> Michel Aucouturier (Éditeur scientifique)
> Brice Parain (Traducteur)

ISBN : 207031099X
Éditeur : Gallimard (2005)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 61 notes) Ajouter à mes livres
Quatrième de couverture : Moitié noble russe, moitié prince abyssin, Pouchkine est le père du roman historique moderne. Gai, vif, spirituel, il se bat en duel pour une femme (la sienne) et meurt à trente-huit ans.
Avec le jeune officier Griniev, son pittoresque d... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Deuzenn, le 20 avril 2012

    Deuzenn
    Griniev est un jeune officier envoyé par son père dans une garnison de l'Oural. Là, il y fait la connaissance de Maria Mironova, La fille du capitaine Mironov, dont il tombe amoureux. Les deux jeunes gens semblent promis à un bel avenir, mais c'est sans compter avec la révolte de Pougatchev, un cosaque décidé à usurper le trône de Russie, qui balaye les forteresses une à une sur son passage.
    Perçue comme une oeuvre fondatrice de la littérature russe, La fille du capitaine mêle romanesque pur et Histoire avec brio. Pouchkine place son intrigue au coeur du siècle de Catherine la Grande et met en scène des gens simples issus du peuple, bien loin des héros mythiques, mais capables d'actions de grande noblesse. Ces personnages à la psychologie fine et pourtant si peu détaillés rendent inoubliable cette histoire d'amour sur fond d'épisode historique.
    D'une plume simple et sobre, Pouchkine suggère plus qu'il ne conte et ce semblant de dépouillement donne toute sa valeur à ce texte plutôt court - 140 pages environ.
    Un roman discret au charme un peu suranné qui séduira les amateurs oeuvre classiques... et ceux capables de se repérer parmi tous les patronymes russes!
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par zorazur, le 02 mai 2012

    zorazur
    Pour l'adolescente que j'étais lorsque j'ai lu La fille du capitaine, ce fut une introduction idéale à la littérature russe et à l'histoire de la Russie. L'édition dont je disposais était illustrée et je garde encore la vision de l'une des illustrations où s'affrontent Maria et Catherine. Je n'aurais su dire laquelle des deux était la plus belle, entre Maria implorante et pourtant fière et déterminée, amoureuse, Catherine figée, hiératique et majestueuse. Je découvrais les coutumes étonnantes d'un autre monde, un pays-continent marqué par l'immensité, le froid, la conscience d'une étrange servitude, des expressions qui me déconcertaient - pourquoi en Russie s'adresse-t-on ainsi à la tsarine, pourquoi le serviteur parle-t-il ainsi à son maître. Et la figure omniprésente de Pougatchev, depuis la silhouette surgissant de la tempête de neige, jusqu'au prisonnier dans sa cage, se redressant encore dans ses certitudes, juste avant l'exécution.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Titine75, le 03 juin 2010

    Titine75
    Russie, 1773, Piotr Andreïtch Griniov est un jeune homme de bonne famille. Son père est un ancien militaire et souhaite que son fils s'engage à son tour. Ce dernier est enchanté puisqu'il pense être Sergent de la Garde Impériale à Saint-Pétersbourg. “L'idée du service se mêlait en moi à l'idée de liberté, de vie de plaisirs à St Pétersbourg. Je me voyais en officier de la Garde, ce qui, selon moi, était le sommet de la béatitude humaine.” Mais son père ne l'entend pas de cette oreille et souhaite que son fils ait un véritable apprentissage de soldat. C'est ainsi que notre jeune héros, accompagné de son serviteur Savélitch, se retrouve affecté au fort de Bélogorsk en plein milieu des steppes de Kirghizie. Piotr est donc bien loin de la vie trépidante dont il rêvait. Mais la route du jeune officier va bientôt croiser celui de l'Histoire.
    Pouchkine mélange les genres dans ce court roman. “La fille du capitaine” est à la fois un récit initiatique, une romance et un roman historique. Piotr Andreïtch est envoyé au fort pour avoir une formation de soldat, apprentissage qui doit le sortir de l'enfance. A l'intérieur du fort, il est chaleureusement accueilli par la famille du capitaine. Ce dernier a donc une fille, Maria Ivanovna, qui va ravir le coeur de Piotr. Cette partie du roman est très romanesque. Piotr doit lutter pour défendre sa belle et empêcher le traître Chvabrine de la marier de force. Pouchkine exploite totalement cette veine romantique : Piotr est un héros innocent par excellence, ses sentiments sont purs alors que Chvabrine est la mesquinerie et la jalousie incarnées. Les sentiments sont en général très tranchés et exacerbés dans les romans russes ce qui n'est pas pour me déplaire.
    La partie historique de “La fille du capitaine” est très intéressante car elle nous en apprend beaucoup sur la société russe de l'époque. le Cosaque Pougatchov décide de se rebeller face au pouvoir. Il est suivi par un grand nombre de ses compatriotes et réussit à prendre plusieurs forteresses dont le fort de Bélogorsk. Cette révolte des Cosaques de l'Oural ne dura qu'un an mais elle montre bien la fracture existant entre le peuple et l'aristocratie. Les petits soldats sont des paysans, des serfs (les Cosaques sont de cette catégorie sociale) et ne peuvent en aucun cas devenir officiers. Notre jeune Griniov est de haute extraction et est d'office nommé sergent malgré son manque total d'expérience. Une autre distinction se fait également au niveau religieux. Au milieu du XVIIème siècle, l'Eglise russe a connu un schisme. Les Cosaques sont restés attachés à l'ancien culte contrairement à l'aristocratie qui cherche à européaniser la culture russe. La société russe est d'une grande complexité en raison des multiples ethnies qui la composent. La préface de Jean-Louis Backès est très éclairante sur cette période historique. le personnage de Pougatchov prend une grande importance dans le roman. Pouchkine était très intéressé par sa rébellion puisqu'il lui avait déjà consacré un ouvrage : “Histoire de Pougatchov”. Il en fait dans “La fille du capitaine” un personnage complexe, ambigu, contrairement aux autres. Lors des batailles et avec ses prisonniers, Pougatchov est sans pitié, il est violent et sanguinaire. Mais il sait se montrer humain, magnanime notamment avec Piotr Andreïtch pour une raison que je ne dévoilerai pas afin de ne pas gâcher votre lecture ! Pouchkine semble éprouver de l'attachement envers Pougatchov peut-être parce qu'il représente la résistance des opprimés.
    Je commence en douceur mon challenge “Une année en Russie” grâce à ce bref roman de Pouchkine. C'est une lecture très agréable et qui a enrichi mes connaissances historiques sur ce pays. J'ai retrouvé tout ce qui me plait dans la littérature russe : des sentiments passionnés, des paysages désolés et enneigés, et surtout l'incontournable samovar !

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr/2010/04/20/la-fille-du-capitaine-..
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    • Livres 4.00/5
    Par purplevelvet, le 26 mars 2012

    purplevelvet
    La fille du capitaine nous narre donc les aventures de Piotr Andreievitch Griniov. Enfant turbulent puis adolescent un rien flemmard, promis par ses parents à une carrière militaire avant même sa naissance, il part donc pour l'armée, accompagné de son fidèle serviteur Savelitch. Mais au lieu d'aller se la couler douce à Petersbourg comme il le croyait, le voila qui échoue au fin fond de la campagne profonde, près d'Orenbourg, dans un fort isolé peuplé d'une poignée de militaires éclopés et de recrues cosaques.
    On y croisera donc des personnages hauts en couleur: le capitaine Ivan Kouzmitch, plutôt débonnaire et sa femme Vassilissa Yegorovna, vieille dame dynamique qui se révèle être le vrai chef du camp; l'ambitieux militaire Chvabrine; et La fille du capitaine, Macha, qui donne son titre au roman. Et bien sûr, Macha va vite devenir l'enjeu d'une rivalité entre Griniov et Chvabrine, ce qui es assez drôle, eu égard à son insignifiante. Car Macha est une fille au physique d'une grande banalité ( pour une fois, ça repose! tout ce qu'on saura d'elle c'est quelle a des cheveux blonds et un visage rond.. et pas un mot de plus!) et au caractère effacé, timide douce, peureuse - elle sursaute au moindre coup de feu, ce qui est assez cocasse dans la mesure ou elle a passé toute sa vie en garnison. Bref, la fille que personne n'aurait regardée si elle n'avait pas été la seule de la région en âge d'être courtisée.
    Sur cette trame assez banale, mais plutôt drôle, tant Pouchkine a du talent pour pointer l'absurdité quotidienne ( le fort est en ruine, avec un seul canon rouillé pour le défendre, ce qui n'empêche pas le capitaine de plastronner comme s'il dirigeait l'armée toute entière), se greffe assez vite le vrai sujet de l'histoire: l'insurrection, tout à fait authentique, menée entre 1773 et 1775 par le chef cosaque Pougatchev, qui prend d'assaut le fort.
    Car oui, l'histoire d'amour entre les deux tourtereaux sans grande personnalité sert juste d'alibi pour parler de Pougatchev, personnage charismatique, mystérieux, cruel, mais qui n'oublie jamais un bienfait, et prend Piotr en affection. Et on se doute qu'être dans les bonnes grâces d'un hors-la-loi peut vous sauver la vie, mais aussi vous causer de sérieux problèmes avec la hiérarchie.
    Et c'est là que ça devient très intéressant, car Pouchkine présente Pougatchev sous un jour plutôt sympathique. Dans les premiers jets, d'ailleurs, le héros aurait du être Chvabrine, le militaire rebelle qui rejoint la troupe de cosaques révoltés - inspiré d'un dénommé Chvanvitch, personnage réel cité au procès de Pougatchev. Pouchkine, pour son roman, mais aussi pour son essai sur Pougatchev, a fait un énorme travail de recherche, très impressionnant, fouillant les archives judiciaires, interrogeant les survivants ( il écrit son roman une cinquantaine d'années après les faits).. bref un travail documentaire colossal.. et risqué. Car présenter sous un jour favorable un réprouvé qui fomentait un coup d'état contre Catherine II, ou faire d'un traitre son héros ne serait pas vraiment passé à la censure, surtout venant de quelqu'un qui avait été exilé 10 ans plus tôt pour agitation politique et écrits séditieux.
    D'où ce camouflage derrière une histoire d'amour sans grand intérêt.

    Lien : http://chezpurple.blogspot.fr/2011/11/la-fille-du-capitaine-pouchkin..
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    • Livres 4.00/5
    Par fran6h, le 07 avril 2011

    fran6h
    Roman écrit en 1836, "La Fille du capitaine" est le dernier roman d'Alexandre Pouchkine.
    Dans la Russie de la fin du XVIIIème siècle, un jeune officier Pierre Andréitch (lui même fils d'officier) part rejoindre le fort où il devra servir dans l'immensité des steppes russes. .
    En chemin, pris dans une tempête de neige, il fait la connaissance d'un vagabond qui l'aide à retrouver son chemin. Il lui montre sa reconnaissance en lui offrant un manteau.
    Arrivé au fort, il découvre une situation dangereuse, la ville est menacée par le rebelle cosaque Pougatchov. Il y découvre également la famille du capitaine, et notamment sa fille Maria Ivanonvna.
    Les deux histoires vont se mêler désormais, Pougatchov s'empare du fort ... La Fille du capitaine n'a pas eu le temps de s'enfuir. Pougatchov sévit, mais Pierre Andréitch reconnait en Pougatchov le vagabond à qui il avait offert un cadeau. le souvenir de ce geste le sauvera, mais sera aussi à l'origine de toute l'ambiguïté de sa situation.
    Pierre Andrevitch est alors confronté a deux défis : sauver la femme qu'il aime tout en repoussant l'avancée des troupes de Pougatchov.
    Roman d'amour et d'aventure, où l'on rencontre des personnages bien typés, "La Fille du capitaine" grâce à une écriture simple et fluide nous transporte dans les immenses steppes russes et dans la profondeur des sentiments humains (l'amour, la haine, la cruauté, l'hypocrisie, le courage ... ).
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Citations et extraits

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  • Par liratouva2, le 09 décembre 2010

    Une neige fine se mit à tomber, soudain elle s’épaissit en gros flocons. Le vent hurla ; c’était la tempête. En un instant, le ciel sombre se confondit avec la mer de neige. Tout disparut.
    -« Eh bien, barine, s’écria le cocher, voilà : c’est la bourrasque ».
    Je me penchai hors de la voiture pour regarder : ce n’était que ténèbres et tourbillon. Le vent hurlait avec une si sauvage éloquence qu’on aurait dit un être animé ; La neige s’entassait sur le cocher et sur moi, les chevaux allaient au pas et bientôt s’arrêtèrent.
    (…) Il n’y avait rien à faire. La neige tombait toujours. Elle s’amoncelait autour de la voiture. Les chevaux restaient immobiles, la tête baissée, frissonnant parfois. Je regardais de tous côtés, espérant apercevoir au moins la trace d’une maison ou d’un chemin, mais je ne pouvais rien distinguer d’autre que le tourbillon opaque de la tempête.
    J’ordonnais qu’on se mit en route. Les chevaux avançaient avec peine dans la neige profonde. La kibitka allait lentement, tantôt grimpant sur un tas de neige, tantôt s’enfonçant dans un trou, roulant d’un côté sur l’autre. On aurait dit un bateau sur une mer démontée
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Vidéo de Alexandre Pouchkine

Déclamation du poème "Le poète" de Pouchkine par le pianiste Vladimir Sverdlov - Mars 2009











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