> Charles Baudelaire (Traducteur)
> Benjamin Lacombe (Illustrateur)

ISBN : 2302007514
Éditeur : Soleil Productions (2009)


Note moyenne : 4.26/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres
"Quelque chose de profond et de miroitant comme le rêve, de mystérieux et de parfait comme le cristal !
Un vaste génie, profond comme le ciel et l'enfer ! "

Charles Baudelaire à propos de l'œuvre de Poe.
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Critiques et avis

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  • Par LecottagedeMyrtille, le 04 février 2012

    LecottagedeMyrtille
    Une sélection des nouvelles d'Edgar Poe parmi les plus connues, Bérénice, Le Chat noir, L'Ile de la fée, le Coeur révélateur, La Chute le maison Usher, le Portrait Ovale, Morella, Ligéia, des œuvres d'une beauté à la fois sombre et éclatante, hésitant entre contemplation et horreur, que viennent rehausser les illustrations de Benjamin Lacombe comme autant de dentelles noires et gothiques.
    J'avais déjà lu la plupart de ces nouvelles pendant mon adolescence et j'ai apprécié les redécouvrir dans cette magnifique édition, tout en constatant que ces nouvelles sont souvent abstraites et donc peu accessibles à des collégiens. En effet, à chaque lecture, je ne peux m'empêcher de me demander si je pourrais présenter telle ou telle œuvre à mes élèves pour leur donner envie de lire. Je sais que le Cœur révélateur passe bien auprès des 4° en général. J'aime beaucoup partager avec eux mes découvertes et le plaisir de la lecture, même si ça ne dure que le temps d'une nouvelle...
    Dans le Cœur révélateur, le narrateur nous raconte comment il en vient à assassiner son voisin, un vieil homme, pour l'unique raison qu'il est obsédé par son œil. Mais lorsque les forces de l'ordre viennent l'interroger, il fait preuve d'une excessive témérité...
    L'île de la fée
    Une nouvelle plus contemplative que narrative, dans laquelle l'auteur nous délivre ses pensées d'inspiration romantique, goût pour la nature sauvage et plaisir de la solitude. le début est un peu ardu mais débouche ensuite sur un magnifique tableau, sombre, funèbre, mélancolique, de l'île de la fée. Les adjectifs, souvent inattendus, les images, créent l'illusion du mouvement dans cette longue description ténébreuse au goût d'éternité.
    Dans Le Chat noir, on assiste à la lente plongée du narrateur dans la folie, qui sera lui aussi perdu par son assurance. A déconseiller aux amis des chats (dont je suis par ailleurs...).
    « Il y a dans l'amour désintéressé d'une bête, dans ce sacrifice d'elle-même, quelque chose qui va directement au cœur de celui qui a eu fréquemment l'occasion de vérifier la chétive amitié et la fidélité de gaze de l'homme naturel. »

    En ce qui me concerne, ce sont ces trois nouvelles qui m'ont le plus plu. Les autres sont très belles mais peuvent sembler un peu répétitives (notamment Ligéia et Morella) parce qu'elles évoquent une épouse défunte qui continue à hanter les pensées du narrateur. J'ai également regretté que le Masque de la mort rouge, autre nouvelle célèbre de Poe, ne figure pas dans ce recueil alors que par son sujet, elle s'y intégrerait parfaitement...


    Lien : http://cottagemyrtille.canalblog.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par argali, le 19 décembre 2011

    argali
    Le livre contient sept contes d'Edgar Allan Poe traduits par Baudelaire, un chapitre sur sa vie et son œuvre et se clôture sur une biographie de l'auteur, du traducteur et de l'illustrateur.

    J'ai de suite été attirée par la couverture, noire bien sûr. Au centre, un médaillon semble sortir du livre : une jeune femme au teint blafard et au regard vide est habillée de deuil. Elle tient un chapelet entre les mains. le fond est rouge sang. Les pourtours sont décorés de ronces, chat squelettique, crânes, yeux lugubres… incrustés dans la reliure. La couleur blanche du titre a coulé.
    On est de suite plongé dans l'atmosphère macabre de ces contes.

    La 2e et la 3e de couverture présentent un damier rouge et gris où alternent têtes de mort aux orbites inquiétantes et visages tristes d'un même homme. Deux pages blanches présentent une dédicace et le sommaire ; les autres seront noires comme les ténèbres ou blanches comme la mort selon les nouvelles.

    Le médaillon de la couverture orne la 5e page, en pleine page, nous permettant d'admirer la finesse dans les détails : la dentelle rehaussant le corsage de cette jeune femme est magnifique.
    Rien n'est laissé au hasard dans les illustrations : une dédicace telle une épitaphe ouvre le livre, chaque conte est précédé d'une page de garde noire et rouge, reprenant le motif de couverture en tout ou partie et de superbes dessins un peu délavés illustrent les récits.
    J'aime beaucoup la finesse des traits chez Benjamin Lacombe, son univers onirique et ses visages aux yeux disproportionnés où transparaissent les émotions. Ici, ils expriment tous la lassitude, l'horreur ou l'ennui. Quelquefois le mépris. Ces personnages intrigants et mystérieux créent une sensation dérangeante qui vient renforcer l'écriture d'Edgar Allan Poe. Elle fait frémir. Alliant son pinceau à la plume de l'auteur, Benjamin Lacombe renforce l'univers fantastique créé par celui-ci grâce à des illustrations criantes de réalisme. le charme opère et on entre avec délice dans ces décors d'un autre temps, d'un autre monde…

    Ces contes poétiques, philosophiques et fantastiques sont intéressants et très plaisants à lire. L'auteur n'a pas son pareil pour nous décrire les scènes dans les moindres détails, les rendant vivantes et terrifiantes à la fois. Bien sûr, c'est une prose d'un XIXe siècle et il faut savoir l'apprivoiser.
    Le livre, et c'est un plus indéniable, présente aussi les écrits de Baudelaire sur la vie de Poe et son œuvre.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Amethyste, le 13 juin 2011

    Amethyste

    Ma première rencontre avec Poe a eu lieu aux alentours de ma onzième année par l'intermédiaire de sa nouvelle le Masque de la Mort Rouge. Je me souviens de l'avancée successive dans les salles de couleur, des riches descriptions, de l'atmosphère suspendue et déjà mortuaire avant que la Mort ne frappe… Après cette première lecture, touchée par cette ambiance riche et mélancolique, je me suis lancée dans Les histoires extraordinaires et Les nouvelles histoires extraordinaires découvrant avec bonheur l'univers particulier de Poe. Cela faisait quelques temps que je ne m'étais pas replongée dedans, mais lorsque j'ai enfin eu Les contes macabres entre les mains je n'ai pu commencer ma lecture qu'après avoir observé, touché et retourné ce beau livre dans tous les sens.
    Car non contente de retrouvée Poe et sept de ses nouvelles, c'est accompagné des superbes illustrations de Benjamin Lacombe que le voyage se déroule. Un voyage à travers les ombres et la mélancolie, flirtant avec les clairs obscurs et la folie. Les peintures et gravures accompagnent le texte avec élégance. On sourit en voyant se dessiner une ombre féline sur le mur que reconstruit le propriétaire de Pluton pour emmurer sa femme, on est happé par la lumière qui se dégage de la double page illustrant le Cœur Révélateur et enfin conquit par l'étrangeté de Usher.
    Mis en page dans l'esprit des livres illustrés du XIX e siècle : large marge, liserés et encadrements autour des illustrations, superbes lettrines, pages de gardes travaillées aux motifs de têtes de mort et de Poe et même petit marque page en ruban rouge. Tout a été fait pour le plaisir des yeux et des sens (même le papier est agréable au touché !). Un magnifique écrin pour les textes de Poe, une belle réussite pour B. Lacombe… Seulement maintenant on en veut plein d'autres encore plus beaux !
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Annaelle, le 17 avril 2011

    Annaelle
    Résumé
    Brrr… de Bérénice à Morella et du Chat noir à La Chute de la Maison Usher, Les contes macabres d'Edgar Allan Poe, traduits par Charles Baudelaire, sont réunis dans un très beau livre délicieusement terrifiant et superbement illustré par Benjamin Lacombe, jeune dessinateur, auteur de Généalogie d'une sorcière. Bienvenue au royaume du frisson et de la peur…

    Mon avis
    Ça faisait un bout de temps que j'avais envie de découvrir cet auteur et le trouver ici associé à Benjamin Lacombe dont j'aime beaucoup le travail a été une excellente surprise.
    Malheureusement, cette lecture a été plutôt décevante pour moi.
    J'ai eu beaucoup de mal avec le style de Poe, je n'ai pas du tout accroché. Les phrases interminables, chargées, qui rendent le récit compliqué, ont fait que j'ai eu du mal à rentrer dans ses Histoires qui elle-même ne m'ont pas passionnée.
    Les mots utilisés sont pourtant simple, mais les phrases ne prenaient aucun sens pour moi, arrivé à la fin de l'histoire, j'étais même la plupart du temps incapable de dire de quoi elle parlait…
    Je crois que c'est la première fois que je lis comme ça sans parvenir à rien retenir de ma lecture, j'ai du mal à comprendre d'où ça vient d'ailleurs. Je n'ai pas été touchée par le style de l'auteur ni par ses Histoires, ça, c'est certains, mais quand même, de là à ne pas savoir ce que raconte les Histoires, d'avoir juste l'impression de lire une suite de descriptions interminable sans queue ni tête (et sans intérêt), c'est vraiment bizarre comme sensation…
    Pour dire : la biographie situé à la fin de l'ouvrage est arrivée comme un soulagement et m'a semblé particulièrement agréable et intéressante à lire en comparaison du reste !
    Reste tout de même l'objet en lui-même, un magnifique livre, avec les très beaux dessins de Benjamin Lacombe dont j'aime décidément beaucoup les œuvres (même si je serais bien incapable de dire si elles sont fidèles aux textes ou non du coup…), mais bon, c'est quand même dommage, j'ai vraiment l'impression d'avoir perdu mon temps…
    En tout cas, ce n'est pas ce recueil qui va me réconcilier avec les nouvelles !

    Lien : http://l-imaginarium.forumactif.net/t721-les-contes-macabres-edgar-a..
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    • Livres 3.00/5
    Par Anassete, le 14 octobre 2011

    Anassete
    Pour une édition qui a été rééditée au moins une fois, il aurait été judicieux de faire une relecture pour éviter les coquilles ainsi que les oublis typographiques dans les titres (parce que oui, y a des gens qui lisent les biographies et les bibliographies à la fin).
    Même si le talent de Benjamin Lacombe convient parfaitement aux textes, j'ai trouvé la répétition des portraits très monotone. Oui c'est le but mais je ne trouve que le livre vaut son prix en partie à cause de cela. Faites-le vous plutôt offrir.
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Citations et extraits

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  • Par LecottagedeMyrtille, le 19 janvier 2012

    A peine l'écho de mes coups était-il tombé dans le silence, qu'une voix me répondit du fond de la tombe ! - une plainte, d'abord voilée et entrecoupée, comme le sanglotement d'un enfant, puis, bientôt, s'enflant en un cri prolongé, sonore et continu, tout à fait anormal et antihumain, - un hurlement, - un glapissement, moitié horreur et moitié triomphe, - comme il peut en monter seulement de l'Enfer, - affreuse harmonie jaillissant à la fois de la gorge des damnés dans leurs tortures, et des démons exultant dans la damnation.
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  • Par LecottagedeMyrtille, le 21 janvier 2012

    Mes promenades vagabondes au milieu de tableaux de ce genre ont été nombreuses, singulièrement curieuses, souvent solitaires ; et l'intérêt avec lequel j'ai erré à travers plus d'une vallée profonde et sombre, ou contemplé le ciel de maint lac limpide, a été un intérêt grande accru par la pensée que j'errais seul, que je contemplais seul.
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  • Par LecottagedeMyrtille, le 19 janvier 2012

    Bérénice et moi étions cousins, et nous grandîmes ensemble dans le manoir paternel. Mais nous grandîmes différemment, - moi, maladif et enseveli dans ma mélancolie ; - elle, agile, gracieuse et débordante d'énergie ; à elle, le vagabondage sur la colline ; à moi, les études du cloître ; moi, vivant dans mon propre cœur et me dévouant, corps et âme, à la plus intense et à la plus pénible méditation, - elle, errant insoucieuse à travers la vie, sans penser aux ombres de son chemin ou à la fuite silencieuse des heures au noir plumage.
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  • Par Miss-Hash, le 16 décembre 2011

    Mais, comme, en éthique, le mal est la conséquence du bien, de même, dans la réalité, c'est de la joie qu'est né le chagrin;
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  • Par Miss-Hash, le 17 décembre 2011

    L'homme ne cède aux anges et ne se rend entièrement à la mort que par l'infirmité de sa pauvre volonté.
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BA Les contes macabres .
Les ce?le?bres nouvelles d?Edgar Allan Poe ont reve?tu au fi l des ans bien des noms et des visages. A? l?occasion du bi-centenaire de la naissance de cet immense auteur, cette e?dition ine?dite intitule?e Les contes macabres vous propose une immersion au c?ur d?une dizaine d?Histoires telles que La Chute de la Maison Usher, BE?RE?NICE, LE CHAT NOIR... magnifiquement illustre?es et mises en lumie?re par l?auteur Benjamin Lacombe.








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