ambiance.
    Pour résumé, du (très) bon, noyé au milieu de textes qui m'ont beaucoup moins plu, voire carrément déplu. Néanmoins, je suis contente d'avoir fait cette découverte et je découvrirai sans aucun doute Les nouvelles histoires extraordinaires. Et malgré toutes les critiques émises, c'est un recueil dont je garde un bon souvenir, surtout pour l'ambiance générale fantastique et sombre qui règne entre les pages et enveloppe et hypnotise le lecteur .

    Lien : http://leboudoirdemeloe.co.uk/2010/04/29/poe-edgar-allan-histoires-e..
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    • Livres 4.00/5
    Par olivberne, le 05 janvier 2013

    olivberne
    Le maître américain de la nouvelle fantastique. Il est le pendant De Maupassant aux États-Unis. On entre dans un univers sombre, glauque et révélateur de la personnalité humaine. Les chutes sont parfois inattendues et souvent amusantes. Par contre, l'atmosphère angoissante fait qu'on a un peu de mal à se concentrer et à savourer le texte souvent complexe. Ce n'est pas pour rien que le plus grand amoureux de Poe, c'est Baudelaire!
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    • Livres 4.00/5
    Par GuillaumeTM, le 12 avril 2013

    GuillaumeTM
    On associe, souvent à tort, Edgar Poe aux Histoires macabres alors qu'il n'a pas écrit que ça, il est par exemple l'initiateur du roman policier, avant que Conan Doyle n'en améliore la thématique avec la création de son célèbre détective Sherlock Holmes.
    D'ailleurs, dans son premier recueil établit et traduit par Charles Baudelaire, on dénombre assez peu d'Histoires sordides et sombres. Il y a bien « Morella », « Metzengerstein », « Ligeia », « Les souvenirs de M.A. Bedloe » et « La vérité sur le cas de M. Valdemar ».
    Quand à celles mises au début, il s'agit d'Histoires policières où Poe se plait à diluer ses intrigues dans un raisonnement logique irréfutable.
    Mais, à mon sens, la véritable caractéristique du style d'Edgar Poe est l'emploi quasi-systématique de la première personne du singulier, tout comme Lovecraft au siècle suivant, ce qui confère à son œuvre une aura particulière en parfaite symbiose avec le lecteur et il en sort quelque chose de grandiose.
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Citations et extraits

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  • Par Cielvariable, le 11 mai 2013

    Le symposium de la soirée précédente avait un peu fatigué mes nerfs. J’avais une déplorable migraine et je tombais de sommeil. Au lieu de passer la soirée dehors, comme j’en avais le dessein, il me vint donc à l’esprit que je n’avais rien de plus sage à faire que de souper d’une bouchée, et de me mettre immédiatement au lit. Un léger souper, naturellement. J’adore les rôties au fromage. En manger plus d’une livre à la fois, cela peut n’être pas toujours raisonnable. Toutefois, il ne peut pas y avoir d’objection matérielle au chiffre deux. Et, en réalité, entre deux et trois, il n’y a que la différence d’une simple unité. Je m’aventurai peut−être jusqu’à quatre. Ma femme tient pour cinq ; − mais évidemment elle a confondu deux choses bien distinctes. Le nombre abstrait cinq, je suis disposé à l’admettre ; mais, au point de vue concret, il se rapporte aux bouteilles de Brown Stout, sans l’assaisonnement duquel la rôtie au fromage est une chose à éviter. Ayant ainsi achevé un frugal repas, et mis mon bonnet de nuit avec la sereine espérance d’en jouir jusqu’au lendemain midi au moins, je plaçai ma tête sur l’oreiller, et grâce à une excellente conscience, je tombai immédiatement dans un profond sommeil. Mais quand les espérances de l’homme furent−elles remplies ? Je n’avais peut−être pas achevé mon troisième ronflement, quand une furieuse sonnerie retentit à la porte de la rue, et puis d’impatients coups de marteau me réveillèrent en sursaut. Une minute après, et comme je me frottais encore les yeux, ma femme me fourra sous le nez un billet de mon vieil ami le docteur Ponnonner. Il me disait : " Venez me trouver et laissez tout, mon cher ami, aussitôt que vous aurez reçu ceci. Venez partager notre joie. A la fin, grâce à une opiniâtre diplomatie, j’ai arraché l’assentiment des directeurs du City Museum pour l’examen de ma momie, − vous savez de laquelle je veux parler. J’ai la permission de la démailloter, et même de l’ouvrir, si je le juge à propos. Quelques amis seulement, seront présents ; − vous en êtes, cela va sans dire. La momie est présentement chez moi, et nous commencerons à la dérouler à onze heures de la nuit. " Tout à vous, PONNONNER." Avant d’arriver à la signature, je m’aperçus que j’étais aussi éveillé qu’un homme peut désirer de l’être. Je sautai de mon lit dans un état de délire, bousculant tout ce qui me tombait sous la main ; je m’habillai avec une prestesse vraiment miraculeuse, et je me dirigeai de toute ma vitesse vers la maison du docteur. Là, je trouvai réunie une société très animée. On m’avait attendu avec beaucoup d’impatience ; la momie était étendue sur la table à manger, et, au moment où j’entrai, l’examen était commencé.
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  • Par sakya, le 21 mars 2013

    Or, la lettre qui se rencontre le plus fréquemment en anglais est e. Les autres lettres se succèdent dans cet ordre : a o i d h n r s t u y c f g l m w b q x z. E prédomine si régulièrement, qu'il est très rare de trouver une phrase d'une certaine longueur dont il ne soit pas le caractère principal.
    Nous avons donc, tout en commençant, une base d'opérations qui donne quelque chose de mieux qu'une conjecture... Puisque notre caractère dominant est 8, nous commencerons par le prendre pour le e de l'alphabet naturel.
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  • Par LydiaB, le 03 décembre 2010

    Il est évident que nous nous précipitons vers quelque entraînante découverte, - quelque incommunicable secret dont la connaissance implique la mort.

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  • Par Pessoa, le 17 juin 2011

    Il est néanmoins un sujet très-cher sur lequel ma mémoire n’est pas en défaut. C’est la personne de Ligeia. Elle était d’une grande taille, un peu mince, et même dans les derniers jours très-amaigrie. J’essayerais en vain de dépeindre la majesté, l’aisance tranquille de sa démarche, et l’incompréhensible légèreté, l’élasticité de son pas ; elle venait et s’en allait comme une ombre. Je ne m’apercevais jamais de son entrée dans mon cabinet de travail que par la chère musique de sa voix douce et profonde, quand elle posait sa main de marbre sur mon épaule. Quant à la beauté de la figure, aucune femme ne l’a jamais égalée. C’était l’éclat d’un rêve d’opium, une vision aérienne et ravissante, plus étrangement céleste que les rêveries qui voltigent dans les âmes assoupies des filles de Délos.
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  • Par heloo0, le 09 mars 2011

    Ile me semble que le mystère est considéré comme insoluble, par la raison même qui devrait le faire regarder comme facile à résoudre, je veux parler du caractère excessif sous lequel il apparaît. Les gens de police sont confondus par l'absence apparente de motifs légitimant, non le meurtre en lui-même, mais l'atrocité du meurtre.

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