La critique que j'ai rédigée hier concernant «les noces de Claudine» a provoqué en moi un raz-de-marée dont j'aurais dû en mesurer d'avance la faille, c'était prévisible. Souvenez-vous, j'avais même dit que le cas personnel d'Yves VIOLLIET n'est malheureusement pas unique. Il y des pires évènements que la vie ne peut gommer, des malheurs engendrant de telles souffrances qu'il est indicible de témoigner l'authentique ressenti avec le vocabulaire que la langue nous offre. C'est affreux, je pensais pouvoir m'abstraire définitivement de ces histoires mêlant souffrances et pleurs, mais je vois que je n'y suis pas encore parvenu.
Alors, pour une cause que je jurerais fondamentale dans le cadre de discussions de groupes entre parents dont les enfants sont fragiles, voire très vulnérables, je pense qu'il faut employer la meilleure attitude pour protéger ces derniers avant le drame. Car, il n'y a rien de pire que la perte d'un enfant, après sa propre perte.
Je sais, ces paroles très théoriques ne peuvent pas être appliquées à tous les cas. A mon souvenir, il en existe un dont l'attitude pourtant courageuse et bienveillante des parents n'a pas suffit à freiner la spirale du malheur.
Je pense
à solenn, à ses parents aussi.
Patrick avait écrit : «Remontées d'innocence, d'espoirs, de souffrance…
Véronique a eu à son tour, besoin de l'écriture pour se souvenir d'une enfant, puis d'une jeune fille que nous avons tant aimée et nous manque tellement.»
Nous connaissons tous l'exutoire que permet l'écriture lorsqu'on se sent mal, déréglé, anéanti. Mais rien n'est gagné, constituer des phrases ne fait pas tout, seulement aide à mettre un peu d'ordre dans nos idées.
Cet hommage que V. POIVRE d'ARVOIR s'est appliquée à rendre à sa fille de 19 ans, s'accompagne d'une intense émotion. Famille à jamais brisée par le mal causée par l'anorexie.
«Merci pour tout, mais je n'aime pas la vie» fut le dernier message de Solenn.
Témoignage poignant d'une maman qui a combattu jusqu'à la limite de ses forces aux côtés de son mari.