ISBN : 2253032247
Éditeur : Le Livre de Poche (2002)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.57/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres
Le premier roman de Patrick Poivre d'Arvor est un roman d'amour. D'amour fou entre deux adolescents. A l'écart de la comédie des adultes qu'ils récusent. Ils se jettent dans la plus belle et la plus émouvante des aventures... comme des oiseaux contre une vitre dans les ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par malimor1, le 24 mai 2012

    malimor1
    J'ai lu ce roman très jeune d'où peut être le souvenir qu'il m'en reste, je pense n'avoir pas saisi toute la subtilité de la plume de PPDA pour certains passages néanmoins très belle histoire poignante.
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    • Livres 2.00/5
    Par tracey11, le 20 mai 2012

    tracey11
    Particulier le style de Patrick Poivre d'Arvor... Pas toujours évident de partager l'émotion de ses métaphores. Pas évident non plus de donner un avis tranché. Je n'ai pas été spécialement convaincue par cette histoire de coup de foudre dévastateur, qui m'a parfois emmenée, parfois laissée sur le côté.
    Patrick Poivre d'Arvor a écrit ce roman quand il avait 17 ans...

    Lien : http://readviewed.skyrock.com/26.html
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    • Livres 5.00/5
    Par stephaniie, le 09 juin 2008

    stephaniie
    C'est un livre magnifique, le meilleur livre que j'ai lu. L'histoire d'amour entre ces deux adolescents est si belle, si pure ... Je vous recommande le livre !
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  • Par Delphiine, le 01 mars 2012

    Delphiine
    Bonjour , j'aurais besoin d'aide s'il vous plait j'ai un compte rendu de lecture dans pas longtemps j'aimerais savoir ci quelqu'un pourrais m'aider j'ai du mal a m'exprimer a l'oral :s
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    • Livres 1.00/5
    Par Nanieblue, le 17 janvier 2012

    Nanieblue
    Je suis ressortie de cette lecture avec un avis assez neutre. Avec du recul, je ne sais pas encore quoi en penser… Jolie histoire mais… dont je ne garderais pas un souvenir impérissable. Je n'ai pas forcément aimé cette lecture, je n'ai pas détesté non plus. Etrange sensation après avoir refermé ce livre. Comme un goût d'inachevé… Peut-être parce qu'à la fin, Alexis se retrouve seul et demande “Qu'est-ce que je vais faire?”

    Lien : http://nanieblue.free.fr/QNL/?p=71
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Citations et extraits

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  • Par Satine, le 24 décembre 2010

    Tu m’as décroché mes étoiles. Tu as donné de grands coups de hache dans notre amour. Tu m’as cassé mon rêve. Tu m’as sonné comme un boxeur. Je ne marche pas encore sur les genoux, mais j’ai les chevilles en coton. Tout se dérobe. Je ne sais plus où aller. Je me cogne. La seule porte de sortie, c’est toi, et c’est fermé. J’ai voulu cent fois courir parce que je te voyais, mais, comme dans les aéroports, les baies étaient en verre épais. Ca fait mal quand on croit décoller et qu’on se les prend de plein fouet. On tombe comme les chevaux dans les abattoirs sous le coup bien placé d’un maillet. Tout s’écroule à cette seconde, tu meurs debout, le décor s’effondre ; les jambes rentrent dans la tête, la tête s’enfonce dans le sol. Et si, par hasard, tu en réchappes, c’est pour mourir quelques mètres plus loin, devant une autre porte vitrée.
    De l’autre côté, il y avait ces avions qui partaient, ces bonheurs qui s’agitaient, ces amours qui se bécotaient au grand jour. Tout cela, je le vois encore. Le regard est vitreux et l’esprit est déjà épais, mais je devine confusément ces vies, ces silhouettes, la tienne bien sûr parmi elles. Tu vas sans doute passer devant la porte. Tu vas dire « oh ». Et presque en même temps tu me reprocheras le trouble que cette fin misérable va t’apporter. Tu vas m’en vouloir parce que tu ne pourras pas t’agenouiller. Il y a trop de monde autour de toi, trop de badauds pour regarder ce corps recroquevillé. Tu ne voudras pas donner notre fin en spectacle. Et puis tu diras « Mais je lui avais dit de ne pas venir. Il est fou. Il me fait mal autant qu’à lui. Nous aurions parlé chez moi, loin des autres. J’aurais fait le ménage dans cette vie que je viens de vivre et dont il se faisait une montagne. Beaucoup de choses seraient parties d’elles-même. Et puis qu’est-ce qu’il est allé s’imaginer… »
    Beaucoup trop, c’est sûr. Mais, quand tu vivais cette vie-là, tu la vivais sans moi. Il t’en restera des morceaux qui ne m’appartiendront jamais. Moi, j’attendais ton retour. Tu l’as cent fois différé. Peut-être as-tu réussi à te construire une indépendance, mais pendant ce temps-là, moi, je fabriquais ma dépendance. Et ma dépendance me minait. Elle s’en prenait à mon amour. D’heure en heure, elle devenait suicidaire. Il y a déjà deux nuits que je suis en dessous du degré zéro, de la joie de vivre. Deux nuits pendant lesquelles des millions de trains sont passés sur les rails qui cisaillent ma poitrine. Des trains cons, pleins de clichés et de fausses idées sur toi, plein de reproches injustifiés et d’accusations sans fondements. Mais aussi des beaux trains, des trains bleu ciel, purs comme mon absolu, des trains qui passent sans faire de bruit mais qui découpent la nuit avec de longs couteaux affilés. Les chairs repoussent ensuite, les cicatrices sont propres, mais elles restent là, à jamais, pour témoigner.
    Et pendant ces deux nuits, pendant cette troisième qui s’achève, toi, tu vivais, tu ne comprenais rien. Toi qui d’habitude sens si bien les choses, tu me laissais dépérir sur pied. Sans doute pensais-tu ne pas vraiment nous abîmer. Tu ne pensais pas à mal puisque tu n’en faisais pas. Et peut-être te disais-tu que cette séparation nous tonifierait, que tu serais moins fragile et que ce temps passé loin de moi te donnerait la force d’exister, entière face à mes exigences . Exigences démesurées… Qu’est-ce que je donne en échange ?
    Et bien, je te donne ça, cette lettre, le gouffre de mes sentiments, ma mort qui calmera mes tourments absurdes. Je te jure que j’aurais préféré te donner ma raison, ma vie, tous mes espoirs. Car tout ce que tu as à me dire est sûrement plein de beautés, de sincérité. Tu vas me dire que tu m’aimes. Mais tu n’as pas besoin de moi. Ou si peu. Tu sais te suffire de toi-même. Notre amour t’a semblé doux. Pas plus. C’était peut-être nouveau pour toi. Mais je ne t’ai pas manqué. Ou si peu…
    Croire ou bien douter de toi ? Qui vient de me quitter ? Qui a menti ? Une heure d’extase et déjà le doute qui me ronge. N’était-ce pas de l’aumône, petit saint-bernard ? Tu as débouché le petit tonnelet de cognac, tu m’as fait une piquouse de petit bonheur, une intraveineuse de ta voix. Tu dois te dire que ça soulage. Que ça prolonge le malade. Et puis tu repars, tu vis. Moi je crève. Je souffle comme un phoque. Quand je pense à toi, il faut que j’inspire un grand coup. Quand je veux te rejeter, il faut que j’expulse… Ca doit bien m’arriver trois-quatre fois par minute… Le crabe que tu m’as mis aux tripes, retire-le. Il me bouffe le foie. Il me rappelle mes angoisses de gosse, cette image de mon bouquin de mythologie grecque, Prométhée enchaîné, dévoré par un vautour.
    Mais le vautour, au moins, était à l’extérieur. Cela saignait à l’air libre. C’était de la blessure propre. Mon crabe me mange de l’intérieur. Délivre-moi de mon doute.

    Mon amour,
    Tu n’as presque jamais répondu à mes lettres. Pour celle-ci tu auras une excuse. Ce n’est pas la première fois que tu me fais mal, mais en partant tu me fusilles. Tu me laisses ce bébé que je vais avoir du mal à aimer tout de suite parce qu’il est le prix d’un échange. Lui contre toi. C’est toi que je voulais. C’est toi qui n’es plus là. J’en crève de douleur. Tu m’aimerais en cet instant parce que je n’ai plus rien d’un romantique à quatre sous. J’ai les yeux secs. Il n’y a plus rien à pleurer en moi. Je t’ai tout donné.
    Fallait pas me quitter maintenant.
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  • Par Satine, le 15 mai 2011

    Mon amour,
    Tu n’as presque jamais répondu à mes lettres. Pour celle-ci tu auras une excuse. Ce n’est pas la première fois que tu me fais mal, mais en partant tu me fusilles. Tu me laisses ce bébé que je vais avoir du mal à aimer tout de suite parce qu’il est le prix d’un échange. Lui contre toi. C’est toi que je voulais. C’est toi qui n’es plus là. J’en crève de douleur. Tu m’aimerais en cet instant parce que je n’ai plus rien d’un romantique à quatre sous. J’ai les yeux secs. Il n’y a plus rien à pleurer en moi. Je t’ai tout donné.
    Fallait pas me quitter maintenant.
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  • Par Nanieblue, le 17 janvier 2012

    Pourtant, ce jour-là sur la route, je n’ai pas agité la main pour lui dire au revoir. J’en aurais été incapable. Trop vieux déjà pour manifester des élans spontanés, trop jeune encore pour savoir composer et offrir un visage égal aux évènements, je n’aimais pas ma carcasse d’adolescent ingrat, qui poussait beaucoup trop vite. Tout craquait en moi. Mes os ne se décidaient pas à prendre leur place. J’avais peur que cela ne s’entende et se voie ; je craignais par-dessus tout le ridicule.
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Rencontre avec Patrick Poivre d'Arvor, auteur de "Fragments d'une femme perdue", paru chez Grasset.








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