ISBN : 2070779661
Éditeur : Gallimard (2006)


Note moyenne : 3.2/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
1935, sud de l'Angleterre.
Un homme va mourir, victime d'un grave accident de moto. Dans le coma qui le gagne, lui reviennent des souvenirs d'enfance, de manque d'amour, d'exils, de fugues. A-t-il cherché à disparaître ? La lumière qui l'enveloppe durant trois an... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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  • Par InColdBlog, le 04 septembre 2010

    InColdBlog
    Immortalisé par le film de David Lean, Thomas Edward Lawrence aura à jamais les traits de Peter O'Toole, réduit du même coup à cette image d'Epinal du héros qui a permis aux tribus Arabes de résister à l'invasion turque lors de la Première Guerre Mondiale.
    A cette époque déjà, de la Syrie à son Angleterre natale, le récit, plus ou moins magnifié, de ses exploits avait fait de lui une légende vivante : Lawrence d'Arabie, al Aurens, le roi sans couronne.

    Jusqu'à quel point Lawrence lui-même a-t-il participé à l'édification de sa légende, nul ne le sait exactement.
    Une chose est sûre, dès 1922, lassé de cette surmédiatisation, il va tout faire pour retomber dans l'anonymat : refuser les honneurs, promotions et médailles, utiliser de nombreux pseudonymes (Ross, Shaw, Smith…), intégrer la Royal Air Force comme simple soldat, puis le Royal Tank Corps, pour revenir plus tard à la Royal Air Force, quand des rumeurs d'espionnage l'obligeront à quitter l'Inde où il était basé.
    En mai 1935, quelques semaines seulement après avoir quitté l'armée, il meurt à 47 ans dans un accident de moto, dans la campagne anglaise.
    Du même coup, il laisse irrésolus certains mystères, autant de zones d'ombre qui participent encore aujourd'hui à sa légende.
    Qui était exactement le vrai Thomas Edward Lawrence ?

    Avec Disparaître, c'est à cette question que Patrick et Olivier Poivre d'Arvor apportent leur propre réponse, en partant du postulat que cet accident de moto, en fait, est le seul moyen que Lawrence, désespéré, a trouvé pour en finir avec cette vie qui ne lui convient pas.
    Hypothèse pas si farfelue qu'il y paraît puisque, avec le simple accident dû à un excès de vitesse et l'assassinat, elle a été une de celles envisagées au moment des faits.

    Sables émouvants. le roman s'ouvre donc sur la scène de l'accident et se poursuit jusqu'à la mort de T.E. Lawrence. Entre temps, personnages réels ou inventés et flash back auront permis de retracer les grands moments de la vie hors du commun de Lawrence. Oui, et alors ?
    Alors, rien, ou plus exactement pas grand-chose que l'on n'ait déjà lu ou vu ailleurs.
    Le roman s'ouvre sur un monologue de Lawrence, gisant dans le fossé près de sa moto, au pied de l'arbre fatal. Immédiatement, mon esprit zappe Lawrence d'Arabie et l'Angleterre du début du siècle pour les substituer illico par Michel Piccoli et les années 70 des Choses de la vie. Avouez que le mélange des genres est plutôt gênant.
    Un peu plus tard, les scènes entre Lawrence et Alicia, son infirmière, subiront le même sort : hop, exit Lawrence d'Arabie. Me voilà propulsé dans le chef d'œuvre de Dalton Trumbo, Johnny s'en va-t-en guerre, film magistral où un jeune soldat qui revient du front gravement mutilé (le crâne enfoncé, sans bras ni jambes) essaie par tout les moyens d'entrer en contact avec son infirmière.
    De plus, je n'ai pu m'empêcher de rapprocher le discours du personnage Lawrence sur la célébrité et les paparazzi de celui que tient souvent Patrick Poivre d'Arvor dans les pages des journaux. Là encore, Lawrence s'est effacé pour laisser place à un PPDA crachant son mépris des chasseurs de scoop, en la personne de "« ce chien de Pointer" » (facile le jeu de mot, mais il n'est pas de moi), commodément affublé d'un pied bot qui le rend gauche et souvent risible.
    D'ailleurs, trop souvent, j'ai été agacé en ayant le sentiment que la star du 20 heures de TF1, à travers son personnage, ne parlait en fait que de lui : personne publique médiatisée, cherchant à tout prix à casser son image et à fuir une célébrité pesante…
    Agacé je l'ai été souvent, même si je ne me suis pas ennuyé. Toutefois, ni le contenu, ni le style ne me laisseront de souvenir impérissable. Je ne comprends pas très bien qu'il ait pu figurer sur la liste du Goncourt.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?post/2006/12/17/Le-captif-du-d%C3%A9sert
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par stephendedalus, le 01 septembre 2007

    stephendedalus
    Je remarque à l'occasion de la critique de ce roman, que cette litterature, que je qualifie de "roman biographique", semble etre un genre nouveau, ou du moins un genre à la mode.: les exemples sont nombreux: le henry james, par david lodge, un "roman sur la princesse diana, et bien d'autres. et celui, que j'evoque maintenant, "Disparaitre". un roman sur lawrence d'arabie". Celà se lit très bien, mais à l'inverse du "roman" de david lodge " l'auteur, l'auteur", consacré à Henry james, et alors que le romancier anglais choisissait de construite reellement une oeuvre à partir de la vie de James, PPDA et son frère, apportent des elements romanesques à la biographie du celèbre heros et ecrivain anglais. S'en suit une frustration assez palpable. et en outre, le style de ce livre est particulierement academique. A noter, que parrallelement à ce livre, les frère poivre d'arvor, ont edité "un beau livre", toujours consacré à l'auteur des "sept pilliers de la sagese" mais là totalement biographique, rempli de photos. Je le possede, et je n'ai pas eu l'occasion de le lire.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par cbougeau, le 22 avril 2009

    cbougeau
    Les frères Poivre d'Arvor proposent ici de vivre des derniers jours de Lawrence d'Arabie de son vrai nom Thomas Edward Lawrence. Dans le coma, plusieurs voies nous racontent l'histoire de cet homme, héros ou imposteur. À travers ce roman les frères d'Arvor nous livrent leur version du personnage et probablement la plus complexe, celle du jeune archéologue parti au Liban devenant espion. Celui qui, à la tête de la révolte va aider le peuple arabe à se libérer de l'Empire ottoman...
    Al Aurens, le roi sans couronne, libérateur.
    Comment, après que Lowell Thomas est construit cette légende, lui l'auteur des sept piliers de la sagesse cherchera par tous les moyens à retourner dans l'ombre en changeant de nom et s'engageant comme soldat de deuxième classe dans la Royal Air Force. Ils nous font vivre sa lente agonie durant sept jours et sept nuits et nous livrent leur théorie de l'accident de moto qui tua Lawrence.
    Avec Disparaître, Patrick et Olivier Poivre d'Arvor nous apportent leurs propres réponses. De manière originale ils nous plongent avec plaisir et émotions dans les derniers instants ce personnage extraordinaire!

    Lien : http://dunlivrelautre.blogspot.com/2009/04/disparaitre-dolivier-et-p..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

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Videos de Olivier Poivre d'Arvor

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Vidéo de Olivier Poivre d'Arvor

Olivier Poivre d'Arvor et la neutralité politique .
Olivier Poivre d'Arvor, directeur de France Culture, interrogé pour Mediapart par Antoine Perraud, revient sur l'équilibre politique vétilleux entre les propos des différents candidats à l'élection présidentielle, exigé par le CSA et dont il doit se porter garant.Et ce après que Nicolas Sarkozy eut critiqué, le 1er mars sur France Inter, une tribune publiée dans L'Express par le directeur de France Culture présenté comme un soutien de François Hollande. le président-candidat avait eu beau jeu d'imaginer la clameur qu'eût provoqué une prise de position symétrique en sa faveur, de la part d'un dirigeant d'une radio de service public...








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