ISBN : 2020010232
Éditeur : Editions du Seuil (1964)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Ce roman se présente comme le journal du maître d'œuvre qui, au douzième siècle, édifia en Provence l'abbaye du Thoronet, exemple d'architecture cistercienne. Jour après jour, nous voyons ce moine constructeur aux prises avec la faiblesse des hommes et l'inertie des cho... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par flamenca, le 02 mars 2010

    flamenca
    Journal fictif du Maître d'oeuvre de l'Abbaye du Tholonet près de Fréjus dans le Var. Fernand Pouillon, lui-même architecte, y décrit à la fois l'évolution des travaux du bâtiment et les réflexions théologiques de Guillaume, nous plongeant ainsi dans la société du Moyen Age.
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  • Par mediamimi, le 28 août 2010

    mediamimi
    J'ai la chance d'habiter à une cinquantaine de kilomètres du Thoronet. Je viens de finir la lecture des "Pierres sauvages". Je n'ai qu'une envie, retourner sur le site de l'abbaye. Même si le journal de Fernand Pouillon est fictif, il donne bigrement envie de visiter encore et encore ce superbe lieu
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par Elisanne, le 27 février 2011

    ]L’évocation visuelle dans la permanence crée le destin des architectures.
    L’acuité absolue permettrait d’éviter à un maître d’œuvre, esthète pur, de tenter l’aventure de la construction. Il garderait pour lui ses édifices imaginaires. Il n’en est jamais ainsi, tout bâtisseur aura sa part de surprise dans la réalisation du chantier. Cela est bien normal. Nul artiste ne fait absolument ce qu’il veut : le pinceau aide ou dessert le peintre, tantôt surpris par un effet imprévu, tantôt en butte aux tremblements de sa main, aux poils trop secs ou à la pâte trop liquide. Nous devons bien avouer que le chantier se réserve toujours de nous étonner, en bien ou en mal.
    L’architecture garde une partie de son mystère, ne le découvre que par fragments et ne le livre que lorsque tous les volumes ont occupé leur place. L’œuvre en cours est une discussion, décevante ou pleine de promesses. Nous cherchons des arguments. Nous écoutons les résonances sans encore en connaître la fin. Toutes ces émotions ne peuvent être prévues et connues entièrement à l’avance. Cela est bon ; un chantier sans anxiété serait comme une vie sans souffrance […]
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  • Par Elisanne, le 27 février 2011

    […] Il est exaltant de faire vivre une abbaye à l’avance en compagnie des moines.Pour moi les instants où je conçois réellement la vie de mes frères sont, peut-être, les seuls où j’exprime ma foi. Je les vois se lever, s’agenouiller, ils marchent vers l’église, autour du cloître, font les ablutions aux fontaines, rêvent devant le feu du chauffoir. Rythme lent, précis, mesuré. Je les vois réellement passer, je les suis du regard. Ils ne sont pas fantômes, je les entends respirer, murmurer, marcher, je sens leurs odeurs. Capuchons rabattus, têtes légèrement inclinées, mains dans les manches : ils passent. Je m’efface le dos au mur, pour leur laisser la place. Ils vont, poursuivent leurs évolutions, sans vaines agitations. La Règle exige cette vie sans mouvements inutiles : ils ne doivent pas perdre leur temps, ni essayer de le rattraper. L’architecture suit ces actes ; Chaque jour, chaque nuit, le passage des moines est comme un fil qui s’enroule, sans heurts, à petits bruits réguliers. Accompagnés des chants contenus, les offices canoniaux scandent la journée d’une aube à l’autre. […]

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  • Par Elisanne, le 18 mai 2010

    Toute ma vie j’ai quitté les chantiers, mais j’avais toujours un nouveau projet en tête, j’étais heureux. Et puis, souvent, je partais seulement pour quelques semaines ; j’allais retrouver d’autres travaux plus urgents. Ce soir ce n’est pas la même chose : au bout du voyage il n’y a plus rien, plus qu’à attendre le bon vouloir de la destinée, entouré de mes frères, et cet au-delà qui me fait peur
    ( page 195/196)
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  • Par Rouska, le 26 novembre 2009

    Quelle que soit l'étendue de ton savoir, il te manquerait toujours, pour atteindre à la plénitude de la sagesse, de te connaître toi même....
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Video de Fernand Pouillon

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Inter actualités de 12H30 du 6 mars 1961
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