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> Charles Baudelaire (Traducteur)
> Benjamin Lacombe (Illustrateur)

ISBN : 2302007514
Éditeur : Soleil (2009)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 140 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Quelque chose de profond et de miroitant comme le rêve, de mystérieux et de parfait comme le cristal !
Un vaste génie, profond comme le ciel et l'enfer ! "

Charles Baudelaire à propos de l'œuvre de Poe.
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par argali, le 19 décembre 2011

    argali
    Le livre contient sept contes d'Edgar Allan Poe traduits par Baudelaire, un chapitre sur sa vie et son œuvre et se clôture sur une biographie de l'auteur, du traducteur et de l'illustrateur.

    J'ai de suite été attirée par la couverture, noire bien sûr. Au centre, un médaillon semble sortir du livre : une jeune femme au teint blafard et au regard vide est habillée de deuil. Elle tient un chapelet entre les mains. le fond est rouge sang. Les pourtours sont décorés de ronces, chat squelettique, crânes, yeux lugubres… incrustés dans la reliure. La couleur blanche du titre a coulé.
    On est de suite plongé dans l'atmosphère macabre de ces contes.

    La 2e et la 3e de couverture présentent un damier rouge et gris où alternent têtes de mort aux orbites inquiétantes et visages tristes d'un même homme. Deux pages blanches présentent une dédicace et le sommaire ; les autres seront noires comme les ténèbres ou blanches comme la mort selon les nouvelles.

    Le médaillon de la couverture orne la 5e page, en pleine page, nous permettant d'admirer la finesse dans les détails : la dentelle rehaussant le corsage de cette jeune femme est magnifique.
    Rien n'est laissé au hasard dans les illustrations : une dédicace telle une épitaphe ouvre le livre, chaque conte est précédé d'une page de garde noire et rouge, reprenant le motif de couverture en tout ou partie et de superbes dessins un peu délavés illustrent les récits.
    J'aime beaucoup la finesse des traits chez Benjamin Lacombe, son univers onirique et ses visages aux yeux disproportionnés où transparaissent les émotions. Ici, ils expriment tous la lassitude, l'horreur ou l'ennui. Quelquefois le mépris. Ces personnages intrigants et mystérieux créent une sensation dérangeante qui vient renforcer l'écriture d'Edgar Allan Poe. Elle fait frémir. Alliant son pinceau à la plume de l'auteur, Benjamin Lacombe renforce l'univers fantastique créé par celui-ci grâce à des illustrations criantes de réalisme. le charme opère et on entre avec délice dans ces décors d'un autre temps, d'un autre monde…

    Ces contes poétiques, philosophiques et fantastiques sont intéressants et très plaisants à lire. L'auteur n'a pas son pareil pour nous décrire les scènes dans les moindres détails, les rendant vivantes et terrifiantes à la fois. Bien sûr, c'est une prose d'un XIXe siècle et il faut savoir l'apprivoiser.
    Le livre, et c'est un plus indéniable, présente aussi les écrits de Baudelaire sur la vie de Poe et son œuvre.
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    • Livres 5.00/5
    Par LecottagedeMyrtille, le 04 février 2012

    LecottagedeMyrtille
    Une sélection des nouvelles d'Edgar Poe parmi les plus connues, Bérénice, Le Chat noir, L'Ile de la fée, le Coeur révélateur, La Chute le maison Usher, le Portrait Ovale, Morella, Ligéia, des œuvres d'une beauté à la fois sombre et éclatante, hésitant entre contemplation et horreur, que viennent rehausser les illustrations de Benjamin Lacombe comme autant de dentelles noires et gothiques.
    J'avais déjà lu la plupart de ces nouvelles pendant mon adolescence et j'ai apprécié les redécouvrir dans cette magnifique édition, tout en constatant que ces nouvelles sont souvent abstraites et donc peu accessibles à des collégiens. En effet, à chaque lecture, je ne peux m'empêcher de me demander si je pourrais présenter telle ou telle œuvre à mes élèves pour leur donner envie de lire. Je sais que le Cœur révélateur passe bien auprès des 4° en général. J'aime beaucoup partager avec eux mes découvertes et le plaisir de la lecture, même si ça ne dure que le temps d'une nouvelle...
    Dans le Cœur révélateur, le narrateur nous raconte comment il en vient à assassiner son voisin, un vieil homme, pour l'unique raison qu'il est obsédé par son œil. Mais lorsque les forces de l'ordre viennent l'interroger, il fait preuve d'une excessive témérité...
    L'île de la fée
    Une nouvelle plus contemplative que narrative, dans laquelle l'auteur nous délivre ses pensées d'inspiration romantique, goût pour la nature sauvage et plaisir de la solitude. le début est un peu ardu mais débouche ensuite sur un magnifique tableau, sombre, funèbre, mélancolique, de l'île de la fée. Les adjectifs, souvent inattendus, les images, créent l'illusion du mouvement dans cette longue description ténébreuse au goût d'éternité.
    Dans Le Chat noir, on assiste à la lente plongée du narrateur dans la folie, qui sera lui aussi perdu par son assurance. A déconseiller aux amis des chats (dont je suis par ailleurs...).
    « Il y a dans l'amour désintéressé d'une bête, dans ce sacrifice d'elle-même, quelque chose qui va directement au cœur de celui qui a eu fréquemment l'occasion de vérifier la chétive amitié et la fidélité de gaze de l'homme naturel. »

    En ce qui me concerne, ce sont ces trois nouvelles qui m'ont le plus plu. Les autres sont très belles mais peuvent sembler un peu répétitives (notamment Ligéia et Morella) parce qu'elles évoquent une épouse défunte qui continue à hanter les pensées du narrateur. J'ai également regretté que le Masque de la mort rouge, autre nouvelle célèbre de Poe, ne figure pas dans ce recueil alors que par son sujet, elle s'y intégrerait parfaitement...


    Lien : http://cottagemyrtille.canalblog.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par Amethyste, le 13 juin 2011

    Amethyste

    Ma première rencontre avec Poe a eu lieu aux alentours de ma onzième année par l'intermédiaire de sa nouvelle le Masque de la Mort Rouge. Je me souviens de l'avancée successive dans les salles de couleur, des riches descriptions, de l'atmosphère suspendue et déjà mortuaire avant que la Mort ne frappe… Après cette première lecture, touchée par cette ambiance riche et mélancolique, je me suis lancée dans Les histoires extraordinaires et Les nouvelles histoires extraordinaires découvrant avec bonheur l'univers particulier de Poe. Cela faisait quelques temps que je ne m'étais pas replongée dedans, mais lorsque j'ai enfin eu Les contes macabres entre les mains je n'ai pu commencer ma lecture qu'après avoir observé, touché et retourné ce beau livre dans tous les sens.
    Car non contente de retrouvée Poe et sept de ses nouvelles, c'est accompagné des superbes illustrations de Benjamin Lacombe que le voyage se déroule. Un voyage à travers les ombres et la mélancolie, flirtant avec les clairs obscurs et la folie. Les peintures et gravures accompagnent le texte avec élégance. On sourit en voyant se dessiner une ombre féline sur le mur que reconstruit le propriétaire de Pluton pour emmurer sa femme, on est happé par la lumière qui se dégage de la double page illustrant le Cœur Révélateur et enfin conquit par l'étrangeté de Usher.
    Mis en page dans l'esprit des livres illustrés du XIX e siècle : large marge, liserés et encadrements autour des illustrations, superbes lettrines, pages de gardes travaillées aux motifs de têtes de mort et de Poe et même petit marque page en ruban rouge. Tout a été fait pour le plaisir des yeux et des sens (même le papier est agréable au touché !). Un magnifique écrin pour les textes de Poe, une belle réussite pour B. Lacombe… Seulement maintenant on en veut plein d'autres encore plus beaux !
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  • Par l-ourse-bibliophile, le 30 janvier 2013

    l-ourse-bibliophile
    Publié en 2009 pour le bicentenaire de la naissance de Poe, la collection Métamorphose des éditions Soleil offre un recueil de huit nouvelles du célèbre écrivain américain traduites par Baudelaire et illustrées par Benjamin Lacombe. Il contient Bérénice, Le chat noir, L'Île de la fée, le Cœur révélateur, La Chute de la Maison Usher, le Portrait ovale, Morella et Ligeia. A ceci s'ajoute un long texte signé Charles Baudelaire et intitulé : « Edgar Poe, sa vie, ses œuvres ».
    Sans être ce que l'on pourrait appeler une fan d'E. A. Poe (car je suppose qu'une fan aurait tout lu ou presque et c'est loin d'être mon cas), je suis tombée sous le charme de ses Histoires il y a quelques années grâce au Chat noir. Je connaissais également Benjamin Lacombe, mais j'ignorais totalement l'existence d'un tel ouvrage. Aussi, lorsque je suis tombée dessus dans une librairie d'Epernay, je n'ai pas pu résister et je me suis débrouillée pour qu'on me l'offre. Et c'est un choix que je ne regretterai pas de ci-tôt. La couverture, rouge et noire, parsemée de têtes de mort et de Poe, donne le ton et une triste veuve nous invite à ouvrir le livre. A l'intérieur, la mise en page est aussi soignée et recherchée que la couverture. Pages noires succèdent aux blanches et c'est là que l'on tombe sous le charme des illustrations de Benjamin Lacombe. Avant la lecture, elles fascinent et attirent ; pendant, elles accompagnent parfaitement et plongent le lecteur encore plus profondément dans l'histoire. Ces images sombres se marient à la perfection à ces nouvelles, odes à la mort et (souvent) à la femme. Encadrées par des ornements rappelant les illustrations des anciens livres, elles mettent en scène des personnages grands et maigres à l'allure mélancolique, au regard fou, hantés par la peur ou le désespoir. Les tons noirs et rouges suivent l'exemple de la couverture et sont tout simplement envoûtants. Leur disposition en pleine page (voire en double page) permet d'en apprécier les détails et de mieux s'imprégner de l'atmosphère qu'elles dégagent.
    Un véritable bijou pour plonger sans hésiter dans l'univers sombre, beau, aliéné d'Edgar Allan Poe !
    Quelques images :
    http://www.youtube.com/watch?v=Yw2z4w00Wo8&feature=player_embedded
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  • Par AliceLiddell, le 28 avril 2013

    AliceLiddell
    Edgar Allan Poe est connu pour son talent dans l'étrange et le mystérieux. Il est aussi un vrai conteur d'Histoires macabres qui vous glacent le sang.
    Dans ce livre sont réunis huit contes qui baignent dans l'univers de la mort et de la nuit, illustrés par l'incroyable Benjamin Lacombe et traduits par le poète Charles Baudelaire.
    Vous découvrirez le sourire qui rend le plus fou avec Bérénice, l'histoire d'une haine terrible envers un chat dans Le Chat noir, un univers plus féerique mais qui n'en reste pas moins sombre grâce à l'Ile de la fée, un meurtre cruel révélé par les battements assourdissants d'un coeur dans le Coeur révélateur, des retrouvailles étranges et angoissantes dans La Chute de la Maison Usher, un portrait qui ronge l'esprit avec le Portrait ovale, puis enfin deux Histoires d'amour qui succombent à la mort, Morella et Ligeia.
    Edgar Allan Poe choisit si bien ses mots que nous ressentons plus qu'avec aucuns livres la haine, l'amour, la folie et la tristesse, toutes ces choses qui finissent de la même manière: la mort. La mort qui vous poursuit jusqu'é vos plus joyeux rêves.
    Au fil et à mesure de votre lecture, la tension va monter et votre coeur va accélérer son rythme. C'est ça le talent de Poe qui raconte ces Histoires avec une habilité à magner les bons mots pour décrire de la plus belle, mais aussi de la plus horrible des manières les événements qui se déroulent.
    Vous ne saurez donc dire si ces contes sont magnifiques ou terribles car Poe a réussit le fait que ces deux avis contraires se réunissent pour un mariage tourmentant qui marque les esprits.
    Venons en à Baudelaire qui s'est très vite passionné par la vie et l'oeuvre de Poe et qui a traduit un bon nombres de ses textes, Il est important de le mettre en avant, car si Poe écrit ces Histoires, Baudelaire a la difficile tâche de choisir les mots français pouvants faire ressentir les mêmes émotions qu'en anglais.
    Dans cette édition de France Loisirs, c'est Benjamin Lacombe qui donne à ces contes un autre charme grâce à ses illustrations sublimes. Il est connu pour ses dessins macabres, effrayantes, mais avec un tel souci du détail et construction du visage et du corps afin de transmettre d'autres émotions encore. Il est très talentueux et son style correspond parfaitement à celui de l'auteur.
    C'est donc avec le talent de ces trois hommes que ce livre en particulier est un vrai merveille mélangeant peur et beauté.
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Citations et extraits

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  • Par LecottagedeMyrtille, le 19 janvier 2012

    A peine l'écho de mes coups était-il tombé dans le silence, qu'une voix me répondit du fond de la tombe ! - une plainte, d'abord voilée et entrecoupée, comme le sanglotement d'un enfant, puis, bientôt, s'enflant en un cri prolongé, sonore et continu, tout à fait anormal et antihumain, - un hurlement, - un glapissement, moitié horreur et moitié triomphe, - comme il peut en monter seulement de l'Enfer, - affreuse harmonie jaillissant à la fois de la gorge des damnés dans leurs tortures, et des démons exultant dans la damnation.
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  • Par LecottagedeMyrtille, le 19 janvier 2012

    Il y a dans l'amour désintéressé d'une bête, dans ce sacrifice d'elle-même, quelque chose qui va directement au cœur de celui qui a eu fréquemment l'occasion de vérifier la chétive amitié et la fidélité de gaze de l'homme naturel.

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  • Par Miss-Hash, le 16 décembre 2011

    Mais, comme, en éthique, le mal est la conséquence du bien, de même, dans la réalité, c'est de la joie qu'est né le chagrin;

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  • Par Parthenia, le 05 juin 2013

    Pendant les quelques jours qui suivirent, son nom ne fut prononcé ni par Usher ni par moi; et durant cette période, je m'épuisai en efforts pour alléger la mélancolie de mon ami. Nous peignîmes et nous lûmes ensemble; ou bien j'écoutais, comme dans un rêve, ses étranges improvisations sur son éloquente guitare. Et ainsi, à mesure qu'une intimité de plus en plus étroite m'ouvrait plus familièrement les profondeurs de son âme, je reconnaissais plus amèrement la vanité de tous mes efforts pour ranimer un esprit, d'où la nuit, comme une propriété qui lui aurait été inhérente, déversait sur tous les objets de l'univers physique et moral une irradiation incessante de ténèbres.
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  • Par marinaar, le 10 avril 2012

    Et il ne voulait pas voir que les couleurs qu’il étalait sur la toile étaient tirées des joues de celle qui était assise près de lui.

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