> John Doucette (Traducteur)

ISBN : 2268070573
Éditeur : Le Serpent à plumes (2011)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
Une adolescente très têtue venge la mort de son père. Elle se fait aider d'un marshal borgne et d'un texas ranger assoiffé d'argent.
Le livre avait été adapté en 1969 par Henry Hathaway sous le nom Cent Dollars pour un shérif avec John Wayne dans le rôle du shéri... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 20 février 2011

    LiliGalipette
    Roman de Charles Portis
    "Les gens ne croient pas qu'une fille de quatorze ans puisse quitter sa maison pour aller venger la mort de son père en plein hiver. Cela ne semblait pas si étrange alors, mais j'admets que cela n'arrivait pas tous les jours. Je venais juste de fêter mon anniversaire lorsqu'un lâche du nom de Tom Chaney abattit mon père à Fort Smith en Arkansas." (p. 7) le saisonnier de la famille Ross s'enfuit avec l'argent de sa victime et disparaît en Territoire indien. Il ne se doute pas que la jeune Mattie Ross, aînée de la famille, va partir à ses trousses pour venger son père. Elle engage Rooster Cogburn, vétéran borgne de l'armée confédérée et connu pour son engagement dans la troupe de Quantrill. L'homme est un Marshall aux méthodes expéditives, à la gâchette facile et à la réputation de soulard, pourtant "chargé d'arrêter les criminels dans le Territoire indien." (p. 41) À leur équipée se joint le fringant Texas Ranger LaBoeuf qui est sur les traces de Tom Chaney depuis des mois et qui court autant après le criminel qu'après les primes promises pour sa capture. Mais Mattie n'en démord pas : "Je veux qu'il soit puni pour le meurtre de mon père. Peu m'importe qu'il ait tué des chiens et des notables au Texas." (p. 91) le trio s'engage en Territoire indien pour une chasse à l'homme dangereuse. L'hiver est rude entre les montagnes d'Oklahoma. Et Tom Chaney s'est allié à la célèbre bande de Ned Pepper "le veinard". De courses poursuites en tirs croisés et bivouacs à la belle étoile, la traque emmène les personnages dans l'Ouest, le vrai.
    Mattie Ross est une jeune fille au caractère bien trempé, pas émotive pour deux sous, bref c'est une gamine avec du cran (True Grit). À Fort Smith, seule, elle règle les affaires de son père avec un brin de cupidité. Elle sait mener des transactions avec des adultes en faisant montre d'une détermination inébranlable. Elle prend les décisions que sa douce et fragile maman ne sait pas assumer. À la mort de son père, elle devient le chef de famille, avec l'aide de maître Daggett, un avocat retors. Dure en affaires et pragmatique, elle propose les services de son avocat aux bandits qui croisent son chemin, certaine que la justice et un homme de loi sont capables de régler les vicissitudes humaines en attendant le Dernier Jugement.
    Le passé de Rooster Cogburn est trouble, marqué par les massacres de la Guerre de Sécession qui s'est achevée quelques années plus tôt. Cogburn est l'archétype de l'homme qui danse sur la frontière qui sépare les honnêtes gens des hors-la-loi. Son insigne le place du côté de la loi mais ses méthodes sont douteuses. À tirer à tort et à travers sur tout ce qui bouge, il reste incontrôlable. Mais il est l'homme de la situation pour Mattie : "Je cherchais un homme avec du cran. Et il a la réputation d'en avoir." (p.85) le Marshall rustre et un rien brutal témoigne une affection bougonne à la gamine qui lui a proposé avec cran et effronterie une mission périlleuse.
    Entre Rooster Cogburn et LaBoeuf, la tension est palpable. Leurs méthodes, leur passé et leurs desseins ne se rejoignent que rarement. Les deux hommes, même s'ils maintiennent un semblant de civilité, ne dissimulent pas leurs sentiments respectifs " - Vous ne vous souvenez pas de votre régiment ? - Je crois que c'était celui des balles perdues. J'y suis resté quatre ans. - Vous n'avez pas une haute opinion de moi, n'est-ce pas ? - Je n'en ai aucune quand vous la fermez." (p. 152) Mattie, quant à elle, s'est ouvertement rangée du côté du Marshall. "Faites-moi passer pour un crétin aux yeux de cette fille. - Je crois qu'elle vous a déjà percé à jour." (p. 153) Mais c'est uni que le trio arrivera au bout de l'aventure.
    L'humour perle sans cesse au fil des pages. le discours de Mattie, bien que rigide voire comptable, est pétri de naïveté. Elle énonce avec le plus grand sérieux des préceptes religieux ou moraux sans en comprendre la portée. L'humour réside dans l'absence même de légèreté des propos de la gamine.
    Le récit de cette chasse à l'homme est mené par Mattie Ross adulte. Les évènements tiennent en une dizaine de jours et constituent l'aventure de sa vie. Elle ponctue son discours de digressions moralisatrices voire hargneuses, de conseils au lecteur qui lit "ce récit authentique" (p. 218) et elle cite les Écritures en bonne presbytérienne revêche qu'elle est devenue. Sa parole est libre, sans complexe et terre-à-terre. Ce n'est pas une vieille fille qui romance une ancienne aventure mais une mémoire affûtée qui évoque ses souvenirs de l'Ouest tel qu'il était en 1870. À l'heure de son récit, l'Ouest sauvage se fige dans ses légendes et devient mythologique au travers des spectacles rodéos qui sillonnent le pays en exhibant une foire de héros d'un autre temps. Les Buffalos Bill et Calamity Jane des théâtres ambulants n'ont plus rien des desperados et des shérifs des plaines sauvages. Mattie Ross et ses acolytes évoquent les frères James et les frères Dalton, mais ce ne sont que les échos d'une époque révolue auquel le récit de Mattie rend hommage, comme une dernière épitaphe.
    Le roman de Charles Portis est une réussite à placer entre les mains des amateurs de western, d'aventure et d'humour grinçant. Il me reste à voir l'adaptation d'Henry Hathaway avec John Wayne, Cent dollars pour un shérif, et bien entendu, la dernière production des frères Coen avec Jeff Bridges dans le rôle du Marshall borgne.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par sylire, le 16 mars 2012

    sylire
    Voilà un livre très éloigné de mes lectures habituelles mais j'aime bien, de temps à autres, sortir des sentiers battus et partir à l'aventure. Et de l'aventure, ce n'est pas ce qui manque à ce roman. Nous sommes en Arkansas en 1870 dans une ambiance de Western. Une toute jeune fille de quatorze ans, Mattie Ross, décide de venger la mort son père tué par Tom Chaney, le contremaître de ce dernier. le meurtrier a immédiatement pris la fuite. Déterminée à le retrouver mort ou vif, la jeune Mattie engage Rooster Cobburn, un shérif borgne et courageux, pour se lancer à sa recherche. Elle parvient avec difficultés à convaincre le shérif de l'accepter à ses côtés. Un troisième larron se joint à eux, un texas ranger nommé « Laboeuf ».
    Les cent premières pages, je me suis demandée quelle mouche m'avait piquée de me lancer dans la lecture d'un tel roman, puis j'ai fini par me laisser prendre au jeu, bluffée par la détermination et le courage de Mattie, qui se lance sur des routes si peu sûres avec deux hommes rustres qui ne cherchent qu'une chose, la semer en route. Mais je ne suis pas la seule à avoir été bluffée par Mattie, qui brave sans broncher tous les dangers, dort à la belle étoile à même le sol et supporte les intempéries climatiques sans jamais se plaindre… Ses deux compagnons de route finiront par l'accepter et n'hésiteront pas à lui porter secours quand il le faudra, au péril de leur vie. Les personnages ne nous quittent pas brutalement à la fin du roman. La narratrice, Mattie, nous donne quelques informations sur le devenir de chacun des membres du trio (et donc d'elle-même…).
    Au final, j'ai bien aimé ce roman, publié pour la première fois en 1968, et considéré comme un classique aux Etats-Unis. C'est une histoire dépaysante et non dénuée d'humour, qui a été adaptée au cinéma en 1969 sous le nom de « Cent Dollars pour un shérif ». Une toute nouvelle adaptation, cette fois par les frères Cohen, sort en salle ce mois-ci. Je me laisserai peut-être tenter…
    Dépaysement garanti !
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Tampopo, le 02 novembre 2011

    Tampopo
    C'est assez rare pour être signalé, ce roman se dévore de bout en bout, j'ai pris un plaisir quasi enfantin à lire ce classique de la littérature américaine, c'est tout dire !
    La période à laquelle se déroule cette histoire est véritablement passionnante, c'est une période charnière de l'Histoire américaine où l'on peut encore parler d'un « Ouest sauvage », il existe encore (plus pour bien longtemps) un Territoire Indien, proie des bandits sans foi ni loi et des prédicateurs de tout poils.
    La qualité de ce roman tient beaucoup en son extraordinaire héroïne et narratrice, Mattie. Les qualificatifs pour la décrire me manquent : déterminée, courageuse, maligne, mais aussi très pieuse (elle gratifie le lecteur çà et là de nombreuses citations des Evangiles : si si, on se marre…) et dotée d'un grand pragmatisme et d'un sens aigu des affaires. Avec l'assassinat de son père, Mattie quitte définitivement le monde de l'enfance. Pour affronter les épreuves qui l'attendent, elle a néanmoins deux atouts, et non des moindres, son degré d'instruction, elle sait lire, écrire et compter, ce qui n'est pas donné à tout le monde pour l'époque, et son intelligence qui l'a placent aisément au-dessus de bon nombre d'adultes. Mattie a du cran et de la répartie et il en faut quand on est une jeune fille et que l'on se lance à la poursuite de l'assassin de son père à travers l'Ouest sauvage, elle force d'ailleurs le respect de tous ceux qu'elle approche, « hommes de loi » et « hors-la-loi ».
    Tantôt drôle, émouvant et palpitant, le roman de Richard Portis est remarquable à plus d'un titre, il fait revivre l'Ouest sauvage grâce à son incroyable galerie de personnages plus complexes et ambigus les uns que les autres.
    Mais, ce qui rend ce livre aussi passionnant, c'est de découvrir cet univers brutal et manichéen au travers des yeux de Mattie, un monde où tout peu arriver, où la vie n'est suspendue qu'à un fil et où chacun doit choisir entre faire le bien ou le mal…
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Skorpionnan, le 19 février 2011

    Skorpionnan
    Lecture
    Début XXième, Mattie Ross arrive dans une petite de l'ouest américain Fort Smith, Arkansas. Son père qui y était venu acheter des chevaux, vient d'être assassiné par son intendant Shaney. Ce dernier, dont le passé s'avère très houleux, s'est réfugié dans le territoire indien où il a rejoint un groupe de hors la loi. Décidée à venger son père, la jeune fille engage un Marshall fédéral, Rosster Cogburn pour le poursuivre dans ces terres dangereuses. Se joint à lui un ranger du Texas qui pourchasse Shaney depuis longtemps. A force de persuasion et surtout d'entêtement , elle va finir par leur faire accepter sa présence à leurs côtés dans cette dangereuse chasse à l'homme.
    Avis
    C'est la première fois je crois que je lis un roman "Western", même si l'époque en question n'est pas vraiment la conquête de l'Ouest mais l'entrée des Etats-Unis dans le monde moderne, entre la guerre de Sécession (qui se termine en 1876) et le début de la première guerre mondiale. Les héros cow-boys sont déjà des reliques ou des légendes et la loi fédérale s'étend maintenant sur la plupart des territoires.
    Miss Mattie Ross, du haut de ses 15 ans est une héroïne attachante, têtue, parfois comique sans le vouloir, assez collet-monté par certains aspects mais vraiment très pugnace. Elle s'allie au Marshall sur le retour, bourru, un peu rustre et tirant volontiers, sur la bouteille comme sur ses proies, et un jeune et rutilant Ranger du Texas, bel homme vantard.
    Les caractères des personnages sont assez bien définis, les images s'imposent facilement et l'on voit bien les cavaliers en file indienne dans les décors sauvages. le style est simple mais efficace et laisse la part belle à l'histoire. Malheureusement ce livre fait une large place aux références historiques américaines. Passe encore pour la bande de Quantrill, les principaux dirigeants confédérés et autres, mais les digressions sur les présidents US du XIX eme, sur les batailles de la guerre de Sécession ou les citations bibliques récurrentes, très américaines, laissent souvent le lecteur européen que je suis au bord de la route. On sent que le livre date des années 1950 et qu'il participe plus du Western à la John Wayne (sous le titre "100 dollars pour un shérif") que du Sergio Leone ou des frères Cohen (qui reprennent bientôt ce film au cinéma).
    Une certaine modernité transparaît cependant avec la description de ce monde en transition. Les gagnants de l'Ouest ne sont déjà plus les portes flingues mais les comptables et les entrepreneurs.
    Le livre est ainsi totalement conté du point de vue de la jeune femme. le titre "True Grit" se traduirait par quelque chose comme "Vraie Teigne". C'est en effet, sur la persévérance et la fermeté de caractère de cette adolescente que se construit tout le livre. Mais ce personnage est lui aussi très typé et je ne m'y suis donc pas vraiment retrouvé.
    Par ailleurs l'aventure est plutôt bien contée et l'on suit avec intérêt la traque.
    Conclusion:
    Un livre agréable à lire mais très (trop) typé américain, une forme de western qui a un peu vieilli, une lecture facile mais sans marque notable.
    Ma note : 13/20

    Lien : http://www.atelierdantec.com/joomla/humeurs/157-true-grit-chronique
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    • Livres 4.00/5
    Par Folfaerie, le 29 janvier 2011

    Folfaerie
    Nous voilà embarqués au Far-West, juste avant que celui-ci ne disparaisse, avalé par la civilisation... Mattie est une jeune fille qui ne s'en laisse pas conter. Déterminée à venger la mort de son père, elle engage un dur à cuire, Rooster Cogburn parce qu'on lui a dit qu'il est le plus vicieux. Cogburn est de la vieille école : même borgne et porté sur la bouteille, c'est un marshall redoutable qui n'hésite pas à abattre un hors la loi s'il ne peut le ramener vivant pour un procès. Cependant, la jeune Mattie est plus coriace que lui : déterminée, têtue, ayant toujours le dernier mot, de l'endurance et du courage à revendre. Notre improbable duo sera rejoint par un jeune Texas Ranger, Laboeuf, lui aussi désireux d'empocher la prime. Nos justiciers sont évidemment bien mal assortis et les escarmouches et prises de bec seront nombreuses et l'occasion de scènes très drôles. Voyant qu'ils ne parviennent pas à semer la gamine, les deux hommes s'accomoderont donc de sa présence. La traque entraîne les cavaliers en territoire indien : il fait froid, les chevauchées sont longues et épuisantes, l'essentiel des repas se résume à des boulettes de maïs dures à croquer et les dangers sont nombreux. Comme dans tout western qui se respecte, le lecteur aura droit à son lot d'embuscades, de cavalcades, de coups de feu. Mais il y a plus que ça. Un sentiment de nostalgie et de regret flotte sur le roman. Il se situe à une époque charnière. Bien que Mattie décide de ramener le meurtrier de son père, le temps appartient déjà aux juges et aux avocats. La fin du roman est finalement assez poignante, elle révèle ce que sont devenus les protagonistes de cette histoire. Je n'ai pu m'empêcher de songer au début de Little Big Man ou à la fin du Sang des Dalton.

    J'ai beaucoup aimé la traduction de ce roman : sous une apparente simplicité se cache une écriture redoutablement efficace et puissamment évocatrice : en compagnie de Mattie et Rooster, le lecteur peut sentir la poussière des pistes cavalières, l'odeur des chevaux et de la poudre et puis surtout, en quelques mots l'auteur parvient à nous donner une impression précise de cette époque mythique : Cogburn, vétéran de la guerre de Secéssion incarne l'homme de l'Ouest destiné à disparaître, le dernier des cow-boys tandis que Mattie représente la nouvelle génération des hanbitants de ces contrées, moderne et pragmatique.

    Pourquoi j'ai choisi ce roman ? Charles Portis a écrit True Grit en 1968. Il est aujourd'hui considéré comme un classique. Je ne connaissais que l'adaptation d'Henry Hattaway avec John Wayne, sortie en 1969 sous le titre 100 dollars pour un sherif, un western qui a compté dans ma vie de cinéphile. Les éditions du Serpent à plumes ont eu la riche idée de traduire le roman en raison de la sortie en février du remake des frères Cohen. Je leur souhaite beaucoup de succès, pour que vive le western...


    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-true-grit-charl..
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  • Par LiliGalipette, le 20 février 2011

    "Les gens ne croient pas qu'une fille de quatorze ans puisse quitter sa maison pour aller venger la mort de son père en plein hiver. Cela ne semblait pas si étrange alors, mais j'admets que cela n'arrivait pas tous les jours. Je venais juste de fêter mon anniversaire lorsqu'un lâche du nom de Tom Chaney abattit mon père à Fort Smith en Arkansas." (p. 7)
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 20 février 2011

    " - Vous ne vous souvenez pas de votre régiment ?
    - Je crois que c'était celui des balles perdues. J'y suis resté quatre ans.
    - Vous n'avez pas une haute opinion de moi, n'est-ce pas ?
    - Je n'en ai aucune quand vous la fermez." (p. 152)
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 20 février 2011

    "Je veux qu'il soit puni pour le meurtre de mon père. Peu m'importe qu'il ait tué des chiens et des notables au Texas." (p. 91)
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  • Par LiliGalipette, le 20 février 2011

    "Faites-moi passer pour un crétin aux yeux de cette fille.
    - Je crois qu'elle vous a déjà percé à jour." (p. 153)

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  • Par LiliGalipette, le 20 février 2011

    "Je cherchais un homme avec du cran. Et il a la réputation d'en avoir." (p.85)
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