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ISBN : 223407181X
Éditeur : Stock (2011)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

« Ma mère est morte cet été. Le sol s’est dérobé sous mes pieds. J’ai perdu mes repères, tout autant que ma mère. Après la disparition de mes deux filles, la mort rôde une nouvelle fois. J’... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 3.00/5
    Par Tempuslegendae, le 17 décembre 2012

    Tempuslegendae
    Je connaissais le journaliste littéraire, un peu moins l'écrivain, et pour ainsi dire pas l'homme au cœur sensible. On ne caresse que les facettes connues d'une personne, très peu celles, privées, dont l'ombre n'a cessé de les couvrir sans déclinaison. C'est le côté injuste de l'existence, ici plutôt de la notoriété. Bien que je ne considère pas forcément «L'expression des sentiments» comme une élégie, je perçois dans le récit de Patrick POIVRE d'ARVOR un ton chargé d'émotion. Évidemment, on ne pourra jamais rien reprocher à un homme qui raconte la mort de sa mère, il redeviendra petit garçon quelque soit son âge, c'est la voix maternelle défunte qui appelle du large, elle est mouillée de larmes et de chagrin, le deuil s'opère. L'histoire de P. POIVRE d'ARVOR ne se raconte pas, ne se critique pas comme la plupart des livres, ici, il y a des sentiments filiaux, une notion de devoir et de respect. On lit le livre et on baigne aussitôt dans une effervescence d'amour intense entre un orphelin et sa mère.La fin de l'ouvrage est très touchante, il s'agit de la dernière lettre: «Notre cher Patrick,Parce que les oiseaux chantent si tôt déjà, que la nature est déjà verte et rassurante, je veux que toi aussi tu sois dans ton cœur rassuré et serein… Tu sais combien nous t'aimons tous si profondément mais nous devons le redire plus souvent: au téléphone maman ne trouve pas toujours les mots tendres et justes. Par lettre c'est plus simple, on masque les émotions. J'admire Jacques qui parle si librement avec tant de sincérité et d'affection.Comme lui tu es le père pélican si viscéralement attaché à sa progéniture… Nous t'embrassons tous les deux très fort comme nous t'aimons». «Et cette fois-ci, la dernière, elle m'a embrassé très fort…» Évidemment, ce livre écrit au bord des larmes se termine dans la même propension à la tristesse, c'était prévisible. Même si le léopard est blessé et qu'il reste le seigneur parmi les félins, il faudra tout de même le protéger. Il n'y a pas d'homme fort devant le deuil.J'aimerais dire que nous sommes tous à égalité devant la souffrance, tôt ou tard nous serons confrontés à au moins un départ, sans que jamais nous puissions nous y préparer suffisamment auparavant. La seule attitude que nous devons régler chaque jour pour soulager notre conscience est la suivante: il nous faut profiter au maximum des êtres qu'on aime, car aucune personne ne peut se satisfaire d'avoir tout donné. J'ai beaucoup aimé ce livre car il parle de sentiments profonds, puissants et vrais.
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 28 novembre 2011

    brigittelascombe
    Par elle, malgré elle, ou en elle. La relation à la mère est toujours forte mais vécue de façon différente d'un individu à l'autre et d'un frère (ou une soeur) à l'autre.
    Patrick Poivre d'Arvor vient de perdre ce "tuteur inflexible",ce "rempart", cette femme "dure au mal","belle", "orgueilleuse","indépendante, "emmurée", intrusive aussi parfois à force de tout contrôler et il vient la raconter, se la raconter pour la faire revivre encore une fois.
    D'autres écrivains, récemment, de Christine Orban (Le pays de l'absence) à Delphine le Vigan (Rien ne s'oppose à la nuit) ont accompli la même démarche, comme un retour sur les derniers instants,le passé, les souvenirs, le lien crée ou non.
    Patrick Poivre d'Arvor exprime ses sentiments avec pudeur.
    "J'ai du cha..." pleurait-il, enfant, face à son poisson rouge, les nageoires coupées par sa soeur jouant à la cruelle Sophie.
    "Tu n'as rien.Dans notre famille,on n'a pas de chagrin. En tous cas on ne le dit pas c'est commun".
    Et là, il ose. "Dire, c'est offrir." Et il dit. Et, même s'il ne dit que pour lui, son monologue nous émeut. Nombreux deuils. Un de plus. Vide. Présence irremplaçable.
    Il revient sur ses souvenirs d'enfance d'ainé avec Catherine l'exubérante et Olivier le protégé.Il évoque le journal intime, de cette fervente de Goethe, retrouvé après son décés. Il s'interroge sur le bonheur de l'enfance, l'amour qu'il lui portait qui a sans doute rejailli sur sa vie d'homme.
    L'enfant replié sur lui même qui voyageait à travers livres, s'ouvre enfin pour dire :je t'aime encore et toujours.
    Et c'est beau un homme qui pleure.
    Merci!
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    • Livres 4.00/5
    Par Saruoni, le 12 juin 2014

    Saruoni
    Ce témoignage sur la douleur liée à la perte de la mère n'est en rien une élégie larmoyante. Par le récit de ses souvenirs, PPDA ressuscite une femme digne, noble et orgueilleuse, pour qui exprimer ses sentiments était inconvenant.
    Bien plus qu'un livre sur le deuil, L'expression des sentiments est un livre sur la pudeur. le portrait de la mère de l'auteur nous est livré par petites touches timides, comme le ferait Un enfant qui hasarderait des couleurs sur une feuille de papier. Tout en finesse et sobriété. Sans bavures indécentes ni teintes criardes. Un hommage pudique pour celle qui érigea cette qualité en vertu.
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    • Livres 2.00/5
    Par Kristine, le 07 mars 2012

    Kristine
    Certes, perdre une mère c'est perdre une partie de soi, une assurance contre l'éternité. Certes, la douleur est là, profonde, tapie au plus profond de tout un chacun. Cependant, si l'on comprend la douleur de l'auteur, on comprend moins la médiocrité de ce livre tourné vers lui même et non vers celle à qui il rend hommage. Bref, l'intention était louable, le résultat beaucoup moins.
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Critiques presse (2)


  • Lexpress , le 22 décembre 2011
    L'Expression des sentiments, de Patrick Poivre d'Arvor est un petit livre intense révélant un homme fragile et blessé.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LaLibreBelgique , le 10 novembre 2011
    Des mots qui laissent apparaître au grand jour les blessures, jamais refermées, qui font toujours souffrir l’ancien présentateur du 20 h de TF1...
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique

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